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Politico-médiatico-gastronomique…

Posté par gramier le 28 mai 2011

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C’est vrai qu’on n’en parle pas assez. Mais dire « on n’en parle pas assez » revient à sous-entendre que les porte-voix ne font pas leur travail. Et comment le feraient ils alors que ce sont eux qui sont les premiers intéressés dans l’histoire qui suit! 

Préambule auspicieux : en avril de cette année, Rachida Dati venait commenter l’actualité politique sur le plateau du Grand-Journal et ce, en tant que grande copine de Michel Denisot, qui avait convié cette dernière à sa table comme on invite une bonne copine à déjeuner. Son intervention portait plus particulièrement sur les saillies drolatiques de Claude Guéant concernant l’immigration. Bref, le plus intéressant n’était pas tant cette première partie que la seconde, lorsque débarqua un autre grand convive de l’émission : FOG, venu présenté son dernier « brûlot » politique : Mes conversations téléphoniques avec Sarkozy ou plutôt « M. le Président » – dont Albénitz faisait la lecture commentée sur ce blog en son temps. Très rapidement, le sujet des relations incestueuses entre journalistes et responsables politiques avait été soulevé. Chacun autour de la table semblait concerné. Le malaise était palpable. FOG ayant Sarkozy au téléphone, Fillon envoyant un texto à Apatie, Eli Badou casé un temps avec Mazarine Pingeot. Les phrases jaillissaient, empruntées, de la bouche de chacun donnant l’impression d’un marché à la criée du lieu commun, cacophonie informe et incompréhensible, close par l’annonce penaude, ironique et « denisote » du Zapping. 

Pourquoi rappeler ceci ? Eh bien tout simplement parce que la tragédie strauss-kahnienne nous a, une fois de plus, démontré qu’il y a bien quelque chose de pourri au Royaume de France. En effet, Denis Jeambar, journaliste à l’hebdomadaire Marianne (voir article indigné), profitait de l’arrestation de DSK, pour sortir de sa réserve. N’étant du coup plus lié par son pacte de silence, il passait aux aveux. Oui, car les journalistes de Marianne, du Nouvel Observateur et de Libération étaient contraints au silence par un pacte, le « Pacte de la Sauce » scellé dans divers grands restaurants ! Et ce, par les clauses non-écrites d’un contrat moral passé avec DSK « pour la bonne cause ». 

La bonne cause : mettre fin aux agissement de l’horrible Nicolas Sarkozy qui n’a jamais fait que museler les média et réprimer la liberté d’expression dans ce pays. Dans les batailles, tous les moyens sont bons, même ceux employés par l’ennemi ! Le contrat moral : organiser le feu contre celui qui opprime les Français par son incompétence et pour cela, organiser le baroud d’honneur au Messie Américain. Les clauses non-écrites : DSK dîne avec vous, vous dit tout mais vous ne dites rien pour respecter le calendrier du FMI et des primaires qu’il va gagner. 

En somme, les journalistes avaient l’information sur les intentions de DSK depuis belle lurette et n’ont rien dit, faisant durer le plaisir telle la coupure de pub avant la proclamation de la décision du jury d’un mauvais jeu concours cherchant la prochaine étoile filante de vanité, destinée à briller, l’espace du quart d’heure de gloire wharolien, dans un firmament à hauteur de pâquerettes. 

Pourquoi nous « indigner » de cela ? DSK n’est-il pas l’époux d’Anne Sinclair ? D’ailleurs, nous ne nous indignons pas dans cet article, car nous méprisons cette indignation qui, par la plume parkinsonienne et sénescente de Stéphane Hessel, s’est répandue telle le choléra en tant de disette sur les esprits affamés de prêt-à-penser, affaiblis par trop de bouillon de culture, bouillon que le filtre de l’opinion télévisuelle a épuré du moindre oligo-élément de raisonnement réflexif, de contradiction et de vérité. 

Et si nous ne nous indignons pas, c’est au contraire une joie malsaine, presque lubrique qui nous prend et nous force à sourire. Se rappeler que ce qui importe, toujours et encore, c’est la sauce, la sauce et ce, éternellement. Se dire que le quatrième pouvoir appartient de plein droit à la cinquième colonne du Quignon, c’est sans conteste ce qui nous fait aimer la politique dans son sens large. Le Figaro, sur vendu, Libération, sur vendu, Le Nouvel Obs, sur vendu, Médiapart, vendu, Atlantico, sur vendu, Le Monde, vendu (et d’ailleurs quand il sort de la piste, les représailles sont directes, voir l’article de Renaud Revel) et la liste est longue ; restent La Croix, la presse people, les journaux locaux… et encore. Les journalistes ont besoin des hommes politiques et vice-vesa, Dassault, B,N & P, Rotschild ont investi et veulent contenter les clients de leur information… bref, nihil novi sub sole, cela reviendrait alors à faire un procès au journal La Croix pour son parti pris dans le débat sur la bioéthique : ce serait insensé.

Permettez nous donc d’être cyniques et de dire à tous ceux qui hurlent avec les loups à chaque fois qu’explose au grand jour une histoire de collusion entre la presse et le pouvoir : « vous hurlez avec ceux qui ne se gênent pas pour faire de même et peut-être pire ». La presse est, comme la politique, premièrement et avant tout là pour faire des ventes et nous divertir. Elle est le cervelet de la société du spectacle, tout comme le jeu démocratique d’ailleurs. 

Que ces journalistes aient tout su des intentions de DSK mais n’aient rien dit, c’est lamentable mais c’est très drôle, très excitant. On voit bien l’illusion totale dans laquelle vivait ce microcosme de bobos millionnaires – vous apprécierez ces expressions-slogans cheap et mélenchono-populistes. Ils croyaient pouvoir mener leur bataille tels des grands stratèges olympiens préparant la mission « Propagande ». Ramzy Khiroun se voyait déjà en nouveau Séguéla… Mais comme à Watterloo, il y a eu trahison, sauf que ce ne fut pas le fait d’un capitaine des carabiniers mais de l’Empereur lui-même. A broyeur médiatique, broyeur médiatique et demi ! 

Tous pourris ? Oui et non… Oui, si l’on fait précéder « tous » de « nous ». Non, parce que tout « sauceur » vit aux dépends de ceux qui l’écoutent. Dans la société de l’argent hypocrite et lycanthropique, il faut survivre. Il faut bien acheter de l’essence en oubliant de se rappeler combien de vies ont été détruites dans le Golfe de Guinée, sacrifiées sur l’autel de notre plein. Il faut bien acheter des jouets aux enfants à Noël et faire s’évanouir dans l’odeur de sapin, l’idée abjecte de ces enfants qui ont eux-mêmes fabriqué ces jouets. Alors qui sommes nous pour leur reprocher de nous servir avec égards l’information qu’on leur demande ? 

Le citoyen peut légitimement se sentir dérouter par ces impressions de mensonge constant, de cachotteries, de mépris des engagements et des promesses de ceux qui gouvernent notre pays et nos esprits. Qui se leurre encore en attendant du résultat des urnes des changements radicaux – même du bulletin Borloo, c’est un comble – ?! Alors, plutôt que de les attendre des autres, pourquoi ne commencerions nous pas à les exiger de nous-mêmes, ces changements ? Refuser la compromission au quotidien, refuser de fermer les yeux, de nier les valeurs qu’on affiche aux premiers effluves de réduction de veau… 

Dénoncer, s’indigner, rien de plus simple. S’appliquer ces règles à soi-même, comme il est de coutume de le dire au Mexique « Todo un rollo » soit une autre paire de manches. 

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Hollande c’est l’histoire d’un mec qui…

Posté par gramier le 17 mai 2011

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Mauvaise langue, par Albénitz et Gramier

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui aurait du vendre des cadres de photos chez Conforama et qui va devenir président de la République Française, chef des armées, premier chanoine de la basilique de saint Jean de Latran, et garant de la Constitution.

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui aurait du faire du porte-à-porte pour vendre des contrats Cofinoga à des ménages surendettés dans le Doubs, et qui va avoir le code de l’arme nucléaire.

Hollande c’est l’absence de vision, de hauteur, de courage, de sens de l’Histoire, de charisme. Il va installer du lineau dans le salon doré de l’élysée, il va rendre obligatoire le port de méphistos dans son cabinet, et il va nommer Manuel Valls Premier Ministre et il se fera le chantre d’une République modeste, qui porte des cravates en acrylique et des chemises violettes. Avec lui, c’est surtout une vague d’ignobles suffragettes portant des permanentes rouges et des tailleurs façon Cresson qui vont envahir les lieux de pouvoir.

Hollande c’est la défaite du destin, c’est la victoire de la Citroën ZX et des agences Laforêt Immobilier. Hollande Président et la France devra concourir dans la catégorie des pays moyens et gentils pour la production de mobilier néo-Louis XV en aggloméré . Hollande c’est l’homme du contrat de gouvernement avec les Verts et avec Jean-Pierre Chevènement, en somme qui rêverait que la promo Tchin-Tchin d’Afflelou fonctionne aussi au Swiss Vision du Centre Commercial de l’Intermarché d’Argenton-sur-Creuse; c’est le futur Président que même le Haut Commissaire aux Solidarités Actives du Kosovo n’aura pas le temps de rencontrer.

Hollande c’est la victoire du « euh » ponctuant toutes les fins de phrases, c’est l’homme qui est à la politique ce que Cyrielle Claire est à l’Histoire du cinéma, c’est le disciple cheap de Stéphane Hessel, philosophe sénescent et gâteux, c’est l’apogée de la génération Mégane Scénic qui décide de faire sa révolution et de rouler en Logan 3 portes.

Associer les noms « Président » et  »Hollande » revient à publier dans une même édition le Journal Officiel et Télé7 Jeux, Hollande c’est le genre de président à découvrir les ultimes soubresauts de la politique internationale dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Avec Hollande comme premier représentant de la nation, la France  croira qu’elle a une partition énorme dans le concert des nations, alors qu’elle sera à l’ONU ce que le triangle est à un orchestre wagnérien. Au lieu de rapporter des contrats d’EPR de ses visites en Chine, il reviendra les bras chargés de promesses chinoises de respect des droits de l’homme avec en contre partie, pour la France, des engagements d’achat de milliers de tonnes de bas de contention Sigvaris de contrefaçon, de baisenvilles en simili cuir vachette ainsi que des milliers de paires de baskets de la marque Noël dépareillées, pour les clubs de balle-au-prisionnier qu’il aura développés sur tout le territoire dans le cadre de son plan « Jeunesse, Espoir et Sport ».

Hollande c’est la France du tricot de corps Damart et le règne des femmes « belles, belles, belles en Afibel » parfumés par Gloria Vanderbilt; c’est la France de la ballade en VTT dans le mont Pilat; c’est la France Décathlon, la France Parc Astérix, la France qui  »imagine demain » avec des sorties au Futuroscope. Alors, même si tout cela appartient à ce qui fait les charmes de ce pays, avouons que devant Dilma Roussef ou Obama…

En fait Hollande c’est avant tout l’héritier de Lecanuet, quand on y pense. Lecanuet c’était ce mec sans aspérité et sans épaisseur qui a eu quelques voix en 1965 parce que les Français étaient fatigués d’être glorieux et abrutis par le vent de l’Histoire, et qu’ils voulaient profiter tranquillement de la croissance pour s’acheter des micro-ondes Seb, les Vinyls de Salvatore Adamo, un appartement à la Grande Motte voire une DS d’occasion. Ces gens-là ils aimaient Lecanuet, « Colgate » comme on l’appelait, parce qu’il leur susurrait des choses gentilles à l’oreille et qu’avec lui ils pouvaient envisager  des vies calmes et centristes, bien calés dans des canapés en cuir vegan, un verre de mauvais cognac à portée de main en regardant passer les heures sur une belle montre Lip, avec fierté et contentement, les heures d’une vie de futur préretraité à 55 ans, vidée de sens par le consumérisme et aveuglée par le principe voltairien de « petit chez soi », version moderne de « il faut cultiver notre jardin ».

Mon Dieu, s’il vous plaît, préservez nous de François Hollande, préservez nous de la flanisation vanille de notre pays, préservez nous du règne de la petite phrase et de la mesquinerie de bureau, préservez nous de la VRPisation de la fonction Présidentielle, préservez nous du mec qui fera réécrire l’hymne national par Zaz. Un tonneau à bière si vous voulez, la grande zaza ou l’antiquaire, va encore, mais pas, non, pas l’épicier corrèzien qui vous vante une ristourne sur les Knackis ou sur la Flamenküche Sodebo. Dans votre infinie mansuétude, vous nous avez déjà évités son ex compagne, vous pouvez refaire ça avec le compagnon, non? Amen

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Terra Nova: enfin un peu de débat!

Posté par gramier le 13 mai 2011

Ce que la gauche n’a pas encore compris, c’est que l’on n’était en Europe au XXIème siècle et non plus au XIXème . Entre les deux, certes, il y eu le XXème qui vit la chaleur des passions froidement récupérée par les idéologies et leurs tyrans.

Le monde était alors encore passablement européanisé. C’était l’époque de la nation hermétique, chère à Marine LePen et ses gros sabots dondaines, celle qui voyait les frontières servir le protectionnisme et la planche à billet, les intérêts keynésiano-électoralisto-court-termistes des sauceurs au pouvoir. Désormais, les frontières sont plus que poreuses et les dirigeants des nations n’ont plus accès à l’imprimante de « Pascals ». Le monde n’a plus rien à carrer de l’Europe, si ce n’est de l’Allemagne, et la mère de notre civilisation, la Grèce, est en train de se casser la figure entraînant dans son sillage tous les châteaux en Espagne que promettaient les bulles spéculatives dans les pays sans industrie – Irlande, Portugal, Espagne, etc.  En somme, mondialisation, désindustrialisation, tertiarisation des emplois, mutation économique, spécialisation géographiques avec notamment une délocalisation de la force de production industrielle vers des pays à main d’œuvre exploitée… Bref : le XXIème siècle qui s’ouvre nous donne à contempler une toute autre France que ce qu’elle était il y a seulement trente ans. 

Quoi de plus normal que de proposer de s’adapter à cette réalité ? Rien. Mais, « le bon sens étant la chose la mieux partagée au monde », le bon sens primaire veut que les socialistes soient du côté des pauvres et contre les riches ! C’est ainsi. La gauche ronchie dans cette idéologie stupide et la droite s’en joue: en effet, c’est ce qui lui fait gagner depuis près de 50 ans la majorité des élections nationales en France. 

Il est donc essentiel de saluer l’analyse de Terra Nova impressionnante de justesse et d’intuition retranscrite dans leur rapport suivant : http://www.tnova.fr/essai/gauche-quelle-majorit-lectorale-pour-2012 et présentée, il y a peu, au parti socialiste. Il faut avouer que, malgré la levée de boucliers que cela provoque, on a un débat légèrement plus intéressant ici que celui portant sur le RSA, ou encore sur l’Identité Nationale, etc, c’est peu de le dire! 

Le salut de la gauche passera de toute façon par là, qu’ils le veuillent ou non. Car il est bon de saucer sur le dos des classes populaires en promettant que demain sera mieux qu’hier, mais elles ne sont plus dupes et ne se sentent plus « classe non plus » et ce, depuis belle lurette. Les « classes populaires » sont fractionnées, dispersées, souvent méprisées et éclatées, il faut les prendre en compte mais ce n’est pas comme cela qu’on se fera élire. Et c’est tout de même le but.   

La France est un pays de classe moyenne. Même si le classement Pisa nous montre que le niveau culturel des étudiants Français baisse, notamment par l’augmentation du nombre de jeunes en très grande difficulté scolaire, le pays, malgré tout, garde en son sein une majorité de personnes éduquées et ayant profité, peu ou proue, d’un accès démocratisé à l’enseignement supérieur ou professionnel – pour le meilleur et pour le pire. Alors, recentrer son discours sur ces gens susceptibles de comprendre et de voter pour vous, cela est-il machiavélique comme le dénonce Copé ? Cela est il un abandon des classes populaires ? C’est justement parce que les classes moyennes ont senties les propositions de la gauche bien éloignées de leurs préoccupations qu’elles ont moins voté pour elle, et de ce fait, la gauche a presque toujours perdu, au moins ces derniers temps, au niveau national.

Chercher des réponses programmatiques aux questionnements et inquiétudes de la majorité des électeurs d’un pays, est-ce cela trahir ? Non, c’est être intelligent et la meilleure manière de pouvoir ensuite, s’occuper des plus faibles de notre société. Et c’est peut-être ici aussi que se trouve le chemin d’un retour à un débat politique un peu plus sensé.  Si ce tournant n’est pas pris et que le programme socialiste est porté en l’Etat, c’est-à-dire, plein d’idéologie ringarde et électoraliste, ce sera la fin du PS en 2012, son explosion. Il est temps que le PS s’adapte. DSK pourrait faire le boulot si ses amis ne lui chiaient pas dans les bottes avant même son retour. Etre de droite, de gauche, aujourd’hui c’est une question de vision de la société, une question de vision de l’avenir, une proposition cohérente de projet, ce n’est plus une question de défense du pauvre contre le riche, partagée et revendiquée autant à droite qu’à gauche – a-t-on entendu Sarkozy dire un jour qu’il voulait que les riches soient plus riches ? c’est ce que laisse penser la propagande de gauche, aussi vile que celle de droite : http://www.atlantico.fr/decryptage/gauche-electorat-classe-populaire-presidentielles-2012-france-demain-96799.html, mais elle nous trompe, Sarkozy ne parle que de ceux qui souffrent et même s’il agit autrement, la droite, idéologiquement, ne soutient pas les riches, c’est absurde. 

Les classes populaires sont de tous les partis. Mais ce n’est pas la majorité des Français.  Alors merci Olivier Ferrand et comparses pour cette étude, espérons que les remous de la Porsche se calmeront rapidement et qu’enfin, les sauceurs puissent faire preuve non plus seulement de gourmandise, on connaît leur indéniable talent et force de volonté dans ce sport, mais aussi leur intelligence, leur capacité d’analyse de la société française et leur habileté à trouver des solutions pour demain. 

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Un homme, une rose à la main… et le quignon dans l’autre!

Posté par gramier le 11 mai 2011

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Hier, Paris n’était que fête, lumière, débordement de joie, d’allégresse, de fantaisie, vent de liberté, de fraternité, d’égalité. On aurait pu se penser atterri dans un immense Stade Charlety tant l’amour empreignait l’air de ce Printemps populaire et chaleureux. A certains moments, près de Bastille, on pensait voir débarquer des soldats juchés sur des chars et embrassant, des roses entre les dents, des jeunes filles vaporeuses, le tout porté par la liesse populaire : une nouvelle Libération de Paris ? Pour le fun, le Général de Gaulle était-il sorti de sa tombe pour recommencer l’exercice ? Dans quel but ? L’idée semblait absurde. Il devait y avoir une explication beaucoup plus rationnelle à tout cela… 

On se prenait alors le menton dans la main et se prêtait à plonger dans sa mémoire, à rechercher une résonance de l’évocation de cette date dans les tréfonds de notre « ça » de citoyen français… Et d’un coup : Eurêka ! 10 mai 1981 ! Ces neuf syllabes prenaient un tour magique et merveilleux : trente années s’étaient exactement écoulées depuis l’élection, pour la première fois depuis la création de la Vème République, d’un socialiste à la tête de l’Etat Français, comme Président de la République et de tous les Français. Hier était, vous le comprendrez bien, un jour d’exercice du « devoir de mémoire sélective ».  Oui, car la vie avait changé en 1981.

Tout comme il y eut il Rinascimento qui fit passer l’Europe de la nuit du Moyen Age à la lumière des fresques de Raphaël, comme il y a eut l’invention de l’imprimerie, comme il y eut la prise de la Bastille et la fin de la soumission du peuple de France à l’arbitraire divino-régalien, il y eut, un avant et un après l’élection de François Mitterrand. On est sorti de l’obscurantisme giscardien qui verrouillait la société et opprimait les pauvres, pour aller à la lumière des lendemains qui chantent. Une rose à la main… et les épines de cette même rose enfoncés bien profondément dans la pulpe. Mitterrand n’a strictement rien changé à la face de la France. Les quatorze années de règne qui suivirent ne furent en rien différentes pour les Français de ce qu’elles auraient été avec Giscard : la même crise, les mêmes affaires, sauf, peut-être une jolie photo main dans la main avec Helmut Kohl. Non, ce qui restera de Mitterrand c’est d’abord et avant tout Jack ! le reste… tombera vite dans l’oubli. 

Alors, revenons à notre question principale maintenant que nous avons trouvé une partie de la réponse : pourquoi tant d’exultation et de délire extatique à commémorer cette élection ? Nous aurons tous compris qu’hier n’était qu’un tour de chauffe. Dans le camp socialiste, on est tellement assuré que 2012 sera l’année du grand retour aux affaires, qu’il fallait trouver une manière de faire baisser la pression. Ce mode de réaction est semblable à celui de ces jeunes adolescentes soudainement prises d’hystérie alors qu’on vient de leur annoncer qu’elles allaient pouvoir rencontrer Justin Bieber en backstage après son concert à Paris. Ce délire apparent ferait presque parfois nous questionner sur la nécessité ou non d’appeler un exorciste. Eh bien c’est un peu pareil chez les socialistes. Tout comme dans l’autre camp d’ailleurs, changer la vie est bien le cadet de leur souci. Et même s’ils essayent de contenir leur joie, en sortant des bouquins d’appel au vote utile – cf Moscovici et « Défaite Interdite » – en se passant la tête sous l’eau froide… mais ils le savent, en 2012, ils gagneront. Et qui dit gagner la présidentielle, dit gagner les législatives et alors là : SAUCE qui peut ! Le Sénat sera à eux en octobre et donc le Parlement dans son ensemble. Quelle perspective ! Car il faut se rendre comptes : dix années qu’ils l’attendent l’accès à la marmite. Guigou en a des crampes au croûton.

C’est comme dans un gracieux épisode de Chapeau Melon et Bottes de Cuir dans lesquels un méchant terrorise l’Angleterre avec un aimant géant : il l’active et alors tout ce qui est en métal se met à frémir et vous avez un gros plan sur une petite cuiller à côté de la main de John Steed qui s’aperçoit qu’elle tremble avant que, l’aimant ayant atteint toute sa puissance d’attraction, la petite cuiller n’aille heurter violemment et se coller contre le mur manquant de blesser le héros au passage. Pour les quignons, croûtons et mouillettes au PS, c’est pareil. Marylise Lebranchu pense déjà à quelle commission elle présidera à l’Assemblée, Jack se verrait bien au Conseil Constitutionnel, Valls à l’Intérieur, Montebourg à la Justice, Gérard Filoche, Secrétaire d’Etat aux anciens communistes, Ayraud en haut du perchoir, Catherine Trautman au piano et Patrick Menucci à la guimbarde etc. 

Ils rêvent tous de ces milliers de litres de sauce qui vont se répandre sur eux. Ce sera l’orgie absolue. Marie-Noël Lienenmann mènera une farandole en chantant « I’m singing in the sauce ». Cette farandole ira jusqu’au grand chaudron au milieu du haut duquel Anne Sinclair fera pleuvoir un mousson de gribiche. Aubry épongera le sol tant elle n’en peut plus que de se voir exilée à Lille depuis 2002. Martine Billard skippera un bateau mouche qui tirera un gigantesque pain Poilâne en plastique sur lequel seront assis comme des guirlande de saucisses Cahuzac, Cambadélis, Moscovici, Montebourg, Belckacem et Assouline, hurlant leur bonheur, pendant que Neri, Désir, Hamon, Queyranne et Glavani se rueront comme un seul homme, comme une foule de furies aux Galerie Lafayette le jour de l’ouverture des soldes, sur les seaux débordant du liquide tant convoité. Delanoë fera faire une arche pour faire voguer tout ce petit monde sur les torrents de Grand Veneur qui déferleront depuis la rue de Solférino, ramant à l’aide de grandes louches.  

Enfin, quand il n’y aura plus de quignons, plus de mouillettes, plus de croûtons, ils prendront alors les roses laissées de côté comme autant d’espoirs déçus, espoirs de ces Français qui les auront élus comme ils « élysaient » Sarkozy en 2007, et comme lui, n’en ayant cure, dans l’aveuglement de l’hystérie collective, croiront que les tiges sont des manches de fourchette et les fleurs, des bouts de pain : ce sera alors une grande savoyarde de pétales au beaufort fondu. Et des milliers et des milliers de sauceurs socialistes débarqueront de toute la France, l’œil humide et le visage émacié par tant de privations et d’humiliation. Les anciens sortiront même de leur tombe, Edouard Herriot, Jean Jaurès, Paul Faure, Pierre Mendes-France, Pierre Mauroy, Jacques Attali, Edith Cresson, ce sera une déferlante de zombies qui se dirigera vers l’Assemblée, l’Elysée, le Sénat, pour un petit poste, rien qu’une petite présidence de groupe d’amitié, une infime place dans une commission, ce sera la curée car tout sera bon à prendre. Même les transfuges de l’ouverture reviendrons dans une grande amnistie de la sainte Sauce. Quel moment !!! 

Et puis, comme il y eut un 10 mai, il y eu aussi un 11 mai puis de nouveau le 10 mai, 1982 cette fois ci, puis 1983 avec en cadeau la rigueur… lendemains qui déchantent… Pour notre part, de droite, de gauche, de toute manière, ce sera la même démagogie et la même course au saucier, croûton au vent. Mais si seulement, contrairement à Mitterrand, sa Majesté des Mousselines Chaudes, le plus grand sauceur que la France ait connu après Giscard et avant Chirac, quelqu’un pouvait, tout en sauçant, prendre les décisions qui s’imposent et faire preuve d’audace ! 

Hier on humait dans les rues de ce Paris participatif, des odeurs de « Ah ça ira » et son coulis d’oignons et groseilles et le fumet de quelques « Sous les pavez la plage » et ses pécans aux truffes gingembrées. Dix longues, très longues années d’attente et d’opposition… on peut les comprendre. Mais était-il bien raisonnable et cohérent que mettre de cette façon en vente le pain avant même d’avoir acheté le pétrin ? 

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Lady Nancy Chopard-Sain

Posté par gramier le 2 mai 2011

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Albénitz : Lu sur mon site préféré, « pure people »: Même dans nos délires les plus aboutis: on n’y avait pas pensé: massimo Gargia déguisé en Michou! « Le nouveau petit ami de la richissime Ivana Trump, s’appelle Julio Favaro et il ressemble étrangement à son ex toy-boy : le jeune homme issu de Secret Story l’inénarrable John-David ! En présence de Mia Frye, de Hermine de Clermont Tonnerre, de Massimo Gargia (qui a piqué le costume de Michou), de Caroline Barclay, ou de Lady Chopard, c’est à dire les inévitables, Ivana Trump s’est bien amusée hier lors de cette soirée à La Taverna… Elle s’est fait embrasser par tout le monde ! » 

 La photo de Massimo Gargia déguisé en Michou est sur le site (http://www.purepeople.com/article/le-nouvel-amour-d-ivana-trump-est-le-sosie-de-john-david_a23780/1), il suffit de faire défiler les photos.

Gramier : Et en plus, une photo de notre héros: Gerard de Villiers!!!! C’est dingue !!!! http://www.purepeople.com/media/gerard-de-villiers-et-jean-pierre_m268212

Albénitz : Je vais mourir de rire. Les mecs n’ont aucune limite. Ce qui est génial c’est que c’est un réel groupe de potes, une bande infernale et qu’ils se voient tout le temps. T’imagines si au lieu d’avoir Edouard G. et Antoine C. comme potes, tu avais Massimo Gargia et Monica Bacardi? Tu les verrais tout le temps, et vous passeriez des vacances ensemble à Mykonos.. Et t’imagines si t’étais Lady Nancy Chopard, un samedi soir à 21h, en train de te maquiller comme une vieille Mercedes volée par des roumains? Tu serais devant ta glace et tu penserais: « Ce soir, je vais encore m’amuser comme une petite puce….Régine la Reine de la Nuit fête son non-anniversaire dans les salons du Maxim’s, je crois qu’il y aura Massimo, Gérard, Michou, Monica et toute la clique. Ça promet une belle, belle soirée! J’espère qu’il y aura un lancée de nains vers les coups de minuit, comme la dernière fois »….

 Gramier : Apparemment c’est vraiment la femme d’un des héritiers de Chopard. Impossible de trouver la biographie passionnante de Dame Nancy-Chopard-Sain, l’amie de Monica et d’Ivana ! Et au fait ? Qui est donc Monica Baccardi ? Ce qui est dingue c’est que Lady Chopard aime tellement la vie ! C’est énorme de penser que, Régine Choukhroun et elle, qui doivent avoir 742 ans à deux, obligées de bouger sur de la Goa mais de manière toute minimaliste parce qu’elles sont bourrées d’arthrose. Elles doivent boire un Champagne de gamme moyenne à haute. Lady Chopard c’est un peu une Lady L. de Romain Gary, mais cheap et vraiment vénale. C’est une super croqueuse de diamants, elle les bouffe réellement. Le matin, au Ritz, où elle crèche à l’année, elle prend toujours sa coupe de fruits frais qu’elle fait saupoudrée de poussière de diamants. Tim Burton aurait pu la faire jouer dans Brazil sans aucun artefact. 

Et Monica Baccardi, comme elle est cheap !!!

Et le top du top c’est de fréquenter en même temps Lady Chopard mais aussi Jean Roch, Christian Audigier (des Etats-Unis) et une autre nuée de  jet-setters de seconde zone qui adore Tropez, la présence des millionnaires, les Ferrari et les yachts. Comme c’est lamentable, à une époque M6 faisait une émission sur deux sur le Jet Set avec Massimo et tout le monde voulait en faire partie. Et lui il essayait de nous faire chougner dans Zone Interdite en nous disant depuis son hôtel de Gstaad, qu’il avait pas une tune. Comme c’était lamentable. Et Le Point intercalait entre deux unes sur les Francs Mac, une Une sur les Riches et la Jet-Set.  Lady Chopard et son amie Monica c’est vraiment la personnification de la vanité. Elles en sont nietzschéennes.  Hiiiiiiiin! Lady Nancy Chopard-Sain, elle est de toutes les sauces puisqu’elle traîne même avec ces dépravés de descendants cheap des Rois de France : http://www.purepeople.com/media/lady-nancy-chopard-sain-au-mariage-du_m288714 

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Comme c’est genial! Elle est sur pilote automatique. Elle réfléchit plus, elle va juste aux fêtes comme on va l’usine, sa vie est une grande fête. Elle est autant à sa place dans une rave partie qu’au mariage du Prince Williams. Elle est toujours la même, elle ne change pas. Ce n’est pas un être humain. Elle est née à l’âge qu’elle a aujourd’hui et elle est sortie d’un œuf d’Autruche Géant déjà habillée en Chanel. Elle faisait déjà la bringue avec Louis VI le Gros, elle connaissait tout le Sénat Romain, elle trinquait déjà avec Artaxerxés, c’était la meilleure copine de Cléopâtre, elle guinchait avec Philippe le Hutin qui l’adorait, elle est de toutes les fêtes depuis que le monde est monde et depuis que ma mère est blonde. Personne ne sait qui elle est ni d’où elle vient mais elle est toujours la première invitée. Si tu es millionnaire, que tu fais une bringue et que tu l’invites pas, un mauvais sort s’abat sur toi et ta famille et les pires plaies du monde te frappent de plein fouet. Beaucoup de gens sont morts, on ne le sait pas car c’est un secret protégé par l’Ordre de Malte, les Illuminati, par le Vatican, la CIA, la Franc-maçonnerie, mais c’est parce qu’ils avaient cru pouvoir s’amuser sans Lady Chopard-Sain ! 

Albénitz : En fait Lady Chopard elle a toujours le même sourire mondain, l’air de dire « c’est formidable, tous mes amis sont là », et comme elle sourit tout le temps elle ne peut pas parler, et du coup elle est muette, mais tout le monde l’aime bien quand même. Elle fait toujours son sourire mondain, personne n’a jamais entendu le son de sa voix. 

Gramier : Et lire ceci – véridique: 

Le Matin.ch : Vous avez animé le Bal des débutantes samedi dernier. Dans votre chronique du lundi vous n’hésitiez pas à balancer sur les invités. Lady Nancy Chopard-Sain a fait un malaise «parce qu’elle était pompette». Stéphane Bern, ça n’est pas très cavalier!
Stéphane Bern : C’était tellement drôle de la voir s’effondrer sur le voisin. Elle fait le coup chaque fois et ne termine jamais un dîner. Elle ne tient pas l’alcool. Parfois, elle me fait des agaceries comme on dit: «Oh! Ce que vous avez écrit sur moi!» On est dans un endroit public, il faut savoir se tenir. 
Non mais Stéphane Bern, avoir pour seul but dans sa vie que de fréquenter le Gotha! Faut vraiment être la dernière des tantouses ! 

Gramier : Sans commentaire. C’est l’article le plus affligeant qu’il m’ait jamais été donné de lire : http://www.peopleandgotha.com/news/le-gotha-ne-parle-que-de-ca/maison-royale-de-france,114.html 

Albénitz : Cette photo est une des choses les plus drôles du monde. Fait chier, j’ai effacé le truc que j’allais t’envoyer, je faisais des blagues. Bordel, elle tellement vieille qu’en fait elle a précédé la création. En fait, Lady Chopard n’existe pas en dehors de la fête, elle s’évanouit dès que la fête se termine, et d’ailleurs personne ne l’a vu autre part que dans une boîte de nuit ou un mariage, en train de guincher comme une tarée. Mais en même temps, comme elle a don d’ubiquité, elle peut apparaître dans plusieurs fêtes en même temps, elle peut être à la fois sur le podium du Papagayo à Saint Trop’, derrière les platines au Marquis à New York, sous la tente du cocktail du mariage gay d’Elton John dans le Sussex, et au Eat My Balls Disco Club à Jakarta. Elle est partout, elle se multiplie, et se démultiplie, image obsédante de la fête perpétuelle et sans objet, toujours en train de défier la mort, brandissant ses saucisses de cocktail comme un torero brandit ses banderilles, jaillissant d’une pièce montée déguisée en pin-up des 50′s quand on la croit morte et enterrée. 

Gramier : Oui, hiiiin, t’imagines, Massimo qui fait courir la rumeur suivante : Nancy Chopard Sain c’est un esprit extraterrestre, seule survivante d’une nouvelle espèce. La planète c’est justement la planète Fêta – comme la déesse – et ses habitants sont les Fêtards.  Dame Nancy a un secret pour survivre : les suppositoires en or rose. En fait, sa vie c’est 24 heures de fêtes par jour parce que, comme tu le dis, elle a le don d’ubiquité et qu’en plus elle suit la nuit. C’est un peu un vampire, elle déteste la lumière du jour. C’est hyper drôle,  j’ai lu qu’elle faisait partie d’un cercle de femmes de pouvoir et de culture créé par le créateur cheap, la tante universelle : Pierre Cardin, avec l’aide de Monique Raimond, sa Directrice de la Com’. Dans ce cercle qui se cultive en écoutant des conférences de Jean-Marie Drot et en déjeunant pour 160 euros au Maxim’s Club, il y a Dame Nancy Chopard-Sain ou DNCS (j’ai une légère érection chaque fois que j’écris ce nom, c’est tellement irréel de connerie) et Lilianne Bettencourt. Comme ça doit « vieilleputer » dans ce Club de rombières pleines aux as. DNCS doit être morte de rire mais comme elle est trop tirée, elle est obligée de rire par derrière. Il lui on fait une bouche au niveau de la nuque pour qu’elle se sente mieux. Ce qui est cool avec DNCS c’est qu’elle se fout du niveau social, ce qu’il lui faut c’est la fête, toujours la fête, rien que la fête, comme au temps d’avant 1789 quand elle tousait avec Marie-Antoinette et Fersen, peu importait le risque tant qu’il y avait la fête. Elle fréquente les rois, les pédés, les salopes, les noirs, les gros, les cons, les ploucs, le gotha, elle est présence « bienfêtrice », tout le monde sait qu’elle sera là, que jamais elle ne fera défaut. Elle a un détecteur de fête dans son vaisseau spatial auquel elle est reliée depuis 7 000 ans qu’elle est sur Terre. En fait, sur la planète d’où elle vient, on l’avait envoyé en mission pour sauver le monde, mais contrairement à Superman, elle a préféré la fête, la Veuve Cliquot-Ponsardin, Tropez, Gstaad, Monaco, le Ritz, le shopping, héhéhé 

Albénitz : Regarde la photo en pièce jointe, Lady Nancy Chopard-Sain est au summum de sa carrière: elle sauce à un gala de Charité organisé par l’ambassade d’Ouzbékistan…Elle était même pas invitée mais elle a senti qu’il y avait une soirée et elle y est allée toute seule, après avoir fait faire une fausse invitation par un des dix faussaires qui travaillent en permanence pour elle. Et ce qui est marrant c’est qu’elle devrait être un peu blasée parce qu’elle a fait des milliers de soirées d’ambassade avec Cicéron, Guillaume de Nogaret, Talleyrand ou Saint John Perse mais comme à chaque soirée elle est aussi excitée qu’une pré-adolescente qui va au bal, elle est super contente, elle devient cinglée en voyant toutes les particules et les canapés aux crevettes, et elle va tout de suite voir la liste des invités et elle a un orgasme en voyant apparaître quelques millionnaires pleins aux as, et elle se rue immédiatement sur eux et elle verse dans leurs coupes un élixir d’amour pour les mettre dans son pieux à baldaquin et faire des trucs dégueulasses, et ensuite leur soutirer de l’argent comme une michetonneuse de Pigalle.  En plus c’est hyper drôle parce que depuis sa naissance au V ème siècle avant Jésus Christ, elle a fait 239 opérations de chirurgie esthétique. Du coup il n’y a plus rien d’origine, sauf peut-être un ongle qu’elle a gardé par sentimentalisme, mais sinon elle est littéralement toute refaite: par exemple elle a la peau des fesses de Juliette Gréco sur les joues et la peau des joues de Françoise Sagan à la place des fesses, elle a même fait exhumer le cadavre d’Yves Montand pour lui piquer ses dents….Et surtout elle se fait faire une nouvelle injection de Botox tous les ans comme d’autres font le plein, et après elle est repartie comme en 40.  

Gramier : T’imagines que ma voisine de bureau vient de me demander extrêmement sérieusement pourquoi les Ricains avaient tué Ben Laden !!!  Non mais ce pays de demeurés !!! 

Albénitz : L’inculture de la meuf, c’est abyssal. En même temps les Français sont aussi incultes, la plupart ne connaissent même pas Lady Chopard, une des personnalités les plus marquantes des 800 dernières années. 

Gramier : Oui. Mais en France, elle n’est pas Lady Chopard mais « Dame » Nancy.  Tu sais qu’elle a le pouvoir de se transformer, comme l’agent Smith dans Matrix, elle prend la forme qu’elle veut pour s’infiltrer dans les soirées du Gotha mais aussi dans les fêtes de village, dans les pendaisons de crémaillère, dans les fêtes de voisins, dans les soirées étudiantes, dans les booms, dans les goûters d’anniversaires, dans les premières communion, dans les baptêmes, les enterrements de vie de garçon, les bar mitzvah, mais aussi aux brunch après les enterrements, elle est de partout. Si nous sommes des poussières d’étoiles, elle est poussière de fête, elle n’est que cotillons, chapeaux pointus, déguisement et boule à facettes. Le Johnny Walker coule dans ses veines, elle est constamment à l’affût de la moindre fête. Elle a une équipe de 10 000 personnes à plein temps dans le monde entier qui effectuent des recherches sur la fête. Elle a à sa disposition les meilleurs informaticiens de la terre qui lui ont fait un algorithme spécial pour intercepter les mots « fête, bringue, dancing, déguisée, se la coller, soirée, etc » dans toutes les langues, jusqu’aux langues mortes. Je te dis, c’est une extra terrestre. C’est elle qui a inventé le Champagne ! Elle est mentionnée dans la Théogonie d’Esiode « Zeus ricana avec Dame Nancy Chopard Sain, qui avait fait le déplacement à l’Olympe pour l’occasion. » et « Dame Nancy n’aimait pas beaucoup Era mais elle lui avait rendu malgré tout quelques petits services à l’époque où Zeus la trompait. Lady Chopard sortait la déesse et lui faisait oublier son chagrin dans les soirées Open Ambroisie du Reginae’s, taverne célèbre de la ville de Tropézios » 

Albénitz : T’imagines si Michou et Lady Chopard devenaient eux-mêmes des terroristes et qu’ils décidaient d’attaquer frontalement les états Occidentaux pour instaurer un régime de fête perpétuelle. Ils se rendraient dans les édifices du pouvoir et ils feraient exploser des bombes de paillettes et de mousse bleue et tout le monde serait terrorisé, et Sarkozy ferait des discours super solennels en disant que « la France ne cédera pas à la terreur bleue ». Michou, Massimo et Lady Chopard seraient retranchés à Ibiza d’où ils commanderaient leurs actions terroristes et ils kidnapperaient des gens qui symboliseraient l’ennui et l’absence de fête, comme des pasteurs protestants et des experts-comptables, et les mecs seraient obligés de lire des textes devant une caméra amateur, dans lesquels ils appelleraient les gouvernement à faire de l’Europe une discothèque géante et d’accélérer l’avènement d’un Royaume des gouines, et les otages rétifs seraient torturés par Lady Gaga, Günter et Helmut Fritz qui les forceraient à faire des danses tarées et à s’invertir, et à la fin les forces spéciales françaises localiseraient Michou qui serait caché dans l’enceinte du Macumba Filthy Naughty Crazy BamboClub sur l’île de Tutupanpan, et ils donneraient l’assaut. Tout le monde serait tué sauf Michou, Massimo et Lady Chopard qui s’envoleraient dans un vaisseau spatial en forme de Tampax et on ne les retrouverait jamais. 

Gramier : Je viens d’avoir une vision: Dame Nancy Chopard-Sain déguisée en bouquet de Muguet pour le 1er Mai, avec Michou et Massimo en Ouvriers en bleu de travail, Régine en Orchidée qui font une danse démente et extatique autour de la statue Grévin de Patachou et de Liz Taylor. Ils tournent hyyyyyyper vite, tellement vite, que ça creuse le sol et qu’ils traversent la terre et tombent dans l’unviers tout en étant morts de rire et en gueulant « Quelle belle soirée ». Puis on les retrouve au Baron huit minutes après avoir disparus et ils sont en train de trinquer à l’anniversaire de Ivana et Monica. 

Albénitz : Hiiiin. En fait, c’est Dame Nancy elle-même qui a suggéré à Dyonisos d’inventer la fête. C’est elle qui a fabriqué les première cithares, c’est elle qui est à l’origine de la culture de l’opium et c’est elle qui a inventé le cabaret, le twist, le reggae, la bourrée provençale, les frat-parties, la fête à Neu-Neu, le cirque, le burlesque, les bacchanales, les apéro-pastis, le french cancan,  les skin ppaarties, la techtonik, le LSD, les soirées mousse, le bal-musette, le country, les parties fines, les sons et lumières, la soirée de divorce, les « rave » parties et tout le reste. Dès qu’il y a une fête quelque part, un observateur avisé peut toujours apercevoir la traîne de robe en zèbre, le bout d’un sac en pur caïman ou humer son parfum aphrodisiaque aux essences de teuf, parce que Dame Chopard est dans le coin et que c’est elle qui a tout organisé. Elle a toujours sur elle un millier de playlists contenant 800.000 titres et des enceintes de 2 mètres de haut qu’elle traîne dans son cadi.
Ce qui est drôle aussi c’est que tous les 100ans, Michou organise l’anniversaire surprise de Dame Chopard, et qu’en fait tous les participants croient que c’est la première fois parce qu’ils ont tous l’alzeihmer, et ils guinchent comme des puceaux à leur premier bal.

 Gramier : Lady Chopard Sain est un caméléon, en fait, et personne ne le sait, mais c’est la femme la plus riche du monde car elle possède des droits sur tout ce qui est “entertainment”. C’est elle qui a organisé le mariage de Kate et William pour que ce soit glamour et que les gens oublient un peu la guerre en Afghanistan, c’est elle qui dirige le CIO, elle qui domine
la FIFA, la FIA et les Grands Prix de Formule 1 pour que les ploucs : elle prit le contrôle du cerveau de, tour à tour : Hadelin de Liedekerke Beaufort, puis Filoppo di Castagneto, puis Amaury de Mérode, puis Paul Alfons von Metternich-Winneburg, puis Max Mosley – c’est elle qui organisait ses fêtes et qui adorait ça et connaissait bien pour avoir organisé l’apéro dansant qui a suivi la conférence de Wannsee – et aujourd’hui elle manipule Jean Todt avec une télécommande miniature qui tient dans une pochette Chanel. Elle voulait organiser les prochains JO dans sa propriété du Tyrol oriental mais on l’en a dissuadé. 
Elle a organisé la dernière soirée au palais de Gbagbo, elle faisait parti du commando qui a tué Ben Laden et a sabré le Champagne sur le corps du terroriste, et c’est même elle l’informateur qui a filé la planque du mec parce qu’elle a été sa maîtresse et organisait des bringues pour les talibans au combat loin de leur famille alors qu’elle organisait les même fêtes pour les ricains de l’autre côté. Elle était en combi Gautier et avait un petit pistolet à colle Vivienne Westwood qu’utilisait Jean-Michel Basquiat pour ses collages à
la Factory de Wharol. Quand elle a donné l’attaque, elle était avec Michou, en combi bleue, qui était toute tremblante comme une Schtroumpf frileux. Ils se sont fait des frayeurs, à la sortie de l’attaque, elle avait invité des journalistes de « Pure People » et du magazine « Fête ». Ils ont terminé au Bouddha Bar de Kharachi avec Ariel Wiezman aux platines et des tas d’amis venus les rejoindre pour l’occasion. 
Elle était  l’organisatrice des bringues de Khadafi à Saint Barth et l’embrassait comme du bon pain en lui disant : « Muhamar, vous êtes enchanteur, j’adore votre fête, si on faisait une soirée pour fêter ça ? » « Oui, mais quand Dame Nancy Chopard Sain ? » « Mais tout de suite mon cher Colonel » « Mais nous sommes déjà en pleine bringue » «  Oui mais je m’ennuie. Il est 3 heures du matin, nous pouvons renvoyer tous les invités dans leur chambre, leur distribuer des invitations qui les convient à une brigue qui commencera dans une heure. Ca laisse le temps à tout le monde de se changer et de se refaire une beauté pour fêter cette fête merveilleuse, non ? » 

Elle a un site : fête.com, une chaîne de télé : tvbringue, une radio : bamboulaFM, un journal : l’Echo Corico. Et à chaque coup, le directeur de la rédaction c’est Massimo et il écrit comme il parle et personne comprend rien.

Gramier :Y’a un yacht qui s’appelle, tu devineras jamais comment, c’est énorme ce nom de Yacht : le LADY CANDIDA !!! Héhéhéhéhé ! http://corsematin.blogspot.com/2007/07/naufrage-le-yacht-lady-candida-sombr.html 

Albénitz : Tout cela est vraiment dégénéré et très drôle. Je ne peux pas te répondre comme je le voudrais, mais en attendant je me bidonne bien. 

Gramier : Hiiiiiiiin, Imagine y’a Lady Nancy Chopard c’est la reine du Lady Candida. Elle a investi le yacht de grand luxe avec tous ses copains et ils jouent à « chat ». Comme ils sont tous hyper vieux, ils ont mis leurs valises Vuitton sur le sol pour que ce soit plus simple. C’est Daniel Ducruet qui est skyper du Candida. 

Ensuite, ils sont tous bourrés comme des coings. Ils s’arrosent de Grey Goose et ils foutent le feu, mais c’est comme le buisson ardent, y’a le feu mais personne ne brûle. La musique est hyyyyyyyyyper forte. Ils se tapent la tête sur le sol dans un remix taré de « La bonne du Curé ». Ca en est même satanique. 

Ca devient un peu le nouveau Black Pearl. Ils parcourent le monde sans jamais s’arrêter. Ils sont toujours en feu. Puis ils se retournent et descendent aux abysses. C’est l’Enfer. Mais aux Enfers ils retournent littéralement le lieu. Régine et Nadine de Rotschild en tête de pont. Ils déferlent en hurlant « Quelle belle soirée » sur les enfers. Tous les démons ont peur de ces furies et disparaissent. C’est alors qu’ils décident de faire une énorme bringue depuis les Enfers. C’est tellement la fête que même les volcans d’Auvergne reprennent vie. 

Puis tout s’arrête. Et tu vois la pub Volvic. Lady Chopard est allongée dans l’herbe. Elle bouge un peu. Elle se rappelle plus comment elle est arrivée là – en fait c’est durant l’irruption mais elle a fait un black out. Et en fait ce qui est génial c’est qu’on l’a même pas filmée à l’époque de la pub mais elle apparaît quand même quand la pub passe à la télé après la bringue. Et le slogan dit « Volvic, un volcan s’éteint, être s’éveille » et là, Lady Chopard se retourne et elle a la gueule dans le cul, mais elle reste encore toute poudrée, et elle gerbe, et disapraît dans un nuage de fumée en ricanant de manière maléfique et en gueulant « je reviendrai ». Les enfants devant la télé pleurent. Y’a des plaintes déposées au CSA. Dominique Baudis est viré.

 Gramier : J’ai une vision: DNCS en train de danser le cancan en levant le jarret vers le ciel et sans culotte. Régine et Line Renaud sont ses acolytes et elles portent rien non plus. Elle mène une revue d’enfer et se mettent à aller de plus en plus vite. D’un coup des tas de Looney Tunes sortent de partout et Lady Chopard et ses copines se retrouve dans une sorte de Qui veut la peau de Roger Rabbit. Elles deviennent totalement hystériques. Michou est se transforme en bébé hibou tout bleu avec un corps d’oiseau mais une tête de Michou, et hurle littéralement, le plus fort possible, comme on a jamais hurler : « Quelle belle soiréééééééééeeeeeeeeeeeeeee ! » Dans une atmosphère apocalyptique, sur un air de symphonie de Bruckner, elles commencent à tourbillonner avec tous les Looney Tunes, tout fume et prend feu. C’est démoniaque, tout le monde est terrorisé par cette vision tarée.  Et comme à la fin des trucs Warner, la dernière image disparaît dans une cercle qui se rétrécit jusqu’à disparaître et on ne les revoit plus jamais… Sauf qu’au même moment, c’est le baptême de la dernière née du cousin de la sœur du mari de la tante de la grand-mère du neveu du frère de la bonne du chapelier de la fille du troisième remariage du cinquième frère de la marraine du grand duc Jean de Hanovre… et qui aperçoit-on, un verre de Jurançon sec à la main et un bout de cacahouète mâchouillé au coin de la commissure ???  Je te le donne dans le mimile : la fringante, l’immortelle, l’éternelle, l’inextinguible, l’immarcescible Lady Nancy Chopard Sain ! 

Lady Nancy and Friends
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L’Odyssée de Michou

Posté par gramier le 2 mai 2011

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Revivez les meilleurs moments de la vie de Michou en cliquant sur ce lien: « Quelle belle soirée! »

Albenitz : Je ne vais pas tarder à me faire virer à cause de ma michoumania. Pour la 10e fois depuis une semaine, je me connecte sur le site michou.fr, ce qui ne manque pas de déclencher une musique de cabaret parce que j’ai évidemment oublié de couper le son de mon ordi. La collaboratrice dont je partage le bureau me prend pour un taré. 

Gramier : Comme c’est drôle qu’elle te chope en train de mater Michou! Comme ce serait drôle aussi que tu commences toi aussi à t’habiller en bleu vulgaire, héhéhéhé ! 

Albénitz : Le pire c’est que j’ai une veste en velours côtelé bleu électrique dans ma penderie, que je ne mets jamais. Si tu rentres vivant de Mexico, je te promets qu’on organisera une soirée « bleu Michou » où on sera tous grimés comme le Grand Homme. 

Gramier : Et on pourrait même créer une sorte de prix international du transgenre, à Montmartre, chaque année. On inviterait des tas de vieux qui trouveraient ça sympa et ne verraient pas la perversité de la chose, et on remettrait le Gode Michou d’Or au gagnant du meilleur char de la gay pride. Et tous les vieux applaudiraient. Et après tout le monde ferait le petit train, Michou en tête et Lova Moor serait la reine de cérémonie, et Michou serait aussi la reine de cérémonie. On idolâtrerait la déesse « Fêta », déesse de la fête, créée par Michou, et qui serait en fait une Barbie à qui on aurait mis un mini masque de Michou et qui serait habillée tout en orange et à la crinière brune, mais avec tout de même la tête de Michou. Les petits vieux lui feraient des offrandes de choses bleues pour conjurer sa mauvaise humeur, car derrière la déesse Fêta, y’aurait toute une légende et pour la conjurer de ne pas détruire le monde, il faudrait lui faire des offrandes de choses couleur bleu Michou et de perruques blondes. La déesse serait représentée en haut d’un grand gâteau à la crème comme dans les mariages ricains et au dessus de sa tête, en clignotant de manière toute cheap, y’aura les mots de la prière qu’il faut lui faire sans cesse : « Quelle belle soirée » 

Gramier : Selon Michou, la déesse Fêta aurait créé le premier homme : Adam… puis le second homme : Yves, comme dans la chanson de merde de Zazie, héhéhéhé ! Puis à la soirée du Gode Michou d’or, y’aurait Lova Moor mais aussi et comme toujours : Line Renaud, ainsi que Brigitte Fontaine, Stéphane Colaro, Katsuni, Brigitte Lahaie, Sonia Dubois, Cachou, Catherine Lara, Vincent MacDoom, Yvette Horner, Christian Morin, Victoire de Castellanne la jet-setteuse, Cathy Guetta, Rufus, Janie Longo, Chichi Larue, Casimir, la bégum Aga Kahn, Catherine Ringer, Jean-Pierre Coffe, Didi Bridgewater, Mademoiselle Agnès, Firmine Richard, Suzanne Vega, Bernadette Lafont, Corinne Touzet – la plus belle femme du monde selon TF1 en 2009 – Mr Propre, Rintintin, les Dalton, la Zoubida, Napoléon 4, daddy DJ, Johnny Guitar, Lara Croft, tout le Jackie Show, Luc Plamondon, Richard Cociante, les Tortues Ninja, Marylin Manson, Pépita de Pyramide, Mimi Cracra, Timichou, Gros Cachou, TomTom, Nana, Charles Ingles, la souris verte, Paula Abdul, Christine Deviers-Joncour, Henry Krasuki, Emile Louis, Mollah Omar, le géant Moussa, Didier Barbelivien, Elton John, les 740 Boyz, Stone, Francis Lalanne, Divine Brown la prostituée de Hugh Grant, Charden, Dadou ron ron ron, Patrick Duffy, Sue Helen, Maman j’ai raté l’avion, le retour de Martin Guerre, Hugues Aufray, la grande Zaza, Madame Claude, Samantha de Boysboysboys, Cher, Mamie Malicieuse, Jamie, Davina, Georgette Plana, Sim, l’inspecteur Gadget, Zizi Jeanmaire, Kenza Fara, Laurent Petit-Guillaume, Papy Galinier et Frédérique la fille qui présentait la vitrine dans le Juste Prix et tant d’autres, ça danse sur de la goa, l’évenement est sponsorisé par Intel et Jouet Club, l’âge moyen est de 72 ans, Charly Oleig fait office de DJ, on boit une méchante clairette de Die mais on ricanne bien, la couverture médiatique est assurée par le Midi Libre et TLM et c’est vraiment une belle soirée ! 

Albénitz : Et quand tout le monde a bien guinché de nouveaux invités arrivent: Pierre Mondy, Jean-Pierre Castaldi, Mireille Mathieu, Jean-Luc Reichman, Claude Barzotti, Christophe, Jean Benguigui, Omar Sharif, les frères Bogdanov, Derrick, Véronique Sanson, Bridget Fonda, le fantôme de Marie-France Pisier et de Gérard Oury, et tout le monde fait la chenille et Michou râle parce qu’il est devant et qu’il voudrait être derrière, et ça guinche sec et Michèle Torr dit que ça lui rappelle une soirée en 1275 où elle avait fait une bonne bringue, Yves Mourousi fait passer des cachous, tout le monde a les yeux injectés de sang et tout le monde dit: « c’est une belle soirée! » 

Gramier : Et le clou de la soirée c’est Bernard Madoff qui a eu une permission et qui en a profité pour faire un saut. Il sort d’un gâteau déguisé en Michou. Y’a le nain de l’île Mystérieuse qui est déguisé en Louis XVI et le black de la Croisière s’amuse en Marie Antoinette. D’un coup il passe du Annie Cordy et tout le monde se met à twister, les gens se déchaînent et suent comme fontaines. Pierre Ménès fait la roue et Tata Yoyo chie des ronds d’chapeau. Caroline Barclay est bourrée et elle traite Vanessa Demouy, Tory Speling et Ivana Trump de « cornichonnes » ce que tout le monde trouve naze. Minie Driver est habillée en Maya l’abeille et Scatman le chanteur fait des pets flamme. Ca commence à sentir le roussi.   Alors on commence à servir le cocktail « le Michou on the beach », qui est à base de Curçao et de Curaçao, et pour cela on change de musique et on passe un remix techno allemande des tubes de David Hasselhoff. 

Albénitz : Soudainement, alors que les enceintes crachent « On fait tourner les serviettes » et qu’une pluie d’Apéricubes inonde la pièce, Stéphane Bern, Frigide Bardot et Pierre Bénichou sortent d’un placard où ils s’étaient planqués pour se turlupiner tranquilles. Ils sont déguisés en Michou, comme tout le monde à part Peri Cochin et Pierre Belmare qui sont nus comme des vers, et du coup plus personne ne sait où est le vrai Michou, et tout le monde le cherche et c’est à en désespérer, on ne sait pas où il est à tel point que les gens commencent à vagir et à transpirer comme des cochons, et c’est à ce moment là qu’une voix céleste enveloppe la pièce, c’est celle de Michou qui dit: « N’ayez pas peur. Je serai toujours près de vous. » En fait on s’aperçoit qu’il s’était caché dans un pot de chambre avec un masque de Françoise Hardy et qu’il voulait juste faire un bonne blague, simplement ça n’a pas fait rire Majax et Peri Cochin qui ont vraiment eu très peur et qui se sont oubliés…  

Gramier : Puis Charly Oleig qui est toujours DJ balance une bonne vieille Queue Leu Leu de Bézu. Fabrice saute de joie, Valérie Mairesse, Olivier Lejeune, Les Vamps, Gustave Parking ; Sophie Forte et Richard Taxy se désapent et s’écrasent des baies des bois sur le corps pendant que Laurence Boccolini, Perry Mason et la statue Grévin de Liz Taylor balancent du yaourt sur la foule en délire. Valérie Expert et Tina Kiefer se foutent de la tête de Daniel Ducruet habillé en Mylène Farmer, ce qui ne fait rire personne et passe complètement inaperçu. Shirley et Dido ont pris de la coco et se prennent pour Rosie Varte et Jean-Marc Thibault dans Maguie. Marthe Villalonga a perdu sa poche urinaire et est obligé de faire ses besoins sur le bar dans un seau à champagne que lui tiens Jean-François Dérec. Yolande Moreau et Dita von Teese discutent dessous chic devant l’immense affiche de Jean-Claude Dreyfuss déguisé en Marlène Dietrich. Christine Bravo s’essaye à l’effeuillage. Michou apparaît alors en hologramme et il fait distribuer de la cocaïne bleue. Ca sent la sueur et Eli Medeiros et Linda de Sousa font un concours de miaulement. Robert Hossein propose alors de faire un nouveau spectacle sur la vie de Michou, mais un spectacle hentaï tourné avec des emos, des nains et Jackie Berroyer. Ensuite, vers 9 heures du matin, Véronica Loubry, Mouna Ayoub et Robert Tériteo tournent un gonzo sur un canapé en forme de bouche, le film est réalisé par John Biroute et Jean-Luc Roméro qui tripote le mauve du surfer pendant qu’il besogne, ce qui est très désagréable. Larousso chante Prévert, Ilario Calvo, qui n’a rien chopé, est obligé de se taper Sumo, le chien des Chirac,  qui est venu seul. Karen Chéryl pleure sur la fausse tombe de Pierre Magic Tchernia. Germaine Lustucru est en consultation avec le docteur Delajoux qui s’est reconverti dans la gynécologie pour femmes âgées et lui fait un frotti. Elle brame de bonheur comme un buffle mais ça n’émeut plus personne. Jeanne Moreau est morte sous le bar, Pierre Cardin, déguisé en Gimini Cricket chougne à ses côtés en gueulant : « j’étais sa tante ». Au milieu de la grande salle qui se vide peu à peu : Michou lévite et médite en déguisement de Bouddha, mais bleu. Il inspire profondément une dernière fois et ne sait plus qu’une chose : Quelle belle, très belle soirée !  Albénitz : Et lorsqu’il est 11 heures du mat’, la salle est quasiment vide, le sol est jonché de dentiers et de fioles de poppers. Seuls restent sur la piste Pascal Sevran, revenu de Mykonos, et Régine la Reine de la Nuit, qui dansent le coupé décalé sur une version ivoirienne de « 99 Lufballons ». Michou somnole entre les miches de Lolo Ferrari, Jeanne Calment est à dada sur David Ginola, Anémone fait un concours de rot avec Danielle Mitterrand. Sur le parking, Emile Louis discute avec Xavier Dupont de Ligonnes, et il lui dit « tu as l’air en forme, tu nous enterreras tous« , et ils rient comme des chèvres. Des années plus tard, lorsqu’il reviendra sur ces événements dans ses mémoires, Massimo Gargia écrira: « Vraiment, c’était une très belle soirée ».  Le show final arrive enfin, vers 2 heures de l’après-midi: Susan Boyle, Serge Lama et Guy Carlier sont propulsés par un canon géant, atterrissent sur un trampoline avant de plonger dans une piscine de Beaujolais nouveau, accompagnés d’un orchestre jazz-électro-funk-souk-manouche composés d’anciens combattants de la Guerre de 1870. On commence en projeter le DVD de BricolGirls et tout le monde est passionné. Quand soudain, un feu d’artifice aux mille nuances de bleu explose dans le ciel, un rideau tombe et Don King, Gonzague Saint Bris et Beau Dereck apparaissent sur le dos d’un Elephant bleu, éventés par des enfants albinos aux sexualités précoces et déviantes déguisés en derviches tourneurs. Les deux copains sont habillés en rats d’opéra et chantent: « nous sommes les soeurs jumelles, nés sous le signe des gémeaux »/ Le ciel se déchire et déverse des millions de cotillons, de flûtes de champagne, et de boules de geishas, tandis qu’un deuxième orchestre de filles-mères déguisés en diacres joue « Coït me«   de YAS, et la terre s’ouvre et la voix du Commandeur retentit dans tout le cabaret: « Michou, tu as bien saucé toute ta vie. Il est temps que tu me rejoignes. Es- tu prêt à descendre dans les entrailles de la terre?« . Et avant même que Michou ait le temps de répondre son éternel réplique (« Quelle belle, belle soirée! »), un éclair bleu électrique strie le ciel et la terre engloutit tous les participants, dans un grand fracas où se mêlent des glapissements grotesques, des bruits de verre brisées et de petits mauves que l’on pilonne, des râles de plaisir, des vagissements d’enfants et de dentiers qui claquent. 

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2012 avant Jean-Claude ou la bataille des Fourches Gaudines

Posté par gramier le 23 avril 2011

Je ne voudrais pas être grossier mais… qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !?!

Hier, si vous étiez en panne de bonne humeur, que votre sourire était en berne, que le lait dont vous aimez observer, le matin, en rêvassant, le cumulonimbus qu’il crée en se mêlant à votre café Selecta – adoucissant aux réminiscences œdipiennes que vous gardez jalousement, maniacodépressivement  et même « de façon mesquine » , selon votre collègue Martine de la compta, sur le troisième étage du réfrigérateur de la salle de pause, sans jamais oublier d’écrire consciencieusement votre prénom au Stabilo sur le carton du petit pack, en dessous de la mention : lait de chèvre corse 0% riche en vitamines B9 – que ce lait, donc , était caillé, vous pouviez toujours, avec la chance de celui qui s’emmerde et qui en vient à écumer les pages Politiques du Figaro.fr, tomber sur la dernière sortie d’un des Grands Commandeurs de l’Ordre du Quignon en Sauce, Jean-Claude Gaudin. Le Secrétaire Général Adjoint de l’UMP, Président d’Honneur, Chef de la commission nationale des Investitures, Président du groupe UMP au Sénat, Sénateur des Bouches du Rhône, Maire de Marseille, Vice-Président du Sénat, Vice-Président de la Communauté Urbaine de Marseille-Provence-Métropole, en résumé : un sage, a décidé d’être plus royaliste que le roitelet et de « remettre à leur place » les outrecuidants qui, au sein de son parti, avaient, en rêve, osé penser qu’un jour ils pourraient émettre l’idée éventuelle d’une espèce de primaire avant le début de la campagne présidentielle déjà commencée. Car à l’UMP, eh oui, si besoin était encore de la prouver, il est très mal venu de tenter d’oser penser qu’un jour on pourra émettre une idée en rêve. C’est ainsi ! Et qui a donc eu l’audace inouïe et intolérable de s’adonner à ce genre d’exercice qui, naturellement, présente un risque inconsidéré qui « pourrait » faire perdre la présidentielle –  comme s’il y avait encore besoin d’une autre cause à cette défaite annoncée du parti majoritaire que son candidat naturel ? Qui donc alors ? Tenez-vous bien, c’est « exceptionnel » – comme le crierait avec sa tête de chef des extra-terrestres dans Mars Attacks – Fabrice Lucchini : je vous le donne dans le mimille, Alain Lamassoure, le réputé député… européen !

Eh oui, je suis comme vous, quand je lis cela, et quand j’entends ce que je lis, je pense même exactement comme vous, une seule image m’assaille soudainement : Le choc des Titans… légèrement revisité par Robuchon avec sa vinaigrette de poireaux roussis aux baies d’automne, son coulis faisandé de truffes blanches périgourdines, servi sur son lit de pétales de bourrache braisées et sa daube de figues au gingembre marinées au Rémi Martin cuvée Louis XIII. En un mot comme en cent : Attention, ça risque de faire hyper mal ! Ca s’annonce comme une sorte de nouveau Fukushima, mais cette fois-ci, ce ne sera pas l’iode sur laquelle il faudra se ruer en pharmacie, mais bien sur la roquette Bonduelle du Simply Market, c’est le seul moyen de se préparer convenablement à la tornade de croûtons qui risque de ne pas s’arrêter aux frontières du Sénat ni du Parlement Européen.

Je précise. Voilà quel fut le communiqué de Gaudin : « Ceux qui, à l’UMP, demandent des primaires pour l’élection présidentielle seraient bien inspirés de défendre au quotidien l’action que conduit courageusement le président de la République et son gouvernement » .  Et là, menaces parce qu’il est dit : « si vis pacem, etc »,  mais aussi « casus belli, y’a d’l’eau dans l’ailoli . Et aux menaces se mêlent très vite sous-entendus lourds, très lourds de sens pour sauceur aguerri – parce que Jean-Claude, derrière ses airs placide de Raimu doublé de Papy Paic Citron de l’arrière-pays niçois qui voudrait nous faire croire que chez lui, « ce sont les homme qui font la vaisselle », c’est un taré, c’est le roi Lear, l’Héraclès furieux, l’Hydre de Lerne en Cerruti-Weston: avec Jean-Claude, ça twiste, c’est Attila et Chubby Checker en même temps, mieux vaut encore avoir répudié Médée ou piqué la place de parking de Gremetz que de proposer des primaires UMP à Gaudin, dans ce cas, il réagit un peu comme Hulk à qui on viendrait de faire une queue de poisson sur le périph’ Nord, jugez par vous-même : « J’observe également, que ceux qui demandent ces primaires, continuent à bénéficier de mandats prestigieux à l’Europe ou ailleurs, tout en ayant complètement abandonné le terrain ». C’est sans appel!

Jean-Claude est tout le contraire de ces profiteurs donneurs de leçon jamais sortis de leur tour d’ivoire. Lui, le terrain ça le connaît. Il se frotte aux loubards… les journalistes de Libération. Il va au contact de ceux qui attendent des vraies réponses de la part des responsables politiques… les greffiers du Sénat, vous savez, , sorte de petits pingouins qui font office de maître d’hôtel dans la Haute Assemblée et qui jouent les Hermès aux pieds ailés volant de rang en rang pour transmettre les messages secrets de sénateur mafflu à sénateur joufflu et sénateur ventru, ceux-ci même qui, éreintés d’interminables séances, l’estomac criant famine mais ne sachant toujours pas qu’on peut aujourd’hui envoyer des textos – étant entrés au Palais du Luxembourg avant leur invention – font porter par ces domestiques républicains (les greffiers) des « on bouffe ensemble, y’a une promo sur l’Instant Gourmand au Lutétia, 110 euros !!! » griffonnés au Mont-Blanc de manière toute sagouine sur un bristol, comme on jette une bouteille à la mer. Et j’en passe. Jean-Claude est à la politique ce que Van-Damme est à la Légion : un martyre et un héros. Jean-Claude, en fustigeant ceux qui saucent à Bruxelles, écrit un nouveau J’accuse façon AFP. Il n’est plus le Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, il est Jean-Claude « Zola-Lalanne » Gaudin.

-        Bruxelles, Bruxelles, ici Paris, vous me recevez ?

-        Cinq sur cinq mon cher Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, à vous !

-        Bon, alors comme ça mon pote tu veux jouer au plus fin ?

-        Je ne comprends pas mon Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur

-        Joue pas au con, pas avec moi ! T’as jamais servi à rien en politique, il se trouve que t’es pote avec le crâne d’œuf à lunette et tête de croque-mort Juppé alors t’as quand même droit à ta part de la sauce à Bruxelles, t’es aux frais fixes de la Princesse, t’es tranquilou et tu trouves le moyen de venir nous les  briser quand c’est nous qu’on protège ta planque ? Tu te fous d’ma gueule ?

-        Mais, mon Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, j’ai juste pensé que…

-        Ben on te demande pas de penser mon p’tit ami, ou sinon tu t’encartes chez Bayrou et la sauce tu pourras toujours essayer d’en retrouver le goût en lisant les fiches cuisines de Elle-A-table ! Ok ? L’patron il est pas content du tout du bordel que toi et Mariani la grande gueule vous avez foutu. Alors tu peux mettre les pieds dans tous les plats que tu veux, mais pas dans celui de la République, ce s’rait gâcher, tu comprends ? Et tiens le toi pour dit, la prochaine fois on te rate pas, au prochain Bureau Politique on t’fais un deuxième trou d’balle façon rue des Martyres et j’t’annonce que tu pourras garder ton Lamassoure comme nom de scène chez Michou, j’ai déjà l’titre du show : La Massoure revisite « Gang-Bang » de Dalida ! Pigé Monsieur je veux une primaire à l’UMP ? Et pourquoi pas une turlutte de Marie-Anne Monchamps, la nouvelle MAM, pendant que t’y es ? Fermez l’ban, j’veux plus entendre parler de toi, tu t’fais discret !

 Jean-Claude vs. Alain… Ca va saucer !

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Il est temps de savoir raison… retrouver

Posté par gramier le 21 avril 2011

La dette, la dette et encore et toujours la dette. Oui ! Quand FOG fait ses éditos sur la dette, quand Apathie ressasse à longueur d’interviews que le problème crucial de la France, c’est son endettement, on finit par se retrouver avec cette petite musique profondément imprimée dans la tête. Petite musique comparable à ces crescendos de bande originale des films à suspens de Carpenter à Hitchcock en passant par De Palma.

Au travers des années, la dette était devenue une question d’habitude. Le système social français fort avantageux est maintenu sous perfusion de dette, les cotisations ne servant plus qu’à rembourser les intérêts de ce que nous devons déjà, mais ne couvrant en rien les dépenses réelles. Notre système scolaire est, en rapport qualité/prix, un des meilleurs qui soit sur terre. Ce système coûte une fortune chaque année et ce ne sont pas les rentrées d’impôts sensibles à tous les revirements économiques qui permettent de le financer. Et la liste est longue.

La dette ce n’est pas très complexe : l’Etat n’a pas assez de rentrées financières pour maintenir le train de vie des Français. Alors l’Etat demande à la Chine, au Brésil, au Mexique, au Japon, et à quelques institutions qui ont les moyens d’acheter des obligations et qui désirent des placements sans risque de lui prêter de quoi vivre. Et ces prêteurs ne rechignent pas à acheter ces promesses de gains faibles mais assurés. En tout cas, ils ne rechignaient pas jusqu’à ce qu’ils commencent à prendre la mesure de la taille de l’endettement rapporté aux capacités réelles de rembourser ces mêmes prêts généreux et inconsidérés. Les gains ont commencé à sembler un peu faible, le risque de défaut de payement augmentant avec le gonflement de cette même dette. Ce fut la Grèce, puis l’Islande, l’Irlande ne passant pas loin de la faillite en essayant de sauver son système bancaire – solution la plus simple et, de fait, unique, alors que tout menaçait de s’écrouler.

Vivre à crédit, c’est ce que font beaucoup de ménages pauvres avec les crédits à la consommation, qui sont la proie facile des prêteurs usuriers tels que Cofidis, Sofinco,… Ces ménages sont souvent regardés comme inconscients par beaucoup d’entre ceux qui ont les rentrées d’argent nécessaires pour pouvoir faire face à leurs dépenses quotidiennes basiques en terme de nourriture, logement, électricité, … mais aussi de vacances, de sorties, le superficiel en somme, considéré aujourd’hui comme essentiel malgré tout. Ces ménages surendettés devraient donc mettre un peu plus de rigueur dans la gestion de leurs revenus quels qu’ils soient, savoir se serrer la ceinture, accepter que l’on ne peut indéfiniment vivre au dessus de ses moyens… Mais ce n’est pas facile quand cet endettement sert, justement à financer, avant même le Mac Do du dimanche, luxe tout relatif, l’école du petit, la carte de bus, le loyer, les impôts, etc, etc. En somme, ces inconséquents ne sont autres que les Français dans leur entièreté. Nous sommes tous ces inconséquents qui vivons au dessus de nos moyens, qui, à chaque fois qu’une réforme rigoureuse veut être discutée par un gouvernement faible, refusons de coopérer et manifestons à corps et à cris pour défendre notre droit à vivre selon un modèle en passe de disparaître.

Nos hommes politiques sont pris à la gorge par leur incapacité intrinsèque à ne pas penser à leur réélection. Conséquence directe : ils naissent faibles, méprisés et s’empêchent d’être visionnaires. Mais est-ce à nous, citoyens, de leur reprocher cette couardise ? C’est très mal venu.

Certes, ils profitent, ils se goinfrent, s’empiffrent, saucent à qui mieux mieux et vendraient leur mère, leur femme et leurs enfants pour garder un accès aux quignons. N’oublions pas pourtant que n’est pas homme politique qui veut. Un homme politique a besoin de temps pour se former, pour devenir un législateur. C’est un véritable travail que de faire de la politique. On est certes appuyé par ses multiples conseillers et autres spécialistes, mais il faut savoir prendre de la hauteur, comprendre le système… On ne défend pas un amendement comme on commente un match de foot.

Donc, si l’on résume : Endettement énorme, donc exigence de réalisme – le système ne peut pas continuer, il faut trancher dans le vif et assainir la situation financière du pays qui est industriellement assez mal en point et dont les perspectives de croissance comme on la considérait jusqu’alors, restent faibles. Réalisme, donc réforme radicale – notamment de notre manière de concevoir le rôle de l’Etat. Réforme radicale donc fermeté. Fermeté donc mécontentement. Mécontentement donc réélection impossible. Réélection impossible donc peur de la part des élus de perdre leur gagne pain. Peur donc recherche de protection. Recherche de protection donc démagogie  on joue à « je te tiens, tu me tiens par le gagne pain… ». Démagogie donc augmentation des dépenses. Augmentation des dépenses et baisse d’impôts – car impôt égal impopularité – donc recours à l’endettement. La boucle est bouclée au contraire de la fin de mois.

Les hommes politiques sont coupables de leur incompétence et de leur attachement aux privilèges auxquels donne droit le fait de servir la République. Mais on a les hommes politiques que l’on mérite et les premiers responsables ne sont autres que nos petites personnes françaises infatuées que les ont élus.

La vie au Mexique, au Brésil, en Chine est un combat beaucoup plus dur qu’ici. La vie en Angleterre aujourd’hui, en Grèce, au Portugal est devenue une lutte. Protection sociale réduite à minima, études hors de prix, etc. Continuons à fermer les yeux et à se réfugier derrière : « les riches doivent être taxés, payer pour les pauvres et les système pourra continuer » et alors, la vie deviendra réellement dure et ce ne sera pas le résultat d’une prise de conscience propre et responsable mais bien un diktat nécessaire et grave imposé par l’Europe ou, pire, le FMI. Ce jour là, le rayonnement de la France que beaucoup trouvent, à tort, réduit à néant, ce jour là, on se rendra compte qu’ils auront été des Cassandres aux prophéties… auto-réalisées.

Auto-réalisées car auto-réalisatrices. Un pays morne est un pays qui s’enfonce. Notre siège au Conseil de Sécurité à l’ONU est déjà très contesté car le pouvoir qu’il donne est disproportionné par rapport à notre poids réel au sein du concert des nations, alors, au moins, sachons en rester au moins digne en montrant notre maturité et notre conscience. Les Français ont le moral en berne car ils se complaisent dans leur complainte et dans leur peur de devoir à nouveau se battre pour l’essentiel. Mais il est urgent de retrouver un peu de force joyeuse et volontaire. La mondialisation, inexorable, ne fait pas dans la dentelle et elle s’impose à nous, nous dépendons d’elle. Or, comme tout mouvement de l’Histoire, elle ne peut rendre chaque individu heureux et celui qui promet cela, est un simplificateur… et un menteur visant sa réélection. Ceux qui y croient sont ses complices.

On peut lutter pour l’humaniser, il le faut, mais c’est très long processus – près de 200 nations à accorder… Pendant ce temps, elle s’ancre et les nations travaillent sans relâche à son développement, car elles, les nations, y sont gagnantes macro-économiquement. C’est à la rédaction et la promotion d’une sorte de « contrat social mondial » plus juste et plus équilibré qu’il nous faut instamment prendre part si l’on ne veut rater le train de l’Histoire, bien plus qu’au « recroquevillement », naturel et systématique en période de transition complexe, sur notre petit modèle douillet, certes, mais déphasé. Ecoutons la sage Europe supra nationale au lieu de lui cracher constamment à la figure. Aujourd’hui c’est en coopérant, non en la dénonçant et la prenant de haut, que l’on sauvera ce qui est à sauver d’un modèle suranné bien que partant d’idées généreuses, cela va sans dire. L’enfer est pavé de généreuses intentions électoralistes.

Je n’appelle pas à céder au libéralisme, mais à céder à la raison et aimerais fort que les Français choisissent pour prochain Président, un homme d’Etat… pourquoi pas un spécialiste du désendettement d’ailleurs exilé aux Etats-Unis par exemple ?

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