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Présidence Hollande ou le syndrome du Gouda

Posté par gramier le 14 juillet 2011

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Une seule chose doit désormais préoccuper les Français : leur avenir ainsi que celui de leurs rares enfants. Et qui dit avenir, dit 2012.

2012 nous prépare soit un changement de cap politique, soit une continuité. Dans les deux cas, il faudra prendre les mesures qui s’imposent et qui ont été évitées depuis trop longtemps. La fin des cadeaux fiscaux sera une chose, l’augmentation des impôts en sera une autre, mais aussi la réduction des services publiques financés par la dette, qui sont un luxe qu’aujourd’hui, la France ne peut plus se payer face à la Chine et les agences de notation.

Naturellement, on sent bien dans mon discours, un fond de libéralisme lancinant qui doit en révulser plus d’un. J’en profiterai donc pour rajouter que, selon mon humble avis, si l’on se trouve dans cette situation, c’est certes en partie dû à la faiblesse de nos hommes politiques, mais cette partie est congrue… Les principaux fautifs dans ce cas, restent tous ces gens qui se font un malin plaisir à imposer leur point de vue par la paralysie du pays, par les violences de rue, par les manifestations monstres de défense des avantages sociaux acquis qui sont désormais un poids insoutenable pour notre société vieillie et sans enfants ni croissance. Les mêmes qui n’ont comme unique et éternelle solution que de faire payer les riches au nom d’une soi-disant « justice sociale ». Et ce, en dépit du simple bon sens qui veut que les riches soient infiniment moins nombreux que les moyens et que, de ce fait, les réformes ne servent à presque rien si elles s’appliquent qu’à ces salauds.

Bref, même en désaccord avec le fond, personne ne pourra nier que les Français forment un peuple à toujours affronter. C’est traditionnel. Cela vaut pour la droite comme pour la gauche. Elu, populaire le matin, vous serez haï et voué aux Gémonies le soir par vos compatriotes versatiles et mal dans leur peau, qui vous faisaient confiance sans pour autant vous faire un chèque en blanc, ce qui se conçoit d’ailleurs aisément.

Dis moi de quel régime politique démocratique s’est doté ton pays, je te dirai quel peuple il abrite ! La question se pose alors sérieusement : un candidat en position éligible à la fonction suprême de notre pays, peut-il être un faible, un ventre mou, un peureux, un gentillet, un consensuel, une gélatine saveur fraise des bois, un simple démagogue éternellement offusqué par ce qui est « un peu fort de café, tout de même » ?

Pour parler clairement, il me semble qu’une candidature comme celle de François Hollande est en elle-même une insulte, un outrage à la fonction que cet imposteur aspire à habiter. Une telle avanie dans le processus pourrait coûter fort cher à notre pays. Un président faible et sans leadership est un danger absolu dans un régime comme le nôtre.

Les Belges n’ont pas de gouvernement mais, au-delà de la navrante crise institutionnelle que cela représente, ils se sentiront bénis dans le cas où, par le plus grand des hasards, Hollande devenait Président. Son costume d’homme responsable, raisonnable, n’arrivera heureusement pas à masquer très longtemps son incapacité à incarner quoique ce soit d’autre qu’un témoin de la défense dans un procès contre le nutritionniste Dukan. C’est pour cela que, même en tant qu’homme plutôt marqué à droite, je peux dire que j’irai voter pour Martine Aubry aux primaires socialistes pour éviter que la France monte dans la machine à remonter le temps et se retrouve à nouveau sous une sorte de IIIème République mourante d’immobilisme, bouffée par les chèvres, dévorée par les choux que le tenant du pouvoir aura voulu préserver. En fait, je crains moins une Martine Aubry, mère fouettarde des 35 heures et appuyée par une aile gauche passablement fantaisiste et économiquement sous extasie, qu’un sous leader mou et dénué de tout charisme, un mec marrant et sympa considéré comme près des gens et accessible, un président qui roule en scooter, qui a un sourire béat respirant une joie stupide parce qu’il se rappelle une bonne blague d’un copain, hier soir au zinc, pour la petite mousse à la sortie du bureau de l’Elysée.

Hollande élu Président s’apparenterait à avoir recruté un expert comptable avec tous ses diplômes en bonne et due forme, aimable et serviable mais qui vient de se faire licencié pour raison économique – et comme on ne gardait que les meilleurs… L’homme serait le Président salarié des Français. On aurait l’impression d’avoir pour chef des armées, un type qui fait consciencieusement son travail de Président de la République de 8 heures 30 à midi et de 13 heures à 19 heures.

Et cette mascarade d’une réincarnation de René Coty, la France ne peut pas se la permettre. Défenseur des cumulards – le tsunami de ralliement des sénateurs à sa cause est un signe qui ne trompe pas –, du consensus ramolli, homme de la petite phrase, de la bonne blague, leader des maires de villes de Province, de ceux qui ne veulent pas prendre de risques, de ceux qui ne jurent que par la normalité médiocre, ultra provincial au sens balzacien du terme, bien qu’adoubé par le roi fainéant Jacques Chirac, et se croyant supérieur intellectuellement à beaucoup, à commencer par l’actuel locataire de l’Elysée, Hollande incarne un poison qui serait mortifère pour la place et l’image de la France dans le monde.

Hollande, son programme, tout comme ceux qui le soutiennent, ont la saveur d’un jeune Gouda, d’un Babybel. Sous l’offuscation toute rouge bien que très lisse et industrielle, on trouve une pâte molle et sans saveur, sans goût ni grâce…un comble au pays du Munster et de Camembert.

Hollande, par son impudence, sa mollesse et son mépris de la fonction présidentielle, est une menace pour la France. Tous aux primaires ! Aubry Présidente ! Ce sera le message d’aujourd’hui, qui n’engage que moi.

PS: il existe, il est vrai, de délicieux Goudas, vieillis et savoureux, mais ce n’est pas du domaine de la « normalité »

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Message de la rédaction

Posté par gramier le 22 juin 2011

Nouvelle rubrique 

D’un point de vue panoramique, découvrez les faces cachées de l’histoiRe du monde dans notre nouvelle rubirque Cours d’histoiRe avec un grand R. Pour les passionnés de vérité histoRique qui veulent s’évader, rien de mieux qu’un petit voyage dans le temps avec des personnages hauts en couleurs, de l’action et des situations cocasses, tragiques, dramatiques, heureuses…

Alors, laissez vous tenter par déjà trois périodes historiques de choc: l’Antiquité, le Moyen-Âge et l’Epoque Moderne 

Excellent pour les révisions du contrôle, du brevet, du bac, du partiel et de l’agrégation

La Rédaction

 

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L’Antiquité

Posté par gramier le 22 juin 2011

  1. Les conséquences cachées de la victoire de Marathon 

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L’action se déroule dans un endroit, l’année du singe et, dehors c’est l’Antiquité. Pierre Ménès tricote un châle pour sa « mémé » avec une grosse tête de Pierrette Bresse sur fond vert au milieu, Jackie Sardou chante Nana Mouskouri dans le texte, Germaine Lustucru, Mamie Nova, Père Brossard, Nounou d’enfer, Carglas répare, Carglas remplace et Bonhomme Michelin dansent mollement un sirtaki et font une farandole dans la douceur évanescente des rayons du soleil filtrant à travers le vasistas. VGE est en train de manger avec satisfaction un pain bagnat thon-crudités, il est sur sa chaise-pot, a un corps de bébé et sa bavette est toute tâchée, personne ne s’explique pourquoi, c’est ainsi. En somme, un après-midi comme les autres, tranquilou.

Soudain, Phidippidès, le réputé marathonien, déboule tout en sueur, troublant, par un fracas immense, la béate quiétude qui régnait. Il souffle comme un pneu, et on comprend rien à ce qu’il baragouine. Jackie Sardou est très énervée car elle est obligée d’arrêter son récital – elle est bien la seule à être énervée d’ailleurs, tout le monde, au contraire, trouvait ça tout moyen et se réjouit de l’interruption fortuite de cette horrible miaulement, bébé Valéry en babille de joie. Elle se dirige vers Phidippidès pourtant, au lieu de lui offrir une eau minérale pour qu’il se désaltère, elle insulte copieusement le messager à grand renfort de mots tous plus grossiers les uns que les autres. Tout le monde est choqué par la grossièreté de Jackie et s’offusque de cette façon de s’exprimer devant un bébé. Pour la punir, ils décident de jouer au « Fermier dans son pré » et, par le hasard qui fait bien les choses, c’est Bad Jackie qui fait le Fromage et alors que tout le monde hurle littéralement que « Le fromage est battu », ils frappent tous hyper fort sur Jackie pour lui donner une bonne leçon. Pendant ce temps-là, le marathonien est mort et personne ne sait ce qu’il avait voulu annoncer.

Pleine de rage, Jackie Sardou décide de se venger. Elle entre en contact avec Aladin en se faisant passer pour Jasmine, dans le but de lui dérober sa lanterne magique. Mais ça ne marche pas une seconde, surtout qu’elle refuse de se séparer du caniche Zap et que, même en essayant de ne pas trop être vulgaire, Aladin sent l’entourloupe à plein tarin et n’a aucune envie de tomber sous son charme tout relatif. Il fait donc genre il est ami avec le toutou de la rombière le temps de trouver une échappatoire; mais le roquet dégueu est super hargneux et le mord. C’est à ce moment-là que Jackie veut mettre un coup de savate au chien et, ce faisant, laisse tomber son voile. Et tout s’enchaîne. Voyant cette gigantesque indéfrisable rousse toute bigoudée et entendant sa voix gueularde de michetonneuse mi-poissonnière mi-patronne-de-claque-low-cost, Aladin est horrifié et se jette sur sa lanterne, la frotte et, dans une fumée bourrache, apparaît Génie Michou.

Aladin lui demande alors de faire disparaître la mégère qui n’en finit pas de houspiller son clébard qui d’ailleurs couine à fendre l’âme tel un sommier d’hôtel de passe. Mais Génie Michou s’en fout, ce qu’il veut c’est faire la fête, bien décidé à profiter de cette sortie inespérée. Il décide alors d’aller rendre visite à son ami Caligula qui réside à Rome. Il tombe à pique ! Justement, une grande fête déguisée et légère est organisée dans la grande baraque de son copain de vingt ans. Tout le monde est déjà bien en joie lorsqu’on annonce l’arrivée de l’empereur Nez Rond. Et c’est un Michou en tenu d’Adam qui débarque. Il n’est vêtu que d’un nez rouge de couleur bleue façon toute cheap farce et attrape, d’une moustache et d’une feuille de vigne. La foule explose de joie : car c’est signe de fête. C’est un délire bachique et débridé qui saisit les lurons. Génie Michou est ravi de l’effet et oublie qu’il n’est qu’un génie. Il s’amuse comme un petit fou et ne cesse de gueuler « Youpi ». A tel point que les gens en ont raz la coconut et qu’il est viré avec pertes et fracas par le service d’ordre. Il décide donc de rentrer, tout penaud, dans sa lanterne. Le seul souci qu’il ne retrouve plus son chemin et entre donc dans la première canette de Jupiler qu’il trouve, histoiRe de passer la nuit avant de trouver mieux.

Pendant ce temps, Aladin, resté sans défense, a dû se marier avec Bad Jackie. Ils ont fait ça à Urbem Lusus Vegasium, entourés de quelques copains dont Ali Baba, Démis Roussos, Vercingétorix, Cléopâtre, Alexandre le Grand, Socrate, Agecanonix, Jupiter, Pythagore, Régine et Rahan, Lady Nancy Chopard et les Musclés. Sont là de même, les amis de Jackie du début, venus en char à boeufs – voyage crevant. Ils ne la surnomment plus Bad Jackie mais Jackie Lesty, admiratifs qu’ils sont du mariage de cette improbable couguar avec Aladin, même si l’idée en rebute certains, comme bébé Valéryqui trouve ça amorale, mais que l’on calme en lui donnant une poupée Chucky pour qu’il s’amuse. Un mystérieux invité, du nom de Caius Michus, est là aussi : il porte une toge impression Bresse-Bleu et des lunettes toutes tantes.

A la fin de la cérémonie, Aladin se rend compte qu’il s’agit en fait de Génie Michou qui avait pris un nom de scène pour le mariage. Aladin lui demande de faire quelque chose. Michou accepte mais à condition de faire ça après  la soirée de mariage. La soirée se passe et à la fin, arrive un énorme gâteau de mariage. Soudain, le gâteau bouge et Michou en sort déguisé en Arielle la Petite Sirène, qui fait aussi partie de l’Antiquité. Tout le monde est en délire, le Discus Jocus remix des tubes des années 10 avant JC, c’est grosse ambiance, la soirée est chaude, elle atteint son paroxysme quand se font entendre les premières notes de « Tounus et toubronzus » de Rika Zarus. Une telle tension se crée qu’un éclair déchire le ciel, un vent violent se lève, soulevant les toges et dénonçant les imprudents en imprimé tartan s’étant crus en Ecosse, pour le plus grand plaisir de Michou. Ce vent tourbillonne, se transforme en tornade bleue qui balaye tout et emporte Aladin loin de Vegasium, de Jackie et de ce destin qu’il n’avait pas choisi.

Arrivés sur une île déserte, Aladin tombe dans les bras du Génie Michou, en pleurs : « Je savais que tu ne m’abandonnerais pas à mon horrible sort, merci du fond du cœur, ô Génie Michou, tu es bel et bon ! ». Génie Michou de répondre, sourire en coin : « Mais y’a pas de quoi, c’est mon job de génie que de veiller sur toi ! Toi aussi tu es bel et bon Aladin » Aladin regarde la plage déserte sur laquelle ils se trouvent et lui dit « Où avons-nous débarqué Génie Michou ? C’est un magnifique endroit ! » Et Génie Michou, de lui répondre de manière mutine, «  Ici c’est Mykonos mon loup, et tu verras, tu vas beaucoup t’y plaire… » puis il éclate d’un rire sardonique et effrayant. Aladin comprend alors le piège de Bad Génie Michou et est désespéré. Il chougne amèrement à la pensée de ce qui l’attend !

Conclusion : la bataille de Marathon a eu des conséquences cachées mais aussi tarées.

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Michèle Alliot-Moyenne

Posté par gramier le 20 juin 2011

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La France peut enfin respirer: MAM is back.

Après  trois mois d’un silence, pour le moins « assourdissant », comme le faisait remarquer Anne-Sophie Lapix, avec la mesure d’une journaliste, la Mère Michèle, a dû retrouver son chat auquel elle avait dû donner sa langue, nous vous laissons faire le lien… Toujours est-il qu’avec le chat et la langue, elle a aussi retrouvé son envie de saucer qui se traduit, en « sauce-langue » par « mon envie, jamais éteinte, de servir les intérêts des Français », qualité commune à l’ensemble de la classe politique. 

Mais nous ne saurons être mauvaise… langue, car MAM ne revient pas pour rien. Loin de là, et comme beaucoup, Dimanche + à peine terminé, nous avons enfilé un caleçon – oui nous regardons la télé en Adam, pour plus d’osmose – un short, un petit polo et des tongs à la va vite, pour dévaler les escaliers de notre immeuble et nous engouffrer dans le premier Proxi-Marché venu en criant : « où est votre rayon vins mousseux, Monsieur l’épicier s’il vous plaît, il y a urgence ! » Car comment rester inerte dans son canapé et se contenter de zapper, alors que la plus grande nouvelle, depuis le 8 mai 1945, venait de nous parvenir : MAM se veut être, aujourd’hui, la voix des classes moyennes.

25 millions de Français, jusqu’alors dans le mutisme le plus complet – coincés entre ces assistés de pauvres, pour qui il faut toujours payer, et ces voleurs de riches, qui vivent des rentes de leur capital immonde hérité, sans se soucier des conséquences que cela peut avoir sur la vie de ceux que touchent la crise, les vrais, les déchus, les « cochons de payant », les écrasés, les oppressés, les oubliés, les damnés de la taxe, les forçats de l’impôt, masse anonyme, dont on  a beau jeu de comprimer à l’envi des revenus toujours amoindris, à ne plus savoir qu’en tirer, si ce ne sont des larmes, jusqu’à ce qu’ils soient appauvris et, courbant l’échine, qui finiront réduits à l’état de « classe populaires » – ont, d’un coup, trouvé leur mégaphone, leur Sparctacus, leur John McLane, leur Martin-Luther Queen, leur Peter Panpan, leur capitaine Pet-Flamme, leur tête de ponpont, leur figure de prout, leur pilote dans l’avion : MAM, amazone indomptable du combat contre l’injustice.

D’aucuns se verront rassurés, mais à ceux-ci nous voulons hurler : « c’est un peu court, camarade moyen ! Et pourquoi ne pas dire, aussi, que vous êtes serein ? » Car c’est tout simplement une explosion de joie qui doit nous prendre, un délire éruptif, une perte de contrôle de son émotion en mode « psychiatrie clinique » : enfin, tel le peuple de Dieu, errant dans le désert, nous avons un signe que nous ne sommes plus seuls, que le Bien triomphe toujours du Mal et que dans son amour, le Christ ne nous laissa pas uniquement le Saint Esprit, après son Ascension, il nous laissa aussi MAM pour veiller à nos intérêts, nos livrets A, les si beaux Pascals, au chaud et au sec, dans nos bas de laine et dessous nos matelas, nos LEP, nos studettes à la Grande-Motte et nos séjours en all-inclusive à Djerba. Quelle meilleure avocate que MAM, qui, comme nous, aura vécu l’iniquité de tant donner sans rien en retour en sa chair, la salive rancie par cette impression amère d’avoir été le dindon d’une mauvaise farce ? Tant de conviction dans ce petit bout de femme, tant de volonté ! Qu’elles sont immenses les perspectives, qu’il semble doux l’avenir. « Santé à toi, voisin moyen ! Que le jus de la treille égaye nos SICAV et nos assurances vies. Nous resterons moyens, elle l’a promis. Elle nous protègera. Réjouissons-nous ensemble, trinquons, jouez hauts bois… Essuie tes larmes et lève ton verre  à la santé de notre classe, de sa langue non fourchue et des chats ! »

Eh oui, qui aurait cru… Notre MAM, c’est bien cette même MAM, ex-ministre de tout et virée pour incompétence notoire après neuf années, nous l’avons dit, de ministères, mais surtout de sauce à pleine louche, tous quignon dehors. A en perdre son latin ! MAM, dont le secret de la longévité a été de ne rien faire, rien dire, se lover dans les maroquins régaliens comme d’autres, dans des plaids en alpaga-mohair Hermès à Courch 1800, justifiant son immobilisme crasse par quelques sorties en Afghanistan, mais limitant le reste de ses activités à buffeter les copieuses marmites de sauce de la République, avec son copain comme coquin, le réputé sauceur POM Happy, aussi Tunisien qu’elle mais, allez savoir pourquoi, toujours ministre…

Bref, vous l’aurez compris, cela ne vient que nous redonner la preuve que nous oublions vite et qu’il en va de la mémoire des Français comme de celle de Leonard Shelby de Memento… trois petits mois et puis oublie.

Elle évoque son erreur de communication quant à son voyage controversé… Taylor et Brafman devraient penser à cet argumentaire aussi. Toujours est-il que la chenille a fait peau neuve, trois mois de chrysalide pour la plus belle des brahméides*, ça valait le coup d’attendre!  c’est bien dans les vieux pots qu’on fait les meilleures sauces : une fois encore, une magnifique leçon d’enfumage nous a été donnée, à titre graisseux, par une professionnelle de la mouillette, la Duncan McLeod de la droite ayant pour sabre son quignon, maîtresse incontestée et immortelle en l’art de gloutonner à la mode républicaine. Et MAM, en bonne magicienne de l’entourloupe médiatique, en bonne bourgeoise de Région bien cheap, aussi assurée de sa légitimité à l’ouvrir que Van Damme à parler philo, avec son costume de néoplouto-démagogue kit Isabelle-Balkany  (bagouse-au-petit doigt-tailleur-pantalon-beige-chemisier-blanc-coupe-courte-balayage-perle-à-l’oreille), de nous rappeler, par son débit incessant de paroles et ses affirmations invérifiables par la plupart d’entre nous concernant sa glorieuse et prégnante présence au gouvernement, que de toute façon, malgré ce que l’on croit, c’est pas au vieux Phœnix qu’on va apprendre à renaître de ses cendres !

  * Brahméide de Hearsey, papillon dont les ailes sont en trompe l’oeil

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Le Moyen-Âge

Posté par gramier le 17 juin 2011

  1. La Guerre de Cent Ans

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C’est la nuit et dehors, il y a la guerre de Cent ans. Justin Bridou et Monique Ranou sont en train de parler sac à main et couille Darel en bouffant des olives et sirotant une eau plate, losqu’une escouade de preux chevaliers fait soudainement irruption dans leur appart’ et demande asile. Les deux amis ne sont pas très contents car même s’il fait nuit, c’est pas une raison pour débarquer ainsi. Mais bon, puisqu’ils sont là, et que c’est la guerre de Cent ans, aux grands maux, les grands remèdes, ils leur offrent une verveine, des échantillons de crème de jour Yves Rocher et en profitent pour tirer les rois. Les preux chevaliers sont fort satisfaits. Ils remercient poliment leurs hôtes et en profitent pour saccager de joie l’appartement, voler des 45 tours dédicacés de Miss Dominique, assommer Justin Bridou et lui piquer son béret.

Les deux compères sont bien remués par cette histoire. A peine remis de leurs émotions, ils filent tout droit voir l’inspecteur Michou, qui tient une taverne-dancing-relais-de-poste à quelques lieues de là, bien décidés à lui confier cette mystérieuse affaire. L’inspecteur Michou, qui fait aussi détective privé et gendarmette, tout auréolé du succès de ses enquêtes passées : le procès des Templiers, la conjuration des Pazzi, l’attentat d’Agnani, la Bête du Gévaudan, les ferrets de la Reine , le retour de Martin Guerre,  le meurtre de Roger Ackroyd, le Da Vinci Code, mon curé chez les ploucs, le Titanic, la Guerre Froide, etc, accepte avec un empressement suspect cette étrange affaire, mais pose ses conditions étranges : tout au long de l’enquête, Justin et Monique devront s’appeler Sylvain et Sylvette, l’appeler Panpan le lapin et au final, lui verser huit-cent-quatre-vingt-cinq sesterces sur un PEL au Crédit Mutuel de Noyelles-les-Vermeils près de Béthune. Les deux amis trouvent ça trop taré alors ils s’en vont en ricanant.

Ce n’est pas pour autant que la Guerre de Cent Ans s’arrête. Quelques temps plus tard, Michou est Jeanne d’Arc. Il a une combi bleue en guise d’armure et tous les soldats trouvent ça hyper gay, mais ne disent rien car Michou d’Arc, comme il se fait appeler, les mène de victoires en victoires, cheveux au vent, tambours battant. Il n’est armé que d’une baguette de fée et d’une tétine, il chevauche un poney nain fluorescent nommé « Crottin » sur la tête duquel il a attaché une fausse licorne en plastique qui clignote, ce qui fait peur aux Anglois qui trouvent qu’il faut vraiment être complètement tripoté de la bombonne pour se trimbaler, mis de la sorte, sur les champs de bataille. Le roi Charles VII, qui a eu ouï dire des exploits de Michou d’Arc, décide d’une rencontre à Chinon le 25 février 1429 et pour pouvoir l’observer, se cache parmi la foule. Mais Michou, qui a un septième sens en plus de celui de murmurer à l’oreille des hiboux, du haut du podium sur lequel il fait un photo-call pour Modes et Travaux et Biba, sent le roi, le détecte, et le hèle de manière toute mutine: « Vous là ! Oui, vous, là, le Roi ! Wouhou ! J’vous ai vu, faîtes pas genre… ! Alors, on fait sa timide ? Bouhhh ! » Le roi est tout penaud et a un peu honte de s’être fait démasquer. Beau joueur, il s’écrie tout de même « Vive Michou d’Arc ! Longue vie au Royaume de France ! No pasaran ! Nous sommes tous des Playmobiles ! » La réflexion laisse tout le monde coi. En effet, cela sonne tellement insensé ! Tout de suite Michou crie : « A moi la garde, arrêtez le Roi, il est fol ! » Et tout de suite, des hommes en blanc arrivent, saisissent le monarque déchu et lui passent une camisole. Il termine en observation dans une chambre capitonnée à Saint-Anne après lui qu’on lui a fait une bonne piqûre. D’où sont nom de Charles le Fol. Michou crie alors : « Le Roi taré s’est fait coffrer : vive le nouveau Roi ». Et c’est l’avènement de Louis XI.

Tout le monde éructe sa joie. Les gens vont au Flunch et au Buffalo Grill, puis se parent de leurs plus beaux atours et décident de fêter le nouveau Roi.  Une énorme fête est organisée dans tout le Royaume et tout le monde danse hyper fort en serrant les dents sur des estampies, des tresques et des tarentelles endiablées. C’est alors que Michou prend un violon et lance un Cotton Eyed Joe qui enflamme littéralement le pays, accompagné de Roselyne Bachelot au banjo et Gérard Depardieu au solo de voix. Il se fait désormais appeler Lady Cowboy et commence une tournée dans toute la France. Il distribue des baudruches à son effigie et des mains géantes. Tout le monde est complètement en délire en écoutant cette musique et guinche à en devenir blonde et notamment les copagnonnes de Michou : Rika, Nancy, Cachou, Régine, Catherine Ringer et quelques Claudettes sur le retour.  Tout le monde apprend la choré par cœur et devant ce succès, Lady Cowboy et son nouvel homme de confiance, Footix, décident d’organiser les JO en France ainsi qu’un tournoi international de Uno. Aussitôt dit, aussitôt fait. Et la France gagne les JO mais le tournoi de Uno est remporté par la Belgique. Une énorme fête est malgré tout organisée pour célébrer cette victoire en demi-teinte.

Mais Louis XI voit d’un mauvais œil la popularité grandissante de Lady Cowboy-Michou. De plus, les caisses du Royaume sont désormais vides et les gens en ont ras le ponpon des frasques interlopes de Michou et sa cour, composée principalement de personnes âgées émos qui dansent continuellement le Shuffle autour de lui, mais tout lentement car ils ont déjà des heures de vol et ne sont plus de la première fraîcheur. On décide de le faire brûler. On installe un bûcher à Rouen, ville fleurie, et on attire Michou dans le piège en laissant traîner une guêpière bleue ayant appartenue à Valérie Damido. C’est une idée vraiment pas bien fute-fute mais bon, c’est pas encore l’époque des Lumières (référence à Voltaire, Diderot, Philippe Lucas…) Michou tombe dans ce piège grotesque et est brûlé vif. Pourtant, il ne meurt pas ! Au contraire, il se transforme en feu d’artifice exclusivement bleu et s’évapore dans la noirceur de la nuit froide sous les « Oh la belle bleue » des badauds ébahis  parce ce flamboyant spectacle, son et lumière aussi ravissant qu’inopiné. D’aucuns diront tout de même qu’il est repassé ensuite pour reprendre son masque double face Danielle Gilbert/Dari Boutboul , son déguisement de Milou, son CD de Eve Angeli, son Alf en peluche et sa BD Cubitus, qu’il avait oubliés et dont il avait besoin pour un projet dont il n’a rien voulu dévoiler.. . Mystère et boule de gum.

Ensuite, c’est la fin de la guerre de Cent Ans. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, on apprenait quelques jours plus tard que la Guerre de Troie n’allait pas avoir lieu, que les trois coquins qui avaient saccagé l’appart de Justin et Monique au début de l’histoiRe n’avaient jamais existés et qu’il s’agissait en fait d’affabulations des deux producteurs de charcuterie industrielle. Le peuple entier s’accorda pour trouver ça vraiment tout pourri comme mystification et qu’il fallait vraiment être dépoté de la carafe pour aller inventer des trucs aussi lamentables. On organisa tout de même une grande fête.

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L’époque moderne

Posté par gramier le 16 juin 2011

  1. La Révolution Française

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Tout a commencé ainsi : Patrick Braouzec, Lyne Cohen-Solal, Maïté, Madame Soleil et Indra dansant la carmagnole et le très libertaire Jacques Langues au flutiot. Dehors, c’est la Révolution Française, nous sommes en 1789, et les chaises en plastiques n’ont pas encore été inventées. Mais ce n’est pas seulement la Révolution, c’est aussi c’est Thanks Giving. Alors, tout le monde est hyper colère, mais en même temps hyper plein de joie, car Thanks Giving, c’est une fête qui représente beaucoup. Jacques Langues veut profiter du fait que les gens soient un peu déroutés, pour prendre le pouvoir. Il veut faire décapiter le Roi Louis XVI et pour cela il envoie son fidèle écuyer Michou, déguisé en Dani, la chanteuse, faire courir la rumeur que le Roi n’est pas Louis XVI mais que son vrai nom est bien Emile Louis XVI et que le peuple doit le guillotiner. Il est aidé dans sa tâche par  son Camille Desmoulins à lui, Robert Ménard, qui vente la peine de mort dans les colonnes du Vieux Cordeliélier, mais ça ne fonctionne pas. Alors, il décide en même temps de montrer au peuple que le Roi est un salaud car il empêche les plus pauvres de fêter Thanks Giving avec une dinde. Pour ce faire, il demande à Michou de se déguiser en dinde et de faire cocorico et le promène en laisse dans les rues boueuses et sombres du Paris Fripon. Michou en a vite marre et voit que Jack l’utilise à des fins personnelles. Il s’en plaint par pigeon voyageur à Laurence Boccolini qui s’en fout car elle est en train de se faire un sushi avec Valérie Expert et elles parlent macramé. Et c’est un Michou très fort déçu et dépité face à l’apathie du coeur de son amie et confidente Laurence. Pourtant, c’est la vie! Il décide donc de rester donc avec Jacques Langues en attendant son heure, qui, faute de succès, essaie de proposer au Roi des Réformes « Gagnant-Gagnant ».

Le Roi l’écoute d’une oreille attentive et accepte de transformer la Révolution Française en Fête à Neuneu pour supprimer la menace que représente pour lui ce Thanks Giving « moyen-moyen« , selon les mots du machiavélique Jacques, et sa pénurie de dindes sans précédent. Et ça fonctionne! En récompense de ses bons conseils, il donne à Jack le grade de grand alainminc du royaume et à Michou, le poste de grande chambellane. Michou est gourmand, il veut aussi être anobli. Le Roi, dans sa grande bonté, accède à sa requête et lui donne le titre de Baronne. On l’appelle Baronne Lafête et ses armes sont serpentins d’azur sur parti, émanché d’or et d’azur de quatre pièces, les extrémités pommetées . Ses dames de compagnie sont Nadine de Rotschild, Dame Chopard-Sain, la Baronne Brandstetter, la Maréchale Régine de Choukhroun, la Grande Duchesse Cachou de Mouy – fille spirituelle de cachou et Vanessa Demouy -, la Princesse Orlanda de Dalido  et Peau d’Âne. Ils organisent un grand bal nuisette au Palais du Louvres pour fêter cet événement, durant lequel ça guinche sévère sur les meilleurs branles, courantes, menuets, cotillons et passacailles du moment. La Baronne Michou Lafête adore surtout la branle qu’elle danse avec acharnement, suant à grandes eaux. Le peuple oublie Tanks Giving et la Révolution, il ne pense qu’à la Fête à Neuneu et chacun prépare activement ses merguez, ses bières, son stand de Chamboule-Tout, son parcours de course en sac, sa pêche à la ligne et en profite pour faire le tri dans la chambre du petit car un vide grenier a aussi été annoncé. La famine est oubliée, les gens mangent du Pain Jacquet à tout va, les enfants y tartinent même allègrement du beurre de cacahuètes et Michou dans un élan inouï et généreux fruit d’un irrépressible besoin de donner de l’amour, fait distribuer des extincteurs vides, des déguisements de Miss Piggy du Muppet Show, des calendriers de l’année précédente, et des photos faussement dédicacées de Barbara Cartland. La liesse s’empare du peuple qui aime le tour nouveau pris par les évènements!

Ensuite, avec Jacques, ils décident de tout de même guillotiner le boulanger, la boulangère et le petit mitron. Langues choisit un nom de scène: Robespierre. Tout le monde s’amuse bien à la fête de l’Etre Suprême NTM, mais les gens se lassent de tant de fun, de soirées sympa, de cocktails, de vernissages, de la « sexy tax », de la « party tax », de la « brunch tax », des lois sur l’obligation de fête, l’interdition de se coucher avant 3 du mat’ même pour les animaux de ferme, de l’obligation de mettre des guirlandes limineuses de partout ou cela est possible, même sur les cornes des chèvres, passée par décret, du nouvel hymne national – le remix techno des Prisons de Nantes, qui va hyper vite et qui rend taré -, des frasques de Michou qui tyrannise le Polit Buro avec des imitations ratées et grotesques de Dita von Teese ou se fait passer pour Sisi Impératrice en hurlant à qui mieux mieux qu’il a du Sang bleu, des non-anniversaires et des enterrements de vie de garçonne de Michou imposés à tous et décrétés fêtes nationales et chômées, du culte de Jean Marais dans Fantomas, désormais religion d’Etat, de la déclaration des Droits des Tantes, dite la « Déclaration Ma Tante », qui régit les lois, ainsi que du Cocode Civivile incompréhensible car raturé, avec des tâches de miettes de croissant, des fautes et du blanc, des pendaisons de crémaillère quotidiennes, qui rapidement deviennent des guillotines de crémaillère, puis des strangulations de crémaillères, puis des noyades de crémaillères et, enfin, des fusillades de crémaillère. Bref, nous retrouverons Jacques au cours de l’histoiRe de France, car Jacques est immortel, mais pour l’instant, le peuple décide de le guillotiner un peu, histoiRe qu’il se calme. (L’histoRiographie moderne a ensuite montré, preuves immatérielles à l’appui, que cette exécution intervint après une conspiration de Michou, devenu, entre temps la Générale Michou de Cathy, montant en Amazone et se disant être la nouvelle Jeanne d’Arc, figure devenue populaire avec la victorieuse campagne d’Italie). Puis Napoléon arrive et l’histoiRe reprend son cours normal. Au global rien de foncièrement changé si ce n’est le château de Versailles dont les façades ont été nettoyées de cette épaisse couche de peinture Bleue Dulux Valentine, et le fait que le peintre Jacques-Louis David ait arrêté la peinture pour devenir coiffeur et créer sa propre ligne de shampoings sous le nom de Jean-Louis David. Voilà.

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Quel bon sens, ces Français!

Posté par gramier le 10 juin 2011

« Comme beaucoup d’herbivores, sans aucun doute, les Français souffrent de la sécheresse… » Pape Diouf

Les commentaires des lecteurs sur les sites des différents quotidiens et hebdomadaires français, sont souvent cocasses, navrants, voire d’une bêtise ardente et d’un niveau de pertinence et d’acuité proche de celui des températures des pôles en hiver. Mais il est mal de juger négativement ainsi, en bloc, ce moyen d’expression populiste  cet égout démocratique et participutatif, suintant le ressentiment,  cette fausse sceptique gastro-sociétale, ce repère d’inspecteurs gadgets « cheap » à qui « on ne la fait pas« , de Mme Dugenoux lepeno-hollandiste aux états d’âmes aérocoliques et aux éructations fermentées de rancoeur unanime, au relents amères et acides d’excédent bilieux  car cela reviendrait à penser que les Français sont bêtes à tondre le bitume. Ce qui n’est pas vrai… sans être foncièrement faux non plus. La nuance est requise : les Français sont hilarants.

Il nous semblait malhonnête que de garder pour nous ce morceau conséquent de sagesse populaire, illustrant à merveille la substantielle essence des joutes d’esprit à la française, tant au niveau du comptoir qu’au niveau des responsables politiques élus eux-mêmes. Les chiens n’élisent pas des chats, a-t-on coutume d’entendre. Ceci expliquera sans doute cela.  

Nous vous laisserons juger sur pièce, mais pas sans vous remettre, au préalable, les clés du contexte incongru dans lequel à pu se développer tel échange épicé. Et c’est peu dire que la situation prête elle-même le flanc à l’ébaudissement des indécrottables critiques, doués principalement de méchanceté stupide, que nous sommes.

Ainsi, on se trouve ici sur les commentaires des lecteurs avisés du Figaro, offerts aimablement à la suite d’un article savoureux sur le processus de « présidentialisation », lent mais sûr, tout du moins désiré et engagé, de celui qui, à n’en pas douter, sera le prochain plus haut représentant dans le monde, de la France : Hollande.  En tout état de cause, le sujet inspire et donne lieu à de vifs échanges à fleuret moucheté entre Berny11 et Roquentin.

La hauteur plantaire du dialogue reflète parfaitement celle de l’intérêt qu’il convient de prêter à la candidature du socialo-chiraquien à la magistrature suprême, candidature aussi vitaminique, porteuse d’espoir, vigoureuse et stimulante qu’un épisode de Derrick, un lendemain de Noël gris et froid, à l’heure de la sieste, dans la touffeur d’une maison de retraite surchauffée.

Mais, foin des paroles inutiles et du verbiage : la perle qui suit se suffit largement à elle-même.

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Je fais la carpe, tu fais le lapin?

Posté par gramier le 6 juin 2011

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« Tout est dans tout, et réciproquement«  Michou

Quelle révolution dans les mœurs que les mariages transgenres qui permettent de chavirer les normes infamantes et liberticides d’une société de l’exclusion de l’altérité, de la fermeture, de la négation de l’homme et de la femme dans leur surmoi vagino-rectal. Quelle infamie, à l’heure de l’IPad et de la cuisine moléculaire, de savoir qu’un état moyenâgeux,  la France, refuse à l’ensemble de ses citoyens les principes mêmes qui fondent son unité nationale : la Liberté et l’Egalité, et par là, se nie lui-même. Les symboles dépassés et castrateurs de cette culture judéo-chrétienne qui écrase, avilit, frustre, nie, aveugle et radicalise – cette culture qui impose, par la force et le meurtre, le primat monopolistique de l’hétérosexualité en tant que modèle, de même que les nazis imposèrent en leur temps, le modèle aryen – sont un appel à la transgression pour que cette devise gravée avec force burins et marteaux au fronton des écoles de notre République, puisse un jour faire sens.

N’est-il pas odieux, inhumain, criminel même, que d’immoler ainsi la multiplicité objective et la complexité inversée des identités génito-sexuelo-sociales en leur perspective mégalo-archéotypique d’une émancipation plurielle ? Et ce, dans l’acception de la diversité comportementale depuis une anti-contrainte primitive jusqu’à la négativité déficiente du moi reflexif démodèlisé ?

Pour l’invention d’une nouvelle forme prototypique et multisexuelle d’orientation ano-sociétale, il s’agit de retourner la transgression pour dévier la norme, et en faire une redéfinition auto-dynamico-constructiviste et démostructurante d’elle-même. Il est plus que pressant de libérer le moi éducatif moulé dans le rigorisme et le sentiment dénégatif imposé par les élites conservatrices luttant contre le progrès, de son carcan intellectuel passéiste.

Heureusement, nous avons en France des résistants tels que Noël Mamère, feus Guillaume Dustan et Michel Foucault, Nathalie Artaud, Patrick Sébastien, Catherine Millet, Gérard Miller, défenseurs de l’universalité pluri-égotique de l’amour, progressistes et véritables pourfendeurs de cette société étriquée. Il y surtout des héros ordinaires, des visages militants de ce combat essentiel. Et la preuve nous est venue ce week-end, de Nancy, ville dans laquelle, la loi inquisitrice s’est vue infliger un revers cuisant, façon attentat d’Anagni. La mairie se voyait contrainte de marier un homme de 59 ans devenu femme et lesbien, mais resté homme pour l’état civil, avec sa partenaire de 32 ans sa cadette femme mais lesbienne. Le premier mariage lesbien transgenre « hétémosexuel » a-t-il quelque chose de choquant ? Au contraire ! Quelle victoire ! Quelle avancée ! Quel progrès ! Formidable ! Cela méritait bien une petite marche des fiertés « lesbiennes, gay, bi et trans », pour fêter l’issue heureuse de cette bataille.

Mais le combat ne fait que commencer ! Comme le rappelait un réputé ministre, le 31 janvier 1991 à la manifestation Gay Pied : « La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages ». Car tout reste à faire. Et combien de Stalingrad encore avant que la morale, mitée de morgue paulinienne, tombe avec le mur des tabous, telle une statue de Lénine après la chute du Mur ? Le droit inaliénable du sexe à disposer de lui-même, à l’interexpérimentalité désorientatrice et décontingentée, pour qu’enfin les parents ne soient plus empruntés en devant expliquer à leurs enfants ce dont on accuse DSK ou Georges Tron ! Pour qu’on en finisse avec le puritanisme et puisse contempler la génitalité aux heures de grandes écoutes, sans litote ni métaphore filée! Pour qu’on puisse aborder clairement la face cachée de la lune et l’autre rive des plaisirs coïto-séminaux sans honte, tous, ensemble, dans une diversité libératrice : une société qui jouit, qui aime, une société tactile et respectueuse, une société assumée de déhiérarchisation des reperds moraux, voilà le vrai combat !

Cette expérience fut prégnante… C’est d’ailleurs après cela que Villepin et Borloo ont pu être tentés par une alliance, elle aussi, contre les normes, pour que la nature reprenne ses droits. Qu’y a-t-il de condamnable dans une envie de saucer à deux, de croiser le croûton, de montrer quelle jouissance il y aura à partager un grand bol de sauce fétichisé ? Rien ! Alors que les tenants de l’honnêteté politique aillent découvrir les plaisirs de la traite avec les traîtres plutôt que de juger arbitrairement, de pugiler allègrement. Ces deux là ont un tickets, ils ont évasé la corolle de leurs sens moral, pour une pratique assumée de l’interpénétration idéologique. Les barrières sont enfin tombées. Ils envisagent une union libre avant un mariage. Il veulent montrer que le modèle homogénético-politique de l’UMP ne correspond plus aux aspirations les plus profondes des électeurs de droite. Après un coming-out en homopolitique anti-majoritaire, ils veulent s’unifier pour dépasser et recréer une identité au-delà des sensibilités partisanes, bonnes pour les sachants imbus et élites politico-médiatico-sondagières, une sorte de républicanisme social et gaulliste picto-sociétal incluant un projet sur un axe hypradémocratique et radical, une généticité du respect et un nouvel abord participo-anticipatif et alternant des fonctions de pouvoir. Pour être plus clair, une modèle fondé sur une désegmentation structurelle atmo-didactique et crypto-discursive en pleine filiation apatho-profitocratique. En gros, ils veulent rappeler qu’ils avaient eux aussi droit d’accès au buffet et que c’est pas un futur ex-président autocrate qui va les en empêcher. Ils ont décidé de faire transgression commune, de renverser le subversif, de rassembler tout ce que la droite compte de sauceurs résistants, de Paillé, à Rama Yade, en passant par Bockel, Jégo, Morin, en somme, ceux qui, en plus de la collaboration, avaient fait de la soumission leur vocation mais qui, après qu’on leur a enlevé la réduction de veau et le quignon, ont fait de la dénonciation de la compromission, sur l’air des lampions, leur mission.

Attention : il s’agit là, de l’émergence protohétérotrophe d’un CNR moderne. C’est énorme ! Borloo tend la main à Villepin, qui tend la main à Bayrou, qui retrouvera donc Morin, qui l’a trahi… Certes, on est encore loin de la finalisation, ce ne sont que les préliminaires d’une redéfinition du rapport incestueux et cathartique entre frères ennemis, mais les victoires, même modestes, s’accumulent : la Confédération des Centres, puis, ce dialogue étrange…

Ah ! La Liberté des sauceurs à disposer de leur propre fond de plat, de leur propre bol, de leur propre quignon. Et si, par le plus grand des hasards, ils venaient à ne pas être au second tour en 2012, lors de l’élection, qu’au moins, ils puissent faire perdre l’UMP pour dévoiler au grand jour combien le modèle hyperprésidentiel sarkozyste est dépassé, combien cette imposture est devenue l’ictère catarrhale d’une démocratie asphyxiée.

Ce qui est fort c’est que « à la manière de et contrairement à » Eric Besson ou Jean-Pierre Soisson, ils veulent croire en la victoire prochaine l’altérité dédouannée et assumée du changement intempestif de crémerie. Ils croient en eux-mêmes. Certes, ils ont de gros besoins mais ils savent les assouvir, au-delà des qu-en-dira-t-on éphémères. Ad libitum salsa…

Dans ces deux événements, rien d’épisodique, « it’s the begining of a new age » chantait l’interprète de « take a walk on the wild side ». Seulement des grandes promesses d’un futur nouveau et heureux. Une expectative radieuse, pleine d’aspirations profondes à enfin pouvoir reconstruire un sens défécondateur de la jouissance, goûter le suc de la permission transgressée, sans chaînes – amateurs de sensations SM mis à part – car nous le savons tous, au-delà des paroles, l’obsession vitale de tout être humain reste: tremper l’biscuit.

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Don Quichoque…

Posté par gramier le 3 juin 2011

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La démondialisation et le concept de Protectionnisme pourraient bien être, les deux faisant la paire, une des thématiques centrales de la campagne présidentielle. Et même si c’est une position tenue par la gauche de la gauche et l’extrême droite, elle a quelque chose de sage, une fois n’est pas coutume.

Nous avons eu vent d’une passe d’arme, à ce sujet, par interviews interposées, entre le tenant du capitalisme façon maîtres de forge mâtiné de réceptions mondaines entre copains-coquins et visiteurs du soir, Alain Minc, et le député robespierriste de Saône-et-Loire, le fringuant rhéteur Arnaud Montebourg.

Le premier rangeait, au détour d’une phrase furieuse, Marine Le Pen et le marchand de sable Montebourg, président du mouvement « Des Idées et des Rêves », dans la même catégorie, celle des « connards », entendez par là, les hérauts d’une critique de la mondialisation imposée par certains et subies par beaucoup. « Connards », élégant, constructif. Il semblerait que la fréquentation trop assidue des boudoirs de l’Elysée ait eu des effets inattendus sur le langage normalement châtié du notre Raspoutine paul-loup-sullizerisé. A moins que ce soit lui, qui, par ses excès de langage, insoupçonnés jusqu’alors, ait inspiré la plus glorieuse sortie de notre Président, le désormais anthologique « Eh ben casse-toi, pauv’con ». Qui de l’œuf ou de la poule…

Passée la circonspection, essayons de comprendre et d’analyser.

Alors, que l’obsession de régulation migratoire des représentants en idéologie low-cost de « Droite Populiste », puisse prêter le flanc aux insultes, on pourrait le comprendre. Les tragédies humaines, l’extrême émotion qu’elles peuvent susciter – on est encore sous le choc de cette barge de migrants partis de Libye ayant chaviré avec plus de deux cent cinquante personnes à son bord – mises à côté du « mais remettons les dans les bateaux » de la délicate députée Chantal Brunel, aurait pu nous y mener. Pourtant les tenants de l’immigration droitdelhommiste à la gauche de la droite, au centre, à la gauche du centre, à la droite de la gauche, au centre de la gauche, ni à la gauche de la gauche, n’y sont pas tombés.

Alors de trois choses l’une : soit les enjeux économiques portent plus au déchaînement des passions, parce qu’il s’agit d’argent… mais on ne va tout de même pas reprocher aux humanistes de ne pas être vulgaires, soit être de droite rend grossier, fort probable mais un peu court, soit que les enjeux de l’enracinement d’une idée de démondialisation dans la société sont tout simplement désastreux pour Monsieur Minc et ses puissantes connivences dont il se fait le zélé copain-avocat-conseil-guru-mégaphone, et les fait… s’emporter.

La problématique posée par les « démondialistes » se conçoit bien et s’énonce clairement : la mondialisation, sous couvert de libre échange, d’élargissement des opportunités et perspectives de croissance et de développement, a contribué à enrichir les tenants des capitaux, grâce à la délocalisation de la production dans les pays à bas coûts, et parallèlement, à la désindustrialisation des pays consommateurs, au chômage, à la contraction de dettes gigantesques et socialement mortifères, à la spéculation, à la crise financière, en somme, à beaucoup de nos maux actuels… La démondialisation et le protectionnisme qu’elle sert, notion nouvelle pour nous, dont nous traitions il y a peu sur ce même journal (ici), prêche le rapprochement de la production et de la consommation au sein d’une grande région telle que l’Europe.

La mondialisation a bien des aspects positifs, elle lie les nations, donne potentiellement accès à beaucoup de choses, elle évite les grandes guerres… Mais les guerres de tranchées et champs de bataille se muent aussi vite en guerres commerciales, dont on ne comptabilise pas les morts – famines, pollution – et en terrorisme meurtrier – né de l’utilisation déviante, par des fanatiques, de ce sentiment, exacerbé chez les plus exploités, d’être des victimes immolées sur l’autel du profit.

Le développement est d’une forte complexité et nous laisserons le lecteur cultiver la question, si cela lui sied, par ses propres moyens.

En écrivant  cet article que d’aucuns trouveront grotesque, à n’en point douter, ne naît pas en nous une foi en la pureté des intentions du procureur Montebourg – bien qu’il reste un des plus brillants éléments de sa génération de députés et, par sa verve et son implication, redore le blason de la fonction qui souvent s’étiole face à la pauvreté des interventions de nombreux jeunes loups de la politique ; Montebourg est une figure balzacienne dont l’ambition, même mue par la sauce, est plaisante et stimulante. L’homme est simplement la voix médiatique d’Emmanuel Todd. Todd pense, préface – co-écrit ? –, Montebourg signe, promeut Votez pour la démondialisation, puis se fait chantre et grave sur son curriculum, peu brillant pour un jeune de son âge, la paternité politique de cette idée – qui pourtant nous semble dédouanée de toute dépendance partisane –, croyant sûrement laisser sa cicatrice dans l’Histoire, à voir. Ensuite, est-ce que l’idée est réalisable ou non, ce n’est pas son problème immédiat, mais bien son argument électoral.

Lieu commun : le sentiment politique s’est profondément désenchanté. Les grandes promesses à bas coût – plus aucun sans-abris, le SMIC à 1500 euros par mois – que l’on savait purement démagogiques, sont mises naturellement au passif du candidat lorsqu’il se présente à nouveau devant les électeurs. Et aujourd’hui, l’électeur ne croit plus à grand-chose, refuse de penser, et vote par révolte puis par défaut, quand il vote. Mais, il y a les objectifs, les stratégies de long terme, les impulsions de longue haleine, qui font aussi la politique. Comment espérer changer le monde si on ne parle plus que de projets de limitation de l’immigration et de pouvoir d’achat par la relance des salaires… dont l’issue dépend d’ailleurs intimement du visage à venir de la mondialisation. Oser traiter ces sujets complexes avec les Français, ça ne sera sûrement pas payant électoralement, mais sur le fond, c’est digne d’un homme politique responsable que d’en faire la publicité et ainsi d’imposer le débat. Le temps de la démondialisation – courant sur une dizaine, vingtaine, trentaine d’années – n’est pas le temps des élections, seulement, nous avons aujourd’hui, plus que jamais, besoin d’idées nouvelles et fortes pour impulser et orienter l’avenir de notre société française, dans l’Europe et dans le monde. Pour autant faudrait-il que les élites invitent, comme il se doit, ceux qui les écoutent et aux dépends desquels elles vivent, à la réflexion, à l’élévation et au dialogue… Messieurs Minc et Ferry compris.

Nous ne votons pas à gauche, mais nous saluons les effets du plaidoyer de Montebourg intelligent pour lui-même et remercions Emmanuel Todd. Là où les intérêts particuliers servent les intérêts communs… belle leçon d’économie politicienne vertueuse !

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Le peuple syrien a un visage…

Posté par gramier le 30 mai 2011

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Hamza, 13 ans, torturé, sacrifié par la soif inextinguible de pouvoir, de domination de quelques personnes. Enième victime de la démence d’êtres humains pris par l’ubris, ayant perdu tout contrôle raisonnable sur eux-mêmes, d’hommes aveuglés par le devoir de servir leur cause injuste et inhumaine. 

Faudra-t-il encore longtemps que des enfants de 13 ans soient ainsi mutilés par des adultes sadiques pour que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes trouve un écho parmi les démocraties ? El-Assad, hère de la honte et du crime, tyran syrien, ce vampire moustachu se repaissant de l’hémoglobine de son peuple, peut avoir tous les soutiens au Conseil de Sécurité de l’ONU qu’il veut, cela ne l’empêchera pas de tomber.  La justice vaincra… ou pas. Sakineh aurait pu coûter cher au pantin du régime des ayatollahs, Ahmadinejad… ou pas. Car il faut croire que le règne de la brutalité d’un côté, la real-politik de l’autre, ont la peau dure et pour encore longtemps. Mais, une accumulation abjecte d’exemples montre qu’il faut parfois attendre la publicité du crime contre l’innocence, pour que naisse le souffle de l’Indignation, encore elle, au-delà des frontières et soit suivie d’effets. Il y a du Lévinas dans nos réactions, nous avons besoin d’un visage pour considérer l’autre. Une foule massacrée, reste une foule, le visage déchiré d’Hamza est le catalyseur puissant de l’existence d’un peuple écrasé. Toute cause nécessite ses martyres, malheureusement. Et dans des conditions atroces, les Syriens ont apparemment trouvé le leur. 

Et nous ? Dans tout cela ? L’Europe a bien pris ses responsabilités face à Bachar le criminel : gel de ses intérêts, impossibilité d’obtenir un visa… mais pour plus de poids, il faudrait attendre une décision de l’ONU, et pour l’instant, les Chinois et les Russes se montrent réticents à décider de sanctions substantielles et multilatérales contre le dictateur sanglant. 

Car lutter contre la real-politik, qui nous rend, cyniquement contre nous, complices des crimes contre l’humanité, cela demande des sacrifices que nous en sommes pas toujours prêts à faire. Collaborer avec la Chine, qui elle-même torture et massacre, qui craint chaque jour un peu plus le vent des révoltes démocratiques qui soufflent sur notre planète, collaborer avec la Russie, qui elle-même balaye les droits de l’homme d’un revers de main chaque fois que la raison d’Etat et des puissants est en jeu, s’allier la confiance de l’Arabie Saoudite, régime autocratique de quasi droit divin, qui elle-même n’a cure de la vie humaine dans beaucoup de cas : comment faire autrement ? Tout n’est pas uniquement real-politik, il s’agit souvent de simple diplomatie, dont le temps de réaction diffère de celui des armes automatiques.  

On se sent indigne, justement, à parler de diplomatie alors qu’Hamza s’est vu brûlé, brisé, émasculé, souillé, nié, assassiné. La seule et piètre réaction qui nous est laissée dans l’immédiat, est d’implorer la Raison, pour qu’elle inspire ceux qui ont en leurs mains les moyens de faire cesser ce drame qui porte désormais un visage, il nous est laissé de crier, une fois de plus, que « nous sommes tous des insurgés syriens » et d’envoyer à nos frères en humanité qu’on écrase en silence, un message de soutient total dans leur trop juste combat pour la Liberté. Assad s’est flanqué d’une conscience, par le sang versé, il a doté son peuple d’un témoin indélébile du calvaire qu’il lui inflige. Hamza n’est pas mort pour rien, Hamza a offert un visage à son peuple. C’est le plus beau des sacrifices, le plus puissant des dons. 

On ne tue pas impunément. 

Longue vie au peuple Syrien, merci Hamza, et comme il est d’usage : « Repose dans la Paix, tu as eu le plus grand des destins, tu as été un ange contre les bêtes féroces, un homme contre les inhumains. » 

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