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Au théâtre ce soir…

Posté par gramier le 2 mai 2011

Par Albénitz, Bloky et Gram

En avant-première, la première scène de notre pièce

« Jusqu’à la dernière goutte de sauce »:

Acteurs:

Michèle Torr, dans le rôle d’Alain Minc
Carole Bouquet, dans le rôle de Jacques Séguéla
Carlos, dans le rôle de Jacques Chirac
Jacqueline de Romilly, dans le rôle de Loïc Le Floch Prigent
Jack Lang, dans (le rôle de) Frédéric Mitterrand
Frédéric Mitterrand, dans (le rôle de) Jack Lang
Michou, dans le rôle de Jean-François Probst
Philippe Douste-Blazy, dans le rôle de Charles Pasqua
Henri Salvador, dans le rôle de MAM

SCENE 1 – Tout le monde est réuni autour d’un grand chaudron de sauce, muni d’un épais crouton de pain de seigle.
Un peu en retrait, Jack Lang déguisé en abeille virvolte autour de Frédéric Mitterrand, et lorgne avec insistance vers son gros cul , qu’il aimerait bien butiner. Le Ministre, indifférent, tient par la main un petit chanteur de la croix de bois, en aube, qui pleure. Tout au long de la scène, Charles Pasqua rote et pète abondamment.

MAM, en chantant: J’ai bien saucé j’ai bien bu/ j’ai la peau du ventre bien tendue/merci petit jésus.

Jean-François Probst: Qui est le plus grand sauceur de tout les temps?

Charles Pasqua: c’est moi, créting! Un jour, j’ai nommé mon caniche à la présidence d’une commission parlementaire, que j’ai fait installer dans 1200 m2 de bureau sur la tour eiffel! Après j’ai fait mettre le caniche sous curatelle et j’ai moi-même présidé la commission, dont les membres étaient toutes des maitresses.

Alain Minc: Pas mal.

Jacques Séguéla: Bien joué, mon con.

Ségolène: Fra-ter-ni-té!

Loïc Le Floch Prigent, méprisant: Des pécadilles, tout ça. Le plus grand sauceur, c’est moi. J’ai tellement volé d’argent à l’Etat français, qu’il n’y en restait plus et que j’ai été obligé d’en rendre pour pouvoir continuer à saucer.

MAM: Joli.

Jacques Chirac, goguenard: Des broutilles. Un jour, j’ai cumulé le poste de député, de président de l’assemblée nationale et de président de la République. Du coup, je me donnais la parole à moi-même en séance, et je pouvais ordonner ma propre dissolution!

Frédéric Mitterrand: Amusant, mais que dites vous de ceci: quand j’étais à la Villa Médicis, j’ai fait affrêté une fusée et je suis parti en classe de neige sur la lune avec une centaine d’apprentis pompiers, pour les lutiner. Le voyage a couté 1 milliard d’euros, que j’ai passés en frais généraux.

Tous, hilards, et agitant leur crouton en l’air: Ah, le salaud! Le salaud! Il a bien saucé!

Le rideau tombe. Fin de la première scène.

SCENE 2: En déjeuner d’affaires chez Lasserre tous nos amis de la scène 1 sont réunis, ils ricanent parce que les compère Balkany les ont rejoint et que toutes les agapes seront sponsorisées par une société de nettoyage marseillaise qui aimerait avoir le marché du nettoyage de la chambre de communauté de communes et par France Télévision qui fait se réunir ses cadres au Ritz.

MAM et POM, s’amusant à imiter Islom Karimov, président d’Ouzbékistan et grand ami de la famille lorsqu’il expliquait comment il jouait à David Copperfield avec les opposants au régime : Alors à ce moment là, il dit à Patrick : tiens Patrick, tu reprendras bien un peu de Dom Pérignon avec ton Beluga

Et tout le monde est mort de rire…

Jacques Chirac : Quand même, vous pouvez dire ce que vous voulez mais le
caviar on peut pas dire qu’il ait beaucoup manqué quand j’étais à la Mairie de Paris ou ensuite à l’Elysée, quand on s’amusait à pisser dans la flûte de champagne de Tibéri, tu t’rappelles Carlos – Charles Pasqua

Charles Pasqua : Oh oui, et tiens d’ailleurs j’aimais tellement le caviar que chez Patrick et Isabelle j’étais connu sous le petit nom de Charles Pouasquaille, héhéhé

Patrick Balkany, énervé car Frédéric Mitterrand et Jack Lang viennent de lui tirer un cigare et s’amusent avec, est en train de passer un appel à Christian Blanc : Allô Christian ? Ouais, c’est Patrick au téléphone… Ecoute je t’appelle parce que j’vais être en rade de tige, y t’en reste pas quelques unes de 4500 que t’as passé en note de frais ?… Ouais, j’suis désolé de te taper comme ça… Sympa… Ouais… non mais tu me l’envoies en bagnole, de Zürick, tu mets ça sur le compte de JPMorgan, c’est quand même bien toi le boss quand même… Ben écoute on est réunis là, on t’attendait… Ouais, il manque aussi Bernard Pons, Jacques Lafleur, Didier Shuller, … c’est très haut de Seine… Patrick Menucci doit venir aussi, Lyne Cohen-Solal, Pierre Maurois et Xavière Tibéri ainsi que Christine Boutin et tous les autres de la bande… Allez Ciao et merci encore !

Alain Minc : Pas mauvais ce Bar de ligne en épais morceaux garniture d’un Parmentier truffé, c’est dans la continuité de la truffe noire en copeaux de l’entrée…

Jacques Attali : Tu n’as pas tort, ça me rappelle les années Mitterrand quand il n’y avait pas encore les fouineurs de la pire espèce comme l’infâme député Dozière

Isabelle Balkany : Ah oui, c’était la belle époque, ou tu pouvais cumuler la retraite d’ancien conseiller municipal, d’ancien conseiller général lors du précédent mandat, être encore les deux, puis être secrétaire d’état, tout en étant rémunéré pour des missions spéciales comme vice ambassadeur suppléant auprès de l’UNESCO, questeur au Sénat, troisième vice président du Conseil Economique et Social tout en étant Juge à la cour des comptes, associé dans un cabinet de Conseil en RH, avocat conseil chez Gide, Directeur d’une société de nettoyage, administrateur de trois boîtes du CAC 40, avec un siège à l’Epad, la vice présidence de l’Association des maires de France, un siège au Conseil de Surveillance de l’Audiovisuel Français, être responsable de groupe de réflexion au Siècle, un statut de membre Gold à l’Automobile Club, avoir la retraite d’ancien conseiller ministériel, d’ancien ministre… Ah ! C’était le bon temps…

Eric Woerth, venant juste d’arriver : Et oui, on pouvait donner la légion d’honneur à qui on voulait et fêter tout cela avec des petits fours Lenôtre sans que ça fasse de grabuge… Tu me passes du pain s’il te plaît Jacques… le quignon oui, merci

Chirac : Un peu de sauce ? – s’adressant à Pinault Valencienne et à Denis Gautier Sauvagnac qui ricanent avec Rachida Dati qui fait croire qu’elle est contre le cumul des mandats et qui envoie des message sur comment tout se passe à Michel Denisot

Tous en chœur : POUR SUR, ET PAS QU’UN PEU !!! Et tout le monde est mort de rire.

Fin de la scène 2

SCENE 3 : Tout ce que Paris compte d’anciens ministres, préfets, haut fonctionnaires sur le retour, responsables d’associations pour la défense des Droits de l’Homme et l’intégration dans les banlieues, journalistes corrompus au chômage, intermittents du spectacle et affidés en tout genre se retrouvent au temple de la sauce, le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Un sauceur ayant un minimum d’amour propre se doit d’y avoir sa place, plus de 3 500€ par mois pour siéger une année bissextile sur deux, la République offre peu de fromage aussi dégoulinant que celui-là… Comme tous les mercredis, Jean-Paul Delevoye, préside une séance studieuse…

Charles Pasqua : Oh con, n’est-ce pas ma vieille camarade Georgina Dufoix qui se faufile à travers l’hémicycle ? Toujours montée comme une bouteille de Ricard, bien large en bas, il est loing le temps où je jouais avec ses boules de geisha tout en astiquant le flûtiau de Claude Guéant. Ah Jean-François, les années 80 c’était vraiment bieng.

Jean-François Probst : (rompant le quignon d’une fougasse, s’apprête à tremper son bout de gras dans un reste de béchamel corse flambée aux amandes) : Charles, tu devais pas être là le jour où Jacques a dit (Jean-François hilare et couperosé ne se lasse jamais de cette bonne blague) qu’Alain était le meilleur d’entre nous. Quels dons tu as, et quelle carrière. Dis moi, pourrais-tu m’avoir un rendez-vous avec le directeur de cabinet du grand con ? J’ai entendu qu’un poste de chargé de mission pour étudier la possibilité d’écrire un rapport sur la faisabilité ou non d’une taxe Tobin sur les plus pauvres face à l’émergence des BRIC dans l’Afrique équatoriale sub-gabono-saharienne allait être crée au sein de la Fondation Jacques Chirac. Tu sais que j’ai toutes les qualités pour un tel poste, et puis les temps sont durs. Avec la révolution tunisienne, j’ai perdu tous mes postes d’administrateur. Je n’ai plus que mes retraites de conseiller d’Etat, de conseiller de Paris, d’ancien élève du Lycée Jean-Baptiste Sauce, d’artisan plombier et d’ambassadeur Haut représentant de la France auprès de la 3eme Internationale communiste (poste qu’il occupât entre 1991 et 1997, le juge van Ruymbeke serait sur le coup…)

Benoît Hamon : Je comprends, moi-même je suis dans une extrême indigence, le poste de porte parole du tonneau lillois n’est rémunéré qu’en liquide, et depuis que Jospin le rigoriste a légiféré sur les fonds secrets, je peux te dire que le mot liquide ne comporte aucune ambiguïté. Quelle merde, je viens bientôt être obligé de travailler. Heureusement Matthieu Pigasse m’appelé, il va racheter Bernard Tapie.com, il recherche un directeur des Services Tempérés Obligataires, un STO, sa rappellera des souvenirs à Georges Marchais !

Pendant ce temps, Jean-Pierre Elkabbach, Alain Duhamel et Edwy Plenel entrent dans la salle, ils avancent jusqu’au perchoir, serrent la main du questeur, lui subtilisent un morceau de pain car cela déborde de sa poche, signent la feuille de présence. Jean-Pierre présente également la procuration d’Yves Mourousi pour excuser son absence. Tout ce beau monde repart aussitôt suivis de prêt par Robert Ménard. Soudain quelqu’un se lève et prend la parole

Madame Catty (mère de Michou) : Monsieur le président, médiateur de la République, mesdames et messieurs les conseillers économiques, sauceurs et environnementaux, mon cher Michou d’amour, ma chère Yasmina Benguigui. Je voudrais, en cette séance inaugurale, solennellement prendre la parole pour rendre hommage aux bustes des augustes personnages qui ont siégé tout autour de cet hémicycle et que nous exposons pour la première fois. Merci tout d’abord à Frédéric Mitterrand, sans qui rien n’aurait été possible, en termes de généreuses subventions bien sûr, quelle imagination fertile Fredo, mais aussi en tant que président de la commission paritaire de sélection des hommes illustres admis à saucer post mortem. Alors, Monsieur le président, médiateur de la République, mesdames et messieurs les conseillers économiques, sauceurs et environnementaux, mon cher Michou d’amour, ma chère Yasmina Benguigui, levons nous, sortons nos quignons, agitons-les et dansons pour qu’Aristide Briand, notre grand maître, mais aussi Jules Grévy, Félix Faure, Alexandre Millerand, Edouard Herriot, André Tardieu, Edouard Daladier, Camille Chautemps, Paul Reynaud et Albert Lebrun soient avec nous. Amis sauceurs, nous avons aujourd’hui réalisé notre grande ambition, ce panthéon de la Sauce est enfin réalisé, chacun à pu en profiter. Dois-je vous rappeler que la commission mixte paritaire de sélection comptait 98 vice-présidents, 69 trésoriers adjoints et 34 présidents de groupes. C’est une belle réussite dont je suis fière, je tiens à tous vous inviter rue des Martyrs pour arroser ça. Alain Ducasse et Joël Robuchon, deux éminents membres de notre assemblée, ont accepté de se remettre spécialement aux fourneaux pour mijoter une marmite de sauce gribiche marinée dans du caviar de pépin d’avocat.

Jacques Dutronc (entonne suivi bientôt par toute l’assistance, Zazie
étant au triangle)
:
Je suis pour le communisme,
Je suis pour le socialisme,
Et pour le capitalisme,
Parce que je suis opportuniste,

Il y en a qui contestent,
Qui revendiquent et qui protestent,
Moi je ne fais qu’un seul geste,
Je retourne ma veste, je retourne ma veste,
Toujours du bon côté…

Et tout le monde chante gaiement l’hymne de la sauce, ce moment est d’une dignité rare comme notre République sait nous les offrir : les deux Alain (Minc et Badiou) se tiennent l’annulaire, un quignon chacun dans la main libre, Florence Woerth s’agite toute contente d’avoir retrouvé du boulot, une photo de Jacques Crozemarie serrée contre son coeur. Tout d’un coup Daniela Lumbroso passe une tête pour saluer cette joyeuse compagnie et voit Jack qui joue à « assis-debout » avec le buste de la statue de Périclès. Ah qu’il fait bon vivre au CESE !

Fin de la scène 3

SCENE 4 - L’habitacle d’un Airbus arborant les couleurs de la république princière du Zambèze-Equatorial. Le sol est jonché d’énormes miches de pain poilâne. Au centre de l’habitacle trône un oeuf à la coque géant, dans lequel Alfred Sirven plonge une mouillette colossale. Toute la république des copains est là: il y a Christine Deviers Joncour, Michel Charasse, Henri Emmanuelli, Edwy Plenel, Michel Drucker, Richard Descoings, Colombanni, les fantômes de François de Groussouvre, Paul Ramadier, Jean Claude Méry et Vincent Auriol, etc. Tout le monde sauce à qui mieux mieux, et Michel Mercier passe dans les rangs avec un sac en toile de jutte rempli à rabord de croutons dodus, gras et mafflus. Le spectre du Général de Gaulle et le juge van ruymbecke sont baillônnés, dans un coin, et il pleure en silence en regardant l’agape pendant que Patrick Balkany leur balance de grandes taloches.

Léon Bertrand, qui revient de la cabine de pilotage en s’essuyant un peu de sauce saint marcellin sur le coin de la bouche, avec un mouchoir en soie aux armes de Bokassa: Le pilote veut qu’on lui indique une direction: où va t on à présent?

Michou, la voix graseyante: mon petit lapin a raison. nous avons fait déjà 3 fois le tour de la terre, nous sommes bientôt à court de sauce. Et puis, j’en ai assez de me faire enfiler dans les trous d’air, ça m’irrite le petit mauve.

Gaston Flosse: Atterrissons chez moi, corne de cul! Mes blanchisseuses tournent à plein régime, et on y coule des juges dans le béton comme nul part ailleurs…J’ai de bonnes valises de sauce bien épaisse à récupérer, pleines d’oseille de pèze, de plaques, de briques et de ronds, j’ai des des lingots à tire larigot, et des espèces pleins les fesses!

François Baroin, affublé de robe de maître du Grand Orient de France: va pour la polynésie, abruti! de toute façon je suis partout chez moi, car nous sommes partout, partout règnent les frères aux trois points, partout où l’on embrouille, partout on l’on magouille, partout où on s’en met plein les fouilles!

Xavier Bertrand, littéralement recouvert de sauce: tu as raison, mon frère, ma petite soeur, mon petit cousin, ma petite couille. Allons chez Flosse, la polynésie est une terre bénie des dieux de la sauce: on peut y attoucher des chérubins dans des lits en or massif payés par des associations caritatives de lutte contre le viol d’enfants, il y a des marchés aux juges à ciel ouvert, on se torche avec des directives transparence. surtout on peut y acheter des petits gourmandises locales pour une bouchée de pain: mignardises d’entreprises privatisées vendus à un euro symboliques, caisses noires à la polynésienne, faux sondages en gelée, bouchées de favoritisme aggravé, ainsi que quelques classiques métropolitains, le circuit off-shore sur son lit de sauce foccardienne, des René Coty sauce magouille, ou même de ces délicieux achats de voix à la Corbeil Essonne…

Tibéri, circonspect: on y fait voter les morts, un peu?

Flosse : On tue les gens avant de les faire voter. après, quand on aura bien saucé, on ira se reposer un peu dans ma commission d’agglomération technique et consultative, ils ont de gros siège en velours et un resto étoilé où on va à l’assiette au beurre gratoche, on y dormira un peu, personne ne nous emmerdera puisque la commission n’a pas été consulté depuis 40 ans, et encore il s’agissait de voter les frais de bouche de ses membres, qui s’élèvent à 144 milliards de francs par an, directement syphonés dans la caisse de retraite des anciens via une holding hollandaise

Tous, en choeur: tous en polynésie! on va saucer comme des cochons!

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