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Présidence Hollande ou le syndrome du Gouda

Posté par gramier le 14 juillet 2011

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Une seule chose doit désormais préoccuper les Français : leur avenir ainsi que celui de leurs rares enfants. Et qui dit avenir, dit 2012.

2012 nous prépare soit un changement de cap politique, soit une continuité. Dans les deux cas, il faudra prendre les mesures qui s’imposent et qui ont été évitées depuis trop longtemps. La fin des cadeaux fiscaux sera une chose, l’augmentation des impôts en sera une autre, mais aussi la réduction des services publiques financés par la dette, qui sont un luxe qu’aujourd’hui, la France ne peut plus se payer face à la Chine et les agences de notation.

Naturellement, on sent bien dans mon discours, un fond de libéralisme lancinant qui doit en révulser plus d’un. J’en profiterai donc pour rajouter que, selon mon humble avis, si l’on se trouve dans cette situation, c’est certes en partie dû à la faiblesse de nos hommes politiques, mais cette partie est congrue… Les principaux fautifs dans ce cas, restent tous ces gens qui se font un malin plaisir à imposer leur point de vue par la paralysie du pays, par les violences de rue, par les manifestations monstres de défense des avantages sociaux acquis qui sont désormais un poids insoutenable pour notre société vieillie et sans enfants ni croissance. Les mêmes qui n’ont comme unique et éternelle solution que de faire payer les riches au nom d’une soi-disant « justice sociale ». Et ce, en dépit du simple bon sens qui veut que les riches soient infiniment moins nombreux que les moyens et que, de ce fait, les réformes ne servent à presque rien si elles s’appliquent qu’à ces salauds.

Bref, même en désaccord avec le fond, personne ne pourra nier que les Français forment un peuple à toujours affronter. C’est traditionnel. Cela vaut pour la droite comme pour la gauche. Elu, populaire le matin, vous serez haï et voué aux Gémonies le soir par vos compatriotes versatiles et mal dans leur peau, qui vous faisaient confiance sans pour autant vous faire un chèque en blanc, ce qui se conçoit d’ailleurs aisément.

Dis moi de quel régime politique démocratique s’est doté ton pays, je te dirai quel peuple il abrite ! La question se pose alors sérieusement : un candidat en position éligible à la fonction suprême de notre pays, peut-il être un faible, un ventre mou, un peureux, un gentillet, un consensuel, une gélatine saveur fraise des bois, un simple démagogue éternellement offusqué par ce qui est « un peu fort de café, tout de même » ?

Pour parler clairement, il me semble qu’une candidature comme celle de François Hollande est en elle-même une insulte, un outrage à la fonction que cet imposteur aspire à habiter. Une telle avanie dans le processus pourrait coûter fort cher à notre pays. Un président faible et sans leadership est un danger absolu dans un régime comme le nôtre.

Les Belges n’ont pas de gouvernement mais, au-delà de la navrante crise institutionnelle que cela représente, ils se sentiront bénis dans le cas où, par le plus grand des hasards, Hollande devenait Président. Son costume d’homme responsable, raisonnable, n’arrivera heureusement pas à masquer très longtemps son incapacité à incarner quoique ce soit d’autre qu’un témoin de la défense dans un procès contre le nutritionniste Dukan. C’est pour cela que, même en tant qu’homme plutôt marqué à droite, je peux dire que j’irai voter pour Martine Aubry aux primaires socialistes pour éviter que la France monte dans la machine à remonter le temps et se retrouve à nouveau sous une sorte de IIIème République mourante d’immobilisme, bouffée par les chèvres, dévorée par les choux que le tenant du pouvoir aura voulu préserver. En fait, je crains moins une Martine Aubry, mère fouettarde des 35 heures et appuyée par une aile gauche passablement fantaisiste et économiquement sous extasie, qu’un sous leader mou et dénué de tout charisme, un mec marrant et sympa considéré comme près des gens et accessible, un président qui roule en scooter, qui a un sourire béat respirant une joie stupide parce qu’il se rappelle une bonne blague d’un copain, hier soir au zinc, pour la petite mousse à la sortie du bureau de l’Elysée.

Hollande élu Président s’apparenterait à avoir recruté un expert comptable avec tous ses diplômes en bonne et due forme, aimable et serviable mais qui vient de se faire licencié pour raison économique – et comme on ne gardait que les meilleurs… L’homme serait le Président salarié des Français. On aurait l’impression d’avoir pour chef des armées, un type qui fait consciencieusement son travail de Président de la République de 8 heures 30 à midi et de 13 heures à 19 heures.

Et cette mascarade d’une réincarnation de René Coty, la France ne peut pas se la permettre. Défenseur des cumulards – le tsunami de ralliement des sénateurs à sa cause est un signe qui ne trompe pas –, du consensus ramolli, homme de la petite phrase, de la bonne blague, leader des maires de villes de Province, de ceux qui ne veulent pas prendre de risques, de ceux qui ne jurent que par la normalité médiocre, ultra provincial au sens balzacien du terme, bien qu’adoubé par le roi fainéant Jacques Chirac, et se croyant supérieur intellectuellement à beaucoup, à commencer par l’actuel locataire de l’Elysée, Hollande incarne un poison qui serait mortifère pour la place et l’image de la France dans le monde.

Hollande, son programme, tout comme ceux qui le soutiennent, ont la saveur d’un jeune Gouda, d’un Babybel. Sous l’offuscation toute rouge bien que très lisse et industrielle, on trouve une pâte molle et sans saveur, sans goût ni grâce…un comble au pays du Munster et de Camembert.

Hollande, par son impudence, sa mollesse et son mépris de la fonction présidentielle, est une menace pour la France. Tous aux primaires ! Aubry Présidente ! Ce sera le message d’aujourd’hui, qui n’engage que moi.

PS: il existe, il est vrai, de délicieux Goudas, vieillis et savoureux, mais ce n’est pas du domaine de la « normalité »

Publié dans Elements de reflexion, Gros temps, Hollande, Parti Socialiste | 3 Commentaires »

Avec Bel, fini le fromage…

Posté par gramier le 8 juillet 2011

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Les manœuvres populistes ont commencé. La bataille pour le renouvellement du tiers du Sénat est déjà depuis longtemps lancée… Et oui Madame, c’est pour octobre.

Il est difficile de dire aujourd’hui ce que donnera le résultat, mais, du fait de la majorité de gauche des « grands électeurs » – conseillers municipaux, généraux et régionaux –, le Parti Socialiste peut rêver sans prendre un risque énorme, obtenir la majorité à la Chambre Haute, ce qui serait la toute première fois dans l’Histoire de la Cinquième République.

On comprendra que ces mêmes socialistes veuillent à tout prix cette victoire. Elle laisserait présager de l’issue des deux élections – présidentielle et législative – de 2012, même si pour l’instant, avec ou sans Sénat à gauche, la défaite de Sarkozy semble inéluctable… Mais la messe n’étant pas encore dite, ce serait assurément une victoire retentissante. Elle permettrait notamment d’accentuer un peu plus encore le mouvement de « démocratisation » du pays – la droite étant antidémocratique, cela va de soi, on ne peut donc opposer à « droitisation » que le terme « démocratisation » – et surtout, en cas de victoire de Hollande et d’Assemblée Nationale à gauche – mouvement mécanique désormais avec le quinquennat – ce Sénat complaisant apporterait une plus grande efficacité au travail législatif, les textes de lois éviteraient de faire des navettes assez contingentantes entre les deux Assemblées avant d’être adoptés en dernière lecture par les députés.

Le Sénat était, à l’origine, un garde-fou de la droite conservatrice qui pensait que les campagnes seraient toujours de leur côté et de ce fait, le poids des élus des plus petites comme des plus grandes communes, des moins comme des plus peuplés des départements, ayant le même poids, la balance pencherait toujours du côté bleu.

Sentant un vent de changement souffler sur l’avenir proche, Jean-Pierre Bel et Nicole Bricq, socialistes, Jean Arthuis et  François Zocchetto, centristes du centre, ont sauté sur une nouvelle occasion qui s’offrait à eux, pour montrer combien il était temps que change le vénérable Sénat.

Haro sur les privilèges, encore et toujours. Il s’agit cette fois-ci d’une prime d’un peu plus de trois milles petits euros correspondant à « un rattrapage exceptionnel sur un complément d’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin« . Amen.

Bel, en bon socialiste, eut tôt fait de se faire le « Ayrault » du renoncement à cette prime odieuse, alors que les Français souffrent, que la crise gagne, que l’Etat s’endette chaque jour un peu plus, que la vie coûte chaque jour un peu plus. Les trois autres révolutionnaires lui ont naturellement emboîté le pas, au nom de l’éthique sénatoriale.

Vous comprendrez que les arguments sont plus que recevables. Surtout lorsque l’on a eu vent, pour celui que cela intéresse, des mensonges du sénateur et grand gourmet Jean-Marc Pastor, questeur, dont les notes de frais étaient peu recevables et qui fit tout, jusqu’à un faux, pour essayer de ne pas avoir à rembourser les deux milles euros litigieux. Mais ce qui est détestable dans l’histoire qui nous occupe, c’est, comme toujours, cette fausse « irréprochabilité » que la gauche et les centristes brandissent en message à une France mal dans sa peau, voulant ainsi faire passer les adversaires pour « malhonnêtes » comme si besoin était… face à eux, les garants incorruptibles de l’Honnêteté républicaine. De Bayrou à Hollande, on assiste à une vraie bataille de camelots de marché marseillais, pour convaincre le chaland incrédule et revenu de tout, qu’avec eux, au moins, les couverts ne seront plus en argent ni les verres en cristal, comme c’est le cas avec la droite, mais, respectivement, en Inox et en Duralex : plus « peuple », inoxydables et incassables.

Mais en fin de comptes, la sauce sera la même. Croient-ils réellement que leurs numéros d’oies blanches soient crédibles une seule seconde ? Car, pour filer la métaphore, quelque soit la couleur de la cuisine, les casseroles, en étain comme en cuivre, s’y trouvent en batteries. On peut affirmer sans peur de se tromper, qu’elles sont tout aussi encalminées et tâchées de restes du grand festin éternel des tables de la République, les plats à gratin et les sauciers n’ont pas chômé d’un côté comme de l’autre. En cherchant bien, on peut même retrouver des denrées légèrement à la date de péremption légèrement dépassée, voire moisies, des plats sales cachés sous l’évier et des cafards bien gras.

Le plus grand problème que tout cela soulève, c’est que, malgré l’honnêteté qui devrait certes primer, ce genre de discours et arguments de campagnes stupides donnent de l’eau au moulin du principe partagé par beaucoup de nos concitoyens du « tous pourris et profiteurs » – auquel nous participons, par ce blog, mais comme personne ne le lit, nous nous sentons dédouanés de tout devoir de retenue. Ce qui est faux. Le métier d’homme politique demande des compétences exceptionnelles, le plus souvent. Ça ne servira, surtout, qu’à dissuader un peu plus les prochains talents qui préfèreront, plutôt que de se lancer en politique, avec les sacrifices que cela demande, comme le suggère Barbier ce matin, et comme nous le disions quelques articles auparavant (voir ici), aller vers le privé, pour des postes bien mieux rémunérés et beaucoup moins exposés.

Le risque est donc, à terme, que la chute des revenus des élus, se double de celle de la qualité même de ces élus, n’en déplaise aux tenants de l’immarcescible « Regardez-moi ce incapables, moi si j’étais à leur place, …» qui vient faire écho à « Picasso c’est moche, même mon fils de trois ans ferait mieux » et au « J’adore la dernière ballade de Raphaël ».

Trois mille euros, multipliés par 343 sénatrices et sénateurs, ça ne va pas bien au-delà du million… Cette position courageuse sera naturellement, pour Jean-Pierre Bel, futur président de ce Sénat, une marche de plus vers le perchoir, mais tout comme les footballeurs renonçant à leurs primes… on sait qu’entre aujourd’hui et demain, d’autres arrangements moins voyants, moins médiatisés, seront tout aussi vite trouvés, et, sans que cela soit normal ou anormal, nous conclurons en disant, benoîtement, ce que c’est tout simplement « comme ça » .

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C’est la lutte infernale, entre nous et demain…

Posté par gramier le 27 mai 2011

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Communiqué de la x-ième intranationale socialiste: « Socialistes de toutes les régions unissez vous ! Contre le malveillant Président Sarkozy qui a bafoué durant quatre années la Démocratie, la République, la France, les Français et l’Honneur de ceux-ci, 2012 ne peut être qu’une année de Victoire. La Présidentielle verra triompher la normalité, le calme, la sérénité. Il faudra réconcilier les Français, rester souder entre nous pour, qu’à l’image du Parti, l’Unité qui fait la force donne Avenir et Espérance pour ce pays à bout de souffle, angoissé, endolori, qui a peur : un pays frustré ! … » 

Voilà un discours pêchu ou l’on ne s’y connaît pas. Un discours plein de vitamines B12 et C6 ! Un discours qui retarde la chute des cheveux, due au stress incommensurable que distille Sarkozy dans la société française, qui nous donne de la vitalité et nous permet d’être au top durant toute la journée. Et on en a besoin, c’est peu de le dire ! Eh oui, avec cette crise, rolalala, pfffiou ! Alors, ouais ! Tous unis, main dans la main ! 2012 sera socialiste ou ne sera pas, parce que 2012 chantera et on verra le pouvoir des roses ! L’hymne de la x-ième intranationale socialiste retentira de Tulle à Lille, en passant par Lyon et Toulouse, Paris n’aura plus le blues et sera dans la place ! 2012, de Tours à Draguignan, de Lons-le-Saunier à Maubeuge, sera comme dans une vraie pub Ushuaïa : à la fin, tout le monde dansera sous une cascade et des cocotiers puis on se savonnera le dos les uns les autres tout en se shampouinant langoureusement, bercés par un grand éclat de rire et la chaleur d’un climat tropical et y’aura plus de problème, plus de haine, plus de méchants de droite. On pourra tous enfin retrouver la paix ! 

Mais avant que ce jour heureux n’arrive, faudrait-il encore que les socialistes puissent présenter un candidat qui ne soit pas mis K.O. avant même le début de la campagne! 

Car au parti de la rose, l’heure n’est pas encore au bal, mais à ses préparatifs. Et pour filer la métaphore… c’est épineux. 

En effet, une menace se fait de plus en plus précise : Cheesecake Ier est devenu le favori des primaires. Les saillies mal contrôlées de DSK en territoire puritain ne suffisaient pas, il faut en plus que Hollande devienne le favori ! Le candidat, aussi plat que son nom de famille, veut devenir Président et pour l’instant, caracole en tête d’élections virtuelles par téléphone et il est bien parti… ce qui est loin de goûter le parti. Il pourrait donc rapidement avoir maille à partir avec ses camarades et du mal à rester… le favori. Mais pour lui, foin du parti puisque ce sont des primaires ouvertes… taillées pour légitimer DSK, pas Hollande ! 

L’union sacrée imposée, à la suite tsunami hormonal de Docteur Strauss, devenu Mister Kahn, s’est fissurée aussi rapidement que les digues de Fukushima… Et naturellement, alors qu’ils regardaient disparaître avec effroi, l’unique soupçon de leadership qu’ils avaient réussi à esquisser dans leur histoire récente, tous les prétendant aux trônes se jetaient sur la boîte de Pandore pour l’ouvrait à la manière de DSK dégrafant un chemisier : en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, les maîtres sauceurs se réarmaient et se mettaient en joue… C’est plus fort qu’eux… 

Même si Hollande est devenu la cible à abattre, tout le monde essaye de sortir son épingle du jeu, tout en fustigeant naturellement la fameuse « politique politicienne », les « petits arrangements » et jurant ses grands dieux de n’avoir pour obsession unique : que les Français. Mais toutes les élites du parti, ou quasi,  préfèreraient encore voter Sarkozy que Hollande. A cela s’ajoutent les attaques de Montebourg, et l’on note que son mépris absolu du Corrézien, partagé avec Fabius et tant d’autres, ne le rend pas pour autant aubryste fervent. Ségolène commence à réfléchir et à se ranger derrière Madame le Maire de Lille, certes. Mais nous connaissons les cas Manuel Valls, Pierre Moscovici et tutti quanti, qui, depuis la mise en examen du colosse aux pieds d’argile (et aux gros besoins), se disent que s’ils veulent avoir accès à la soupière, va pas seulement falloir faire assaut d’amabilités, au contraire, va falloir faire du rentre dedans et rappeler qu’ils étaient sur le point de gagner.  Même Jean-Paul « Séguéla » Huchon donne de la voix. C’est dire ! Avec Hollande en menace et tous les ventres des jeunes loups comme ceux des vieux singes qui gargouillent, c’est un énorme coup de pression qui vient d’être mis par le destin sur cette x-ième intranationale socialiste qui n’a pour seul ciment que la fringale inapaisable de gros croûtons bien gras et le besoin impérieux de saucer… 

Pourtant l’Histoire devrait leur servir de leçon : un autre avant eux a eu une envie inapaisable de gros… et lui aussi a été pris d’une envie de tremper le croûton dans la sauce…assailli par un besoin impérieux de saillir. Ca c’est mal terminé, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont dans cette tourbe. Alors, au lieu de déterrer la hache de guerre au tractopelle et, ainsi, se susurrer des sous-entendus piquants et violents à l’oreille par média interposés, ils devraient peut être faire en sorte d’écouter la grande union nationale des anti-sarkozystes dont ils se veulent les prochains dirigeants, parce que les mêmes anti-sarkozystes risquent d’y regarder à deux fois avant de confier la reconstruction de leur pays détruit par cinq années d’ultra-Présidence, à des hommes et des femmes politiques qui, aussi « normaux » soient-ils, sont incapables de se comporter en adultes responsables et de s’entendre entre eux… Ce qu’ils n’arrivent pas à faire avec leur parti, il ne le feront sûrement pas avec une nation. 

Terminons sur ce poncif : il serait faux de croire que des primaires règleront tout. Si le parti n’est pas uni, primaires réussies ou non, le candidat aura bien du mal en campagne et la x-ième intranationale socialiste risque bien d’être la dernière, faute d’électeurs socialistes en nombre suffisant… 

Publié dans Aubry, DSK, Mauvaise langue, Parti Socialiste, Sarkozy | Pas de Commentaires »

Trois petits sondages et puis s’en vont…

Posté par gramier le 24 mai 2011

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La malédiction des bons sondages pour les présidentielles frappera encore.

Et aussi curieux que cela puisse paraître, Sarkozy sera confortablement réélu à la tête de l’Etat Français dans un an. 

Naturellement, les Français ne sont pas des imbéciles et ne tournent pas casaque aussi facilement. Pour l’instant, ils mettent les candidats déclarés au pinacle. C’est le cas de Hollande par exemple qui semble bénéficier de l’éviction de DSK du paysage politique. L’opinion publique se retrouve contrainte à trouver en lui l’homme de la situation pour 2012, par défaut. Faute de grives, ne mange-t-on pas des merles ? 

Eh oui, le raz le bol est encore bien présent dans le cœur des Français. Nous n’allons en énumérer une n-ième fois les multiples causes, mais il est certain que cette défiance à l’égard de la droite, aux commandes depuis 2002 sous l’égide de Sarkozy, est indéniable et très réelle. 

Nicolas Canteloup supposait que le lundi 16 mai, dans les corridors de l’Elysée, résonnait la musique poétique et enjoleuse de « La Fiesta », de Patrick Sébastien, signifiant par là la joie à recevoir ce cadeau à Sarkozy qu’est le sabotage de DSK par lui-même. Ce n’est pas tout à fait comme ça que l’Elysée réagit semble-t-il, mais dans le fond, le résultat sera le même. Un G8 en meneur des grands décideurs de ce monde, un enfant, une belle femme, une situation économique enviée par tous les pays européens sauf l’Allemagne, en situation de proposer au FMI la candidature d’une compatriote, malgré DSK – cet acte venant aussi légitimer la cohérence de l’action de Lagarde à la tête du ministère de l’Economie et des Finances, et donc de Sarkozy, ce coup serait un coup de maître (voir notre article sur Sarkozy et DSK au FMI ici), si
la CJR le permet –, éléments qui donneront au candidat Sarkozy, lors de la campagne, des avantages compétitifs essentiels pour ce qui est de la stature présidentielle. 

En somme, ce que beaucoup de commentateurs ne veulent pas dire, par plaisir pur de créer la surprise, c’est que sans DSK, le PS n’arrivera pas à ne pas se déchirer – Valls a retrouver ses canines de vampire suceur de plancher, Martine hoquette et gagne sans triomphe des cantonales « gâteau », François triomphe modestement avec cette même tête cérémonieuse au sourcil froncé de futur Président « normal », Royal se voit déjà en Présidente du Pouvoir d’Achat, Montebourg ne se sent plus de joie et ouvre un large bec… Marine Le Pen va se dégonfler comme une baudruche qu’elle est. Villepin prendre du sursis. Borloo ne se présentera pas. Bayrou continuera à vendre du rêve, et toujours pas de réalité. En somme, Sarkozy sera au second tour – à moins d’un nouvelle sortie telle que « casse toi pauv’con », mais cela est plus qu’improbable, Sarkozy n’est pas le dilettante qu’est DSK – et il sera bien dur au candidat PS, quel qu’il soit, de concurrencer un président sortant, machine politique rarement égalée, à la stature hautement et de plus en plus présidentielle malgré ses quelques casseroles. 

Aucun président de la cinquième n’a été fait par les sondages et ne le sera jamais. Les sondages fonctionnent comme un thermomètre des humeurs françaises, mais leur interprétation est équivalente à la science météorologique, dont Philippe Bouvard, spirituel, disait qu’elle est « la science qui indique le temps qu’il aurait dû faire ». Les augures sondagiers sont rarement des « open books », ils demandent calme et recul, leur sésame, la substantielle moelle, se trouvent à leur marge et leur frange, le corps de ce texte fumant n’étant souvent qu’un écran malicieux destiné à tromper les jeunes padawans aveuglés par leur exaltation, jouant aux haruspices roués. 

Vous nous direz, de là à faire de François Hollande un jeune et fougueux padawan… c’était une image, cela va sans dire (voir notre article sur Hollande Président). 

Si Sarkozy n’est pas tout proche de gagner, il est bien loin d’avoir perdu. 

Publié dans Aubry, Borloo, DSK, Elements de reflexion, Hollande, Lagarde, Parti Socialiste, Sarkozy | Pas de Commentaires »

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui…

Posté par gramier le 17 mai 2011

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Mauvaise langue, par Albénitz et Gramier

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui aurait du vendre des cadres de photos chez Conforama et qui va devenir président de la République Française, chef des armées, premier chanoine de la basilique de saint Jean de Latran, et garant de la Constitution.

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui aurait du faire du porte-à-porte pour vendre des contrats Cofinoga à des ménages surendettés dans le Doubs, et qui va avoir le code de l’arme nucléaire.

Hollande c’est l’absence de vision, de hauteur, de courage, de sens de l’Histoire, de charisme. Il va installer du lineau dans le salon doré de l’élysée, il va rendre obligatoire le port de méphistos dans son cabinet, et il va nommer Manuel Valls Premier Ministre et il se fera le chantre d’une République modeste, qui porte des cravates en acrylique et des chemises violettes. Avec lui, c’est surtout une vague d’ignobles suffragettes portant des permanentes rouges et des tailleurs façon Cresson qui vont envahir les lieux de pouvoir.

Hollande c’est la défaite du destin, c’est la victoire de la Citroën ZX et des agences Laforêt Immobilier. Hollande Président et la France devra concourir dans la catégorie des pays moyens et gentils pour la production de mobilier néo-Louis XV en aggloméré . Hollande c’est l’homme du contrat de gouvernement avec les Verts et avec Jean-Pierre Chevènement, en somme qui rêverait que la promo Tchin-Tchin d’Afflelou fonctionne aussi au Swiss Vision du Centre Commercial de l’Intermarché d’Argenton-sur-Creuse; c’est le futur Président que même le Haut Commissaire aux Solidarités Actives du Kosovo n’aura pas le temps de rencontrer.

Hollande c’est la victoire du « euh » ponctuant toutes les fins de phrases, c’est l’homme qui est à la politique ce que Cyrielle Claire est à l’Histoire du cinéma, c’est le disciple cheap de Stéphane Hessel, philosophe sénescent et gâteux, c’est l’apogée de la génération Mégane Scénic qui décide de faire sa révolution et de rouler en Logan 3 portes.

Associer les noms « Président » et  »Hollande » revient à publier dans une même édition le Journal Officiel et Télé7 Jeux, Hollande c’est le genre de président à découvrir les ultimes soubresauts de la politique internationale dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Avec Hollande comme premier représentant de la nation, la France  croira qu’elle a une partition énorme dans le concert des nations, alors qu’elle sera à l’ONU ce que le triangle est à un orchestre wagnérien. Au lieu de rapporter des contrats d’EPR de ses visites en Chine, il reviendra les bras chargés de promesses chinoises de respect des droits de l’homme avec en contre partie, pour la France, des engagements d’achat de milliers de tonnes de bas de contention Sigvaris de contrefaçon, de baisenvilles en simili cuir vachette ainsi que des milliers de paires de baskets de la marque Noël dépareillées, pour les clubs de balle-au-prisionnier qu’il aura développés sur tout le territoire dans le cadre de son plan « Jeunesse, Espoir et Sport ».

Hollande c’est la France du tricot de corps Damart et le règne des femmes « belles, belles, belles en Afibel » parfumés par Gloria Vanderbilt; c’est la France de la ballade en VTT dans le mont Pilat; c’est la France Décathlon, la France Parc Astérix, la France qui  »imagine demain » avec des sorties au Futuroscope. Alors, même si tout cela appartient à ce qui fait les charmes de ce pays, avouons que devant Dilma Roussef ou Obama…

En fait Hollande c’est avant tout l’héritier de Lecanuet, quand on y pense. Lecanuet c’était ce mec sans aspérité et sans épaisseur qui a eu quelques voix en 1965 parce que les Français étaient fatigués d’être glorieux et abrutis par le vent de l’Histoire, et qu’ils voulaient profiter tranquillement de la croissance pour s’acheter des micro-ondes Seb, les Vinyls de Salvatore Adamo, un appartement à la Grande Motte voire une DS d’occasion. Ces gens-là ils aimaient Lecanuet, « Colgate » comme on l’appelait, parce qu’il leur susurrait des choses gentilles à l’oreille et qu’avec lui ils pouvaient envisager  des vies calmes et centristes, bien calés dans des canapés en cuir vegan, un verre de mauvais cognac à portée de main en regardant passer les heures sur une belle montre Lip, avec fierté et contentement, les heures d’une vie de futur préretraité à 55 ans, vidée de sens par le consumérisme et aveuglée par le principe voltairien de « petit chez soi », version moderne de « il faut cultiver notre jardin ».

Mon Dieu, s’il vous plaît, préservez nous de François Hollande, préservez nous de la flanisation vanille de notre pays, préservez nous du règne de la petite phrase et de la mesquinerie de bureau, préservez nous de la VRPisation de la fonction Présidentielle, préservez nous du mec qui fera réécrire l’hymne national par Zaz. Un tonneau à bière si vous voulez, la grande zaza ou l’antiquaire, va encore, mais pas, non, pas l’épicier corrèzien qui vous vante une ristourne sur les Knackis ou sur la Flamenküche Sodebo. Dans votre infinie mansuétude, vous nous avez déjà évités son ex compagne, vous pouvez refaire ça avec le compagnon, non? Amen

Publié dans Badinerie, Hollande, Mauvaise langue, Parti Socialiste | 4 Commentaires »

 

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