• Accueil
  • > Recherche : gramier du francais

Résultats de votre recherche

Rêve en solde chez le marchand de sable

Posté par gramier le 1 août 2011

stilnox.jpg 

C’est avec circonspection  que nous lisons l’Express en cet après midi maussade. « Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent » ainsi que s’égosille l’auteur-compositeur-interprête de génie, le Roda-Gil des 80’s, l’ineffable Stéphane Eicher, le plus beau cadeau que nous ait fait la Francophonie après Garou, Sœur Sourire, Amadou, Maryam et Patrick Fiori. Alors, avec un détachement purement auto-défensif, nous feuilletons, faute de mieux, ces analyses glaçantes et effroyables perspectives qui peignent un avenir désespérant. Mais c’est sans compter sur la divine Providence qui vient, comme de coutume, nous surprendre et nous étonner à l’extrême bord de la résignation.  

L’Express veut partager en toute intimité avec nous ses indiscrétions méticuleusement récoltées par on ne sait quel Jean-François Probst en herbe, aimant à faire les poubelles des secrétaires de mairies les week-end et jours fériés, du patchwork avec les résidus de broyeurs à papier des sièges de partis politiques durant les vacances ou bien tout simplement poser des micros dans la salle à manger de Raphaëlle B. ou Franz-Olivier G. pour les écouter languedeputer à qui mieux mieux et entre apparatchiks autosatisfaits des milieux autorisés ! Quelle aubaine, ne la ratons donc pas, ce s’rait ben trop baîîîte !  

Qu’apprendra-t-on alors de si croustillant ? Que DSK était en fait gay ? Que Nadine Morano a enseigné le savoir-vivre au Chesnais avant de se construire un personnage politique vulgaire et plouc ? Que Martine Aubry fut danseuse étoile ? Que Manuel Valls est de gauche ? Que Chirac est de droite ?  Eh bien au-delà de toutes nos attentes les plus débridées, les plus indicibles, c’est le pompon, les bras du ciel qui nous en tombent sur la tête : l’Express de Barbier, le plus brillant journaliste de sa génération s’il en est, a une fois encore décroché le cocotier. Effet bœuf garanti : « A l’occasion de l’université d’été du PS à La Rochelle (fin août), François Hollande publiera un livre, intitulé Le Rêve français » Car, cela ne vous a pas échappés, mais Hollande, loin d’être contenté par la place de compétiteur dans la course aux si démocratiques Primaires Ouvertes Socialistes, rôle fort commun, s’est cru obligé de s’intituler vendeur de rêve. Et attention, pas du pauvre rêve érotique à deux liards le pot au rose, tenez vous : « L’ouvrage comportera notamment une interview de 80 pages sur les valeurs de la gauche, l’histoire du socialisme, la montée du FN et le sens de sa candidature. » Un vrai programme pour nous rappeler que, contrairement à ce que nous croyons, non, la gauche ne sert pas qu’à être éternellement dans l’opposition idiote voire stupide, que non, le socialisme n’est pas une idéologie complètement ringarde qui a ruiné la Grèce, l’Espagne et le Portugal, que la montée du FN n’est pas la faute de Mitterrand, de la mondialisation, de la crise économique mais bien de Sarkozy, de Sarkozy et surtout de Sarkozy et qu’enfin, cela n’appelle qu’une seule chose : sa candidature, CQFD.  

Nous en venons à nous demander très franchement : « Mais pourquoi donc un livre ? » Pas besoin d’aller chercher des argumentaires alambiqués pour nous démontrer l’évidence qui s’impose : François Hollande est né pour être le XVIII ème Président de la IV ème République! Le poste requiert, en effet, cette malléabilité qu’il incarne avec tant de brio, ces idées ternes qui ne font pas trop d’éclat pour ne pas éblouir ceux qui pourraient le jalouser. François Hollande c’est la fermeté de l’Edam jeune, c’est la constance idéologique du Leerdammer, sa légendaire finesse de goût. Idéal pour ne pas fâcher le Munster avec le Beaufort, faire s’accorder le Saint Nectaire avec le Brocciu… Hollande vient pacifier la France stressée en lui proposant un traitement à base d’avenir bleu pastel en ton sur ton (chemise et cravate, à croire que Valls qui est son chargé de com’) façon Bisounours ou Snorkys, des réformes sécuritaires gentilles avec des policiers/grands frères/anges gardiens gentils tout plein et des délinquants incompris par la société mais gentils, une grande réforme fiscale que l’on peut déjà appeler la « Réforme Robin des Bois », celle qui prendra aux riches pour donner aux pauvres, car c’est cela le socialisme de Hollande. Un socialisme qui transformera la mondialisation et la profonde cure d’amaigrissement dont notre fonction publique et nos avantages sociaux ont besoin, en un moment « pas très agréable à passer mais sans plus… » car les riches payerons !  

En somme, encore pire que Sarkozy, pourtant Président de la V ème République, mais déjà souvent empêché par l’exercice intempestif de « la démocratie de rue », Hollande ne fera rien car il n’aura que le pouvoir de se laisser bouffer par son propre manque de leaderchip et son charisme de calendrier des PTT. 

La circonspection laisse alors place à un sourire médusé lorsque nos paupières, alourdies par la grisaille ambiante, tombent sur ce qui est Le rêve de Hollande : qu’au moins 22 000 personnes viennent prendre d’elles- mêmes leur Stilnox formule « Primaire Socialiste avec rêve de France molle et faible » en promo. Nous ne sommes en rien contre cela, le seul problème reste le risque que, ce qui n’est pour l’instant que du Stilnox destiné à quelques anciens bayrouistes en sevrage difficile ou strauss-khaniens en plein choc post-traumatique, devienne un bon vieux Rohypnol dose de cheval qui endormirait pour de bon la France entière…  

Tout, tout, mais pas Holla… Et Morphée, déjà nous berce.  

Publié dans Hollande, Mauvaise langue, Parti Socialiste | Pas de Commentaires »

Présidence Hollande ou le syndrome du Gouda

Posté par gramier le 14 juillet 2011

gouda.jpg

Une seule chose doit désormais préoccuper les Français : leur avenir ainsi que celui de leurs rares enfants. Et qui dit avenir, dit 2012.

2012 nous prépare soit un changement de cap politique, soit une continuité. Dans les deux cas, il faudra prendre les mesures qui s’imposent et qui ont été évitées depuis trop longtemps. La fin des cadeaux fiscaux sera une chose, l’augmentation des impôts en sera une autre, mais aussi la réduction des services publiques financés par la dette, qui sont un luxe qu’aujourd’hui, la France ne peut plus se payer face à la Chine et les agences de notation.

Naturellement, on sent bien dans mon discours, un fond de libéralisme lancinant qui doit en révulser plus d’un. J’en profiterai donc pour rajouter que, selon mon humble avis, si l’on se trouve dans cette situation, c’est certes en partie dû à la faiblesse de nos hommes politiques, mais cette partie est congrue… Les principaux fautifs dans ce cas, restent tous ces gens qui se font un malin plaisir à imposer leur point de vue par la paralysie du pays, par les violences de rue, par les manifestations monstres de défense des avantages sociaux acquis qui sont désormais un poids insoutenable pour notre société vieillie et sans enfants ni croissance. Les mêmes qui n’ont comme unique et éternelle solution que de faire payer les riches au nom d’une soi-disant « justice sociale ». Et ce, en dépit du simple bon sens qui veut que les riches soient infiniment moins nombreux que les moyens et que, de ce fait, les réformes ne servent à presque rien si elles s’appliquent qu’à ces salauds.

Bref, même en désaccord avec le fond, personne ne pourra nier que les Français forment un peuple à toujours affronter. C’est traditionnel. Cela vaut pour la droite comme pour la gauche. Elu, populaire le matin, vous serez haï et voué aux Gémonies le soir par vos compatriotes versatiles et mal dans leur peau, qui vous faisaient confiance sans pour autant vous faire un chèque en blanc, ce qui se conçoit d’ailleurs aisément.

Dis moi de quel régime politique démocratique s’est doté ton pays, je te dirai quel peuple il abrite ! La question se pose alors sérieusement : un candidat en position éligible à la fonction suprême de notre pays, peut-il être un faible, un ventre mou, un peureux, un gentillet, un consensuel, une gélatine saveur fraise des bois, un simple démagogue éternellement offusqué par ce qui est « un peu fort de café, tout de même » ?

Pour parler clairement, il me semble qu’une candidature comme celle de François Hollande est en elle-même une insulte, un outrage à la fonction que cet imposteur aspire à habiter. Une telle avanie dans le processus pourrait coûter fort cher à notre pays. Un président faible et sans leadership est un danger absolu dans un régime comme le nôtre.

Les Belges n’ont pas de gouvernement mais, au-delà de la navrante crise institutionnelle que cela représente, ils se sentiront bénis dans le cas où, par le plus grand des hasards, Hollande devenait Président. Son costume d’homme responsable, raisonnable, n’arrivera heureusement pas à masquer très longtemps son incapacité à incarner quoique ce soit d’autre qu’un témoin de la défense dans un procès contre le nutritionniste Dukan. C’est pour cela que, même en tant qu’homme plutôt marqué à droite, je peux dire que j’irai voter pour Martine Aubry aux primaires socialistes pour éviter que la France monte dans la machine à remonter le temps et se retrouve à nouveau sous une sorte de IIIème République mourante d’immobilisme, bouffée par les chèvres, dévorée par les choux que le tenant du pouvoir aura voulu préserver. En fait, je crains moins une Martine Aubry, mère fouettarde des 35 heures et appuyée par une aile gauche passablement fantaisiste et économiquement sous extasie, qu’un sous leader mou et dénué de tout charisme, un mec marrant et sympa considéré comme près des gens et accessible, un président qui roule en scooter, qui a un sourire béat respirant une joie stupide parce qu’il se rappelle une bonne blague d’un copain, hier soir au zinc, pour la petite mousse à la sortie du bureau de l’Elysée.

Hollande élu Président s’apparenterait à avoir recruté un expert comptable avec tous ses diplômes en bonne et due forme, aimable et serviable mais qui vient de se faire licencié pour raison économique – et comme on ne gardait que les meilleurs… L’homme serait le Président salarié des Français. On aurait l’impression d’avoir pour chef des armées, un type qui fait consciencieusement son travail de Président de la République de 8 heures 30 à midi et de 13 heures à 19 heures.

Et cette mascarade d’une réincarnation de René Coty, la France ne peut pas se la permettre. Défenseur des cumulards – le tsunami de ralliement des sénateurs à sa cause est un signe qui ne trompe pas –, du consensus ramolli, homme de la petite phrase, de la bonne blague, leader des maires de villes de Province, de ceux qui ne veulent pas prendre de risques, de ceux qui ne jurent que par la normalité médiocre, ultra provincial au sens balzacien du terme, bien qu’adoubé par le roi fainéant Jacques Chirac, et se croyant supérieur intellectuellement à beaucoup, à commencer par l’actuel locataire de l’Elysée, Hollande incarne un poison qui serait mortifère pour la place et l’image de la France dans le monde.

Hollande, son programme, tout comme ceux qui le soutiennent, ont la saveur d’un jeune Gouda, d’un Babybel. Sous l’offuscation toute rouge bien que très lisse et industrielle, on trouve une pâte molle et sans saveur, sans goût ni grâce…un comble au pays du Munster et de Camembert.

Hollande, par son impudence, sa mollesse et son mépris de la fonction présidentielle, est une menace pour la France. Tous aux primaires ! Aubry Présidente ! Ce sera le message d’aujourd’hui, qui n’engage que moi.

PS: il existe, il est vrai, de délicieux Goudas, vieillis et savoureux, mais ce n’est pas du domaine de la « normalité »

Publié dans Elements de reflexion, Gros temps, Hollande, Parti Socialiste | 3 Commentaires »

Papa, buveur, Martine, rumeurs, pleurs pas, Sarko bonheur…

Posté par gramier le 12 juillet 2011

martinedelille.jpg

Les rumeurs vont bon train dans le tout Châlons-sur-Marne, le tout Béziers, le tout Argenton-sur-Creuse, le tout Béthune, le tout Charleville-Mézières, le tout Lorient chic et huppé. Des rumeurs infâmantes sur Martine Aubry de Lille courent comme le furet du bois. Elles sont, comme toutes les rumeurs, complètement infondées et donnent une fois encore la preuve qu’il peut y avoir de la fumée sans feu, aussi inconcevable que cela puisse paraître.

Martine Aubry de Lille, voyant sa campagne occultée par la résurgence de l’Affaire de la chambre 2806 – une histoire, elle aussi, empreinte de rumeurs et on-dits, d’enquêteurs cheaps commentant aussi savamment que judicieusement les conclusions hâtives et vides de sens des journalistes de France-Soir concernant la semence de DSK et le viol collectif évoqué par Nafissatou – s’est décidée à faire d’une pierre deux coups : donner de la rumeur aux média, ce dont ils rafolent, et en profiter pour tordre le cou à ces mêmes rumeurs, ce qui était sûrement une bonne chose. La rumeur gangrène et salit, un bon coup de Kärcher sera salutaire à la victime tout autant qu’au débat national.

Mais dans le cas présent, il y a un gros problème: même si ces rumeurs sont fausses, archi fausses, elles sont extrêmement drôles !

En effet, lorsque l’on lit que certains ont pu faire croire que Martine Aubry de Lille était à la fois « alcoolo, lesbienne, musulmane et avait un cancer au cerveau », on ne peut que s’esbaudir et essayer de savoir qui sont les facétieux qui ont pu répandre un truc aussi gros.  Car quand on y pense, comment peut-on être numéro 1 d’une des deux plus importantes formations politiques d’un pays en se saoulant la gueule au Schnaps H24, en gougnottant tranquilou dès qu’on a cinq minutes, entre deux visites chez le cancérologue et un essayage du dernier niqab à la mode en Arabie Saoudite, en promo chez MegaBurqaShop, le leader du niqab d’import 100% coton bio ? Ce qui est encore plus colossale, c’est d’imaginer que des personnes qui ont un boulot, une famille, qui remplissent leur feuille d’impôts, comprennent quand Laurence Ferrari parle, enfin des gens normaux, aient pu se laisser convaincre de la chose et devenir suspicieux envers Martine. Une preuve encore, s’il en était besoin, que la rumeur à une extraordinaire force de fascination sur les foules, qui annihile en toute faculté de penser, de prendre la moindre seconde de recul, et que, de ce fait, une élection présidentielle, d’une seule personne face à un peuple, se joue beaucoup plus sur les images, les perceptions, les messages subliminaux, en somme, la communication, que sur le fond. En cela réside le cœur de la bataille, le poumon de la victoire.

Mais rendons à César son dû, le plus beau vient tout de même du Président de la République et de son « Martine et Martin » qui, en guise de finesse et d’humour sibyllin s’impose tel un morceau de bravoure scintillant, mitterrandien – découvrir l’énigme ici.

On imagine tout à fait une officine dédiée aux rumeurs contre Martine de Lille dans les sous-sols de la place Beauvau, avec Jean-François Probst, Pierre Léthier, Robert Bougri dit « Scipion le Françafricain», Jacques Foccart, le général Rondot et Yves Bertrand qui ont tous repris de l’activité pour l’occasion. Ils rapportent directement au couple Balkany, à Hortefeux, et transmettent des notes à Morano et Lefèvre. Ils ont mis tous les PMU de France sur écoute. Malgré tout, JFP et ses copains écument les rades et les troquets lugubres avec des lunettes de soleil sporty Décath sur le nez, même quand il pleut, prenant la température et faisant de la veille rumoristique de terrain, en tant que spécialistes. Ils sont tout imbibés de mauvais pastis, ont le trench tout taché de coulures de mayo du bagnat thon-crudités qu’ils se sont envoyés au goûter, avec trois quarts de vin de table.

Bien qu’ils parlent hyper fort des rétrocommissions qui financèrent la campagne de Tonton l’Arménien, des safaris chez Bongo au temps de la France-Afrique de Mitterrand-Chirac – héritage qu’ils disent terni par des petits joueurs comme MAM et Ollier –, de l’Angolagate – pour lequel ils se disent à qui veut l’entendre qu’ils auraient pu faire un peu plus cracher au bassinet Pépé Saint-Amour aka Bloody Droopy aka Carlos de Neuilly –, se tapent la timbale avec les saucisses-frites en notes de frais, ricanent comme des bossus en se rappelant les bonnes années Elf-Aquitaine, ils n’en ont pas moins les oreilles en mode sonar. Aucune conversation ne leur échappe, du comptoir aux chiottes, même si elles se mélangent, dans leurs cerveaux éthylisés jusqu’à la moelle, avec le résultat des courses, le journal de Jean-Pierre Pernaud-Ricard, le tirage du Bingo, les Grosses Têtes et « Vos Idées Prennent Vie du Côté de Chez Vous avec Leroy Merlin ». Après le douzième petit noir de la journée, le troisième paquet de Gitanes maïs, la quinzième Jupiler, le dix-neuvième ballon de blanc et des tas d’interviews de leurs indics locaux : Robert, Francis, Roger, Michel, Yvon, Didier, Bernard, Guy, José, Abdel, Corinne, Mme Gisèle, Suzie, Cynthia, Mame le Maire, le p’tit Lucas, Mémé la Flute, la femme à Jackie, Dédé, Mirotslav, Amadou, Tania et même Bouillie, le Bichon Maltais de la patronne du Balto de Poussy-la-Campagne dans le Calvados, ils peuvent enfin prendre un taxi et rentrer au rapport. Et pas question de partir sans avoir terminer Ici Paris, le Nouveau Détective, Minute et Ooops ! et acheté le pain pour le souper si ils veulent pas se faire engueuler par bobonne.

Arrivés aux bureaux, naturellement, ils en tiennent une bonne. Mais ce n’est pas aux spécialistes des missions sans filet et sans couverture que sont nos Hannibal, Futé, Louping et Barracuda nationaux, des pros des opérations « caniveau et bennes à ordures » qu’on va apprendre ce que c’est que le travail bien fait. Ils sont de mille ressources. Même incapables d’aligner deux mots, qu’importe, ils ont tout consigné sur leur calepin, qui souvent se réduit au revers d’un sous boc Heineken, à des bas de blancs estampillés Secret Défense tous tâchés – qu’ils signent quand même avec des noms de dictateurs africains ou du dessin d’une bite – à une grille de Loto raturée ou une serviette en papier maculée de ketchups.

Depuis deux ans que cette mission a commencé, ils ont très vite découvert que, contre Martine de Lille, adversaire désignée du grand patron en 2012, la faire passer pour un puit sans fond, une intégriste et un colleuse de timbre était ce qui courrait et prendrait le plus. Logique quand on connaît la genèse de ces racontars, le berceau de ces on-dits, la vinification lente et savoureuse de ces bruits, qui restent, bien qu’affreux, hilarants de bêtise et d’imagination. Et si, plus que de simples rumeurs, mieux qu’un sondage, ce n’était en fin de compte que le creuset des principales préoccupations des Français ! Héhéhé…

Publié dans Aubry, Badinerie, Mauvaise langue | 2 Commentaires »

Avec Bel, fini le fromage…

Posté par gramier le 8 juillet 2011

jeanpierrebel.jpg

Les manœuvres populistes ont commencé. La bataille pour le renouvellement du tiers du Sénat est déjà depuis longtemps lancée… Et oui Madame, c’est pour octobre.

Il est difficile de dire aujourd’hui ce que donnera le résultat, mais, du fait de la majorité de gauche des « grands électeurs » – conseillers municipaux, généraux et régionaux –, le Parti Socialiste peut rêver sans prendre un risque énorme, obtenir la majorité à la Chambre Haute, ce qui serait la toute première fois dans l’Histoire de la Cinquième République.

On comprendra que ces mêmes socialistes veuillent à tout prix cette victoire. Elle laisserait présager de l’issue des deux élections – présidentielle et législative – de 2012, même si pour l’instant, avec ou sans Sénat à gauche, la défaite de Sarkozy semble inéluctable… Mais la messe n’étant pas encore dite, ce serait assurément une victoire retentissante. Elle permettrait notamment d’accentuer un peu plus encore le mouvement de « démocratisation » du pays – la droite étant antidémocratique, cela va de soi, on ne peut donc opposer à « droitisation » que le terme « démocratisation » – et surtout, en cas de victoire de Hollande et d’Assemblée Nationale à gauche – mouvement mécanique désormais avec le quinquennat – ce Sénat complaisant apporterait une plus grande efficacité au travail législatif, les textes de lois éviteraient de faire des navettes assez contingentantes entre les deux Assemblées avant d’être adoptés en dernière lecture par les députés.

Le Sénat était, à l’origine, un garde-fou de la droite conservatrice qui pensait que les campagnes seraient toujours de leur côté et de ce fait, le poids des élus des plus petites comme des plus grandes communes, des moins comme des plus peuplés des départements, ayant le même poids, la balance pencherait toujours du côté bleu.

Sentant un vent de changement souffler sur l’avenir proche, Jean-Pierre Bel et Nicole Bricq, socialistes, Jean Arthuis et  François Zocchetto, centristes du centre, ont sauté sur une nouvelle occasion qui s’offrait à eux, pour montrer combien il était temps que change le vénérable Sénat.

Haro sur les privilèges, encore et toujours. Il s’agit cette fois-ci d’une prime d’un peu plus de trois milles petits euros correspondant à « un rattrapage exceptionnel sur un complément d’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin« . Amen.

Bel, en bon socialiste, eut tôt fait de se faire le « Ayrault » du renoncement à cette prime odieuse, alors que les Français souffrent, que la crise gagne, que l’Etat s’endette chaque jour un peu plus, que la vie coûte chaque jour un peu plus. Les trois autres révolutionnaires lui ont naturellement emboîté le pas, au nom de l’éthique sénatoriale.

Vous comprendrez que les arguments sont plus que recevables. Surtout lorsque l’on a eu vent, pour celui que cela intéresse, des mensonges du sénateur et grand gourmet Jean-Marc Pastor, questeur, dont les notes de frais étaient peu recevables et qui fit tout, jusqu’à un faux, pour essayer de ne pas avoir à rembourser les deux milles euros litigieux. Mais ce qui est détestable dans l’histoire qui nous occupe, c’est, comme toujours, cette fausse « irréprochabilité » que la gauche et les centristes brandissent en message à une France mal dans sa peau, voulant ainsi faire passer les adversaires pour « malhonnêtes » comme si besoin était… face à eux, les garants incorruptibles de l’Honnêteté républicaine. De Bayrou à Hollande, on assiste à une vraie bataille de camelots de marché marseillais, pour convaincre le chaland incrédule et revenu de tout, qu’avec eux, au moins, les couverts ne seront plus en argent ni les verres en cristal, comme c’est le cas avec la droite, mais, respectivement, en Inox et en Duralex : plus « peuple », inoxydables et incassables.

Mais en fin de comptes, la sauce sera la même. Croient-ils réellement que leurs numéros d’oies blanches soient crédibles une seule seconde ? Car, pour filer la métaphore, quelque soit la couleur de la cuisine, les casseroles, en étain comme en cuivre, s’y trouvent en batteries. On peut affirmer sans peur de se tromper, qu’elles sont tout aussi encalminées et tâchées de restes du grand festin éternel des tables de la République, les plats à gratin et les sauciers n’ont pas chômé d’un côté comme de l’autre. En cherchant bien, on peut même retrouver des denrées légèrement à la date de péremption légèrement dépassée, voire moisies, des plats sales cachés sous l’évier et des cafards bien gras.

Le plus grand problème que tout cela soulève, c’est que, malgré l’honnêteté qui devrait certes primer, ce genre de discours et arguments de campagnes stupides donnent de l’eau au moulin du principe partagé par beaucoup de nos concitoyens du « tous pourris et profiteurs » – auquel nous participons, par ce blog, mais comme personne ne le lit, nous nous sentons dédouanés de tout devoir de retenue. Ce qui est faux. Le métier d’homme politique demande des compétences exceptionnelles, le plus souvent. Ça ne servira, surtout, qu’à dissuader un peu plus les prochains talents qui préfèreront, plutôt que de se lancer en politique, avec les sacrifices que cela demande, comme le suggère Barbier ce matin, et comme nous le disions quelques articles auparavant (voir ici), aller vers le privé, pour des postes bien mieux rémunérés et beaucoup moins exposés.

Le risque est donc, à terme, que la chute des revenus des élus, se double de celle de la qualité même de ces élus, n’en déplaise aux tenants de l’immarcescible « Regardez-moi ce incapables, moi si j’étais à leur place, …» qui vient faire écho à « Picasso c’est moche, même mon fils de trois ans ferait mieux » et au « J’adore la dernière ballade de Raphaël ».

Trois mille euros, multipliés par 343 sénatrices et sénateurs, ça ne va pas bien au-delà du million… Cette position courageuse sera naturellement, pour Jean-Pierre Bel, futur président de ce Sénat, une marche de plus vers le perchoir, mais tout comme les footballeurs renonçant à leurs primes… on sait qu’entre aujourd’hui et demain, d’autres arrangements moins voyants, moins médiatisés, seront tout aussi vite trouvés, et, sans que cela soit normal ou anormal, nous conclurons en disant, benoîtement, ce que c’est tout simplement « comme ça » .

Publié dans Jean-Pierre Bel, Senat | Pas de Commentaires »

La prime écrêtée, la crête supprimée…

Posté par gramier le 6 juillet 2011

corruption.jpg 

D’après le Figaro-Pravda.fr

Décidement, les nouvelles anti-sauces s’accumulent et cela n’augure rien de bon pour notre démocratie. Après les frais du sénateur Pastor, ce sont les arrangements entre cumulards et clientèle qui sont dénoncés et démontés. Jusqu’où ira-t-on ?

Comme il y eu Torquemada, Bernard Guy, Pierre François Réal, Fouquier-Tinville ou encore, plus récemment, Eva Joly, nous assistons à l’installation, aussi incontestable que prégnante, des thèses du pugnace député Dozière, socialiste, dans le « débat politique », fameux pour ses dénonciations populistes et injurieuses du mode de vie dispendieux de l’Elysée. Cet homme est le premier ennemi de la Sauce, il est le ver dans le fruit, le Mr Smith de la Matrice administrative française, un virus jouant les « anticor », une sorte d’apôtre fanatique de la Sainte République Irréprochable, un calvino-robespierriste et supra commissaire aux comptes doublé d’un inspecteur de la Brigade Financière, qui a débuté il y a longtemps déjà, un travail de sape systématique de la pratique de la mouillette et de la sauce de fond de plat. 

Nous apprenons aujourd’hui même que l’Assemblée Nationale a accouchée dans la douleur d’une abrogation de la pratique absolument géniale de « l’écrêtement ». Derrière se terme se cache une jolie recette telle que nos gastrolâtres d’élus ont si bien su en concocter depuis des lustres. Permettez nous de vous la faire partager : un élu cumulant plusieurs mandats ne peut percevoir plus de 8 500 euros par mois, dommage, mais c’est ainsi. Cumuler un mandat local et national par exemple n’a plus beaucoup d’intérêt pourrait on penser. Certes, même si l’on sait que l’implantation locale est une condition sine qua non à toute élection en tant que sénateur ou député. Mais à cet argument valable s’en ajoutait jusqu’à aujourd’hui un autre : si l’élu cumulait, il pouvait « partager » le montant des indemnités qu’il ne pouvait percevoir légalement. Un élu gagnant, avec son mandat de maire, de conseiller régional, de président de communauté de communes et de sénateur, la somme de 15 000 euros pouvait donc partager, avec les élus clients et friands de son choix, les 6 500 euros restant. Quand on parle de solidarité, on en trouve ici un exemple émouvant.

Or chacun sait que, comme le veut l’adage, « Gentil n’avait qu’un œil »… Beaucoup d’élus « cumulards » – aux multiples mandats locaux le plus souvent – semblent encore avoir les deux leurs… Prenons un élu au hasard : Patrick Balkany en 2008. Sa générosité allait jusqu’à reverser ses indemnités de député-maire qui dépassaient le plafond légal des 8 500 euros à une autre élue… de son cœur cette fois-ci, en la personne de la belle et fraîche Chevalière des Arts et des Lettres : Isabelle, son épouse.

On imagine la sagacité avec laquelle les députés ont adopté ce texte, proposé par le député Dozière et caché au milieu d’une série d’autres textes sur l’Outre-Mer, dans le but de ne pas trop exposer médiatiquement cette correction des us de nos représentants à qui l’on imposait alors presque de faire la charité. Ce qui ne manqua pas d’en faire réagir certains, qui sans doute votèrent ce texte (réclamé à corps et à cris par non moins que l’association Anticor elle-même), soulevant l’épineux problème que posait le fait de mêler ce texte anticorruption à des dispositions concernant les départements insulaires pourraient porter préjudice à leur image : en somme, « ces pauvres feignants et allocataires du RSA des îles, vous voulez aussi les faire passer pour des profiteurs du système par cet amalgame odieux, salauds ! » L’argument est exceptionnellement fallacieux et sibyllin, il faut avouer que la fin justifie qu’on sorte l’artillerie lourde de la mauvaise foi quitte à ce qu’il apparaissent disproportionnés. Il s’agit de l’avenir même des vocations politiques qui sont en jeu ici.

Si un cumulard, qui n’a déjà plus le loisir de profiter de l’entièreté de ses indemnités, se voit enfin dans l’impossibilité d’en faire profiter les copains contre de menus services, alors que restera-t-il de l’envie de sacrifier son dimanche matin pour aller se « prosélyter » sur les marchés du dimanche matin, vendre son beurre à la crémière, dans le froid, cherchant à convaincre des électeurs potentiels qui vous méprisent ou s’en tamponnent, toujours plus suspicieux et aussi inintéressants que leurs problèmes ? Entre justification des justificatifs de notes de frais, fin des fonds spéciaux dans les ministères, publicité des comptes de l’Elysée, plafonnement des dons aux partis politiques, ce n’est pas la République Irréprochable que l’on érige, mais bien la République à poils ! L’élu écrasé, observé, suivi, devant montrer patte blanche et s’expliquer sur ce qui constitue sa génétique même : celle de saucer sans vergogne, sans limite, sans peur et sans reproche, de profiter des rares privilèges qui lui reviennent en rétribution de ce grand sacrifice que c’est que de devoir représenter le vulgum pecum, s’habiller comme lui, parler comme lui… cela mérite bien de manger mieux que lui, non ? Cet argent restera désormais dans les coffres des collectivités… remarquez, si c’est pour financer des garderies et pérenniser la source des revenus, même presque tarie, de l’élu, c’est une maigre consolation…

En cédant aux sirènes de la gestion honnête des deniers publics on ne fait qu’assombrir un peu plus l’avenir, déjà bien grisâtre, de l’homme politique heureux, même si l’on voit émerger des petits soldats de plus en plus nombreux, nouveaux élus pleins d’illusions et de rêves imbéciles qui auront tôt fait de regretter la sagesse du ventre de leurs aînés en prélature républicaine. Cela dit, on se passe aisément de ce que l’on ne connaît pas, non ? Un épitaphe de plus à la Sainte Sauce…

Publié dans Le doigt dans le pot, Senat | Pas de Commentaires »

Les (Berna)dettes de Chirac: le (Berna)doute est permis

Posté par gramier le 23 juin 2011

chirqc2tro.jpg

Une fois n’est pas coutume, le nom Chirac est associé au soupçon. Si aujourd’hui le Sage profite d’une popularité jamais égalée – plus due à l’illusion rétrospective du vrai qui meut les mémoires, à la nostalgie quasi pavlovienne des peuples pris par l’incertitude, qu’à un jugement fondé sur une comparaison raisonnable entre le passé et le présent – celle-ci ne semble pas devoir décourager la Justice de notre pays et ceux qui la rendent, d’entendre ses arguments face aux accusations de gestion frauduleuse alors qu’il était aux affaires. La suite en septembre.

Or, aujourd’hui, on apprend avec stupéfaction que c’est au tour de son épouse, pourtant au dessus de tout soupçon, comme des tourmentes judiciaires de son ineffable époux, de se voir soupçonnée, indirectement certes : c’est son élection en tant que conseillère générale de Corrèze et non pas elle-même, qu’a invalidée le tribunal administratif de Limoges. La Justice n’a eu cure du voile d’ex-Première Dame de France insoupçonnable et digne qui drapait cette femme. La balance a penché du côté de la rigueur démocratique : majorité requise à 1113 voix ; si on en a eu 1114 et que 2 ont été déposées par des anges, des morts, des ours en peluche, des bergers belges ou des corréziens atteints de troubles dissociatifs de l’identité et amateurs de moustaches postiches et soirées déguisées, au regard de la loi, ça fait… 1112, donc par la majorité absolue donc… pas d’élection au premier tour.

Naturellement, on criera à la présomption d’innocence, ce qui est tout à fait normal. Et nous nous refusons à donner dans la facilité en plaidant sans preuve à charge contre Bernadette Chirac, toujours innocente de quelque malversation que ce soit, nous rappelant que la réalité dépasse toujours la fiction. Le mieux, dans cette histoire, serait que l’élection ait de nouveau lieu, avec rigueur, ce qui permettrait de confirmer ou non cette courte avance. Cela s’est fait dans de nombreux cas, il semble, que c’est ce vers quoi l’on s’achemine… ou, en tout cas, ce vers quoi, les électeurs de Madame Chirac s’acheminent : les urnes, pour ceux qui voudront à nouveau faire le déplacement.

Il est cependant indubitable que la Dame de Corrèze se soit amplement passée de cet épisode fâcheux qui intervient alors que son mari est lui-même sur une cuisante sellette. Car comment ne pas voir alors, en ce couple de grands parents sympathiques et respectables, une paire de Bonnie and Clyde de la République, de Xavière et Jean (Tibéri) de la Région Centre? La société ne commence-t-elle pas à trouver que la solvabilité des Chirac est douteuse ?

Si l’on file métaphore, on peut aussi dire que les agences de notations – S&P ou Moody’s d’un côté, IPSOS et TNS de l’autre – donnent des appréciations  et notes forts différentes suivant que l’endetté est le puissant ou le misérable. On ne prête qu’au riches : les Etats-Unis sont bien plus endettés quela Grèce, pourtant le coût de leur dette est bien moindre, leur note ne se dégrade pas et l’on continue à leur prêter allègrement sans, pour l’instant, trop se faire de souci – juillet doit, tout de même, ouvrir sur un budget voté par la Chambre des Représentants, sans quoi, l’état de faits risque de se voir quelque peu réexaminé. De même, Chirac est riche de son image d’homme du consensus mou qui n’a embêté personne par son inaction, ainsi que des illusions sarkozystes perdues des Français. Ces derniers affirment toujours une opinion très haute de l’homme, digne d’une fidélité filiale indestructible, empreinte d’une reconnaissance éternellement miséricordieuse.

Alors, fort de cela, de cette impunité médiatique, Chirac se permet de fanfaronner, de se désinhiber, de s’afficher en traître à son propre parti politique en soutenant officiellement son adversaire politique et ami Hollande – malgré un démenti aussi crédible que Kojak avec un catogan ou Perry Mason faisant son footing, qui a « fait pshittt ». Chirac fait le fier, il drague ouvertement une élue sous les projecteurs et abuse de sa liberté de parole que lui donnent cette popularité et son ancien statut, fait son intéressant, et ce, avec une légèreté déconcertante voire préadolescente, au mépris même du respect basique qu’il doit à son épouse. Alors, la France rigole. On continue à lui faire crédit tant il incarne un passé fantasmé, après revue et correction, d’une France soit disant unifiée et fraternelle, écoutée dans le monde, respectée, prospère, défendant les pauvres contre les riches… Voilà ce qu’était la France de Chirac !

Il faudra bien que l’on se rende à l’évidence un jour. Chirac le joli coeur sénescent, débonnaire, joyeux luron et turlupin facétieux façon Papy la Goutte, doit désormais faire face à une sérieuse ardoise et se résoudre à faire silence du fait de sa situation. Mais sait-il encore se tenir ? A-t-il toute sa tête ? N’est-il pas légèrement gâteux, sur la pente douce de la sénilité ?  

Heureusement, la Justice veille sur les intérêts de la société, parfois malgré elle. Erreurs judiciaires, toujours trop nombreuses, mises à part, elle fait avec volontarisme son travail. On peut la trouver quelque peu pesante parfois, rigoriste et jolyste, mais dans le cas présent, il serait temps que la fête se termine : Chirac n’a que trop profité, aujourd’hui le vieux loup de mer dégaze et pollue, il est temps de siffler la fin de la pêche miraculeuse. L’annulation de l’élection de Dame Chirac sera-t-elle, malgré elle, le déclencheur d’une prise de conscience que cet homme doit solder son compte ? Une piqûre de rappel de ce qu’il fut, lui qu’on aime tant aujourd’hui? Rien n’est moins sûr : la sublimation du passé en idéal est un puissant neuroleptique social que, ce serait trop bête, Hollande ne se privera pas de nous administrer à dose de cheval, depuis qu’il a été fait héritier et successeur désigné, dans la lignée directe des présidents normaux – entendez fainéants, sauceurs et impuissants – une fois l’erreur Sarkozy réparée.

Dommage qu’il n’en soit de même pour la Grèce, qui marqua l’histoire autrement que Chirac, la comparaison en est même grotesque. Chirac devra-t-il payer un jour ses dettes ou le fait d’avoir pensé à notre équilibre alimentaire en nous incitant à manger des pommes et son capital sympathie le dédouaneront de ses obligations ? Rappelons que nos célèbres ancêtres, Adam et Eve, firent eux aussi confiance à un drôle d’animal qui, s’étant improvisé épicier-nutricionniste, les incitait à manger des pommes… La France est loin d’avoir été le jardin d’Eden avec lui, mais il l’a certes géré comme une épicerie de quartier d’un roman de Zola : Chirac a floué ses clients dans une comptabilité opaque, qu’il assume et tente, en se taisant, de préserver le peu de dignité qu’objectivement, il lui reste.

Publié dans Chirac, Gros temps | Pas de Commentaires »

Michèle Alliot-Moyenne

Posté par gramier le 20 juin 2011

mam.png

La France peut enfin respirer: MAM is back.

Après  trois mois d’un silence, pour le moins « assourdissant », comme le faisait remarquer Anne-Sophie Lapix, avec la mesure d’une journaliste, la Mère Michèle, a dû retrouver son chat auquel elle avait dû donner sa langue, nous vous laissons faire le lien… Toujours est-il qu’avec le chat et la langue, elle a aussi retrouvé son envie de saucer qui se traduit, en « sauce-langue » par « mon envie, jamais éteinte, de servir les intérêts des Français », qualité commune à l’ensemble de la classe politique. 

Mais nous ne saurons être mauvaise… langue, car MAM ne revient pas pour rien. Loin de là, et comme beaucoup, Dimanche + à peine terminé, nous avons enfilé un caleçon – oui nous regardons la télé en Adam, pour plus d’osmose – un short, un petit polo et des tongs à la va vite, pour dévaler les escaliers de notre immeuble et nous engouffrer dans le premier Proxi-Marché venu en criant : « où est votre rayon vins mousseux, Monsieur l’épicier s’il vous plaît, il y a urgence ! » Car comment rester inerte dans son canapé et se contenter de zapper, alors que la plus grande nouvelle, depuis le 8 mai 1945, venait de nous parvenir : MAM se veut être, aujourd’hui, la voix des classes moyennes.

25 millions de Français, jusqu’alors dans le mutisme le plus complet – coincés entre ces assistés de pauvres, pour qui il faut toujours payer, et ces voleurs de riches, qui vivent des rentes de leur capital immonde hérité, sans se soucier des conséquences que cela peut avoir sur la vie de ceux que touchent la crise, les vrais, les déchus, les « cochons de payant », les écrasés, les oppressés, les oubliés, les damnés de la taxe, les forçats de l’impôt, masse anonyme, dont on  a beau jeu de comprimer à l’envi des revenus toujours amoindris, à ne plus savoir qu’en tirer, si ce ne sont des larmes, jusqu’à ce qu’ils soient appauvris et, courbant l’échine, qui finiront réduits à l’état de « classe populaires » – ont, d’un coup, trouvé leur mégaphone, leur Sparctacus, leur John McLane, leur Martin-Luther Queen, leur Peter Panpan, leur capitaine Pet-Flamme, leur tête de ponpont, leur figure de prout, leur pilote dans l’avion : MAM, amazone indomptable du combat contre l’injustice.

D’aucuns se verront rassurés, mais à ceux-ci nous voulons hurler : « c’est un peu court, camarade moyen ! Et pourquoi ne pas dire, aussi, que vous êtes serein ? » Car c’est tout simplement une explosion de joie qui doit nous prendre, un délire éruptif, une perte de contrôle de son émotion en mode « psychiatrie clinique » : enfin, tel le peuple de Dieu, errant dans le désert, nous avons un signe que nous ne sommes plus seuls, que le Bien triomphe toujours du Mal et que dans son amour, le Christ ne nous laissa pas uniquement le Saint Esprit, après son Ascension, il nous laissa aussi MAM pour veiller à nos intérêts, nos livrets A, les si beaux Pascals, au chaud et au sec, dans nos bas de laine et dessous nos matelas, nos LEP, nos studettes à la Grande-Motte et nos séjours en all-inclusive à Djerba. Quelle meilleure avocate que MAM, qui, comme nous, aura vécu l’iniquité de tant donner sans rien en retour en sa chair, la salive rancie par cette impression amère d’avoir été le dindon d’une mauvaise farce ? Tant de conviction dans ce petit bout de femme, tant de volonté ! Qu’elles sont immenses les perspectives, qu’il semble doux l’avenir. « Santé à toi, voisin moyen ! Que le jus de la treille égaye nos SICAV et nos assurances vies. Nous resterons moyens, elle l’a promis. Elle nous protègera. Réjouissons-nous ensemble, trinquons, jouez hauts bois… Essuie tes larmes et lève ton verre  à la santé de notre classe, de sa langue non fourchue et des chats ! »

Eh oui, qui aurait cru… Notre MAM, c’est bien cette même MAM, ex-ministre de tout et virée pour incompétence notoire après neuf années, nous l’avons dit, de ministères, mais surtout de sauce à pleine louche, tous quignon dehors. A en perdre son latin ! MAM, dont le secret de la longévité a été de ne rien faire, rien dire, se lover dans les maroquins régaliens comme d’autres, dans des plaids en alpaga-mohair Hermès à Courch 1800, justifiant son immobilisme crasse par quelques sorties en Afghanistan, mais limitant le reste de ses activités à buffeter les copieuses marmites de sauce de la République, avec son copain comme coquin, le réputé sauceur POM Happy, aussi Tunisien qu’elle mais, allez savoir pourquoi, toujours ministre…

Bref, vous l’aurez compris, cela ne vient que nous redonner la preuve que nous oublions vite et qu’il en va de la mémoire des Français comme de celle de Leonard Shelby de Memento… trois petits mois et puis oublie.

Elle évoque son erreur de communication quant à son voyage controversé… Taylor et Brafman devraient penser à cet argumentaire aussi. Toujours est-il que la chenille a fait peau neuve, trois mois de chrysalide pour la plus belle des brahméides*, ça valait le coup d’attendre!  c’est bien dans les vieux pots qu’on fait les meilleures sauces : une fois encore, une magnifique leçon d’enfumage nous a été donnée, à titre graisseux, par une professionnelle de la mouillette, la Duncan McLeod de la droite ayant pour sabre son quignon, maîtresse incontestée et immortelle en l’art de gloutonner à la mode républicaine. Et MAM, en bonne magicienne de l’entourloupe médiatique, en bonne bourgeoise de Région bien cheap, aussi assurée de sa légitimité à l’ouvrir que Van Damme à parler philo, avec son costume de néoplouto-démagogue kit Isabelle-Balkany  (bagouse-au-petit doigt-tailleur-pantalon-beige-chemisier-blanc-coupe-courte-balayage-perle-à-l’oreille), de nous rappeler, par son débit incessant de paroles et ses affirmations invérifiables par la plupart d’entre nous concernant sa glorieuse et prégnante présence au gouvernement, que de toute façon, malgré ce que l’on croit, c’est pas au vieux Phœnix qu’on va apprendre à renaître de ses cendres !

  * Brahméide de Hearsey, papillon dont les ailes sont en trompe l’oeil

Publié dans Elements de reflexion, Gros temps, MAM | Pas de Commentaires »

L’époque moderne

Posté par gramier le 16 juin 2011

  1. La Révolution Française

equipefoot.jpg

Tout a commencé ainsi : Patrick Braouzec, Lyne Cohen-Solal, Maïté, Madame Soleil et Indra dansant la carmagnole et le très libertaire Jacques Langues au flutiot. Dehors, c’est la Révolution Française, nous sommes en 1789, et les chaises en plastiques n’ont pas encore été inventées. Mais ce n’est pas seulement la Révolution, c’est aussi c’est Thanks Giving. Alors, tout le monde est hyper colère, mais en même temps hyper plein de joie, car Thanks Giving, c’est une fête qui représente beaucoup. Jacques Langues veut profiter du fait que les gens soient un peu déroutés, pour prendre le pouvoir. Il veut faire décapiter le Roi Louis XVI et pour cela il envoie son fidèle écuyer Michou, déguisé en Dani, la chanteuse, faire courir la rumeur que le Roi n’est pas Louis XVI mais que son vrai nom est bien Emile Louis XVI et que le peuple doit le guillotiner. Il est aidé dans sa tâche par  son Camille Desmoulins à lui, Robert Ménard, qui vente la peine de mort dans les colonnes du Vieux Cordeliélier, mais ça ne fonctionne pas. Alors, il décide en même temps de montrer au peuple que le Roi est un salaud car il empêche les plus pauvres de fêter Thanks Giving avec une dinde. Pour ce faire, il demande à Michou de se déguiser en dinde et de faire cocorico et le promène en laisse dans les rues boueuses et sombres du Paris Fripon. Michou en a vite marre et voit que Jack l’utilise à des fins personnelles. Il s’en plaint par pigeon voyageur à Laurence Boccolini qui s’en fout car elle est en train de se faire un sushi avec Valérie Expert et elles parlent macramé. Et c’est un Michou très fort déçu et dépité face à l’apathie du coeur de son amie et confidente Laurence. Pourtant, c’est la vie! Il décide donc de rester donc avec Jacques Langues en attendant son heure, qui, faute de succès, essaie de proposer au Roi des Réformes « Gagnant-Gagnant ».

Le Roi l’écoute d’une oreille attentive et accepte de transformer la Révolution Française en Fête à Neuneu pour supprimer la menace que représente pour lui ce Thanks Giving « moyen-moyen« , selon les mots du machiavélique Jacques, et sa pénurie de dindes sans précédent. Et ça fonctionne! En récompense de ses bons conseils, il donne à Jack le grade de grand alainminc du royaume et à Michou, le poste de grande chambellane. Michou est gourmand, il veut aussi être anobli. Le Roi, dans sa grande bonté, accède à sa requête et lui donne le titre de Baronne. On l’appelle Baronne Lafête et ses armes sont serpentins d’azur sur parti, émanché d’or et d’azur de quatre pièces, les extrémités pommetées . Ses dames de compagnie sont Nadine de Rotschild, Dame Chopard-Sain, la Baronne Brandstetter, la Maréchale Régine de Choukhroun, la Grande Duchesse Cachou de Mouy – fille spirituelle de cachou et Vanessa Demouy -, la Princesse Orlanda de Dalido  et Peau d’Âne. Ils organisent un grand bal nuisette au Palais du Louvres pour fêter cet événement, durant lequel ça guinche sévère sur les meilleurs branles, courantes, menuets, cotillons et passacailles du moment. La Baronne Michou Lafête adore surtout la branle qu’elle danse avec acharnement, suant à grandes eaux. Le peuple oublie Tanks Giving et la Révolution, il ne pense qu’à la Fête à Neuneu et chacun prépare activement ses merguez, ses bières, son stand de Chamboule-Tout, son parcours de course en sac, sa pêche à la ligne et en profite pour faire le tri dans la chambre du petit car un vide grenier a aussi été annoncé. La famine est oubliée, les gens mangent du Pain Jacquet à tout va, les enfants y tartinent même allègrement du beurre de cacahuètes et Michou dans un élan inouï et généreux fruit d’un irrépressible besoin de donner de l’amour, fait distribuer des extincteurs vides, des déguisements de Miss Piggy du Muppet Show, des calendriers de l’année précédente, et des photos faussement dédicacées de Barbara Cartland. La liesse s’empare du peuple qui aime le tour nouveau pris par les évènements!

Ensuite, avec Jacques, ils décident de tout de même guillotiner le boulanger, la boulangère et le petit mitron. Langues choisit un nom de scène: Robespierre. Tout le monde s’amuse bien à la fête de l’Etre Suprême NTM, mais les gens se lassent de tant de fun, de soirées sympa, de cocktails, de vernissages, de la « sexy tax », de la « party tax », de la « brunch tax », des lois sur l’obligation de fête, l’interdition de se coucher avant 3 du mat’ même pour les animaux de ferme, de l’obligation de mettre des guirlandes limineuses de partout ou cela est possible, même sur les cornes des chèvres, passée par décret, du nouvel hymne national – le remix techno des Prisons de Nantes, qui va hyper vite et qui rend taré -, des frasques de Michou qui tyrannise le Polit Buro avec des imitations ratées et grotesques de Dita von Teese ou se fait passer pour Sisi Impératrice en hurlant à qui mieux mieux qu’il a du Sang bleu, des non-anniversaires et des enterrements de vie de garçonne de Michou imposés à tous et décrétés fêtes nationales et chômées, du culte de Jean Marais dans Fantomas, désormais religion d’Etat, de la déclaration des Droits des Tantes, dite la « Déclaration Ma Tante », qui régit les lois, ainsi que du Cocode Civivile incompréhensible car raturé, avec des tâches de miettes de croissant, des fautes et du blanc, des pendaisons de crémaillère quotidiennes, qui rapidement deviennent des guillotines de crémaillère, puis des strangulations de crémaillères, puis des noyades de crémaillères et, enfin, des fusillades de crémaillère. Bref, nous retrouverons Jacques au cours de l’histoiRe de France, car Jacques est immortel, mais pour l’instant, le peuple décide de le guillotiner un peu, histoiRe qu’il se calme. (L’histoRiographie moderne a ensuite montré, preuves immatérielles à l’appui, que cette exécution intervint après une conspiration de Michou, devenu, entre temps la Générale Michou de Cathy, montant en Amazone et se disant être la nouvelle Jeanne d’Arc, figure devenue populaire avec la victorieuse campagne d’Italie). Puis Napoléon arrive et l’histoiRe reprend son cours normal. Au global rien de foncièrement changé si ce n’est le château de Versailles dont les façades ont été nettoyées de cette épaisse couche de peinture Bleue Dulux Valentine, et le fait que le peintre Jacques-Louis David ait arrêté la peinture pour devenir coiffeur et créer sa propre ligne de shampoings sous le nom de Jean-Louis David. Voilà.

Publié dans | Pas de Commentaires »

Girly Martine et ses copines…

Posté par gramier le 14 juin 2011

Girly Martine et ses copines... dans Aubry meilleures-amies-199591f71

Albénitz : ll faut lire France Soir, ils ont parfois de ces perles…..Comme dans cet article où l’on apprend que Martine Aubry se fait des soirées girly avec Marylise Lebranchu et Adeline Hazan.

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/l-autre-visage-d-aubry-109697.html « Amies depuis plus de quinze ans, Aubry, Lebranchu et Hazan se sont retrouvées l’autre semaine pour une soirée « girly ». « Tu sais qu’il y a 50 % de réduction chez Zapa ? » a lancé l’une des participantes. Les trois femmes ont échangé leurs bons plans, notamment pour la « pièce de fond » (terme désuet qui désigne l’habit du dimanche). « Martine est très féminine, témoigne Hazan. Elle aime bien faire les magasins pour s’acheter des fringues. Elle s’est même mise à la vente en ligne sur Internet ! » Il lui arrive ainsi de se connecter, dès 6 heures du matin, sur les sites de mode, pour lesquels elle a parrainé Adeline Hazan. » 

J’ai des sueurs froides, en imaginant Aubry en nuisette Hello Kitty, qui saute sur son lit rose pendant Marilyse Lebranchu et Adeline Hazan se peignent les ongles en parlant de leur première fois. Adeline chuchote à sa copine qu’elle kiffe les mecs plus mûrs comme Pierre Mauroy et qu’elle est jalouse de Sophie Dessus qui a les faveurs de Chirac. Mais Marilyse ne l’écoute pas car elle se met à crier de façon hystérique en consultant son Face sur IphoneSamsungBlackBerryGeneration5: « Il m’a poké! Il m’a poké! » Elle gesticule et pleure, façon Regan MacNeil de l’Exorciste possédé par Pazuzu. Sa petite cracounette gonfle tandis qu’elle lit le message de Manuel Valls, qui lui propose d’aller à une skin party dans sa fédération. Aubry regarde les clip sur MTV et se dit qu’elle aimerait bien se faire le maillot en ticket de bus, mais son père Jacques Delors n’est pas d’accord. Elle soupire: « il est relou le ieuv »….après elles se déhanchent comme des folles sur du Justin Bieber et chougnassent sur du Chimène Badi, chantant devant le miroir avec, pour micro, une brosse à cheveux, se maquillant comme des bétaillères volées avec le kit maquillage « Cendrillon » de BanDaï, se faisant des faux tatouages Malabar aux chevilles après s’être mises des bagues aux orteils. Elles s’empiffrent de Haribo et mâchent des Carambars bruyamment qui s’accrochent dans leurs bagues.

Gramier : Oui !!! Et ensuite, elles sortent sur le balcon et Martine leur montre, d’un air coquin façon « Attendez les filles, vous devinerez jamais…« , un paquet de clopes que le mec sexy de 4éme D, Pierre Arditti, lui a filé… sauf que c’est des Gitanes Maïs de contrefaçon faites au Kurdistan et achetées aux Puces de Saint-Ouen à un dealer de crack. Elles sont toutes excitées parce que c’est leur première vraie clope, même si elles ont déjà fumé des pages du Figaro Madame, lors de la sortie au Futuroscope dans le cadre du cours de SVT… Elles ont aussi une bouteille d’alcool que l’ex de Marylise, Jacques Mahéas, lui avait offert avant leur séparation, après la boom chez le beau David Assouline, quand il avait voulu la peloter tout en lui bavant dessus de bonheur. Mais cette bouteille d’alcool c’est de l’alcool de piles alcalines à 67° fait en Ossétie du Nord… 

Elles fument, boivent, toussent et sont bien malades. Elles ne savent pas ce qui leur arrive mais elles commencent à se transformer. Martine commence à se sentir à l’étroit dans sa nuisette et voit que son ventre gonfle de façon effrayante. Marylise voit sa lippe qui commence à tomber, des bajoues se former et sa peau se rider. Elles ont toute les deux un coupe au bol qui apparaît et elles pleurent de rage car elles trouvent ça horrible. Adeline Hazan ressemble de plus en plus à Isabella Rosselini mais une Isabella Rosselini qui aurait fait Verdun mais aussi Lépantes et Actium. 

Elles doivent donc se retrouver des habits au plus vite et, sans même se poser de questions, elles appellent Afibel et Damart pour une livraison express de tailleurs beiges, de shorty en éponge, de foulards en polyester à l’imprimé coloré et floral, de jupes-culottes et de pulls en 50% acrylique 50% coton, à aller retirer chez le commerçant relais, qui en l’occurrence est Bertrand le fleuriste, leur ami. Elles attendent que la livraison arrive en regardant des videos de Zac Efron, mais, ça les saoûle. Elles ne savent pas ce qui se passe. Alors, elles zappent puis tombe sur une émission de France Ô avec Catherine Trautman, Abdoulatifou Aly, Olivier Dussopt et Valérie Méresse, animée par Bruno Masure. Ca parle des droits de la place des femmes dans la société française après l’affaire DSK. Elles trouvent ça passionnant ! Y’a un sketch de Sophie Forte sur le machisme pour illustrer le propos et elles sont mortes de rire. Elles boivent une dernière Jupiler se couchent. Elles iront chercher leurs nouveaux vêtements tendance demain !

Elle était vraiment top cette soirée « girly » ! 

Publié dans Aubry, Badinerie, Les copains d'abord, Parti Socialiste | Pas de Commentaires »

Un sauceur nommé Désir

Posté par gramier le 13 juin 2011

  harlemdsir.jpg

N’est-il pas délicieux, comme dirait Stéphane Bern, que d’écouter Harlem Désir s’exprimer ? Il fait partie de ces personnes qui relégueraient le discours de Malraux lors de la translation des cendres de Jean Moulin au Panthéon, au niveau d’une lecture à voix haute des pages blanches.

Avez-vous déjà entendu une interview de Numéro 2, l’ombre de Martine Aubry, l’homme chargé de la coordination du Parti Socialiste ? Si oui, ce sera avec un bémol : rarement. Car comme beaucoup de seconds couteaux, il essuie les plâtres. Alors, vous nous rétorquerez, à raison, qu’au PS, heureusement que tout le monde ne parle pas, que serait-ce donc alors ? La moitié passe déjà sa vie la bouche ouverte à essayer de corner son sage et impérieux avis plus fort que le voisin, ce qui amène souvent à résultat peu… cohérent, que bien en prit à certains, d’apprendre à la fermer, où, tout du moins, de ne pas se sentir potentiellement présidentiable et, ainsi, agir dans l’ombre d’un « déjà-l-ouvrant ». Dans le cas de Saint Harlem, patron des causes désespérantes et fieffé agitateur social à la mode « Bastille-République », c’est un peu différent.

On le remercie pour son quasi silence médiatique et lui doit se remercier aussi. Le fait de n’avoir à mécontenter personne publiquement lui aura permis, avec les années, d’accéder enfin au statut tant convoité de grand commandeur de l’Ordre de la Sauce. De SOS Racisme au recel d’abus de bien social et autre emploi fictif, de son œuvre impérissable aux accents robespierristes « Touche pas à mon pote » – début de cette déferlante de mains, jaune smiley, qui noya la jeunesse de France sous ses accents démagogiques et meilleurs-pensants – à l’Amnistie de ses amendes de stationnement de 80 000 francs, par son oncle François, il en est enfin arrivé à gagner, à la sueur de son front, dégagé depuis, la charge temps recherchée de représentant des Français à Bruxelles et Strasbourg.

Alors, on le sait, à droite, c’est sûrement pire. Ce qui est toujours très marrant c’est d’entendre ensuite, des personnes comme Madame Royal venir implorer et promettre cette fameuse « République irréprochable » – accessoire de série naturellement compris dans le pack « Présidence PS 2012 », contre la droite délinquante et son « Président voyou » – quand on aborde l’affaire du salaire de Luc Ferry avec elle. C’est cela qui est détestable : nous prendre pour de telles courges et oser faire passer Ferry (martyre de son plein gré) pour un profiteur d’emploi fictif, alors qu’on peine à affirmer qu’on a fermé les yeux sur le système Guérini, et qu’en plus, dans le cas de Ferry, il ne s’agit d’un problème simple, sans rien de répréhensible : son salaire devait être pris en charge par Matignon, pour qui il travaille, et il était resté détaché par l’Université Diderot – devenue autonome entre temps – qui continuait à prendre en charge ce salaire, sans pour autant que l’ancien Ministre ne soit payé par Matignon. N’est-ce pas prendre les Français pour des gourdes Décath en PVC chinois, que de penser qu’on pourra jouer sur les raccourcis de cette manière et en somme, leur refuser une analyse juste et intelligente pour grappiller telle un rapace, quelques pourcentages pour une primaire perdue d’avance ? Vous me direz, à droite, c’est aussi monnaie courante. Certes ! On reste dans le domaine du lamentable malgré tout, et ce, encore plus, quand le but ultime, c’est d’avoir notre bénédiction pour faire faire trempette au quignon dans un bain de soubise encore tiède.

Revenons donc à l’élite effondrée : Mister Désir, plein d’avenir dans la démagogie low-cost. Sur le plateau d’Ardisson, ce samedi, il se trouve nez à nez avec un FOG en pleine promotion, depuis déjà plus de six mois, de son dernier pamphlet de sauceur : Monsieur le Président. L’œuvre commise, traite des sautes d’humeur de Sarkozy et de ses attitudes hors caméra. De bruits de couloirs en souvenirs griffonnés sur le coin d’un Bristol, de relents de boudoir en échos privés des arcanes aurifères de la chose publique, le patron-éditorialiste du Point nous décrit de manière honnête, en journaliste libre, ce qu’il connaît de l’actuel chef de l’Etat – commentaire littéraire ici. Ardisson présente le livre et  laisse entendre que ce serait pour le ton de cette enquête, sans fard ni complaisance, que l’émission « Semaine Critique » sur France 2, qu’il anime, disparaîtra à la rentrée 2011. FOG nie, laissant planer le doute, et reprend Ardisson sur la définition de son émission en disant qu’il s’agissait d’une émission « culturelle ». Ardisson, avec l’humour qu’on lui connaît, le charrie, disant qu’aujourd’hui, tout ce qui n’est pas sexuel est qualifié de culturel, et souligne par là même le dévoiement du sens de « culturel » que représente le fait de l’accoler à feue « Semaine Critique ». C’est alors que notre pote, notre grand frère Harlem, comme livré à ce moment-là par Chronopost et balancé au milieu de la conversation, y fait irruption pour nous honorer d’une saillie de sagesse féconde. Il le fait par ces mots, en substance : « On voit bien par là ce que l’on vit en France : normalement, il n’y a que dans l’Italie de Berlusconi et la Russie de Poutine que l’on supprime à des fins politiques les émissions culturelles ! » Vous aurez senti la signification cachée de cette remarquable, étincelante et mémorable intervention. Quel tribun ! Quelle bassesse!

Ce papier peut vous paraître la preuve de la psychose maniaco-dépressive dont est atteint son auteur, mais il est surtout la preuve, si besoin était encore de la donner, que la Sauce à un pouvoir avilissant sur ceux qui la vénèrent, elle les rend insupportablement malhonnêtes intellectuellement. Et combien d’Harlem Désir au discours formaté et rasibus mode planché des vaches ? Combien de jeunes rhéteurs du dimanche aussi batailleurs que leurs cheveux, qui demain se retrouveront à palabrer avec autosatisfaction et pauvreté de raisonnement sous nos yeux de lobotomisés, les effluves suaves et tentateurs des cuisines de la République ayant calmé la révolte explosive de leurs jeunes cerveaux élancés pour les rendre avides de fond brun de veau aux delphiques fumets? Ils sont là, les Bruno Julliard, les Jean-Baptiste Prévost, les Julien Bayou, le coach de Joly, qui fondait, le temps d’un happening, ce collectif  grotesque de Sauvons les Riches … tapis dans les coursives du pouvoir, tels des chats dans l’herbe attendant le poste qui passera. Ces associatifs aux crocs acérés, qui ne rêvent que de coups médiatiques et d’invitations au Grand Journal pour porter la bonne parole d’une jeunesse en colère contre les inégalités qui sont vraiment, vraiment, oui vraiment… dégueulasses, finissent au Parlement Européen. Ainsi va la sauce.

Les associations, pépinières de futurs responsables politiques. Quelle chance ! Si c’est pour se retrouver avec, vingt ans plus tard, un Harlem Ministre de la Santé et de la Cohésion Sociale… Merci ! Mais pour notre part, nous passons notre tour !

Publié dans Le doigt dans le pot, Parti Socialiste, Royal | Pas de Commentaires »

123
 

bucephal77500 |
Séjour solidaire entre géné... |
vivre autrement |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Constitution Marocaine
| RCD game over
| Les bonnes manières .