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Au théâtre ce soir… (2)

Posté par gramier le 2 mai 2011

Par Albénitz, Blochy et Gram

Acte II, scène 1

2012. Sarkozy a été assassiné par un professeur de lettres classiques qui ne supportait pas d’être dirigé par un mec qui n’est même pas francophone. Gérard Larché, président du Sénat, assure l’intérim. Afin de conserver le pouvoir, il a modifié en catastrophe la Constitution, et inséré un article qui prévoit que « seuls sont éligibles à la magistrature suprême les individus de plus de 500 kilos, pouvant justifier d’une appartenance à la franc-maçonnerie et d’une formation de vétérinaire ».
L’opposition, arrosée en call-girls ukrainiennes et en pétrodollars prélevés sur le programme Pétrole contre nourriture, a voté ce nouvel article. Seul le sénateur Serge Dassault s’est abstenu, car il cuvait un Saint émilion de très bonne facture au moment du vote, sous un un buis du parc de Versailles ou le Parlement s’est réuni en Congrès.
Une fois élu pour un mandat bicentenaire par un conseil des sages composé par les membres du cercle interallié et de l’Automobile Club de Neuilly, Gérard Larché se fait désigner Guide Suprème de la république des gouines et Grand Maître Saucier. Il se fait faire une couronne en léopard comme celle d’Amin Dada, un sceptre en forme de louche et il s’installe sur un trône où l’éventent continuellement une centaine de mulâtres triés sur le volet. à l’heure où nous parlons, il compose son Gouvernement, tout en attaquant une assiette de tripes à la mode de Caen, toute imbibée de Sauce Groslard. Le secrétaire général de l’Elysée, Joel Robuchon, se tient à coté de lui et lui éponge le front avec un mouchoir en fil d’or. Christian Blanc sans cesser de tirer sur un havane d’un bon demi-mètre, répond aux questions de l’énorme masse graisseuse.Gérard Larcher: Bon, procédons. Combien de mecs dois-je saucer pour rester au pouvoir, mon petit christian?Christian Blanc: si l’on compte les élus, les patrons du Cac 40, les journalistes, les publicitaires, vos anciens camarades de classe, les arabes à la mode, les acteurs, les cumulards du PAF, les corses, les bistrotiers, les fonctionnaires, les frères trois points, ça fait 2 millions de personnes.

Gérard Larcher: Je vois. Commencez par créer 2 millions de ministères, ça les calmera. Un ministère par tête de bite, pas moins. Faites aussi des ministres sans portefeuille, si vous êtes à court d’idées….

Michou: Un ministre sans portefeuille, mon gros maître….C’est comme une sauce Nantua sans andouillette moutarde!
Et il glousse comme une grosse tante.

Gérard Larcher: Je parle pas de leur cache-biffeton, ducon! Celui là, il l’auront toujours bien rempli de gros billets juteux, rassure toi.

Christian Blanc: Je ne sais pas si ça suffira à certains, mon gros maître. Par exemple, Roland Dumas voudrait aussi la présidence d’une assemblée.

Gérard Larcher: J’ai déjà donné le Sénat à Martin Bouygues et l’Assemblée nationale à ma petite soeur. Tant pis, créez une troisième assemblée, appelez-là comme vous voudrez et filez la à Roland Dumas. J’imagine qu’il vous demandera le droit d’y faire siéger les 3000 habitants de sa commune natale, où il a fait fortune en vendant des permis de construire dans des marais. Accordez-le lui.

Christian Blanc: Et Chirac, mon gros maître! Il m’a dit qu’il ne supportait plus la précarité de sa situation: membre du Conseil Constit à vie, que va-t-il faire après sa mort?

Gérard Larcher: Jako est décidemment un gros glouton. Enfin, prolongez lui son mandat jusqu’après sa mort, il n’a pas démérité pour notre cause.

Christian Blanc, soucieux: Au fait, il y a plus grave, mon gros maître. Il n’y a plus de sauce dans nos coffres, et le pays est en train de se soulever. Pierre Bérégovoy est réssucité, il est à la tête d’une meute de peigne-culs qui marchent sur l’Elysée, en hurlant « Fini de saucer », « rendez les quignons », ou même pire: « Moralisons la vie publique! »

Gérard Larcher blêmit, et laisse tomber un bout de graton sur son sextuple menton. Michou, qui fouinait dans le fion de Guillaume Pépy déguisé en lapine, devient aussi bleu que son costard satiné.

Christian Blanc se marre, et il dit « MAIS NON MON CON, C’EST PAS DEMAIN QU’ON S’ARRETERA DE SAUCER », et tout le monde se marre parce que Christian c’est quand même un sacré farceur. Et ils se remettent à saucer.

Fin de la première scène du 2e acte.

Acte II Scène 2

Gerard Larcher, comme le président W. en son temps a avalé de travers un jaret de porc et l’os lui est resté en travers de la gorge, ce qui a fait exploser les capitons de cholestérol qu’il avait dans la carotide : tout s’est enchaîné, comme les saucisses de morteaux dans le gosier de Jean-Luc Warsman : paraplégie, le président de la VI eme République n’aura fait qu’un an. Son successeur est tout désigné. On a d’abord pensé à Chirac ou a Christian Poncelet mais le premier a été retrouvé à se promener en Yupala dans l’appartement des Hariri qu’il occupe, jouant hagard, avec une bouteille de Corona en peluche pendant que Bernadette avait ses genoux en boucle d’oreille et se faisait visiter-du-soir par David Douillet sur un lit de pièces jaunes, et le second n’a jamais été retrouvé, s’étant perdu dans son appartement de 4000 mètres de la place Vendôme. Mais c’est en fin de comptes Jack Lang qui a été élu « Cléopâtre de droit divin » à la majorité des 2/3 par le collège de grands électeurs composé de la statue du Grévin de Jackie Sardou, du bonhomme Michelin – dont Gérard Larcher adorait les oeuvres, le guide annuel étant le livre de chevet de l’ex-président, ce qui a valu au bibendum d’être élu à l’Académie Française -, et de Philippe Bouvard qui a été acheté pour un pot de rillettes Fauchon, un Saint-Marcellin, une douzaine d’huîtres, une motte de beurre salé, une bouteille de Jurançon sec, trois gousses d’ail et un gros pain Poilâne.
Comme tout bon camarade, Jack se souvient du coup de main de la droite, alors que dans les années 2007-2012, quand l’inflation avait considérablement fait se réduire sa retraite d’ancien ministre d’état, de conseiller régional, sa pension de sociétaire de la comédie française, son indemnité de député de Région, il avait pu, grâce à l’ouverture, mettre un peu de sauce sur les épinards d’aubergine au caviar et de beurre au cul, grâce à sa mission de conseiller spécial délégué à la transition démocratique auprès de Fidel Castro mourrant et d’ambassadeur de France dans les eaux internationales de la corne érythréenne, ainsi que sa mission de spécialiste en droit constitutionnel dans la commission Balladur… il décide donc de pratiquer l’ouverture et de l’inscrire dans la Constitution qu’il fait raturer par Xavière Tibéri dont l’arrière petit fils est toujours maire du 5ème arrondissement de Paris : « Tout Empereur élu devra ouvrir… son cul ». Pour ce faire, il a réuni en Congrès à Versailles pour le vote, et tout le monde est mort de rire, en particulier les Dassault qui sont venus en famille avec le nécessaire à pique nique Hermès : ils sont 52 et en profitent cette année pour célébrer l’élection de Prosper, le chat de la petite Zoé Dassault, cinq ans, elle-même sénatrice, ainsi que du bonhomme de neige Bouli, qui malgré une élection triomphale n’a pu être présent pour cause de pose de première pierre du pont Marseille Lille au dessus de la France, financer par le grand emprunt lancé simultanément avec l’élection de Jack Ier.
Le congrès est sponsorisé par Vico – « Vico, des croûtons bons, des croûtons vrais, des croûtons comme s’il en pleuvait ».Directement après les débats et la mise au vote (entre midi et midi cinq) Jack annonce l’apéritif avec une surprise et en profite pour dire que le vote vaut aussi pour le nouveau budget de l’état – dont 118 milliards de dollars de frais de fonctionnement des ministères et institutions étatiques. Il annonce aussi la tenue du Grand Bal annuel de la Sauce au Louvre qui n’est plus un musée mais désormais pour Jack ce que le Petit Trianon fut à Marie Antoinette garçonnière du nouvel empereur : renommé le Petit Trianus.Jack, en reine Cléopâtre, discute avec Danielle Mitterrand et Leïla Trablesi venue spécialement en visite privée :

Jack : Tu vois Dany, quand j’ai fait faire cette pyramide si controversée au milieu du Louvre, je sentais qu’un jour ce serait mon tombeau. C’est pour cela que j’ai fait déterrer tout le cimetière de Jarnac pour qu’il soit tranquille, apparemment, il se plaignait des jérémiades des gens de peu qui l’entouraient. Il voulait de la place. C’est chier tout de même que les pauvres continuent à casser la couille même morts !
Et tout le monde est mort de rire.

A ce moment là, caché derrière un saucier géant dans lequel Catherine Nay, Laurence Ferrari, Jean-Pierre Pernault sont en train de faire faire trempette au quignon, tout en demandant à Brice Hortefeux quel sera le programme du journal télévisé de TF1 de la semaine suivante, arrive un majordome avec un plateau d’argent sous cloche d’argent. Il s’approche de Jack. Le visage de la reine se décompose : tout le monde fait silence, Mireille Matthieu, FOG, MOF, MAM, POM, DSK, PPDA relèvent la tête de la gamelle de sauce grand veneur qu’ils étaient en train de laper par terre : la nouvelle tombe comme un croûton dans la mousse de Brocoli à la crème et au gingembre.

Jack, d’une voix tremblante : Mes amis, je vous annoncent une formidablement grave nouvelle…

Pas un bruit parmi les 9000 parlementaires, ministres et présidents de groupe, questeurs, secrétaires d’état, ministres sans portefeuille, préfets hors cadre, académiciens, etc.

Jack de reprendre: Poîlane à décidé de ne plus produire…

Un vent de désespoir souffle sur les commissures baveuses de tous les sauceurs, tout le monde commence à voir le régime basculer, le chaos, la non tenue du Grand Bal de la Sauce, qui réunit les grands donateurs du parti du président le PFS : Parti pour la France en Sauce, mais aussi les journalistes de tout bord, les opposants, les amis du pouvoirs, durant lequel est décerné le prix du Crouton d’Or du meilleur Journaliste, de la Tartine d’Or du plus grand cumulard, de la Mouillette d’Or du passage le plus réussi du secteur publique au secteur privé, etc, etc… Que faire ? Comment réagir ? Des expressions d’horreurs se lisent sur les visages… Jack Ier, dit Cléopâtre, doit parler… Après cette seconde qui semble ne pas avoir de fin, Jack reprend, lueur d’espoir dans ce monde qui vacille…

Et Jack de terminer, solennel: Poilâne a décidé de ne plus produire… mais de ne plus produire… que des quignons.

C’est l’explosion de joie totale, le délire absolu, tout le monde s’embrasse, les Poutine, les Karimov, les Gbagbo, les Ben Ali, les Moubarrak, et toutes les délégations étrangères n’ont même pas besoin de traducteurs : c’est le langage universel « Quignon ». Et la fête continue.

Fin de la scène 2

Acte II Scène 3

2023. Jack Lang – Cleopâtre, à la fois Président et Première Dame de France, entâme la dizième année d’un règne sans partage et, disons-le, carrément tyrannique. Un « ouvre-feu » a remplacé le couvre-feu d’antan: après 22h, plus personne n’est autorisé à rester chez soi, sous peine de fessée, et chacun doit s’acheminer vers une des gigantesques boites de nuit placées sous le haut patronage de l’implacable ministre délégué à la Touze Perpétuelle, Dominique Besnehard. Dans ces lieux d’opression, chacun doit s’acquitter des quinze rapports buco-anaux qu’impose la loi, avant de rentrer chez soi éreinté, le petit mauve en chou-fleur. La Marseillaise a été remplacé par Show must go one de Queen dont les oeuvres sont apprises par coeur dans les maternelles, dirigées d’un doigt de fer par le nouveau ministre de la Correction, Douste Blazy. Soumis à un nouvel impôt, la Contribution Enfantine Généralisée, toutes les familles de France doivent envoyer à l’Elysée deux garçonnets à peine nubiles, qui défilent dans le monumental lit présidentiel en forme de nénuphar géant où il leur est intimé de jouer à chat, les yeux bandés, en poussant des cris de poussins. Depuis longtemps revenu de son exil suisse, Polanski tourne des gonzos avec Ruby et Zaïa la Française, subventionnés grassement par le Haut Responsable à l’Art Dégénéré, Christophe Barbier, qui a fait récemment entrer Guillaume Dustan au PanPanthéon. Le cercueil du grand auteur était porté par des orphelins blonds déguisés en choristes, tandis que dans un discours enflammé Dave faisait l’éloge du Barebacking en plein air. Patrons et Socialistes sont réconciliés, à l’image de Martine Aubry et Laurence Parisot qui se sont gougnoutées en direct pour relancer le dialogue social.La politique de Jack Lang-Cléopatre connait des succès fulgurants, puisque la notation des Français sur l’échelle de Kinsey s’établit désormais à 5,9, la plus élevé du monde. Rien à dire, la France est un pays où il fait bon s’enfiler, à toute heure, entre amis ou en
famille, entre amis et en famille, sous l’oeil débonnaire et lubrique du Monarqué éclairé.
Pourtant, chez les sauceurs, l’enthousiasme est modéré. DSK, Claude Goasguen,Christian Estrosi, Jacques Myard, Eric Raoult, Chirac, Philippe Sollers, Roland Dumas, PPDA se retrouvent au Frou Frou BambouClub, un des derniers tripots hétéro clandestins, où l’on peut courir la gueuse à l’abri des sbires de Pierre Palmade, le chef de la police politique qui est aussi l »‘oeil, l’oreille et l’anus du président ».Chirac: Je suis las, las de cette dictature sodomite. La sauce n’a plus le même goût qu’avant.Avant la sauce avait un petit goût égrillard, un goût de parfum bon marché, un peu gaulois, qui la rendait si digeste. Aujourd’hui ce n’est plus la même chose: on continue à saucer, mais on ne s’amuse plus. Qu’en pense-tu, le « motodidacte »?

Christian Estrosi: tout à fait d’accord. Coté pèze, je ne me plains pas, je m’en mets toujours jusqu’à la glotte, je me gave comme une oie, comme un porc, je me fais livrer des camions de fausses factures à domicile et les impôts locaux sont désormais directement versés sur mon compte au Lichtenstein, sans passer par le budget de la ville comme on faisait du temps de Jean Claude Gaudin, mon maître-à-magouiller qui m’apprenait l’art de saucer à la provençale. De ce coté là, rien à dire. Mais coté fesse, ça n’est plus la sauce d’antan, quand je pouvais nommer une tapineuse directrice de cabinet et une michetonneuse Directrice de la communauté de commune..Maintenant, je suis obligé de me planquer pour palucher la croupe d’une stagiaire, c’est pire qu’aux USA. Et on m’a obligé à faire mon coming-out officiel déguisé en YMCA, sur la place de la mairie

Roland Dumas: C’est vrai: qu’il est loin le temps où j’entretenais des poules avec l’argent de la quête que détournait le plus grand sauceur ayant jamais porté soutane, Monseigneur Jean vingt trois….

PPDA: Epoque béni où je rentrais d’une séance de dédicace d’un livre plagié avec une moisson de numéros de téléphones d’étudiantes de la
Sorbonne! Je niquais à couille-rabattue, en ce temps-là. Et aujourd’hui, j’ai été obligé de m’afficher au « 2+2=5″ avec Magloire, afin de conserver mes huit 607 de fonction à TF1….

Sollers: et que dire de moi. Les attachés de presse que me file Gallimard sont désormais des boxeurs à moustache. Autrefois, elles étaient directement recrutées dans des agences de mannequins estoniennes.

Alors qu’ils sanglotent tous en coeur, Pierre Palmade fait irruption dans la pièce en criant « Bouh », effrayant avec son casque de chantier et ses piercings de téton. Il est escorté par deux malandrins de la gay-police. Les sauceurs, pour ne pas se faire démasquer, s’enfilent en serrant les dents.

Le rideau tombe.

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