Commentaires de Français…

Posté par gramier le 19 avril 2011

Lu sur le Nouvel Obs, commentaire (les multiples fautes d’orthographe en moins) d’un lecteur à propos du boycott de la visite de Nicolas Sarkozy par l’association des maires des Ardennes:

« Elections anticipées
Vue son incompétence notoire , pourrait-on commencer à parler d’élections anticipées . Il serait temps d’ arréter la casse , de sauver les meubles . Un président peut il encore être chef de l’Etat avec à peine 27% d’opinions positives , et cela depuis des mois et des mois….
Aux Etats-Unis , pays tant vénéré par notre cher président , il y a des élections à mi-mandat !!! »

Et toc! Ca c’est dit!

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Borloo, radical…

Posté par gramier le 19 avril 2011

Borloo le social veut exister apprend-on ! C’est vrai qu’après avoir saucé – profité du système – comme une éponge durant ses dix années à arpenter les ministères et à charpenter les jolies journalistes ne résistant pas à son charme et à ses euros ravageurs, on comprend qu’il veuille dire merde. Ce n’est pas sans rappeler les crises d’ado des jeunes pubères de l’Ouest parisien qui, pour dire « fuck » décident de partir faire le tour du monde en catamaran ou d’organiser un rallye Chatou-Phnom Penh durant 8 mois, … c’est vrai que c’est plus salutaire que se mettre au crack ou d’organiser des tournantes…

Loin de moi l’idée de saper les saines envies de changement, de « break » de ces jeunes dont le surmoi cherche, de façon tout à fait honorable,  à orienter le vent de la révolte vers une prison de voiles blanches, poussant la barque de l’émancipation nécessaire vers de nouveaux rivages d’indépendance, plutôt que de le laisser souffler sur le brasier dévorant des passions insoumises de ces années ingrates. C’est que Borloo est objectivement un tiède, un point lâche, comme toutes les personnes qui pensent au centre. Dénué intrinsèquement et depuis l’origine de charisme – mis à part auprès de Valérie Létard et Laurent Hénard –, c’est au sein du centre l’ultra conservatisme, l’anti-révolution, la quintessence bourgeoise et philistine de l’immobilisme réactionnaire dont la caractéristique première est d’être en retard sur tout, à commencer par son temps, que Jean-Louis réside.

Royaume du clientélisme et de la chapelle, ceux qui se disent du centre sont comparables à des antiquaires/brocanteurs provinciaux qui, après avoir racheter aux bandes locales le butin de leurs dernières incursions dans les gentilhommières avoisinantes, sans goût ni panache, recèlent ces vieilleries qu’ils revendent ensuite à prix d’or à des ignorants. Leur magasin est un gourbi rangé façon déchetterie, selon l’ordre d’arrivée des breloques poussiéreuses, et dans lequel on retrouve de bonnes vieilles recettes, ces bonnes idées pleines de « bon sens » tel que Descartes l’entendait, c’est-à-dire des sortes d’opinions qui sont celles des nostalgiques de la République parlementaire dont l’idéal politique n’a jamais cessé d’être Antoine Pinay, le Obama de la IVème, Pinay l’animal politique, sentant autant le musc et la testostérone que Douste-Blazy. Borloo laissera une trace dans l’historie équivalente à celle que  grenouille a dû laisser dans le fond de sa culotte après avoir poussé pour se faire plus grosse que le boeuf et politiquement, il connaîtra le même destin.

Etre radical du centre c’est avoir un sens aigu des antinomies, et simplement aucune vision autre que celle de la sauce et du pouvoir. A trop bon, trop…

J’ai appris avec stupéfaction d’ailleurs que les « 2000 » jeunes radicaux suivaient Borloo dans sa fugue du bateau amiral UMP, comme d’un seul homme. Que Borloo quitte l’UMP, je laisse libre chacun d’en penser ce qu’il voudra, si tant est que cela vaille réellement le coût de perdre quelques secondes à se forger un point de vue sur une telle question à l’intérêt équivalent au taux du livret A ; mais que 2 000 jeunes voient dans cet acte un signe de bravoure totale, le retour d’un Magnin victorieux comme revient le Jedi, sentent le fameux « wind that shakes the barley » souffler et donc se disent « il est temps de s’armer, ou est la Bastille la plus proche s’il vous plaît ? » Laissez moi rire. L’adolescent attarder Borloo attend 60 pour faire sa crisette et entraîne avec lui des jeunes… déjà vieux.

Nous parlions du Livret A, voilà le symbole même de ce que représente le centre : gestion sûre, sans risque, patrimoniale, le centre est à la politique ce que le Livret A est à la Finance, ce que Johnny Haliday est au rock, Frédéric Lefèvre et Christine Boutin à la littérature politique.

Quand on se dit qu’on a le choix pour leader entre Hervé Morin – sauceur et traître –, François Bayrou – pas besoin d’épithète, la simple évocation de ce nom se suffit à elle-même, la personnalisation de l’idée même de Défaite, de Déroute, de Casse Pipe – et enfin Jean-Louis, on doit sûrement reprendre de ce délicieux whisky, non ?

Ce bon Jean-Louis, fort intelligent, courtois, n’est tout simplement pas content de n’avoir pu augmenter la ration de sauce fin 2010 en devenant Premier Ministre. Alors Jean-Louis boude, menace, sans perdre son sourire et son élocution de comptoir. Il s’entoure de tout ce que le monde politique a de stars : Fadela la Pasionaria inspectrice générale des affaires sociales au TE – jamais loin de l’assiette au beurre – et Rama – elle-même adolescente rebelle, notre Marianne d’ébène, qui s’exprime avec cet air frondeur et calme, empreinte de cette liberté qui s’assume contre tout ce qui est méchant et pas bien… elle reste un faire-valoir politique caractérisé d’abord et avant tout par son amateurisme et son autosuffisance – bref, que du beau monde, le cocktail parfait pour gagner une élection. Si l’on résume, Sarkozy a le vent en poupe, on vient se resservir d’un peu de langouste sauce truffée, Sarkozy dérive, on refuse de payer l’addition… les rats quittent le navire, et crache dans la soupe qui les a engraissés. C’est de la vraie politique en somme. « Moi y’en a plus saucer de cette réduction de beurre au calvados et au fenouil là ! Moi y’en a préparer ma propre casserole… »

Avec ARES – Alliance Républicaine Ecologique et Sociale, en résumé, ma poubelle – les Radicaux, les Centristes ne dérogent pas une fois de plus à leur éternelle ligne de conduite : ils sont les phoenix de ce cénacle politique, qui se pare avec eux de ses habits de veulerie, de fourberie, d’embourgeoisement, de petitesse d’esprit, et s’y drape comme une prostituée de luxe prise de pudeur se vêt après l’amour du drap souillé, linceul de ses dernières simulations orgasmiques monnayées au prix fort. Plutôt mourir avec Ségolène Royal qu’avec Bayrou et surtout Borloo, au moins on se sera battu pour des idées connes, mais nouvelles… je n’ai rien contre l’ancien, mais en politique, franchement, ça me fout le cafard !

Mais bon… saucera bien qui saucera le dernier…

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Chronique d’un règne…

Posté par albenitz le 18 avril 2011

Par Albénitz

Bien sûr, on aurait des tas de raisons de détester Franz-Olivier Giesbert. Le cumulard médiatique, la réussite insolente, le bellâtre à l’œil roucoulant, l’homme de réseau, le rastignac touche-à-tout, les façons trop lisses. Une sorte d’anti-Zemmour, souple et un peu inconsistant, qui observe les grands fauves politiques avec un sourire amusé sans jamais se mouiller, tout en prenant soin de les fréquenter assidûment.

Oui, mais voilà, le bonhomme « FOG « a du talent. Et si le genre du livre politique est un creuset de la mauvaise littérature, il faut bien reconnaître que ses bouquins font exception. D’abord parce qu’il manie une plume aiguisée, vive et parfois jubilatoire, pour épingler comme un collectionneur de papillons les hommes de pouvoir qu’il fréquente depuis plus d’un quart de siècle. Ensuite parce que ses méthodes de biographe, sans doute contestables du point de vue de la déontologie, font de lui un des chroniqueurs les mieux renseignés de l’arène politique. Bien sûr, exhumer tous les dix ans ses carnets de notes sur lesquels on a consigné des confidences « off », recueillies à grands coup de dîners en ville, c’est moche. Mais sans la rouerie de FOG et de quelques autres , le lecteur n’aurait jamais l’occasion de pénétrer aussi en avant dans les coulisses du pouvoir, là où l’on distille les phrases assassines et où l’on tombe –de manière plus où moins calculée – le masque.

Son dernier livre « M. Le Président – Scènes de la vie politique 2005-2011 » ne décevra pas les amateurs du genre. Le « Joinville du sarkozysme », comme l’a joliment appelé Jean-François Kahn, y brosse un portrait saisissant du Président de la République et de ses proches. Il jette sur son sujet une lumière crue, mais sans cruauté excessive, la même dont il avait éclairé Mitterrand et Chirac, donnant à voir leur grandeur et leurs insuffisances. Au fil des 283 pages foisonnantes d’anecdotes, on découvre un Sarkozy complexe : colérique, tyrannique avec son entourage, séducteur, fasciné par l’argent, versatile, égotique, plein de lui-même, avide de reconnaissance, brutal, sans réelles convictions, enfantin jusqu’au grotesque mais aussi hypersensible, amoureux transi, écorché vif, séduisant, doué d’une énergie et d’une intelligence hors du commun. Tenant à la fois de Napoléon et d’Adolphe Thiers, « Hercule de l’égotisme » et « Homère de l’éloquence », le Président est « un prototype surdoué et une attraction considérable dans un vieux pays fatigué dont l’activité principale, ces dernières années, a surtout considéré à regarder passer les trains ».

En bon élève de Saint-Simon qu’il révère, Franz-Olivier Giesbert n’oublie pas de décrire, souvent avec drôlerie, la Cour qui gravite autour de cet étrange monarque : la « garde noire », les ministres, les visiteurs du soir. Copé est dépeint en Grand Condé sûr de son destin, Guéant en souffre-douleur stoïque, Fillon en « Père-la Rigueur » aux « sourcils pompidoliens », MAM en « automate toussotant et militaire », Patrick Balkany en « colosse protecteur, extraverti et généreux, typique du juif ashkénaze », etc.

Certains passages ne manqueront pas d’alimenter la légende noire du sarkozysme : ainsi des éructations et des menaces, parfois physique, que le Président réserve à ceux qui ont le malheur de lui déplaire, c’est-à-dire à peu près tout le monde, à commencer par les siens: Boutin est une « connasse », Devedjan un « pauvre con », Hortefeux un « mou », Debré un « salaud », et l’auteur lui-même mérite un « cassage de gueule » lorsque le magazine a osé évoquer la vie sentimentale mouvementée de Carla Bruni.

Mais ces pages révèlent également un leader capable de se sublimer dans la gestion de crise, et dont les coups de bluffs et les manœuvres à la hussarde ont permis à la France de jouer un rôle déterminant pendant la crise financière, le conflit russo-géorgien ou la crise grecque.
Au-delà des faits d’armes et des coups de sangs, FOG s’attarde sur la singularité et l’étrangeté de cet homme si différent de ses prédécesseurs : dépourvu d’ancrage terrien, sans mentor ni père spirituel, Sarkozy se voit comme un déclassé, un éternel « outsider » dans un paysage politique traditionnel où tout le monde partagerait les mêmes codes. Anecdotes à l’appui, notre Joinville insiste aussi sur l’incapacité présidentielle « à maîtriser ses désirs et à contrôler sa parole », qui contraste avec la carapace dont se protégeaient Chirac et Mitterrand : dépourvu de surmoi, « Nicolas Sarkozy est, en vérité, totalement transparent ».

Franz-Olivier Giesbert le reconnaît sans détour : il a été séduit, voire fasciné par cet homme politique sans équivalent. D’une certaine manière, c’est un amoureux déçu, qui déplore à longueur de pages que les qualités de son héros soient gâchées par son inconséquence, son agitation névrotique et son opportunisme. Mais son jugement n’est pas définitif, et le dernier chapitre vient à point nommé pour nous rappeler qu’avec ce personnage insaisissable, il était dangereux de tirer de conclusions hâtives : l’auteur rapporte un entretien en tête-à-tête avec Nicolas Sarkozy, au cours duquel ce dernier le bluffe en étalant une impressionnante culture littéraire. FOG n’en revient pas : « Depuis un quart de siècle que je le fréquente, Nicolas Sarkozy ne m’a jamais laissé entrevoir cet aspect-là de son univers personnel ». Et de conclure: « Telle est la misère du biographe. Il écrit sur de la matière vivante, en devenir permanent ».

Avec Nicolas Sarkozy, il a été servi.

« M. Le Président – Scènes de la vie politique 2005-2011 », Flammarion, 2011

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Complexe altérité…

Posté par gramier le 16 avril 2011

Finkielkraut est sage, Renaud Camus est dangereux, Manuel Valls n’a pas tort: http://www.franceculture.com/player#reecoute-3852461

L’immigration, la peur, l’insécurité, les solutions, mondialisation, civilisation, culture, le sens de l’Histoire…

Rappelons nous Paul Valéry dans Mauvaises Pensées et Autres (1941) : « Tout ce qui est simple est faux, tout ce qui n’est pas simple est inutilisable ».

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Le printemps hollandais et la notion de désert

Posté par gramier le 14 avril 2011

Comme le printemps est doux en ce début avril… La morale populaire qui n’est pas née de la dernière pluie met pourtant en garde : en avril ne te découvre pas d’un fil. Le PS se découvre peu à peu par ses candidats sérieux et un programme flambant neuf, et lui emboîtant le pas, ce bon vieux Jean-Louis le Gentil – Borloo, ndlr – qui se découvre pas si gentil-gentil et voudrait virer Sarko chez une Chabot virée par Sarko… Il y a aussi Frédéric Lefèvre et Nadine Morano nous permettent de mettre en lumière l’impudence des média qui, comme à l’époque de la « fellation » de Mme Dati, font leurs choux gras d’un lapsus et d’une bourde… et qui plus est d’un lapsus « de Frédéric Lefèvre » et d’une bourde « de Nadine Morano » : le niveau de tout cela atteint des hauteurs armoricaines.
Bref, un mois d’avril qui commence sous les meilleurs auspices. Ca fleure le premier mai. Bientôt le « retour du social », bientôt les slogans indignés mêlant les mots « retraites » et « impôts sur la fortune » sur des banderoles enduites de « bon sens » et de vraie colère justifiée par « Papy Compote », plus connu en dehors de la maison de retraite sous le nom de « Hessel Stéphane, sommité morale ». Ne dit-on pas qu’il faut « battre le pavé pendant qu’il est chaud » ? D’aucuns ne manqueront pas de le faire au nom de la liberté de dénoncer l’oppression d’un Président des riches qui a plus de casseroles au pare-choc que Chirac de faux électeurs, et qui, faute de bons sondages, devrait être démis de ses fonctions pour l’empêcher d’ « abîmer » la France et de contrer Marine Le Pen, l’impudent ! On annonce de partout, la chute en torche de la Sarkozie, le nouveau crépuscule des nouveaux oppresseurs, profiteurs et autres Patrick de Maistre et Florence Woerth, la fermeture définitive de la grande braderie de la barrette rouge. Sont lancés les appels au retour de la dignité perdue, et à la pharmacie de l’alternance l’administrera telle une pilule du lendemain démocratique. Marianne sacre les hérauts de l’irréprochabilité des lauriers Fred Perry qui ornent les polos de Joseph Masset-Scaron – qui porte bien mal le nom du vrai pamphlétaire qu’était le brillant trousseur de la Maintenon –, panthéonise ses nouveaux gavroches tombés sur les barricades du « vivrensemble » sous l’(horte)feu(x) des colonnes infernales de Guéant et autres Copé à la solde de l’horrible imprécateur et asservisseur des peuples : Nicolas Ier star de toutes les Roueries. Les indignés de la République – 45 % de votants des cantonales – se prennent à rêver de la chasse d’eau de l’Histoire, qui aspire les déjections politiciennes telle l’urne leur dernier bulletin de vote… On respire un parfum Air Wick-Printemps des Peuples dont la France au bord de la Révolution passive s’étourdit. La lumière douce et chaleureuse est au bout du tunnel et les hormones présidentielles de beaucoup s’éveillent. Attention pourtant à l’éjaculation précoce.
Prime au premier annoncé ? A voir.
Hollande a le vent en poupe. Se peignant en nouveau GO d’une jeunesse dépitée et blasée par la vacance du pouvoir à la table de ses intérêts, il s’impose comme ayant le monopole du sérieux, du calme, de la respectabilité, en rassembleur, en assureur – dont il a la monture de lunettes et les cravates. Il s’indigne lui aussi, cherche un peu ses mots comme pour toujours réprimer la petite phrase, art dans lequel il a toujours excellé, qui se profile au détour de chacune de ses envolées lyriques sur l’état du pays. Homme d’une rare intelligence, il aura su concocter en deux ans une sorte de mythe – à bas coût certes, mais mythe tout de même – de la traversée du désert, depuis son départ du PS, qu’il laissait plus en ruine que Dresde après Thunderclap, à Martine Aubry-Tibéri. Homme de toutes les convictions, il offre un discours de sérénité à une France qui est entrée en dépression depuis… la fin des Trente Glorieuses. Il a cette volonté qui caractérise les vainqueurs, il s’est réinventé après n’avoir jamais spécialement existé d’ailleurs, il apparaît comme une figure neuve dans un cénacle politique auquel il appartient depuis avant même sa sortie de l’ENA. Et le voilà caracolant seul, plein de cette liberté grave qu’il arbore, celle de n’être lié par aucun pacte, aucun calendrier international. Avantage certain… là encore, à voir. Ancien commandant, il domine les rouages du Panzer PS aujourd’hui avec la dextérité d’un Nikita Khroutechev, assurément plus léger et agile, surtout après son régime sidérant, que sa probable et seule crédible future-concurrente, à laquelle il a laissé les manettes. Alors que la plupart des cadres ne prennent que le temps de faire mine d’ignorer celui qui ne sut faire gagner le parti en 2007 et encore moins en 2002, la base socialiste, quant à elle, et plus largement les Français sociaux démocrates qui iront à la primaire, voient d’un œil docile ce DSK rassurant, proches d’eux et plein de bons sentiments, réaliste et sincère et ont délaissé son ex-compagne dans ses muettes campagnes chimériques et délirantes.
Naturellement, rien n’est fait, tout est encore possible, mais il semble que, même si selon moi c’est une coquette et risible imposture, Hollande, s’étant découvert de plus d’un fil, prenne de distance ses camarades qui rêvaient d’une « primaire de confirmation » tel que ne cesse de le demander à cor de pied et à cri d’orfraie Monsieur de Saint-Denis-Bartolone, l’éternel lieutenant, le premier couteau à beurre. Que craint-il donc d’ailleurs, ce même député aubryo-fabiusien à la sauce strauss-khanienne ? Une victoire du gentil petit président du Conseil général de Corrèze, qui comme Borloo épanoui à la rosée du printemps? Un caillou de petit Poucet venant déranger la course au fond de la botte cinq lieux. On n’en donnait pas deux liards le pot de cette candidature et puis…
Les roses écloront bien vite, et avec elles, les épines… On peut tout de même remarquer que dans la lignée des chefs des chefs d’Etat, le Président Hollande, si la prophétie auto réalisatrice, faite par celui qui aujourd’hui n’est encore que simple candidat à la candidature, se réalisait, … Merci bien ! Le Président Borloo ?… Enfin en même temps, la Présidente Aubry… De la communauté urbaine de Lille, c’est ça ?…
A trop vouloir éclorent tous d’un même élan, on ne risque de retenir de tous ces gens que le terme de bouton… et un bouton, le plus souvent ne devient pas une rose, souvenez vous de ce que sont devenus ceux du printemps de votre vie… sur le miroir de vos vanités. Observés, regardés, trituré, oubliés. C’est dégoûtant certes mais c’est ça aussi le printemps. L’excès de sève peut nuire à la santé politique.
Comparer la traversée de la Corrèze par Hollande le Kalahari qui vit mûrir De Gaulle, Mitterrand, Chirac et Sarkozy serait grotesque à mon humble avis, légèrement partisan, je vous l’accorde.
On pourra croire à juste titre qu’il y a désert et Désert, destin et Destin. Le « d » n’en est pourtant pas jeté et le sort… moins encore, on élit bien Giscard en 1974, alors Hollande en 2012…

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Jean-Daniel Coffe-Bendit

Posté par gramier le 14 avril 2011

J’aime bien Cohn-Bendit et je proposerais volontiers à qui veut, de l’aimer avec moi ! M’est venu à l’esprit, au débotté, tout à l’heure, une comparaison qui a déjà dû être faite par certains bien plus roués et observateurs que je ne le suis. Plus qu’une comparaison c’est une franche et frappante ressemblance entre Dany et Jean-Pierre Coffe. Maintenant que j’en parle, nombreux doivent être ceux qui se frappent les cuisses de ne pas y avoir penser avant et d’autres doivent se dire avec orgueil « Mais bien sûr, déjà en 1976, je travaillais encore chez… » Parfait donc, nous voilà sur la même longueur d’onde de choc.

Les deux personnages sont délicieux. Gouailleurs, fins, gentiment révoltés, parlant fort, tutoyant la terre entière, toujours prêts au bon mot, à la prononciation lente, vivante et chaude, enveloppant de leurs gestes expansifs et généreux le journaliste, l’ami, le contradicteur, en somme qui que ce soit en face d’eux, avec cette pointe d’ironie, de candeur, cette foi en leur combat qui les anime et imprègne leurs mots. Ils portent cette pointe de folie qui rassure notre monde. Porteur de combats anciens, ils ont su resté à la page et ne jamais sortir de la mêlée médiatique. Ils s’en jouent et, roués tel des goupils, ils en connaissent les règles élémentaires de la survie dans la durée.

Ce sont des hommes de racines, des hommes qui ont su s’adapter aux saisons, perdre leurs feuilles quand il le fallait, fleurir au bon moment et donner des fruits. Coffe le cuisinier Robin des Bois qui a su rappeler que manger était plus que repaître sa faim, et ce dans le monde merveilleux de Ronald MacDonald! Une gageure d’abord qui devient une prouesse. Cohn-Bendit qui, de libertaire a su trouver la voie de la raison, de la démocratie et de la société hiérarchique avec maintient de l’ordre institutionalisé, donne aujourd’hui des signes de responsabilité assez admirables. Bien que fort apprécié de l’opinion publique, il a su en fin cuisinier politique, avoir assez de piquant pour ne pas prétendre à quelque autre fonction d’élu que celle de député auprès de sa chère Europe, qu’il s’attèle à construire sans relâche et avec fougue. Ensuite, bien que cadre fondateur du mouvement Europe Ecologie, il sait ajouter le sel qu’il faut pour rester l’aiguillon de son parti et, par ses déclarations, l’empêche de se laisser contaminer par la tendance Parti Communiste Chinois propre aux trotskystes engoncés que sont les Verts. Enfin, en chef aguerri aux fumets les plus délicats, qui marquent la différence entre la grande cuisine et le moules-frites du Flunch, il a su rencontré Strauss-Kahn ces temps-ci, et admettre - sans qu’autre chose, que son attachement à l’avenir du pays et son désintéressement, l’y pousse - qu’il vaudrait peut-être mieux accepter une grande coalition EELV-PS si DSK en devenait le représentant à la grand messe nationale de l’année de la fin du monde.

Etre strauss-kahnien n’a rien d’exceptionnellement téméraire en ces temps de radieux sondages béatifiant notre Néo de Washington, seul à pouvoir détruire enfin l’horrible virus Guéant dans la matrice sarkoziste, j’en conviens. Cela dit, cela ne manque pas de toupet, et surtout, de liberté d’esprit. Ca ne coûte rien de le souligner, une fois n’est pas coutume, loin s’en faut. Quand on pense qu’à droite, Boutin la consultante en mondialisation et Villiers le chouan de la bêtise, alors qu’un vent de défiance souffle sur le camp sarkozyste, commencent à croire de nouveau avoir un quelconque poids autre que celui de leur navrante vanité, on se dit que ce sont parfois ceux dont on s’était toujours senti les plus éloignés qui imposent le respect, par leur Sagesse. Ceci n’est naturellement qu’un point de vue, qui n’engage que celui qui le développe.  Jean-Pierre Coffe, de What a Flash – Loft beatnick des années 1970 avec  Bernadette Lafont en Loana – à Leader Price, Dany le Rouge, des barricades à Strauss-Kahn, sans se renier, ben écoutez, je trouve que ça vaut d’être salué, et d’en prendre de la graine ! C’est être naïf ? Sans doute.

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L’homme Villepin: « Demandez le programme! »

Posté par gramier le 13 avril 2011

Vanitas Vanitatum ! Personne n’est plus passionnant que Monsieur de Villepin. Très admiré pour son panache politique, sa fougue, son phrasé majestueux et son expression, c’est plus qu’un euphémisme, « un peu plus » élégante que celle de Sarlozy, Monsieur le Premier ministre nous prend vraiment pour des courges. Il nous rase avec son creuset de solutions miracles, avec son air offusqué et empreint de sérieux façon Hollande, à monter sur ses grands chevaux à chaque question qu’on lui pose en rappelant que son but était de relever une France blessée et meurtrie et que pour cela, il se propose comme candidat de la grandeur retrouvée… S’il fait perdre la droite en 2012, cela permettra à cette dernière de se recomposer peut-être et de faire le ménage – retour de Morano sur les marchés, de Lefèvre chez France-Loisir, de Panafieu dans sa loge de concierge, de Marie-Luce Penchard en Guadeloupe et du gros Mercier en Rhône-Alpes, en somme, que du mieux – en tout cas. Il faut bien avouer qu’on a bon dos d’avoir accusé la gauche de vide idéologique et d’absence de ligne pendant si longtemps… aujourd’hui la droite n’a pas spécialement un projet pour la France qui donne envie de reprendre un fond de Suze et un poignée de cacahouètes. Alors oui, Dominique le Conquérant, le Lassie de la  France grande et fière de Chirac, donne à beaucoup cette sorte d’assurance d’une droite relevée et honnête au projet adapté aux tragiques circonstances dans lesquelles notre pays-coquille de noix est balloté de Charybde en Scylla…

Et à tous ceux qui croient ça, je dis, « vous voyez votre doigt, vous voyez votre œil, ben… vous pouvez vous carrer votre doigt dans votre œil ! » Car s’il est aussi clair qu’il veut nous le faire admettre que Dominique est un homme d’Etat comme nous n’en avions pas eu depuis le Général de Gaulle alors, je veux bien porter un masque double face de Roland Dumas-Jacques Vergès jusqu’à mes 97 ans, croire en Raël, me faire la coiffure de Régine tout en ne m’habillant plus exclusivement que chez Thierry Mugler et pratiquer le lancer de nains en Pointy Boots. Parce que Dominique est un énorme imposteur infatué de postures idiotes et ringardes. Un homme politique n’est pas un « Elu » mais un élu. D’abord et avant tout. La politique, c’est pas un truc pour gens chics, même si ensuite, quand on y est entré, on peut s’offrir de belles montres ou, plus simplement, si on a un peu plus de goûts, se vêtir chez Arnys comme l’actuel locataire de l’hôtel Matignon et, tout comme lui, se payer un joli petit manoir. Cela dans le sens où un homme politique doit savoir aller plonger la Weston dans la bouse, se faire cracher dessus depuis le haut des barres d’immeubles, se faire insulté, écumer les marchés en serrant de la paluche à tour de bras, et ce, durant des années et des années. La politique ce n’est pas un coup de baguette magique de la divine Providence qui un jour vous fait sortir de son chapeau haut-de-forme comme un magicien tsoin-tsoin et maniéré chez Sébastien un samedi soir. Tout cela c’est bel et bien terminé, même être le vrai sauveur de la France n’a pas suffit au Général pour rester en 46! Alors le discours du 14 février 2003 à l’ONU…

Monsieur de Villepin s’est trompé de siècle. En plus de mal s’habiller, il ose sortir des bouquins sous des prétextes grossièrement historiques alors que même un fœtus pourrait comprendre la critique qu’il dissimule aussi finement que Guy Carlier jouant à cache-cache derrière un champignon, et dont le titre aurait pu être « De l’esprit de cour, un livre d’Histoire contre l’autre enc…, euh pardon, de France », livre qu’un Norbert Elias bien plus scientifique et brillant avait d’ailleurs écrit avant lui. Il se dit grand, pour ma part, je le trouve du niveau de Bayrou, c’est-à-dire médiocre, en rogne contre l’Histoire qui ne lui a pas donné le destin que, selon son humilité, il méritait. Mais cela ne l’oblige pas à essayer de nous vendre des discours cheap matinés Dupont-Aignan qui cachent, derrière leur grandiloquence, un vide inter-sidéral et sidérant équivalent à la démagogie populiste d’un Sarkozy en grande forme.
Villepin est un imposteur qui ne mérite rien de la part du peuple si ce n’est l’ignorance; car disant le servir, c’est d’abord son égo démesuré qu’il sert, comme d’autres certes, mais sans en avoir pris les risques. L’électrochoc qu’il propose de créer pour redonner vigueur, vitalité et couleur à la société française, il ferait bien de commencer par se l’appliquer à lui même, pour ranimer sa décence et les quelques lumières qui sûrement lui restent pour éclairer son propre esprit. Remarquez, c’est vrai qu’il a déjà à son actif la réanimation de Brigite Girardin… Pourquoi pas Marie-France Garrault pendant qu’il y était! On s’entoure de qui on peut… et comme qui dirait, chacun voit midi à sa porte, je n’oserais rien changer à cette équipe de gagnants – Bourlanges premier ministre, Girardin au secrétariat du troc nippe pour vieilles bourgeoises du 16 ème Nord poudrées et embaumées dans le N°5 et Marie-Anne Montchamps, ben… un petit secrétariat d’Etat à la pâte à sel, non? Ca c’est du gouvernement resseré… j’ai pas dit obtu…

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« Alain, écoute, rigole un peu, merde ! »

Posté par gramier le 13 avril 2011

Non mais quel scandale. Ces infâmes commentateurs d’articles du Figaro et de l’Express ou encore du Monde, leurs commentaires sont du niveau de réflexion de Frédéric Lefèvre : nul. Je déteste le Français qui s’énerve alors qu’il n’a pas droit à la parole. Ca me donne réellement envie de le foutre dans le monde des films crétins comme « SAW » ou « Cube » pour qu’il termine sa vie de manière un peu plus digne que la fin sur laquelle il a mis le cap pour l’instant. En fait, je ne comprends pas la France. En toute humilité, je me comparerai volontiers à Heinrich Heine dans ce rapport amour haine que j’ai envers ma chère patrie peuplée de cons à qui je fais l’éminent reproche de ne pas penser comme moi.
En réalité, dans tout cela, ce n’est pas que les gens puissent avoir l’impudence de penser différemment de moi qui m’indispose, c’est tout le stress que cela m’injecte dans l’organisme. Des journées entières à guetter quelles seront les prochaines déclarations stupides de Nadine Morano – que parfois je verrais bien en annonceuse publique, coiffée d’un chapeau bicorne arborant une cocarde aux couleurs de la République, avec sa tête de comtesse cheap et goulue de film érotique du début des 90’s, roulant tambour et lisant, comme on vend de la morue à la criée dans le port de Camaret sur Mer – sur le fait que le Président « la voit bien c’t’élection qu’yarrive ». Des matinées d’angoisse pour savoir si Jean-Marc Ayrault et Jacques Myard digéreront leur biberon du matin en faisant bien leur rot et comment ils réagiront à l’annonce de telles ou telles nouvelles candidatures – qui d’ailleurs se multiplient comme les cinq pains et les deux poissons ou encore comme les fautes d’orthographe dans la bouche de Frédéric Lefèvre – de tel ou tel avocat d’affaires de Tapie reconverti dans « le social », héhéhé. Bref, tout cela est crevant et comme le slamait presque en son temps déjà le rappeur prince éthiopien Menelik : je suis lassé, cassé, j’en ai plus qu’assez… et pourtant j’en redemande. Une sorte de drogue, une addiction, comme Stéphane Hessel peut en avoir une à l’infusion de tilleul, à la compote de pomme et à la purée-jambon – c’était avant qu’il s’échappe de sa maison de retraite pour personnes sénescentes – , ou encore DSK a la cyprine. J’ai envie de savoir, de savoir toujours plus sur le rien qu’est tout cela. La vanité de ce spectacle souvent grossier – surtout quand la réalisation a fait le choix contestable de mettre Morano ou Estrosi face caméra – rejoint aussi une sorte d’esthétique de la médiocrité qui devient quasiment une attraction arty farty.
Pour en revenir aux Français commentateurs invétérés des « articles-feuilles de PQ usagées » du Figaro ou encore de l’imMonde ou de Libération – pire, désormais, le journal autosatisfait de gauche joue l’entre-soi, le huis clos, et interdit l’accès en ligne à ses excréments : il faut être coprophile encarté et s’acquitter du tonlieu pour pouvoir aller lire la dernière billevesée commise par je ne sais quel « indigné » au cheveu gras, ongles sales et puant de l’Hessel – ce qui me navre souvent c’est qu’ils n’ont pas compris grand-chose à la règle. Enfin, par cela je veux dire qu’ils sont hyper sérieux, ils ont vraiment l’air d’être profondément émus par tel ou tel propos – que leur mémoire d’alvin aura tôt fait d’effacer du disque, sauf quand il s’agit d’une vulgarité, très drôle d’ailleurs et pas si courante, telle que « casse toi pôv’con », phrase la plus vraie et la plus belle et la mieux sentie par un homme politique depuis le temps où l’on parlait de manière fleurie à l’Assemblée et où les députés s’insultaient copieusement. C’est risible. C’est risible parce qu’ils argumentent, ils essayent de justifier leur manière de penser, tentent de moraliser le contenu : l’homme politique éructe son idée basique – sauf quand c’est le Ministre du Budget qui parle de réforme de la fiscalité, là, difficile de démylènefarmeriser les austères explications – le journaliste s’approche de sa bouche, hume le fumet qui en sort – c’est pour cette raison d’ailleurs que la retranscription des propos putrides de Mélenchon, que ce soit sur papier, web ou télé a souvent la saveur d’une tombe qui aurait aussi servit de cendrier et conteneur à bouteilles de verre après les fêtes – goûte, crache avant de, tel un oenologue, donner son « ressenti non partisan » qu’il retranscrit pour que le Français puisse pondre son commentaire comme on va au woua-woua en temps de choléra. Le Français commente le commentaire du vide… et il croit franchement que quelqu’un en a quelque chose à secouer. Le Français croit que c’est parce qu’il a commenté le fait que Sarko « la sentait bien » que ça va empêcher Michou de chier bleu ou encore pousser le destin à enfin nous débarrasser de Line Renaud ? Ben non, il se goure autant que Chirac dissolvant l’Assemblée en 1997 ou que Pupponi, Fafa, Khalfon, croyant au retour de Domi-nique. Ca fait marrer tout happy-few qui en vit, justement, de ces réflexions sur des sujets dont il ne sait rien, qu’il ne maîtrise en rien et, qui plus est, le dépassent autant que Magic Johnson, Passe-Partout.
Alors, que l’on rigole, que l’on se marre, que l’on s’en foute, que l’on arrête d’être sérieux comme Hollande l’éternel offusqué ou Bayrou qui est en passe de pointer au Panthéon de l’échec politique majeur, que l’on se dédouane de l’obligation finkielkrautienne de respecter le politique puisqu’en fin de compte, ce n’est pas le politique mais le système entier qui est drôle – je ne dis pas qu’il s’est décrédibilisé, je dis qu’il est drôle.
Alors, si c’est drôle, tenons nous les côtes sans jamais oublier que rira bien qui rira le dernier !

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Sans liberté de bramer…

Posté par gramier le 12 avril 2011

… il n’est pas d’éloge… euh… je sais plus, si vous voulez la fin lisez Beaumarchais ou La Pravda française, j’entends par là, le Figaro.

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