L’époque contemporaine

1 – La Révolution Russe

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Nous sommes en 1917, il fait chaud chez Barboura Popov, tellement chaud qu’elle décide d’enlever son petit pupull mohair et de mettre le chauffage à thermostat 7. Dehors, c’est la Révolution russe. Soudain la cocotte minute de Barboura siffle l’air des lampions ce qui signifie que ses salsifis sont prêts mais elle décide tout de même d’aller à son cours de yoga.

Elle prend donc son petit leggin Addidov, ses baskets Pouma, son top Nikevitch et une bonne serviette bien moelleuse, met le tout dans une malle, qu’elle charge sur un diable, se coiffe d’un châle d’un goût douteux, enfile ses sabots dondaines et s’en va. Dans la rue pavée, elle a bien du mal à tirer cette lourde malle. Fait alors irruption le délégué syndical Michovna. Michovna est toute guilleret car c’est la Révolution. Il distribue des tracts pour la grande kermesse annuelle de la paroisse. Michovna voit que Barboura a du mal avec son diable et sa malle de sport. Il se propose de l’aider en montant dans la malle. Proposition alléchante que Barboura, qui est conne comme son châle, accepte et repart avec Michou dans ses bagages en direction de son Club.

Quelques heures plus tard, alors que Michovna a demandé à ce que l’on fasse une pose chez le marchand de boulettes de viandes, qu’il en a profité pour acheter le 45 tour de la chanteuse Dalidovna et le livre témoignage « Ma vie en shorty », œuvre posthume d’un certain Poupouchkikine, Barboura en a marre et décide de jeter la malle dans la Moskova, tant pis pour ses affaires de sports que Michovna a d’ailleurs toutes détendues en les mettant.

Michovna dérive jusqu’en mer Caspienne. De là, il prend un train et débarque à Paris où il décide d’ouvrir une légumerie, joaillerie, massages thaïlandais, dépôt vente d’articles pour la chasse à la gougnotte. De là, il amasse assez d’argent pour ouvrir une mercerie. Alors, qu’il est toute contente et se fait appeler M’ame Mercière, rentre une femme. Cette femme se présente, elle lui raconte qu’elle est la belle sœur de Princess TamTam. En fait, c’est un mensonge. Elle est la filleule par alliance de Barboura et aimerait lui dire combien il a changé la vie de sa très sportive ancêtre à l’époque de la Révolution et des premiers soviets – oui, car le temps a passé, nous sommes déjà bien quelque temps plus tard.

Juste après avoir jeté la malle pleine de Michovna, Barboura Popov était rentrée chez elle… Trop tard ! En partant, elle avait malencontreusement oublié d’éteindre le gaz sous la cocotte pleine de salsifis, ce qui fait qu’elle n’avait plus rien à manger, le tout ayant brûlé. Elle était donc morte de faim. Son histoire avait tellement ému la population moscovite, que… en fait, rien n’avait changé et la révolution avait quand même eu lieu, avec l’établissement du régime communiste, les goulags, la famine en Ukraine, les procès de Moscou, la dictature et les millions de morts. Voilà.

Michovna pensait alors qu’il avait tout de même bien fait de se tirer de cette tourbe.

Comme quoi, la grande Histoire est faite de petites histoires et en fin de compte, comme disait oncle Mireille : « Oiseaux qui chantent le matin, bien, oiseaux qui chantent à midi, sushi, oiseaux qui chantent le soir, à quoi l’idéal politico-sociétal peut-il surseoir ? »

 

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