Et s’il ne devait en rester qu’un…

Posté par gramier le 24 octobre 2011

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Comme me le rappelait un ami il y a peu, alors que je lui commentait comment Christophe Barbier-Soleil lisait, dans les dernières billevesées empreintes de stupidités de Dati contre Fillon, un augure au relent de fin de règne sarkozyste, « S’il ne doit en rester qu’un… je serai celui-là ».

Ni cet ami ni moi-même ne sommes Hugo. Pourtant, le parallèle est manifeste : alors que Hollande et son parti socialiste moribond et asséché s’apprête à reproduire la prise de pouvoir lamentable du 2 décembre 1851, j’ose donc crier que s’il ne doit plus rester qu’un sarkozyste sur cette planète, eh bien ce sera moi, et cet ami, à n’en point douter.

Beaucoup doivent se demander comment il est possible d’aller ainsi aveuglément au « casse-pipe idéologique ». Eh bien la réponse est simple : c’est l’avenir de la France qui est ici en jeu. Les Français croient qu’avec un président « gentil et aimable », tous leurs problèmes seront « adoucis », leurs peurs les plus profondes mises en fuite et délitées par le simple fait qu’un homme aura prononcé les mots magiques de « changement » et d’ « espoir ». Ce qu’ils ne savent pas, c’est que pour prononcer ces mots, il faut avoir les attributs qui vont avec. Être né d’un pur hasard de l’histoire, avoir déclos sa robe rose au soleil de l’opinion publique en misant, pour réussir, sur le priapisme débridé d’un « camarade » bien plus compétent mais malade, passé du Capitole à la Roche Tarpéienne en l’espace des quelques secondes d’un coït inavouable, c’est l’antithèse d’une conquête brillante. C’est le comble du cheap.

Alors, certes, la France n’a pas encore couronné son nouvel empereur républicain et la route est encore longue. Rien ne sert de hurler avec les loups d’un journalisme aux prises avec les exigences économiques de son business-model, qui voit en Hollande le compagnon d’une de leurs admirables collègues, le sauveur de la langue française, l’homme de la situation à la volonté sans faille.

Le putch des cœurs s’entend si le chef a quelque chose de plus à apporter, une force profonde, une expérience, un fait d’arme. Mais là, alors que nous sommes en pleine bataille, nous voudrions changer de capitaine sous des prétextes fallacieux, portés par l’éternel secrétaire du PS, tels que le « vivrensemble », « la juste répartitions des richesses », « la transparence », et pourquoi pas non plus la remise en marche de l’ « ascenseur social » – pour un chiraquien tel que Hollande, rien d’anormal ? Fallacieux, j’entends par là, non qu’ils soient négligeables, mais que ce ne sont pas des arguments de combattants. Il faut certes se préoccuper de ne pas mettre de l’huile sur le feu dans une société qui peine à intégrer sa jeunesse, notamment celle issue des minorités visibles, ses citoyens en fin de carrière, etc… Mais soyons réalistes, tout cela ne pourra pas se faire correctement tant que l’on n’aura pas sorti l’Europe de la crise qui la plombe. Fonder un programme sur cette idée, on peut le faire quand on a une situation économique porteuse qui le permet mais, alors que les sirènes retentissent, cela reviendrait à terminer les travaux d’isolation de son appartement de Dresde lors du bombardement de 1945.

Et nous sommes bombardés. Hollande se prépare à être élu et comme tout Président qui se respecte, il se préparera ensuite à être réélu. Un premier mandat, pris en tenaille entre les exigences de sa fonction (qu’il découvrira le jour même, ne sachant même pas ce qu’est un conseil des ministres), la crise et son électorat, comme le fut Sarkozy, pris, pour sa part, entre son électorat et la crise. Sarkozy n’aura plus rien à perdre et fera ce qu’il faut, quand Hollande minaudera.

Hollande, s’il était élu, ne serait qu’un Napoléon III porté par un parti idéologiquement en décrépitude, avec pour généraux, des assoiffés de responsabilités publiques complètement embourbés dans leurs idéaux passéistes et inadaptés d’une société parfaite où tout le monde serait gentil, partageur, aimable. En sommes, des pseudo idéalistes bien pensant qui mentent en nous faisant croire que la politique et sa logique peuvent quelque chose, que c’est elle qui dicte ses lois à la société et peut en changer les hommes. C’est beau, mais c’est irréaliste. Totalement irréaliste. Et surtout, même s’il le pouvaient dans les faits, ils en sont complètement incapables.

Alors, va ! Que les Français trouvent en Hollande leur sauveur, le seul espoir possible dans la tourmente, mais, pour ma part, je le redis, s’il ne devait rester qu’un sarkozyste, je serai celui-là, car je n’ai aucune envie d’une nouvelle défaite de mon pays face à l’Allemagne, pour cause de nouveau président trop présomptueux et incompétent ! La cohésion sociale est une idée magnifique, mais elle attendra bien 2017. Mise au centre aujourd’hui, elle serait suicidaire car horriblement coûteuse, paralysante et vaine : ce n’est pas l’heure pour cela, ce n’est pas l’heure d’Hollande !

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Fenêtre sur basse-cour

Posté par gramier le 19 septembre 2011

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Hier, au soir, lors de la grand-messe télévisuelle qu’est le 20 heures de TF1, animée par Grande Prêtresse Claire, le satyre Dominique était invité à s’expliquer. S’expliquer sur « l’Affaire » dont il fut le héros malgré lui. L’exercice était périlleux et il est naturellement de bon ton que de critiquer âprement son exécution, aussi réussie qu’elle était délicate, selon nous.

Mais, au-delà de ce qui affole le « petit monde politico-médiatico-sondagier », dixit Sainte-Golène, royale, nous préférerons bien plus nous concentrer sur les conséquences insolites et autres commentaires burlesques des anciens copains de l’augure de Priape. Et les aficionados de notre humble blog l’auront saisi, ce n’est pas tant les éructations du staff de Jean-Michel Baylet que nous scruterons avec attention, modération et neutralité objective, mais bien celles des plus valeureux soldats du clan Hollande, ces snipers en carton, armés de leurs Famas/machine à bulle de savon.

L’attente fut celle d’une reposante nuit et au petit matin, nous trouvions notre matière à glose encore fumante, servie sur un plateau. Le très hollandais site du Monde, qu’on pourrait baptiser l’e-Monde (prononcez immonde), faisait partager à ses lecteurs les savoureuses saillies qu’avait inspirées l’opération com fort suivie de notre ex-futur Président de la Réplubrique à nos maître fromagers futurs ministres – cf article « Présidence Hollande ou le syndrome du Gouda ».

Et voici que « Le clan Hollande souligne le pacte Aubry-DSK » et jubile. Le Monsieur Justice du PS, sous Badinter cheap au style de faux spécialiste dentiste à tête d’expert comptable d’une pub Colgate, André Vallini, nous gratifie d’un « Après l’intervention de Dominique Strauss-Kahn, une chose est claire : il y avait bien un pacte entre lui et Martine Aubry et c’est DSK qui allait être candidat à la présidentielle. Si Martine Aubry est aujourd’hui candidate, c’est donc parce que DSK ne peut pas l’être. Tous ceux qui depuis trois mois nous disent le contraire ne disent pas la vérité« , bien senti…

Oui, parce qu’il ne faut pas oublier que Hollande a eu l’envie d’avoir envie bien avant Strauss-Kahn, qui lui-même l’avait avant Martine de Lille, tout se beau monde se voyant, si l’on part dans cette direction, mis d’accord par Sisigolène, Impératrice poitevine, dont l’envie participe de la prédestination et de la génétique tout autant que de la monomanie incurable.

Donc, si l’on résume, devenir Président serait une question de volonté précoce. Jusque-là, rien à redire, on se souvient tous de Sarkozy, en 1983, se présentant comme « futur président de la République » pour obtenir auprès de Jacques Attali , la visite qui était due à tout futur occupant de l’hôtel d’Evreux. Pourtant, bien que cela compte, peut-on raisonnablement en faire un argument majeur de campagne, même celle des bien nommées Primaires ? Un plus, d’accord, un fondement de l’offre politique, beaucoup moins.

Entre marivaudage grotesque et triste, défis de cour de récréation et guéguerre de sous-chefs d’une tribu sans leader en déliquescence, ces élections primaires sont une fenêtre sur basse cour socialiste dans laquelle les coqs comme les poules doivent porter des bottes tant le sol est jonché de restes nauséabonds d’idéaux en putréfaction, bottes de plus en plus lourdes d’ailleurs, vu que la seule règle qui vaille pour espérer un jour y régner, consiste à chier le plus possible dans celle du voisin pour l’empêcher de voler – autant  que ces oiseaux en soient capables.

 

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La force comique, Hollande Président

Posté par gramier le 28 août 2011

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En plus d’être une époque d’abondance retrouvée et de réconciliation d’une société meurtrie par cinq années de divisions sarkozystes, le quinquennat du Président Hollande sera un quinquennat comique.

Quelle chance! L’ancien secrétaire du PS est jovial, nous le savions. Le candidat normal, comme tout citoyen normal, porte la bonhommie rassurante du bon copain qui vient d’écouter les bouvardiennes Grosses Têtes sur RTL et qui se radine, hilare, méditant la tournure la plus drôle d’une bonne blague d’Amanda Lear à raconter aux potes. Mais aujourd’hui, depuis cette belle Rochelle, imprenable havre de toutes les luttes multiséculaires contre l’absolutisme, il nous a donné un cours de dramaturgie tragi-comique digne de Stanislavski autant que de Francis Lalanne, chanteur révolté et à textes.

Notre ex-Sancho Panza devenu Don Quichotte, a manié, avec une meastria toute sienne, l’ironie envers les riches de manière burlesque, au plus grand bonheur d’une salle de supporters en délire. Car à candidature burlesque, pantomime burlesque, cela va de soi. Notre François-Baboeuf, Saint-Just cheap au charisme d’une ampoule à baïonnette grillée, n’aime pas les riches, de sept  à soixante-dix-sept ans, de cinquante milles à 10 millions par an, les possédants, les nantis, en sommes, ces sangsues qui gangrènent la société par leur âpreté au gain coupable. Avec des accents proudhoniens ringards, notre comique troupier socialiste, député, président de conseil général, conseiller à la cour des comptes, et futur président au RSA, a improvisé sur un air de mash up entre « La Carmagnole » et « La Fée » de sa chanteuse préférée Zaz. Cherchant ses mots, comme il sait si bien le faire, mais sauvé par ses talents d’orateur gagnés dans un Kinder Surprise – quand il en mangeait encore – il nous décrit comment les riches cupides veulent donner l’impression qu’ils partagent. Mais il prend soin, avec la finesse d’une chaussure de sécurité, de souligner combien cela n’est que poudre aux yeux, aumône dérisoire d’une ploutocratie sentant le vent tourner et la menace socialiste obscurcir leur ciel bleu UMP sans nuage, aumône insultante et cynique, quelques chaloupes percées et lancées à la majorité des classes inférieures d’un paquebot France au destin « titanique ».

Il termine, ravi de ses effets de manche courte, par un « Qu’ils se rassurent (ces riches qui veulent payer plus d’impôts, ndlr) nous arrivons ! ». Et vraiment, voir la béatitude qui éclaire ce visage radieux de personnage de fait divers, ce profile de dindon gras, lecteur de Dukan, devenu chef de basse-cour depuis que le coq est mort, gloussant de bonheur au vu de l’hilarité que provoque sa rhétorique de série AB Production chez un public qui ne rit que parce qu’il ne peut pleurer, qui l’acclame parce qu’il ne peut le huer, qui survit malgré l’envie de suicide-collectif qui le prend lorsqu’une réminiscence stauss-khanienne vient titillé son esprit affligé et qu’il ose, malgré les risques, se rendre compte de la médiocrité du choix qu’on lui laisse – Aubry, Hollande, Royal –, alors, oui, voir cette béatitude donne un plaisir immense, une irrépressible envie de se repasser cet extrait d’un discours qui laissera autant de trace dans l’histoire des Universités d’été de La Rochelle, qu’un tatoo Malabar sur la paume d’un plongeur de brasserie qui a percé ses gants.  Il se voit déjà tutoyant Obama, ricanant avec Dilma Roussef à propos de la taille de Sarkozy, et c’est bon, il jubile… nous aussi.  

C’en est même meilleur quand on sait, on voit, on sent, que pour l’imposture, nul n’est tenu de voter, et que les clowns, même les plus talentueux, ne font rire que parce qu’ils ont cette tristesse émouvante, car grotesque et inoffensive, des perdants auto-dérisoires qu’on aime bien. Hollande-Bozo, dans l’arène socialiste, oui, c’est joyeux, la bouffonnerie y étant devenue la règle coutumière, mais être Président de la République ressort plus du numéro de haute voltige que du risible.  Sa frustration de ne jamais avoir pu intégrer « La Classe » de Fabrice, ne signifie pas qu’il puisse croire que ses sketchs lamentables de GO du VVF de Champs-sur-Tarentaine dans le Cantal lui permettent, ne serait-ce qu’un seul instant, de faire suivre son courrier du 10, rue Felix Vidalin, à Tulles, au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Un sketch à 6/10 pour égayer une primaire guignolesque et sûrement, très vite grandguignolesque comme à l’accoutumée, c’est encourageant car on sait au moins qu’une telle mascarade ne peut qu’en rester une ! C’est en tout cas, ce que l’on espère…

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Rêve en solde chez le marchand de sable

Posté par gramier le 1 août 2011

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C’est avec circonspection  que nous lisons l’Express en cet après midi maussade. « Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent » ainsi que s’égosille l’auteur-compositeur-interprête de génie, le Roda-Gil des 80’s, l’ineffable Stéphane Eicher, le plus beau cadeau que nous ait fait la Francophonie après Garou, Sœur Sourire, Amadou, Maryam et Patrick Fiori. Alors, avec un détachement purement auto-défensif, nous feuilletons, faute de mieux, ces analyses glaçantes et effroyables perspectives qui peignent un avenir désespérant. Mais c’est sans compter sur la divine Providence qui vient, comme de coutume, nous surprendre et nous étonner à l’extrême bord de la résignation.  

L’Express veut partager en toute intimité avec nous ses indiscrétions méticuleusement récoltées par on ne sait quel Jean-François Probst en herbe, aimant à faire les poubelles des secrétaires de mairies les week-end et jours fériés, du patchwork avec les résidus de broyeurs à papier des sièges de partis politiques durant les vacances ou bien tout simplement poser des micros dans la salle à manger de Raphaëlle B. ou Franz-Olivier G. pour les écouter languedeputer à qui mieux mieux et entre apparatchiks autosatisfaits des milieux autorisés ! Quelle aubaine, ne la ratons donc pas, ce s’rait ben trop baîîîte !  

Qu’apprendra-t-on alors de si croustillant ? Que DSK était en fait gay ? Que Nadine Morano a enseigné le savoir-vivre au Chesnais avant de se construire un personnage politique vulgaire et plouc ? Que Martine Aubry fut danseuse étoile ? Que Manuel Valls est de gauche ? Que Chirac est de droite ?  Eh bien au-delà de toutes nos attentes les plus débridées, les plus indicibles, c’est le pompon, les bras du ciel qui nous en tombent sur la tête : l’Express de Barbier, le plus brillant journaliste de sa génération s’il en est, a une fois encore décroché le cocotier. Effet bœuf garanti : « A l’occasion de l’université d’été du PS à La Rochelle (fin août), François Hollande publiera un livre, intitulé Le Rêve français » Car, cela ne vous a pas échappés, mais Hollande, loin d’être contenté par la place de compétiteur dans la course aux si démocratiques Primaires Ouvertes Socialistes, rôle fort commun, s’est cru obligé de s’intituler vendeur de rêve. Et attention, pas du pauvre rêve érotique à deux liards le pot au rose, tenez vous : « L’ouvrage comportera notamment une interview de 80 pages sur les valeurs de la gauche, l’histoire du socialisme, la montée du FN et le sens de sa candidature. » Un vrai programme pour nous rappeler que, contrairement à ce que nous croyons, non, la gauche ne sert pas qu’à être éternellement dans l’opposition idiote voire stupide, que non, le socialisme n’est pas une idéologie complètement ringarde qui a ruiné la Grèce, l’Espagne et le Portugal, que la montée du FN n’est pas la faute de Mitterrand, de la mondialisation, de la crise économique mais bien de Sarkozy, de Sarkozy et surtout de Sarkozy et qu’enfin, cela n’appelle qu’une seule chose : sa candidature, CQFD.  

Nous en venons à nous demander très franchement : « Mais pourquoi donc un livre ? » Pas besoin d’aller chercher des argumentaires alambiqués pour nous démontrer l’évidence qui s’impose : François Hollande est né pour être le XVIII ème Président de la IV ème République! Le poste requiert, en effet, cette malléabilité qu’il incarne avec tant de brio, ces idées ternes qui ne font pas trop d’éclat pour ne pas éblouir ceux qui pourraient le jalouser. François Hollande c’est la fermeté de l’Edam jeune, c’est la constance idéologique du Leerdammer, sa légendaire finesse de goût. Idéal pour ne pas fâcher le Munster avec le Beaufort, faire s’accorder le Saint Nectaire avec le Brocciu… Hollande vient pacifier la France stressée en lui proposant un traitement à base d’avenir bleu pastel en ton sur ton (chemise et cravate, à croire que Valls qui est son chargé de com’) façon Bisounours ou Snorkys, des réformes sécuritaires gentilles avec des policiers/grands frères/anges gardiens gentils tout plein et des délinquants incompris par la société mais gentils, une grande réforme fiscale que l’on peut déjà appeler la « Réforme Robin des Bois », celle qui prendra aux riches pour donner aux pauvres, car c’est cela le socialisme de Hollande. Un socialisme qui transformera la mondialisation et la profonde cure d’amaigrissement dont notre fonction publique et nos avantages sociaux ont besoin, en un moment « pas très agréable à passer mais sans plus… » car les riches payerons !  

En somme, encore pire que Sarkozy, pourtant Président de la V ème République, mais déjà souvent empêché par l’exercice intempestif de « la démocratie de rue », Hollande ne fera rien car il n’aura que le pouvoir de se laisser bouffer par son propre manque de leaderchip et son charisme de calendrier des PTT. 

La circonspection laisse alors place à un sourire médusé lorsque nos paupières, alourdies par la grisaille ambiante, tombent sur ce qui est Le rêve de Hollande : qu’au moins 22 000 personnes viennent prendre d’elles- mêmes leur Stilnox formule « Primaire Socialiste avec rêve de France molle et faible » en promo. Nous ne sommes en rien contre cela, le seul problème reste le risque que, ce qui n’est pour l’instant que du Stilnox destiné à quelques anciens bayrouistes en sevrage difficile ou strauss-khaniens en plein choc post-traumatique, devienne un bon vieux Rohypnol dose de cheval qui endormirait pour de bon la France entière…  

Tout, tout, mais pas Holla… Et Morphée, déjà nous berce.  

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Présidence Hollande ou le syndrome du Gouda

Posté par gramier le 14 juillet 2011

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Une seule chose doit désormais préoccuper les Français : leur avenir ainsi que celui de leurs rares enfants. Et qui dit avenir, dit 2012.

2012 nous prépare soit un changement de cap politique, soit une continuité. Dans les deux cas, il faudra prendre les mesures qui s’imposent et qui ont été évitées depuis trop longtemps. La fin des cadeaux fiscaux sera une chose, l’augmentation des impôts en sera une autre, mais aussi la réduction des services publiques financés par la dette, qui sont un luxe qu’aujourd’hui, la France ne peut plus se payer face à la Chine et les agences de notation.

Naturellement, on sent bien dans mon discours, un fond de libéralisme lancinant qui doit en révulser plus d’un. J’en profiterai donc pour rajouter que, selon mon humble avis, si l’on se trouve dans cette situation, c’est certes en partie dû à la faiblesse de nos hommes politiques, mais cette partie est congrue… Les principaux fautifs dans ce cas, restent tous ces gens qui se font un malin plaisir à imposer leur point de vue par la paralysie du pays, par les violences de rue, par les manifestations monstres de défense des avantages sociaux acquis qui sont désormais un poids insoutenable pour notre société vieillie et sans enfants ni croissance. Les mêmes qui n’ont comme unique et éternelle solution que de faire payer les riches au nom d’une soi-disant « justice sociale ». Et ce, en dépit du simple bon sens qui veut que les riches soient infiniment moins nombreux que les moyens et que, de ce fait, les réformes ne servent à presque rien si elles s’appliquent qu’à ces salauds.

Bref, même en désaccord avec le fond, personne ne pourra nier que les Français forment un peuple à toujours affronter. C’est traditionnel. Cela vaut pour la droite comme pour la gauche. Elu, populaire le matin, vous serez haï et voué aux Gémonies le soir par vos compatriotes versatiles et mal dans leur peau, qui vous faisaient confiance sans pour autant vous faire un chèque en blanc, ce qui se conçoit d’ailleurs aisément.

Dis moi de quel régime politique démocratique s’est doté ton pays, je te dirai quel peuple il abrite ! La question se pose alors sérieusement : un candidat en position éligible à la fonction suprême de notre pays, peut-il être un faible, un ventre mou, un peureux, un gentillet, un consensuel, une gélatine saveur fraise des bois, un simple démagogue éternellement offusqué par ce qui est « un peu fort de café, tout de même » ?

Pour parler clairement, il me semble qu’une candidature comme celle de François Hollande est en elle-même une insulte, un outrage à la fonction que cet imposteur aspire à habiter. Une telle avanie dans le processus pourrait coûter fort cher à notre pays. Un président faible et sans leadership est un danger absolu dans un régime comme le nôtre.

Les Belges n’ont pas de gouvernement mais, au-delà de la navrante crise institutionnelle que cela représente, ils se sentiront bénis dans le cas où, par le plus grand des hasards, Hollande devenait Président. Son costume d’homme responsable, raisonnable, n’arrivera heureusement pas à masquer très longtemps son incapacité à incarner quoique ce soit d’autre qu’un témoin de la défense dans un procès contre le nutritionniste Dukan. C’est pour cela que, même en tant qu’homme plutôt marqué à droite, je peux dire que j’irai voter pour Martine Aubry aux primaires socialistes pour éviter que la France monte dans la machine à remonter le temps et se retrouve à nouveau sous une sorte de IIIème République mourante d’immobilisme, bouffée par les chèvres, dévorée par les choux que le tenant du pouvoir aura voulu préserver. En fait, je crains moins une Martine Aubry, mère fouettarde des 35 heures et appuyée par une aile gauche passablement fantaisiste et économiquement sous extasie, qu’un sous leader mou et dénué de tout charisme, un mec marrant et sympa considéré comme près des gens et accessible, un président qui roule en scooter, qui a un sourire béat respirant une joie stupide parce qu’il se rappelle une bonne blague d’un copain, hier soir au zinc, pour la petite mousse à la sortie du bureau de l’Elysée.

Hollande élu Président s’apparenterait à avoir recruté un expert comptable avec tous ses diplômes en bonne et due forme, aimable et serviable mais qui vient de se faire licencié pour raison économique – et comme on ne gardait que les meilleurs… L’homme serait le Président salarié des Français. On aurait l’impression d’avoir pour chef des armées, un type qui fait consciencieusement son travail de Président de la République de 8 heures 30 à midi et de 13 heures à 19 heures.

Et cette mascarade d’une réincarnation de René Coty, la France ne peut pas se la permettre. Défenseur des cumulards – le tsunami de ralliement des sénateurs à sa cause est un signe qui ne trompe pas –, du consensus ramolli, homme de la petite phrase, de la bonne blague, leader des maires de villes de Province, de ceux qui ne veulent pas prendre de risques, de ceux qui ne jurent que par la normalité médiocre, ultra provincial au sens balzacien du terme, bien qu’adoubé par le roi fainéant Jacques Chirac, et se croyant supérieur intellectuellement à beaucoup, à commencer par l’actuel locataire de l’Elysée, Hollande incarne un poison qui serait mortifère pour la place et l’image de la France dans le monde.

Hollande, son programme, tout comme ceux qui le soutiennent, ont la saveur d’un jeune Gouda, d’un Babybel. Sous l’offuscation toute rouge bien que très lisse et industrielle, on trouve une pâte molle et sans saveur, sans goût ni grâce…un comble au pays du Munster et de Camembert.

Hollande, par son impudence, sa mollesse et son mépris de la fonction présidentielle, est une menace pour la France. Tous aux primaires ! Aubry Présidente ! Ce sera le message d’aujourd’hui, qui n’engage que moi.

PS: il existe, il est vrai, de délicieux Goudas, vieillis et savoureux, mais ce n’est pas du domaine de la « normalité »

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Girly Martine et ses copines…

Posté par gramier le 14 juin 2011

Girly Martine et ses copines... dans Aubry meilleures-amies-199591f71

Albénitz : ll faut lire France Soir, ils ont parfois de ces perles…..Comme dans cet article où l’on apprend que Martine Aubry se fait des soirées girly avec Marylise Lebranchu et Adeline Hazan.

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/l-autre-visage-d-aubry-109697.html « Amies depuis plus de quinze ans, Aubry, Lebranchu et Hazan se sont retrouvées l’autre semaine pour une soirée « girly ». « Tu sais qu’il y a 50 % de réduction chez Zapa ? » a lancé l’une des participantes. Les trois femmes ont échangé leurs bons plans, notamment pour la « pièce de fond » (terme désuet qui désigne l’habit du dimanche). « Martine est très féminine, témoigne Hazan. Elle aime bien faire les magasins pour s’acheter des fringues. Elle s’est même mise à la vente en ligne sur Internet ! » Il lui arrive ainsi de se connecter, dès 6 heures du matin, sur les sites de mode, pour lesquels elle a parrainé Adeline Hazan. » 

J’ai des sueurs froides, en imaginant Aubry en nuisette Hello Kitty, qui saute sur son lit rose pendant Marilyse Lebranchu et Adeline Hazan se peignent les ongles en parlant de leur première fois. Adeline chuchote à sa copine qu’elle kiffe les mecs plus mûrs comme Pierre Mauroy et qu’elle est jalouse de Sophie Dessus qui a les faveurs de Chirac. Mais Marilyse ne l’écoute pas car elle se met à crier de façon hystérique en consultant son Face sur IphoneSamsungBlackBerryGeneration5: « Il m’a poké! Il m’a poké! » Elle gesticule et pleure, façon Regan MacNeil de l’Exorciste possédé par Pazuzu. Sa petite cracounette gonfle tandis qu’elle lit le message de Manuel Valls, qui lui propose d’aller à une skin party dans sa fédération. Aubry regarde les clip sur MTV et se dit qu’elle aimerait bien se faire le maillot en ticket de bus, mais son père Jacques Delors n’est pas d’accord. Elle soupire: « il est relou le ieuv »….après elles se déhanchent comme des folles sur du Justin Bieber et chougnassent sur du Chimène Badi, chantant devant le miroir avec, pour micro, une brosse à cheveux, se maquillant comme des bétaillères volées avec le kit maquillage « Cendrillon » de BanDaï, se faisant des faux tatouages Malabar aux chevilles après s’être mises des bagues aux orteils. Elles s’empiffrent de Haribo et mâchent des Carambars bruyamment qui s’accrochent dans leurs bagues.

Gramier : Oui !!! Et ensuite, elles sortent sur le balcon et Martine leur montre, d’un air coquin façon « Attendez les filles, vous devinerez jamais…« , un paquet de clopes que le mec sexy de 4éme D, Pierre Arditti, lui a filé… sauf que c’est des Gitanes Maïs de contrefaçon faites au Kurdistan et achetées aux Puces de Saint-Ouen à un dealer de crack. Elles sont toutes excitées parce que c’est leur première vraie clope, même si elles ont déjà fumé des pages du Figaro Madame, lors de la sortie au Futuroscope dans le cadre du cours de SVT… Elles ont aussi une bouteille d’alcool que l’ex de Marylise, Jacques Mahéas, lui avait offert avant leur séparation, après la boom chez le beau David Assouline, quand il avait voulu la peloter tout en lui bavant dessus de bonheur. Mais cette bouteille d’alcool c’est de l’alcool de piles alcalines à 67° fait en Ossétie du Nord… 

Elles fument, boivent, toussent et sont bien malades. Elles ne savent pas ce qui leur arrive mais elles commencent à se transformer. Martine commence à se sentir à l’étroit dans sa nuisette et voit que son ventre gonfle de façon effrayante. Marylise voit sa lippe qui commence à tomber, des bajoues se former et sa peau se rider. Elles ont toute les deux un coupe au bol qui apparaît et elles pleurent de rage car elles trouvent ça horrible. Adeline Hazan ressemble de plus en plus à Isabella Rosselini mais une Isabella Rosselini qui aurait fait Verdun mais aussi Lépantes et Actium. 

Elles doivent donc se retrouver des habits au plus vite et, sans même se poser de questions, elles appellent Afibel et Damart pour une livraison express de tailleurs beiges, de shorty en éponge, de foulards en polyester à l’imprimé coloré et floral, de jupes-culottes et de pulls en 50% acrylique 50% coton, à aller retirer chez le commerçant relais, qui en l’occurrence est Bertrand le fleuriste, leur ami. Elles attendent que la livraison arrive en regardant des videos de Zac Efron, mais, ça les saoûle. Elles ne savent pas ce qui se passe. Alors, elles zappent puis tombe sur une émission de France Ô avec Catherine Trautman, Abdoulatifou Aly, Olivier Dussopt et Valérie Méresse, animée par Bruno Masure. Ca parle des droits de la place des femmes dans la société française après l’affaire DSK. Elles trouvent ça passionnant ! Y’a un sketch de Sophie Forte sur le machisme pour illustrer le propos et elles sont mortes de rire. Elles boivent une dernière Jupiler se couchent. Elles iront chercher leurs nouveaux vêtements tendance demain !

Elle était vraiment top cette soirée « girly » ! 

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Un sauceur nommé Désir

Posté par gramier le 13 juin 2011

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N’est-il pas délicieux, comme dirait Stéphane Bern, que d’écouter Harlem Désir s’exprimer ? Il fait partie de ces personnes qui relégueraient le discours de Malraux lors de la translation des cendres de Jean Moulin au Panthéon, au niveau d’une lecture à voix haute des pages blanches.

Avez-vous déjà entendu une interview de Numéro 2, l’ombre de Martine Aubry, l’homme chargé de la coordination du Parti Socialiste ? Si oui, ce sera avec un bémol : rarement. Car comme beaucoup de seconds couteaux, il essuie les plâtres. Alors, vous nous rétorquerez, à raison, qu’au PS, heureusement que tout le monde ne parle pas, que serait-ce donc alors ? La moitié passe déjà sa vie la bouche ouverte à essayer de corner son sage et impérieux avis plus fort que le voisin, ce qui amène souvent à résultat peu… cohérent, que bien en prit à certains, d’apprendre à la fermer, où, tout du moins, de ne pas se sentir potentiellement présidentiable et, ainsi, agir dans l’ombre d’un « déjà-l-ouvrant ». Dans le cas de Saint Harlem, patron des causes désespérantes et fieffé agitateur social à la mode « Bastille-République », c’est un peu différent.

On le remercie pour son quasi silence médiatique et lui doit se remercier aussi. Le fait de n’avoir à mécontenter personne publiquement lui aura permis, avec les années, d’accéder enfin au statut tant convoité de grand commandeur de l’Ordre de la Sauce. De SOS Racisme au recel d’abus de bien social et autre emploi fictif, de son œuvre impérissable aux accents robespierristes « Touche pas à mon pote » – début de cette déferlante de mains, jaune smiley, qui noya la jeunesse de France sous ses accents démagogiques et meilleurs-pensants – à l’Amnistie de ses amendes de stationnement de 80 000 francs, par son oncle François, il en est enfin arrivé à gagner, à la sueur de son front, dégagé depuis, la charge temps recherchée de représentant des Français à Bruxelles et Strasbourg.

Alors, on le sait, à droite, c’est sûrement pire. Ce qui est toujours très marrant c’est d’entendre ensuite, des personnes comme Madame Royal venir implorer et promettre cette fameuse « République irréprochable » – accessoire de série naturellement compris dans le pack « Présidence PS 2012 », contre la droite délinquante et son « Président voyou » – quand on aborde l’affaire du salaire de Luc Ferry avec elle. C’est cela qui est détestable : nous prendre pour de telles courges et oser faire passer Ferry (martyre de son plein gré) pour un profiteur d’emploi fictif, alors qu’on peine à affirmer qu’on a fermé les yeux sur le système Guérini, et qu’en plus, dans le cas de Ferry, il ne s’agit d’un problème simple, sans rien de répréhensible : son salaire devait être pris en charge par Matignon, pour qui il travaille, et il était resté détaché par l’Université Diderot – devenue autonome entre temps – qui continuait à prendre en charge ce salaire, sans pour autant que l’ancien Ministre ne soit payé par Matignon. N’est-ce pas prendre les Français pour des gourdes Décath en PVC chinois, que de penser qu’on pourra jouer sur les raccourcis de cette manière et en somme, leur refuser une analyse juste et intelligente pour grappiller telle un rapace, quelques pourcentages pour une primaire perdue d’avance ? Vous me direz, à droite, c’est aussi monnaie courante. Certes ! On reste dans le domaine du lamentable malgré tout, et ce, encore plus, quand le but ultime, c’est d’avoir notre bénédiction pour faire faire trempette au quignon dans un bain de soubise encore tiède.

Revenons donc à l’élite effondrée : Mister Désir, plein d’avenir dans la démagogie low-cost. Sur le plateau d’Ardisson, ce samedi, il se trouve nez à nez avec un FOG en pleine promotion, depuis déjà plus de six mois, de son dernier pamphlet de sauceur : Monsieur le Président. L’œuvre commise, traite des sautes d’humeur de Sarkozy et de ses attitudes hors caméra. De bruits de couloirs en souvenirs griffonnés sur le coin d’un Bristol, de relents de boudoir en échos privés des arcanes aurifères de la chose publique, le patron-éditorialiste du Point nous décrit de manière honnête, en journaliste libre, ce qu’il connaît de l’actuel chef de l’Etat – commentaire littéraire ici. Ardisson présente le livre et  laisse entendre que ce serait pour le ton de cette enquête, sans fard ni complaisance, que l’émission « Semaine Critique » sur France 2, qu’il anime, disparaîtra à la rentrée 2011. FOG nie, laissant planer le doute, et reprend Ardisson sur la définition de son émission en disant qu’il s’agissait d’une émission « culturelle ». Ardisson, avec l’humour qu’on lui connaît, le charrie, disant qu’aujourd’hui, tout ce qui n’est pas sexuel est qualifié de culturel, et souligne par là même le dévoiement du sens de « culturel » que représente le fait de l’accoler à feue « Semaine Critique ». C’est alors que notre pote, notre grand frère Harlem, comme livré à ce moment-là par Chronopost et balancé au milieu de la conversation, y fait irruption pour nous honorer d’une saillie de sagesse féconde. Il le fait par ces mots, en substance : « On voit bien par là ce que l’on vit en France : normalement, il n’y a que dans l’Italie de Berlusconi et la Russie de Poutine que l’on supprime à des fins politiques les émissions culturelles ! » Vous aurez senti la signification cachée de cette remarquable, étincelante et mémorable intervention. Quel tribun ! Quelle bassesse!

Ce papier peut vous paraître la preuve de la psychose maniaco-dépressive dont est atteint son auteur, mais il est surtout la preuve, si besoin était encore de la donner, que la Sauce à un pouvoir avilissant sur ceux qui la vénèrent, elle les rend insupportablement malhonnêtes intellectuellement. Et combien d’Harlem Désir au discours formaté et rasibus mode planché des vaches ? Combien de jeunes rhéteurs du dimanche aussi batailleurs que leurs cheveux, qui demain se retrouveront à palabrer avec autosatisfaction et pauvreté de raisonnement sous nos yeux de lobotomisés, les effluves suaves et tentateurs des cuisines de la République ayant calmé la révolte explosive de leurs jeunes cerveaux élancés pour les rendre avides de fond brun de veau aux delphiques fumets? Ils sont là, les Bruno Julliard, les Jean-Baptiste Prévost, les Julien Bayou, le coach de Joly, qui fondait, le temps d’un happening, ce collectif  grotesque de Sauvons les Riches … tapis dans les coursives du pouvoir, tels des chats dans l’herbe attendant le poste qui passera. Ces associatifs aux crocs acérés, qui ne rêvent que de coups médiatiques et d’invitations au Grand Journal pour porter la bonne parole d’une jeunesse en colère contre les inégalités qui sont vraiment, vraiment, oui vraiment… dégueulasses, finissent au Parlement Européen. Ainsi va la sauce.

Les associations, pépinières de futurs responsables politiques. Quelle chance ! Si c’est pour se retrouver avec, vingt ans plus tard, un Harlem Ministre de la Santé et de la Cohésion Sociale… Merci ! Mais pour notre part, nous passons notre tour !

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Jospin reviens, Jo-o-spin reviens, Jospin reviens parmi les tiens…

Posté par gramier le 7 juin 2011

Lionel Jospin était la semaine dernière dans les tribunes de Roland Garros. Cet amateur de tennis est-il expert en retour gagnant ? (AFP)

 

Il a de jolies dents Jospin. On aurait envie d’habiter dans ses dents tellement elles brillent de mille feux!

Il doit en prendre soin avec Carte Noir, le café des stars. Même un momie Inca aurait des dents moins jaunes. Franchement, une favella de Carracas, en comparaison pourrait passer pour Brodway en habit de lumière. A ce niveau là, y’a plus qu’une solution: un bain de bouche d’Antikal, puis un paille de fer pour un bon brossage à la poudre Saint-Marc Ménage puis, régulièrement durant un à deux mois, sucer des pastilles Calgon. Pour ma part, je préfèrerais encore la fausse commune plutôt que ses dents pour cimetière. A côté de celle de l’ancien Premier Ministre, la dentition de Christopher Walken dans « Sleepy Hollow » pourrait aisément passer pour une pub Colgate. C’est de l’irrespect que de sourire quand on a des dents pareilles. On comprend mieux pourquoi il avait aucune chance en 2002. Puis, sans doute, l’odeur doit être livrée avec la couleur, je présume. Ce jaune-catacombes, sent la proximité du puisard, c’est pas rassurant. On me dirait qu’il à fait un pari avec Marielle de Sarnez – quand elle sourit, on a l’impression d’être au musée devant un tableau de Basquiat – que ça m’étonnerait pas une seconde. Ca ne peut qu’être fait exprès. C’est pas humainement concevable qu’un mec comme lui ait de tels chicots.

En tout cas, il a pas l’air mal à Rolland Garros, ça n’a pas l’air de le déranger d’offrir, en guise de sourire, une photo de Dresde en 1945! Il a ses Persol sur le nez, entouré de son club du troisième âge, avec son Panama cheap assorti à la cravate de son copain: ça rupine sévère tranquilou. Il a pas l’air emmerdé Lionel. Pourtant, d’autres le verraient bien ailleurs… 

Le Nouvel Obs nous apprend que Lionel vendrait encore du rêve et que, de ce fait, certains lui ont lancé un appel pour tenter de la convaincre de revenir et, éventuellement, de se présenter à la primaire. Faut vraiment n’avoir plus que ça comme ultime solution avant le suicide parce que franchement, même les Haïtiens préfèreraient encore Papa Doc à Jospin. Nous pensons donc sincèrement qu’il y a des vies en danger en ce moment, parce que des tels actes de folie, sont des signes très nets d’une mélancolie profonde et d’un désespoir mortifère.

Alors, Alerte Rouge sur toute la France. Retrouvons ceux qui, au PS, voient en Jospin leur Messie, et mettons les illico en observation, c’est une question de Santé Publique! Ne rien faire, c’est être complice, c’est de la non-assistance à personnes en danger, c’est criminel!

Demandons à Henri Emmanuelli ce qu’il en pense:

« Monsieur Emmanuelli? Seriez vous prêt à soutenir Lionel Jospin et ses dents dans la course à l’Elysée? »

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C’est la lutte infernale, entre nous et demain…

Posté par gramier le 27 mai 2011

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Communiqué de la x-ième intranationale socialiste: « Socialistes de toutes les régions unissez vous ! Contre le malveillant Président Sarkozy qui a bafoué durant quatre années la Démocratie, la République, la France, les Français et l’Honneur de ceux-ci, 2012 ne peut être qu’une année de Victoire. La Présidentielle verra triompher la normalité, le calme, la sérénité. Il faudra réconcilier les Français, rester souder entre nous pour, qu’à l’image du Parti, l’Unité qui fait la force donne Avenir et Espérance pour ce pays à bout de souffle, angoissé, endolori, qui a peur : un pays frustré ! … » 

Voilà un discours pêchu ou l’on ne s’y connaît pas. Un discours plein de vitamines B12 et C6 ! Un discours qui retarde la chute des cheveux, due au stress incommensurable que distille Sarkozy dans la société française, qui nous donne de la vitalité et nous permet d’être au top durant toute la journée. Et on en a besoin, c’est peu de le dire ! Eh oui, avec cette crise, rolalala, pfffiou ! Alors, ouais ! Tous unis, main dans la main ! 2012 sera socialiste ou ne sera pas, parce que 2012 chantera et on verra le pouvoir des roses ! L’hymne de la x-ième intranationale socialiste retentira de Tulle à Lille, en passant par Lyon et Toulouse, Paris n’aura plus le blues et sera dans la place ! 2012, de Tours à Draguignan, de Lons-le-Saunier à Maubeuge, sera comme dans une vraie pub Ushuaïa : à la fin, tout le monde dansera sous une cascade et des cocotiers puis on se savonnera le dos les uns les autres tout en se shampouinant langoureusement, bercés par un grand éclat de rire et la chaleur d’un climat tropical et y’aura plus de problème, plus de haine, plus de méchants de droite. On pourra tous enfin retrouver la paix ! 

Mais avant que ce jour heureux n’arrive, faudrait-il encore que les socialistes puissent présenter un candidat qui ne soit pas mis K.O. avant même le début de la campagne! 

Car au parti de la rose, l’heure n’est pas encore au bal, mais à ses préparatifs. Et pour filer la métaphore… c’est épineux. 

En effet, une menace se fait de plus en plus précise : Cheesecake Ier est devenu le favori des primaires. Les saillies mal contrôlées de DSK en territoire puritain ne suffisaient pas, il faut en plus que Hollande devienne le favori ! Le candidat, aussi plat que son nom de famille, veut devenir Président et pour l’instant, caracole en tête d’élections virtuelles par téléphone et il est bien parti… ce qui est loin de goûter le parti. Il pourrait donc rapidement avoir maille à partir avec ses camarades et du mal à rester… le favori. Mais pour lui, foin du parti puisque ce sont des primaires ouvertes… taillées pour légitimer DSK, pas Hollande ! 

L’union sacrée imposée, à la suite tsunami hormonal de Docteur Strauss, devenu Mister Kahn, s’est fissurée aussi rapidement que les digues de Fukushima… Et naturellement, alors qu’ils regardaient disparaître avec effroi, l’unique soupçon de leadership qu’ils avaient réussi à esquisser dans leur histoire récente, tous les prétendant aux trônes se jetaient sur la boîte de Pandore pour l’ouvrait à la manière de DSK dégrafant un chemisier : en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, les maîtres sauceurs se réarmaient et se mettaient en joue… C’est plus fort qu’eux… 

Même si Hollande est devenu la cible à abattre, tout le monde essaye de sortir son épingle du jeu, tout en fustigeant naturellement la fameuse « politique politicienne », les « petits arrangements » et jurant ses grands dieux de n’avoir pour obsession unique : que les Français. Mais toutes les élites du parti, ou quasi,  préfèreraient encore voter Sarkozy que Hollande. A cela s’ajoutent les attaques de Montebourg, et l’on note que son mépris absolu du Corrézien, partagé avec Fabius et tant d’autres, ne le rend pas pour autant aubryste fervent. Ségolène commence à réfléchir et à se ranger derrière Madame le Maire de Lille, certes. Mais nous connaissons les cas Manuel Valls, Pierre Moscovici et tutti quanti, qui, depuis la mise en examen du colosse aux pieds d’argile (et aux gros besoins), se disent que s’ils veulent avoir accès à la soupière, va pas seulement falloir faire assaut d’amabilités, au contraire, va falloir faire du rentre dedans et rappeler qu’ils étaient sur le point de gagner.  Même Jean-Paul « Séguéla » Huchon donne de la voix. C’est dire ! Avec Hollande en menace et tous les ventres des jeunes loups comme ceux des vieux singes qui gargouillent, c’est un énorme coup de pression qui vient d’être mis par le destin sur cette x-ième intranationale socialiste qui n’a pour seul ciment que la fringale inapaisable de gros croûtons bien gras et le besoin impérieux de saucer… 

Pourtant l’Histoire devrait leur servir de leçon : un autre avant eux a eu une envie inapaisable de gros… et lui aussi a été pris d’une envie de tremper le croûton dans la sauce…assailli par un besoin impérieux de saillir. Ca c’est mal terminé, c’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont dans cette tourbe. Alors, au lieu de déterrer la hache de guerre au tractopelle et, ainsi, se susurrer des sous-entendus piquants et violents à l’oreille par média interposés, ils devraient peut être faire en sorte d’écouter la grande union nationale des anti-sarkozystes dont ils se veulent les prochains dirigeants, parce que les mêmes anti-sarkozystes risquent d’y regarder à deux fois avant de confier la reconstruction de leur pays détruit par cinq années d’ultra-Présidence, à des hommes et des femmes politiques qui, aussi « normaux » soient-ils, sont incapables de se comporter en adultes responsables et de s’entendre entre eux… Ce qu’ils n’arrivent pas à faire avec leur parti, il ne le feront sûrement pas avec une nation. 

Terminons sur ce poncif : il serait faux de croire que des primaires règleront tout. Si le parti n’est pas uni, primaires réussies ou non, le candidat aura bien du mal en campagne et la x-ième intranationale socialiste risque bien d’être la dernière, faute d’électeurs socialistes en nombre suffisant… 

Publié dans Aubry, DSK, Mauvaise langue, Parti Socialiste, Sarkozy | Pas de Commentaire »

Les copains s’acoquinent sous le nez de Marianne médusée…

Posté par gramier le 24 mai 2011

Jack Dion de Marianne 2 est notre ami, et il signe un excellent papier que nous vous recommandons plus que fortement:

http://www.marianne2.fr/L-elite-echange-DSK-contre-Lagarde-au-FMI_a206559.html

Un pur moment « Doigt dans le pot », un grand instant « Tartine de beurre et gros radis », bonne lecture!

Publié dans Aubry, Badinerie, DSK, FMI, Lagarde, Parti Socialiste, UMP | Pas de Commentaire »

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