Michèle Alliot-Moyenne

Posté par gramier le 20 juin 2011

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La France peut enfin respirer: MAM is back.

Après  trois mois d’un silence, pour le moins « assourdissant », comme le faisait remarquer Anne-Sophie Lapix, avec la mesure d’une journaliste, la Mère Michèle, a dû retrouver son chat auquel elle avait dû donner sa langue, nous vous laissons faire le lien… Toujours est-il qu’avec le chat et la langue, elle a aussi retrouvé son envie de saucer qui se traduit, en « sauce-langue » par « mon envie, jamais éteinte, de servir les intérêts des Français », qualité commune à l’ensemble de la classe politique. 

Mais nous ne saurons être mauvaise… langue, car MAM ne revient pas pour rien. Loin de là, et comme beaucoup, Dimanche + à peine terminé, nous avons enfilé un caleçon – oui nous regardons la télé en Adam, pour plus d’osmose – un short, un petit polo et des tongs à la va vite, pour dévaler les escaliers de notre immeuble et nous engouffrer dans le premier Proxi-Marché venu en criant : « où est votre rayon vins mousseux, Monsieur l’épicier s’il vous plaît, il y a urgence ! » Car comment rester inerte dans son canapé et se contenter de zapper, alors que la plus grande nouvelle, depuis le 8 mai 1945, venait de nous parvenir : MAM se veut être, aujourd’hui, la voix des classes moyennes.

25 millions de Français, jusqu’alors dans le mutisme le plus complet – coincés entre ces assistés de pauvres, pour qui il faut toujours payer, et ces voleurs de riches, qui vivent des rentes de leur capital immonde hérité, sans se soucier des conséquences que cela peut avoir sur la vie de ceux que touchent la crise, les vrais, les déchus, les « cochons de payant », les écrasés, les oppressés, les oubliés, les damnés de la taxe, les forçats de l’impôt, masse anonyme, dont on  a beau jeu de comprimer à l’envi des revenus toujours amoindris, à ne plus savoir qu’en tirer, si ce ne sont des larmes, jusqu’à ce qu’ils soient appauvris et, courbant l’échine, qui finiront réduits à l’état de « classe populaires » – ont, d’un coup, trouvé leur mégaphone, leur Sparctacus, leur John McLane, leur Martin-Luther Queen, leur Peter Panpan, leur capitaine Pet-Flamme, leur tête de ponpont, leur figure de prout, leur pilote dans l’avion : MAM, amazone indomptable du combat contre l’injustice.

D’aucuns se verront rassurés, mais à ceux-ci nous voulons hurler : « c’est un peu court, camarade moyen ! Et pourquoi ne pas dire, aussi, que vous êtes serein ? » Car c’est tout simplement une explosion de joie qui doit nous prendre, un délire éruptif, une perte de contrôle de son émotion en mode « psychiatrie clinique » : enfin, tel le peuple de Dieu, errant dans le désert, nous avons un signe que nous ne sommes plus seuls, que le Bien triomphe toujours du Mal et que dans son amour, le Christ ne nous laissa pas uniquement le Saint Esprit, après son Ascension, il nous laissa aussi MAM pour veiller à nos intérêts, nos livrets A, les si beaux Pascals, au chaud et au sec, dans nos bas de laine et dessous nos matelas, nos LEP, nos studettes à la Grande-Motte et nos séjours en all-inclusive à Djerba. Quelle meilleure avocate que MAM, qui, comme nous, aura vécu l’iniquité de tant donner sans rien en retour en sa chair, la salive rancie par cette impression amère d’avoir été le dindon d’une mauvaise farce ? Tant de conviction dans ce petit bout de femme, tant de volonté ! Qu’elles sont immenses les perspectives, qu’il semble doux l’avenir. « Santé à toi, voisin moyen ! Que le jus de la treille égaye nos SICAV et nos assurances vies. Nous resterons moyens, elle l’a promis. Elle nous protègera. Réjouissons-nous ensemble, trinquons, jouez hauts bois… Essuie tes larmes et lève ton verre  à la santé de notre classe, de sa langue non fourchue et des chats ! »

Eh oui, qui aurait cru… Notre MAM, c’est bien cette même MAM, ex-ministre de tout et virée pour incompétence notoire après neuf années, nous l’avons dit, de ministères, mais surtout de sauce à pleine louche, tous quignon dehors. A en perdre son latin ! MAM, dont le secret de la longévité a été de ne rien faire, rien dire, se lover dans les maroquins régaliens comme d’autres, dans des plaids en alpaga-mohair Hermès à Courch 1800, justifiant son immobilisme crasse par quelques sorties en Afghanistan, mais limitant le reste de ses activités à buffeter les copieuses marmites de sauce de la République, avec son copain comme coquin, le réputé sauceur POM Happy, aussi Tunisien qu’elle mais, allez savoir pourquoi, toujours ministre…

Bref, vous l’aurez compris, cela ne vient que nous redonner la preuve que nous oublions vite et qu’il en va de la mémoire des Français comme de celle de Leonard Shelby de Memento… trois petits mois et puis oublie.

Elle évoque son erreur de communication quant à son voyage controversé… Taylor et Brafman devraient penser à cet argumentaire aussi. Toujours est-il que la chenille a fait peau neuve, trois mois de chrysalide pour la plus belle des brahméides*, ça valait le coup d’attendre!  c’est bien dans les vieux pots qu’on fait les meilleures sauces : une fois encore, une magnifique leçon d’enfumage nous a été donnée, à titre graisseux, par une professionnelle de la mouillette, la Duncan McLeod de la droite ayant pour sabre son quignon, maîtresse incontestée et immortelle en l’art de gloutonner à la mode républicaine. Et MAM, en bonne magicienne de l’entourloupe médiatique, en bonne bourgeoise de Région bien cheap, aussi assurée de sa légitimité à l’ouvrir que Van Damme à parler philo, avec son costume de néoplouto-démagogue kit Isabelle-Balkany  (bagouse-au-petit doigt-tailleur-pantalon-beige-chemisier-blanc-coupe-courte-balayage-perle-à-l’oreille), de nous rappeler, par son débit incessant de paroles et ses affirmations invérifiables par la plupart d’entre nous concernant sa glorieuse et prégnante présence au gouvernement, que de toute façon, malgré ce que l’on croit, c’est pas au vieux Phœnix qu’on va apprendre à renaître de ses cendres !

  * Brahméide de Hearsey, papillon dont les ailes sont en trompe l’oeil

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Amertume « Corona »-rienne…

Posté par gramier le 8 juin 2011

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C’est un Chirac plein de sensibilité et d’humanité que nous retrouvons dans le second tome de ses Mémoires: Le temps présidentiel. En bon démagogue, il livre ce que tout le monde attendait avec une malsaine curiosité : son point de vue sur celui qui le remplaça au Palais de l’Elysée. Et les premiers extraits ne semblent pas piqués de hannetons, ce n’est rien de l’écrire. L’homme ne mâche pas ses mots, loin s’en faut, ni un chewing-gum d’ailleurs, il s’agit sûrement du départ en vrille d’un de ses nerfs affectés par une dégénérescence crypto-parkinsonienne de moins en moins dissimulable.

Alors, comme beaucoup, nous nous aventurons à parler ici d’un livre que nous n’avons pas lu, c’est pour cela que nous procéderons aux précautions oratoires que l’honnêteté intellectuelle impose, si tant est qu’elle existe : ce n’est qu’en prenant connaissance d’un court extrait de la somme politique chiraquienne, livré par le Nouvel Observateur, que nous est venue cette réflexion, et pour être précis, c’est une phrase en particulier qui engendra, en nous, l’irrepressible besoin de réaction intempestive. Dans les pages du réputé hebdomadaire, nous pouvons lire, au sujet de l’élection présidentielle de 2007 : « (Au soir de l’élection) chacun de nous écoute avec la plus grande attention chaque phrase, chaque mot qu’il prononce, guettant secrètement le moment où il citera sans doute le nom de celui auquel il s’apprête à succéder, ou même le remerciera du soutien qu’il lui a apporté. Mais ce moment ne viendra jamais. Pour ma part, je m’abstiens de manifester la moindre réaction. Mais au fond de moi je suis touché, et je sais désormais à quoi m’en tenir »

N’est-ce pas là, le plus beau moment de cinéma de la littérature politico-inutile française ? Chirac, le plus grand charlatan de l’histoire de la République, depuis 1790, le Prince des filous, celui qui a fait de la traîtrise et de la démagogie une profession de foi, celui qui a incarné l’immobilisme absolu, la bière et la soude, dans laquelle il trempait la Chambre Introuvable héritée de 1993, l’homme dont le testament politique fut « Mangez des pommes », monarque par défaut en 2002, le gaullisto-ringard drapé dans des postures faciles, crétines et démagogiques de Défendeur des Cultures et des Droits de l’Homme, l’homme du couteau dans le dos de VGE, bien plus brillant que lui, des frais de bouches de la Mairie de Paris, des emplois fictifs, des HLM, des faux chargés de mission, affaires desquelles il laissa lâchement la responsabilité à Alain Juppé – le meilleur d’entre eux deux, moins futé aussi – Louise-Yvonne Casseta, Michel Roussin, pour ne citer qu’eux, Chirac, le piteux limier, comploteur amateur de Clearstream s’entourant de bras cassés grandiloquents et mégalomaniaques comme Villepin, et tutti quanti, tente l’émotion.

Bref, Chirac fut un échec total et complet, l’évitement de la guerre en Irak mis à part, unique élément consistant accordable à son pitoyable actif. Aujourd’hui c’est une honte pour une personnalité politique que d’être taxée de chiraquien, sauf peut-être quand on se sent aussi incarné par l’esprit de mollesse, de démagogie et de droitdelhommisme cheap et concon, en somme sauf quand on s’appelle François Hollande. Sa présidence a été oubliée comme une odeur de renfermé après l’ouverture d’une fenêtre. Son « Temps présidentiel » aurait pu s’intitulé « Temps de perdu » pour la France. Il laisse l’image d’un stratège d’opérette, un politicien malhonnête et sauceur, égalant avec peine, sur la forme, un pantomime piètre et caricatural d’un mauvais vaudeville de Dumas fils.

De Chirac il ne restera rien, mises à part ses engeances tristement célèbres, ses hères, inspirant leur philosophie de vie de ses façons  – « saucez, saucez, il en restera toujours quelque chose » – et notamment Michèle Alliot-Marie, dont on connaît la fin de carrière lamentable… une chiraquienne pêchant par excès de gourmandise ? Rien de plus naturel, c’est génétique,  un chiraquien est un être composé à 70% non pas d’eau mais de béchamel.

Enfin, Chirac ne vaut vraiment pas qu’on lui accorde plus de temps, il nous en a déjà assez fait perdre. Remarquons juste que, dela part d’un vieux loup de mer n’ayant jamais navigué qu’en eaux troubles, madré comme un goupil, roué comme verrat, il est étonnant d’assister à une telle exposition de son amertume face à ce qui n’était, politiquement, qu’un calcul basique et tout à fait compréhensible, qu’il se serait sûrement passé sans vergogne à la place de Sarkozy, Brutus vainqueur. Mais que diable ! Ce n’est tout de même pas au vieux singe qu’on apprendra a faire la grimace !

Au jusant de sa vie, l’ex-président, ce César décati et grotesque – pourtant homme fort culte, à qui l’on saura grand gré d’avoir réhabilité le puissant néologisme rimbaldien « abracadabrantesque » –  se retrouve, comme le poète, à la poupe d’une absurde croisière politique, son triste cœur bavant, son cœur plein de caporal. Ultime coup d’esbroufe d’un fieffé coquin – qui ose faire un procès en ambition démesurée à son successeur – ou élan sincère d’une fin de carrière pathétique, bien que réussie aux yeux du monde ? Chirac « touché », en sa sensibilité d’homme ou en son orgueil de sauceur déchu et renié ? Tout est laissé au bénéfice du doute, nous ne saurons jamais. Il reste que, à l’image de cette phrase, nous retournant sur ce que fut Jacques Chirac, plus que l’envie de satire, c’est la pitié qui nous prend.

Pour toute cicatrice, il n’aura laissé dans l’histoire, qu’une vilaine tache de vanité, d’illusion et le sonnant sacrifice des intérêts communs sur l’autel de la très sainte Sauce.

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MAM au FMI ou le procès de la honte

Posté par gramier le 21 mai 2011

« Un coup de tonnerre » ! Les Français chavirés par l’ignoble traitement réservé à leur favori ! Lui, qui a si bien su servir la France et qui devait encore la servir par son aura, sa prestance, sa compétence reconnue de tous, lui faire ceci ! Atterrante, inique, excrémentielle, immorale et crasseuse : c’est ainsi que l’on pourrait qualifier l’image que donne la justice d’elle-même, dans cette histoire.  

Certes, il y a eu péché, mais alors, n’a-t-on pas le droit de céder, le temps d’une valse à peine, aux pulsations vitales qui vous assaillent quand on a le destin d’une partie de l’humanité entre ses mains ? Le poids de la charge, le sacerdoce que cela représente, le dévouement absolu à la cause d’une Humanité heureuse, à l’accomplissement de lendemains meilleurs que tout cela suppose ? Balayé ! Oublié !

Jaillit cette sentence : « Qui n’a jamais perdu une seconde la maîtrise de son être et des passions qui l’habitent, lance donc la première pierre ! Qui ne s’est jamais passé une envie friponne vienne à la barre vilipender la victime expiatoire de nos ressentiments populaires ou se taise à jamais !

Entendre pis que pendre d’une seconde d’égarement, ou plusieurs, ne génère-t-il pas, en nous, la plus grande affliction qu’il soit ? Inconvenant au plus haut point, quasiment malhonnête, au moins intellectuellement, voilà ce que toute cette mascarade, cette curée, cache d’effroyable et d’ignominieux.

Si  nous avions eu le talent de Rimbaud, l’inspiration démonique nous aurait-elle peut-être susurré ce vers sarcastique à la plume, vers dont nous désirons éclabousser ce nouveau 21 Janvier cathartique et infectieux : «  Des Peaux-Rouges criards t’avaient donc pris pour cible et t’avaient cloué nu, au poteau de couleurs ! » Eh oui, nous sommes comme ça ! Eh oui, nous assumons le risque de l’opprobre ; mais  avec cet homme abattu, tel un innocent perdreau s’étant pris pour Icare, ô comble, nous voulons nous aussi nous avilir, par compassion, par conviction : celle qu’une âme telle que l’était le patron du FMI ne mérite pas tout ça. A ceux qui veulent faire triompher le droit en immolant cette grandeur traquée et déchue, nous voulons dire : Messieurs les procureurs, c’est ici Montesquieu que vous insultez et Antigone que vous souillez !

Ah, on me dit que Dominique Strauss-Kahn n’est plus le patron du FMI ? Mais qui a parlé de Dominique Strauss-Kahn ? Personne ! Naturellement, il y aura eu méprise : c’est FMI qui portait à confusion ! Quelle erreur ballotte ! Alors, non, remettons les choses en place, il ne s’agit pas du patron du Fond Monétaire International, mais bien du patron de l’association des sauceurs en retraite, sorte de « vie montante » pour le 4ème âge de la politique: FMI pour « Fromage, Musette & Indigestion» : Fromage : parce qu’on s’l’est bien partagé ! Musette: parce qu’on a fait un putain de bringue et durant des années ! Indigestion : parce qu’on s’est pas rendu compte mais la mie du quignon était spongieuse et c’est traître la mie spongieuse, en somme, on a saucé à s’en faire péter la vésicule biliaire ! Et naturellement, le grand patron c’est Jacques Chirac, ou Jackie la Canette dans l’asso.

Oui, alors, voilà : on était en train de dire que c’était vraiment dégueulasse de le traîné Jackie en justice pour abus des bonnes choses ! Quelques emplois fictifs ? Faut quand même pas pousser ! C’est pas la mort du p’tit ch’val ! Alors, un non-lieu Pépé Brin d’Amour, aka Le Scipion des Hauts-de-Seine, aka Charles Pasqua et on enverrait Jackie à la Santé alors que l’UMP a déjà payé l’addition ?! C’est scandaleux, faut vraiment être un sacré sans–cœur pour oser traîner dans la boue l’honneur d’un homme pour un petit excès de sauce !

Michèle Alliot-Marie aka Madame Tajine aka Gribiche Airlines, en tant que grande sauceuse devant l’Eternel et pressentie comme future patronne, pour ses hauts exploits, nous explique : « Un emploi fictif dans la vie d’un homme politique, c’est comme un éclair au café pour un diabétique à Pentecôte, c’est la petite mousse de derrière la cravate et sa cacahouète à la sortie du boulot, la pastille Vichy d’après le repas, c’est le pas de danse de la vieille fille seule devant sa glace sur « Parlez-moi d’amour », en somme, c’est le p’tit plaisir de la vie qui permet d’affronter le quotidien avec un peu de glucose, les temps sont si durs… L’emploi fictif, c’est péché mignon, c’est gentillet, ça mange pas de pain, c’est cocasse ! Alors, un ancien président de la République, qui plus est nous a tellement peu contrariés… en ne faisant rien, ben si ça a pas le droit à quelques petits emplois par-ci, par-là, c’est qu’y vraiment un truc qui tourne plus rond ! Hein ? Soyons honnêtes, reprenons-nous, voyons, un peu de tenue ! Vous avez vu ce Papy gâteau, il a l’air tellement inoffensif qu’on lui en donnerait le bain ! »

Persécuter ainsi cet homme, c’est bien la preuve que les balais ont pris possessions de l’orifice interdit de cette société rigoriste, inquisitrice et sentencieuse, réunion inhumaine de calvinistes qui ont perdu la saveur de la vraie fête, de la gouaille, de la guinche, du sens de la vie qui est de faire honneur à la corne d’abondance, quitte à, parfois, devoir prendre un jus de citron… Mais bon, est-ce vraiment condamnable ?

A la société du bouillon cube et de la réduction, héritée de Chirac, nous avons préféré société de la moutarde premier prix, c’est un choix moral que nous payerons… pas lui !

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