Et s’il ne devait en rester qu’un…

Posté par gramier le 24 octobre 2011

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Comme me le rappelait un ami il y a peu, alors que je lui commentait comment Christophe Barbier-Soleil lisait, dans les dernières billevesées empreintes de stupidités de Dati contre Fillon, un augure au relent de fin de règne sarkozyste, « S’il ne doit en rester qu’un… je serai celui-là ».

Ni cet ami ni moi-même ne sommes Hugo. Pourtant, le parallèle est manifeste : alors que Hollande et son parti socialiste moribond et asséché s’apprête à reproduire la prise de pouvoir lamentable du 2 décembre 1851, j’ose donc crier que s’il ne doit plus rester qu’un sarkozyste sur cette planète, eh bien ce sera moi, et cet ami, à n’en point douter.

Beaucoup doivent se demander comment il est possible d’aller ainsi aveuglément au « casse-pipe idéologique ». Eh bien la réponse est simple : c’est l’avenir de la France qui est ici en jeu. Les Français croient qu’avec un président « gentil et aimable », tous leurs problèmes seront « adoucis », leurs peurs les plus profondes mises en fuite et délitées par le simple fait qu’un homme aura prononcé les mots magiques de « changement » et d’ « espoir ». Ce qu’ils ne savent pas, c’est que pour prononcer ces mots, il faut avoir les attributs qui vont avec. Être né d’un pur hasard de l’histoire, avoir déclos sa robe rose au soleil de l’opinion publique en misant, pour réussir, sur le priapisme débridé d’un « camarade » bien plus compétent mais malade, passé du Capitole à la Roche Tarpéienne en l’espace des quelques secondes d’un coït inavouable, c’est l’antithèse d’une conquête brillante. C’est le comble du cheap.

Alors, certes, la France n’a pas encore couronné son nouvel empereur républicain et la route est encore longue. Rien ne sert de hurler avec les loups d’un journalisme aux prises avec les exigences économiques de son business-model, qui voit en Hollande le compagnon d’une de leurs admirables collègues, le sauveur de la langue française, l’homme de la situation à la volonté sans faille.

Le putch des cœurs s’entend si le chef a quelque chose de plus à apporter, une force profonde, une expérience, un fait d’arme. Mais là, alors que nous sommes en pleine bataille, nous voudrions changer de capitaine sous des prétextes fallacieux, portés par l’éternel secrétaire du PS, tels que le « vivrensemble », « la juste répartitions des richesses », « la transparence », et pourquoi pas non plus la remise en marche de l’ « ascenseur social » – pour un chiraquien tel que Hollande, rien d’anormal ? Fallacieux, j’entends par là, non qu’ils soient négligeables, mais que ce ne sont pas des arguments de combattants. Il faut certes se préoccuper de ne pas mettre de l’huile sur le feu dans une société qui peine à intégrer sa jeunesse, notamment celle issue des minorités visibles, ses citoyens en fin de carrière, etc… Mais soyons réalistes, tout cela ne pourra pas se faire correctement tant que l’on n’aura pas sorti l’Europe de la crise qui la plombe. Fonder un programme sur cette idée, on peut le faire quand on a une situation économique porteuse qui le permet mais, alors que les sirènes retentissent, cela reviendrait à terminer les travaux d’isolation de son appartement de Dresde lors du bombardement de 1945.

Et nous sommes bombardés. Hollande se prépare à être élu et comme tout Président qui se respecte, il se préparera ensuite à être réélu. Un premier mandat, pris en tenaille entre les exigences de sa fonction (qu’il découvrira le jour même, ne sachant même pas ce qu’est un conseil des ministres), la crise et son électorat, comme le fut Sarkozy, pris, pour sa part, entre son électorat et la crise. Sarkozy n’aura plus rien à perdre et fera ce qu’il faut, quand Hollande minaudera.

Hollande, s’il était élu, ne serait qu’un Napoléon III porté par un parti idéologiquement en décrépitude, avec pour généraux, des assoiffés de responsabilités publiques complètement embourbés dans leurs idéaux passéistes et inadaptés d’une société parfaite où tout le monde serait gentil, partageur, aimable. En sommes, des pseudo idéalistes bien pensant qui mentent en nous faisant croire que la politique et sa logique peuvent quelque chose, que c’est elle qui dicte ses lois à la société et peut en changer les hommes. C’est beau, mais c’est irréaliste. Totalement irréaliste. Et surtout, même s’il le pouvaient dans les faits, ils en sont complètement incapables.

Alors, va ! Que les Français trouvent en Hollande leur sauveur, le seul espoir possible dans la tourmente, mais, pour ma part, je le redis, s’il ne devait rester qu’un sarkozyste, je serai celui-là, car je n’ai aucune envie d’une nouvelle défaite de mon pays face à l’Allemagne, pour cause de nouveau président trop présomptueux et incompétent ! La cohésion sociale est une idée magnifique, mais elle attendra bien 2017. Mise au centre aujourd’hui, elle serait suicidaire car horriblement coûteuse, paralysante et vaine : ce n’est pas l’heure pour cela, ce n’est pas l’heure d’Hollande !

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Fenêtre sur basse-cour

Posté par gramier le 19 septembre 2011

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Hier, au soir, lors de la grand-messe télévisuelle qu’est le 20 heures de TF1, animée par Grande Prêtresse Claire, le satyre Dominique était invité à s’expliquer. S’expliquer sur « l’Affaire » dont il fut le héros malgré lui. L’exercice était périlleux et il est naturellement de bon ton que de critiquer âprement son exécution, aussi réussie qu’elle était délicate, selon nous.

Mais, au-delà de ce qui affole le « petit monde politico-médiatico-sondagier », dixit Sainte-Golène, royale, nous préférerons bien plus nous concentrer sur les conséquences insolites et autres commentaires burlesques des anciens copains de l’augure de Priape. Et les aficionados de notre humble blog l’auront saisi, ce n’est pas tant les éructations du staff de Jean-Michel Baylet que nous scruterons avec attention, modération et neutralité objective, mais bien celles des plus valeureux soldats du clan Hollande, ces snipers en carton, armés de leurs Famas/machine à bulle de savon.

L’attente fut celle d’une reposante nuit et au petit matin, nous trouvions notre matière à glose encore fumante, servie sur un plateau. Le très hollandais site du Monde, qu’on pourrait baptiser l’e-Monde (prononcez immonde), faisait partager à ses lecteurs les savoureuses saillies qu’avait inspirées l’opération com fort suivie de notre ex-futur Président de la Réplubrique à nos maître fromagers futurs ministres – cf article « Présidence Hollande ou le syndrome du Gouda ».

Et voici que « Le clan Hollande souligne le pacte Aubry-DSK » et jubile. Le Monsieur Justice du PS, sous Badinter cheap au style de faux spécialiste dentiste à tête d’expert comptable d’une pub Colgate, André Vallini, nous gratifie d’un « Après l’intervention de Dominique Strauss-Kahn, une chose est claire : il y avait bien un pacte entre lui et Martine Aubry et c’est DSK qui allait être candidat à la présidentielle. Si Martine Aubry est aujourd’hui candidate, c’est donc parce que DSK ne peut pas l’être. Tous ceux qui depuis trois mois nous disent le contraire ne disent pas la vérité« , bien senti…

Oui, parce qu’il ne faut pas oublier que Hollande a eu l’envie d’avoir envie bien avant Strauss-Kahn, qui lui-même l’avait avant Martine de Lille, tout se beau monde se voyant, si l’on part dans cette direction, mis d’accord par Sisigolène, Impératrice poitevine, dont l’envie participe de la prédestination et de la génétique tout autant que de la monomanie incurable.

Donc, si l’on résume, devenir Président serait une question de volonté précoce. Jusque-là, rien à redire, on se souvient tous de Sarkozy, en 1983, se présentant comme « futur président de la République » pour obtenir auprès de Jacques Attali , la visite qui était due à tout futur occupant de l’hôtel d’Evreux. Pourtant, bien que cela compte, peut-on raisonnablement en faire un argument majeur de campagne, même celle des bien nommées Primaires ? Un plus, d’accord, un fondement de l’offre politique, beaucoup moins.

Entre marivaudage grotesque et triste, défis de cour de récréation et guéguerre de sous-chefs d’une tribu sans leader en déliquescence, ces élections primaires sont une fenêtre sur basse cour socialiste dans laquelle les coqs comme les poules doivent porter des bottes tant le sol est jonché de restes nauséabonds d’idéaux en putréfaction, bottes de plus en plus lourdes d’ailleurs, vu que la seule règle qui vaille pour espérer un jour y régner, consiste à chier le plus possible dans celle du voisin pour l’empêcher de voler – autant  que ces oiseaux en soient capables.

 

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La force comique, Hollande Président

Posté par gramier le 28 août 2011

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En plus d’être une époque d’abondance retrouvée et de réconciliation d’une société meurtrie par cinq années de divisions sarkozystes, le quinquennat du Président Hollande sera un quinquennat comique.

Quelle chance! L’ancien secrétaire du PS est jovial, nous le savions. Le candidat normal, comme tout citoyen normal, porte la bonhommie rassurante du bon copain qui vient d’écouter les bouvardiennes Grosses Têtes sur RTL et qui se radine, hilare, méditant la tournure la plus drôle d’une bonne blague d’Amanda Lear à raconter aux potes. Mais aujourd’hui, depuis cette belle Rochelle, imprenable havre de toutes les luttes multiséculaires contre l’absolutisme, il nous a donné un cours de dramaturgie tragi-comique digne de Stanislavski autant que de Francis Lalanne, chanteur révolté et à textes.

Notre ex-Sancho Panza devenu Don Quichotte, a manié, avec une meastria toute sienne, l’ironie envers les riches de manière burlesque, au plus grand bonheur d’une salle de supporters en délire. Car à candidature burlesque, pantomime burlesque, cela va de soi. Notre François-Baboeuf, Saint-Just cheap au charisme d’une ampoule à baïonnette grillée, n’aime pas les riches, de sept  à soixante-dix-sept ans, de cinquante milles à 10 millions par an, les possédants, les nantis, en sommes, ces sangsues qui gangrènent la société par leur âpreté au gain coupable. Avec des accents proudhoniens ringards, notre comique troupier socialiste, député, président de conseil général, conseiller à la cour des comptes, et futur président au RSA, a improvisé sur un air de mash up entre « La Carmagnole » et « La Fée » de sa chanteuse préférée Zaz. Cherchant ses mots, comme il sait si bien le faire, mais sauvé par ses talents d’orateur gagnés dans un Kinder Surprise – quand il en mangeait encore – il nous décrit comment les riches cupides veulent donner l’impression qu’ils partagent. Mais il prend soin, avec la finesse d’une chaussure de sécurité, de souligner combien cela n’est que poudre aux yeux, aumône dérisoire d’une ploutocratie sentant le vent tourner et la menace socialiste obscurcir leur ciel bleu UMP sans nuage, aumône insultante et cynique, quelques chaloupes percées et lancées à la majorité des classes inférieures d’un paquebot France au destin « titanique ».

Il termine, ravi de ses effets de manche courte, par un « Qu’ils se rassurent (ces riches qui veulent payer plus d’impôts, ndlr) nous arrivons ! ». Et vraiment, voir la béatitude qui éclaire ce visage radieux de personnage de fait divers, ce profile de dindon gras, lecteur de Dukan, devenu chef de basse-cour depuis que le coq est mort, gloussant de bonheur au vu de l’hilarité que provoque sa rhétorique de série AB Production chez un public qui ne rit que parce qu’il ne peut pleurer, qui l’acclame parce qu’il ne peut le huer, qui survit malgré l’envie de suicide-collectif qui le prend lorsqu’une réminiscence stauss-khanienne vient titillé son esprit affligé et qu’il ose, malgré les risques, se rendre compte de la médiocrité du choix qu’on lui laisse – Aubry, Hollande, Royal –, alors, oui, voir cette béatitude donne un plaisir immense, une irrépressible envie de se repasser cet extrait d’un discours qui laissera autant de trace dans l’histoire des Universités d’été de La Rochelle, qu’un tatoo Malabar sur la paume d’un plongeur de brasserie qui a percé ses gants.  Il se voit déjà tutoyant Obama, ricanant avec Dilma Roussef à propos de la taille de Sarkozy, et c’est bon, il jubile… nous aussi.  

C’en est même meilleur quand on sait, on voit, on sent, que pour l’imposture, nul n’est tenu de voter, et que les clowns, même les plus talentueux, ne font rire que parce qu’ils ont cette tristesse émouvante, car grotesque et inoffensive, des perdants auto-dérisoires qu’on aime bien. Hollande-Bozo, dans l’arène socialiste, oui, c’est joyeux, la bouffonnerie y étant devenue la règle coutumière, mais être Président de la République ressort plus du numéro de haute voltige que du risible.  Sa frustration de ne jamais avoir pu intégrer « La Classe » de Fabrice, ne signifie pas qu’il puisse croire que ses sketchs lamentables de GO du VVF de Champs-sur-Tarentaine dans le Cantal lui permettent, ne serait-ce qu’un seul instant, de faire suivre son courrier du 10, rue Felix Vidalin, à Tulles, au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris. Un sketch à 6/10 pour égayer une primaire guignolesque et sûrement, très vite grandguignolesque comme à l’accoutumée, c’est encourageant car on sait au moins qu’une telle mascarade ne peut qu’en rester une ! C’est en tout cas, ce que l’on espère…

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Rêve en solde chez le marchand de sable

Posté par gramier le 1 août 2011

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C’est avec circonspection  que nous lisons l’Express en cet après midi maussade. « Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent » ainsi que s’égosille l’auteur-compositeur-interprête de génie, le Roda-Gil des 80’s, l’ineffable Stéphane Eicher, le plus beau cadeau que nous ait fait la Francophonie après Garou, Sœur Sourire, Amadou, Maryam et Patrick Fiori. Alors, avec un détachement purement auto-défensif, nous feuilletons, faute de mieux, ces analyses glaçantes et effroyables perspectives qui peignent un avenir désespérant. Mais c’est sans compter sur la divine Providence qui vient, comme de coutume, nous surprendre et nous étonner à l’extrême bord de la résignation.  

L’Express veut partager en toute intimité avec nous ses indiscrétions méticuleusement récoltées par on ne sait quel Jean-François Probst en herbe, aimant à faire les poubelles des secrétaires de mairies les week-end et jours fériés, du patchwork avec les résidus de broyeurs à papier des sièges de partis politiques durant les vacances ou bien tout simplement poser des micros dans la salle à manger de Raphaëlle B. ou Franz-Olivier G. pour les écouter languedeputer à qui mieux mieux et entre apparatchiks autosatisfaits des milieux autorisés ! Quelle aubaine, ne la ratons donc pas, ce s’rait ben trop baîîîte !  

Qu’apprendra-t-on alors de si croustillant ? Que DSK était en fait gay ? Que Nadine Morano a enseigné le savoir-vivre au Chesnais avant de se construire un personnage politique vulgaire et plouc ? Que Martine Aubry fut danseuse étoile ? Que Manuel Valls est de gauche ? Que Chirac est de droite ?  Eh bien au-delà de toutes nos attentes les plus débridées, les plus indicibles, c’est le pompon, les bras du ciel qui nous en tombent sur la tête : l’Express de Barbier, le plus brillant journaliste de sa génération s’il en est, a une fois encore décroché le cocotier. Effet bœuf garanti : « A l’occasion de l’université d’été du PS à La Rochelle (fin août), François Hollande publiera un livre, intitulé Le Rêve français » Car, cela ne vous a pas échappés, mais Hollande, loin d’être contenté par la place de compétiteur dans la course aux si démocratiques Primaires Ouvertes Socialistes, rôle fort commun, s’est cru obligé de s’intituler vendeur de rêve. Et attention, pas du pauvre rêve érotique à deux liards le pot au rose, tenez vous : « L’ouvrage comportera notamment une interview de 80 pages sur les valeurs de la gauche, l’histoire du socialisme, la montée du FN et le sens de sa candidature. » Un vrai programme pour nous rappeler que, contrairement à ce que nous croyons, non, la gauche ne sert pas qu’à être éternellement dans l’opposition idiote voire stupide, que non, le socialisme n’est pas une idéologie complètement ringarde qui a ruiné la Grèce, l’Espagne et le Portugal, que la montée du FN n’est pas la faute de Mitterrand, de la mondialisation, de la crise économique mais bien de Sarkozy, de Sarkozy et surtout de Sarkozy et qu’enfin, cela n’appelle qu’une seule chose : sa candidature, CQFD.  

Nous en venons à nous demander très franchement : « Mais pourquoi donc un livre ? » Pas besoin d’aller chercher des argumentaires alambiqués pour nous démontrer l’évidence qui s’impose : François Hollande est né pour être le XVIII ème Président de la IV ème République! Le poste requiert, en effet, cette malléabilité qu’il incarne avec tant de brio, ces idées ternes qui ne font pas trop d’éclat pour ne pas éblouir ceux qui pourraient le jalouser. François Hollande c’est la fermeté de l’Edam jeune, c’est la constance idéologique du Leerdammer, sa légendaire finesse de goût. Idéal pour ne pas fâcher le Munster avec le Beaufort, faire s’accorder le Saint Nectaire avec le Brocciu… Hollande vient pacifier la France stressée en lui proposant un traitement à base d’avenir bleu pastel en ton sur ton (chemise et cravate, à croire que Valls qui est son chargé de com’) façon Bisounours ou Snorkys, des réformes sécuritaires gentilles avec des policiers/grands frères/anges gardiens gentils tout plein et des délinquants incompris par la société mais gentils, une grande réforme fiscale que l’on peut déjà appeler la « Réforme Robin des Bois », celle qui prendra aux riches pour donner aux pauvres, car c’est cela le socialisme de Hollande. Un socialisme qui transformera la mondialisation et la profonde cure d’amaigrissement dont notre fonction publique et nos avantages sociaux ont besoin, en un moment « pas très agréable à passer mais sans plus… » car les riches payerons !  

En somme, encore pire que Sarkozy, pourtant Président de la V ème République, mais déjà souvent empêché par l’exercice intempestif de « la démocratie de rue », Hollande ne fera rien car il n’aura que le pouvoir de se laisser bouffer par son propre manque de leaderchip et son charisme de calendrier des PTT. 

La circonspection laisse alors place à un sourire médusé lorsque nos paupières, alourdies par la grisaille ambiante, tombent sur ce qui est Le rêve de Hollande : qu’au moins 22 000 personnes viennent prendre d’elles- mêmes leur Stilnox formule « Primaire Socialiste avec rêve de France molle et faible » en promo. Nous ne sommes en rien contre cela, le seul problème reste le risque que, ce qui n’est pour l’instant que du Stilnox destiné à quelques anciens bayrouistes en sevrage difficile ou strauss-khaniens en plein choc post-traumatique, devienne un bon vieux Rohypnol dose de cheval qui endormirait pour de bon la France entière…  

Tout, tout, mais pas Holla… Et Morphée, déjà nous berce.  

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Présidence Hollande ou le syndrome du Gouda

Posté par gramier le 14 juillet 2011

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Une seule chose doit désormais préoccuper les Français : leur avenir ainsi que celui de leurs rares enfants. Et qui dit avenir, dit 2012.

2012 nous prépare soit un changement de cap politique, soit une continuité. Dans les deux cas, il faudra prendre les mesures qui s’imposent et qui ont été évitées depuis trop longtemps. La fin des cadeaux fiscaux sera une chose, l’augmentation des impôts en sera une autre, mais aussi la réduction des services publiques financés par la dette, qui sont un luxe qu’aujourd’hui, la France ne peut plus se payer face à la Chine et les agences de notation.

Naturellement, on sent bien dans mon discours, un fond de libéralisme lancinant qui doit en révulser plus d’un. J’en profiterai donc pour rajouter que, selon mon humble avis, si l’on se trouve dans cette situation, c’est certes en partie dû à la faiblesse de nos hommes politiques, mais cette partie est congrue… Les principaux fautifs dans ce cas, restent tous ces gens qui se font un malin plaisir à imposer leur point de vue par la paralysie du pays, par les violences de rue, par les manifestations monstres de défense des avantages sociaux acquis qui sont désormais un poids insoutenable pour notre société vieillie et sans enfants ni croissance. Les mêmes qui n’ont comme unique et éternelle solution que de faire payer les riches au nom d’une soi-disant « justice sociale ». Et ce, en dépit du simple bon sens qui veut que les riches soient infiniment moins nombreux que les moyens et que, de ce fait, les réformes ne servent à presque rien si elles s’appliquent qu’à ces salauds.

Bref, même en désaccord avec le fond, personne ne pourra nier que les Français forment un peuple à toujours affronter. C’est traditionnel. Cela vaut pour la droite comme pour la gauche. Elu, populaire le matin, vous serez haï et voué aux Gémonies le soir par vos compatriotes versatiles et mal dans leur peau, qui vous faisaient confiance sans pour autant vous faire un chèque en blanc, ce qui se conçoit d’ailleurs aisément.

Dis moi de quel régime politique démocratique s’est doté ton pays, je te dirai quel peuple il abrite ! La question se pose alors sérieusement : un candidat en position éligible à la fonction suprême de notre pays, peut-il être un faible, un ventre mou, un peureux, un gentillet, un consensuel, une gélatine saveur fraise des bois, un simple démagogue éternellement offusqué par ce qui est « un peu fort de café, tout de même » ?

Pour parler clairement, il me semble qu’une candidature comme celle de François Hollande est en elle-même une insulte, un outrage à la fonction que cet imposteur aspire à habiter. Une telle avanie dans le processus pourrait coûter fort cher à notre pays. Un président faible et sans leadership est un danger absolu dans un régime comme le nôtre.

Les Belges n’ont pas de gouvernement mais, au-delà de la navrante crise institutionnelle que cela représente, ils se sentiront bénis dans le cas où, par le plus grand des hasards, Hollande devenait Président. Son costume d’homme responsable, raisonnable, n’arrivera heureusement pas à masquer très longtemps son incapacité à incarner quoique ce soit d’autre qu’un témoin de la défense dans un procès contre le nutritionniste Dukan. C’est pour cela que, même en tant qu’homme plutôt marqué à droite, je peux dire que j’irai voter pour Martine Aubry aux primaires socialistes pour éviter que la France monte dans la machine à remonter le temps et se retrouve à nouveau sous une sorte de IIIème République mourante d’immobilisme, bouffée par les chèvres, dévorée par les choux que le tenant du pouvoir aura voulu préserver. En fait, je crains moins une Martine Aubry, mère fouettarde des 35 heures et appuyée par une aile gauche passablement fantaisiste et économiquement sous extasie, qu’un sous leader mou et dénué de tout charisme, un mec marrant et sympa considéré comme près des gens et accessible, un président qui roule en scooter, qui a un sourire béat respirant une joie stupide parce qu’il se rappelle une bonne blague d’un copain, hier soir au zinc, pour la petite mousse à la sortie du bureau de l’Elysée.

Hollande élu Président s’apparenterait à avoir recruté un expert comptable avec tous ses diplômes en bonne et due forme, aimable et serviable mais qui vient de se faire licencié pour raison économique – et comme on ne gardait que les meilleurs… L’homme serait le Président salarié des Français. On aurait l’impression d’avoir pour chef des armées, un type qui fait consciencieusement son travail de Président de la République de 8 heures 30 à midi et de 13 heures à 19 heures.

Et cette mascarade d’une réincarnation de René Coty, la France ne peut pas se la permettre. Défenseur des cumulards – le tsunami de ralliement des sénateurs à sa cause est un signe qui ne trompe pas –, du consensus ramolli, homme de la petite phrase, de la bonne blague, leader des maires de villes de Province, de ceux qui ne veulent pas prendre de risques, de ceux qui ne jurent que par la normalité médiocre, ultra provincial au sens balzacien du terme, bien qu’adoubé par le roi fainéant Jacques Chirac, et se croyant supérieur intellectuellement à beaucoup, à commencer par l’actuel locataire de l’Elysée, Hollande incarne un poison qui serait mortifère pour la place et l’image de la France dans le monde.

Hollande, son programme, tout comme ceux qui le soutiennent, ont la saveur d’un jeune Gouda, d’un Babybel. Sous l’offuscation toute rouge bien que très lisse et industrielle, on trouve une pâte molle et sans saveur, sans goût ni grâce…un comble au pays du Munster et de Camembert.

Hollande, par son impudence, sa mollesse et son mépris de la fonction présidentielle, est une menace pour la France. Tous aux primaires ! Aubry Présidente ! Ce sera le message d’aujourd’hui, qui n’engage que moi.

PS: il existe, il est vrai, de délicieux Goudas, vieillis et savoureux, mais ce n’est pas du domaine de la « normalité »

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Quel bon sens, ces Français!

Posté par gramier le 10 juin 2011

« Comme beaucoup d’herbivores, sans aucun doute, les Français souffrent de la sécheresse… » Pape Diouf

Les commentaires des lecteurs sur les sites des différents quotidiens et hebdomadaires français, sont souvent cocasses, navrants, voire d’une bêtise ardente et d’un niveau de pertinence et d’acuité proche de celui des températures des pôles en hiver. Mais il est mal de juger négativement ainsi, en bloc, ce moyen d’expression populiste  cet égout démocratique et participutatif, suintant le ressentiment,  cette fausse sceptique gastro-sociétale, ce repère d’inspecteurs gadgets « cheap » à qui « on ne la fait pas« , de Mme Dugenoux lepeno-hollandiste aux états d’âmes aérocoliques et aux éructations fermentées de rancoeur unanime, au relents amères et acides d’excédent bilieux  car cela reviendrait à penser que les Français sont bêtes à tondre le bitume. Ce qui n’est pas vrai… sans être foncièrement faux non plus. La nuance est requise : les Français sont hilarants.

Il nous semblait malhonnête que de garder pour nous ce morceau conséquent de sagesse populaire, illustrant à merveille la substantielle essence des joutes d’esprit à la française, tant au niveau du comptoir qu’au niveau des responsables politiques élus eux-mêmes. Les chiens n’élisent pas des chats, a-t-on coutume d’entendre. Ceci expliquera sans doute cela.  

Nous vous laisserons juger sur pièce, mais pas sans vous remettre, au préalable, les clés du contexte incongru dans lequel à pu se développer tel échange épicé. Et c’est peu dire que la situation prête elle-même le flanc à l’ébaudissement des indécrottables critiques, doués principalement de méchanceté stupide, que nous sommes.

Ainsi, on se trouve ici sur les commentaires des lecteurs avisés du Figaro, offerts aimablement à la suite d’un article savoureux sur le processus de « présidentialisation », lent mais sûr, tout du moins désiré et engagé, de celui qui, à n’en pas douter, sera le prochain plus haut représentant dans le monde, de la France : Hollande.  En tout état de cause, le sujet inspire et donne lieu à de vifs échanges à fleuret moucheté entre Berny11 et Roquentin.

La hauteur plantaire du dialogue reflète parfaitement celle de l’intérêt qu’il convient de prêter à la candidature du socialo-chiraquien à la magistrature suprême, candidature aussi vitaminique, porteuse d’espoir, vigoureuse et stimulante qu’un épisode de Derrick, un lendemain de Noël gris et froid, à l’heure de la sieste, dans la touffeur d’une maison de retraite surchauffée.

Mais, foin des paroles inutiles et du verbiage : la perle qui suit se suffit largement à elle-même.

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Trois petits sondages et puis s’en vont…

Posté par gramier le 24 mai 2011

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La malédiction des bons sondages pour les présidentielles frappera encore.

Et aussi curieux que cela puisse paraître, Sarkozy sera confortablement réélu à la tête de l’Etat Français dans un an. 

Naturellement, les Français ne sont pas des imbéciles et ne tournent pas casaque aussi facilement. Pour l’instant, ils mettent les candidats déclarés au pinacle. C’est le cas de Hollande par exemple qui semble bénéficier de l’éviction de DSK du paysage politique. L’opinion publique se retrouve contrainte à trouver en lui l’homme de la situation pour 2012, par défaut. Faute de grives, ne mange-t-on pas des merles ? 

Eh oui, le raz le bol est encore bien présent dans le cœur des Français. Nous n’allons en énumérer une n-ième fois les multiples causes, mais il est certain que cette défiance à l’égard de la droite, aux commandes depuis 2002 sous l’égide de Sarkozy, est indéniable et très réelle. 

Nicolas Canteloup supposait que le lundi 16 mai, dans les corridors de l’Elysée, résonnait la musique poétique et enjoleuse de « La Fiesta », de Patrick Sébastien, signifiant par là la joie à recevoir ce cadeau à Sarkozy qu’est le sabotage de DSK par lui-même. Ce n’est pas tout à fait comme ça que l’Elysée réagit semble-t-il, mais dans le fond, le résultat sera le même. Un G8 en meneur des grands décideurs de ce monde, un enfant, une belle femme, une situation économique enviée par tous les pays européens sauf l’Allemagne, en situation de proposer au FMI la candidature d’une compatriote, malgré DSK – cet acte venant aussi légitimer la cohérence de l’action de Lagarde à la tête du ministère de l’Economie et des Finances, et donc de Sarkozy, ce coup serait un coup de maître (voir notre article sur Sarkozy et DSK au FMI ici), si
la CJR le permet –, éléments qui donneront au candidat Sarkozy, lors de la campagne, des avantages compétitifs essentiels pour ce qui est de la stature présidentielle. 

En somme, ce que beaucoup de commentateurs ne veulent pas dire, par plaisir pur de créer la surprise, c’est que sans DSK, le PS n’arrivera pas à ne pas se déchirer – Valls a retrouver ses canines de vampire suceur de plancher, Martine hoquette et gagne sans triomphe des cantonales « gâteau », François triomphe modestement avec cette même tête cérémonieuse au sourcil froncé de futur Président « normal », Royal se voit déjà en Présidente du Pouvoir d’Achat, Montebourg ne se sent plus de joie et ouvre un large bec… Marine Le Pen va se dégonfler comme une baudruche qu’elle est. Villepin prendre du sursis. Borloo ne se présentera pas. Bayrou continuera à vendre du rêve, et toujours pas de réalité. En somme, Sarkozy sera au second tour – à moins d’un nouvelle sortie telle que « casse toi pauv’con », mais cela est plus qu’improbable, Sarkozy n’est pas le dilettante qu’est DSK – et il sera bien dur au candidat PS, quel qu’il soit, de concurrencer un président sortant, machine politique rarement égalée, à la stature hautement et de plus en plus présidentielle malgré ses quelques casseroles. 

Aucun président de la cinquième n’a été fait par les sondages et ne le sera jamais. Les sondages fonctionnent comme un thermomètre des humeurs françaises, mais leur interprétation est équivalente à la science météorologique, dont Philippe Bouvard, spirituel, disait qu’elle est « la science qui indique le temps qu’il aurait dû faire ». Les augures sondagiers sont rarement des « open books », ils demandent calme et recul, leur sésame, la substantielle moelle, se trouvent à leur marge et leur frange, le corps de ce texte fumant n’étant souvent qu’un écran malicieux destiné à tromper les jeunes padawans aveuglés par leur exaltation, jouant aux haruspices roués. 

Vous nous direz, de là à faire de François Hollande un jeune et fougueux padawan… c’était une image, cela va sans dire (voir notre article sur Hollande Président). 

Si Sarkozy n’est pas tout proche de gagner, il est bien loin d’avoir perdu. 

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Hollande c’est l’histoire d’un mec qui…

Posté par gramier le 17 mai 2011

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Mauvaise langue, par Albénitz et Gramier

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui aurait du vendre des cadres de photos chez Conforama et qui va devenir président de la République Française, chef des armées, premier chanoine de la basilique de saint Jean de Latran, et garant de la Constitution.

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui aurait du faire du porte-à-porte pour vendre des contrats Cofinoga à des ménages surendettés dans le Doubs, et qui va avoir le code de l’arme nucléaire.

Hollande c’est l’absence de vision, de hauteur, de courage, de sens de l’Histoire, de charisme. Il va installer du lineau dans le salon doré de l’élysée, il va rendre obligatoire le port de méphistos dans son cabinet, et il va nommer Manuel Valls Premier Ministre et il se fera le chantre d’une République modeste, qui porte des cravates en acrylique et des chemises violettes. Avec lui, c’est surtout une vague d’ignobles suffragettes portant des permanentes rouges et des tailleurs façon Cresson qui vont envahir les lieux de pouvoir.

Hollande c’est la défaite du destin, c’est la victoire de la Citroën ZX et des agences Laforêt Immobilier. Hollande Président et la France devra concourir dans la catégorie des pays moyens et gentils pour la production de mobilier néo-Louis XV en aggloméré . Hollande c’est l’homme du contrat de gouvernement avec les Verts et avec Jean-Pierre Chevènement, en somme qui rêverait que la promo Tchin-Tchin d’Afflelou fonctionne aussi au Swiss Vision du Centre Commercial de l’Intermarché d’Argenton-sur-Creuse; c’est le futur Président que même le Haut Commissaire aux Solidarités Actives du Kosovo n’aura pas le temps de rencontrer.

Hollande c’est la victoire du « euh » ponctuant toutes les fins de phrases, c’est l’homme qui est à la politique ce que Cyrielle Claire est à l’Histoire du cinéma, c’est le disciple cheap de Stéphane Hessel, philosophe sénescent et gâteux, c’est l’apogée de la génération Mégane Scénic qui décide de faire sa révolution et de rouler en Logan 3 portes.

Associer les noms « Président » et  »Hollande » revient à publier dans une même édition le Journal Officiel et Télé7 Jeux, Hollande c’est le genre de président à découvrir les ultimes soubresauts de la politique internationale dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Avec Hollande comme premier représentant de la nation, la France  croira qu’elle a une partition énorme dans le concert des nations, alors qu’elle sera à l’ONU ce que le triangle est à un orchestre wagnérien. Au lieu de rapporter des contrats d’EPR de ses visites en Chine, il reviendra les bras chargés de promesses chinoises de respect des droits de l’homme avec en contre partie, pour la France, des engagements d’achat de milliers de tonnes de bas de contention Sigvaris de contrefaçon, de baisenvilles en simili cuir vachette ainsi que des milliers de paires de baskets de la marque Noël dépareillées, pour les clubs de balle-au-prisionnier qu’il aura développés sur tout le territoire dans le cadre de son plan « Jeunesse, Espoir et Sport ».

Hollande c’est la France du tricot de corps Damart et le règne des femmes « belles, belles, belles en Afibel » parfumés par Gloria Vanderbilt; c’est la France de la ballade en VTT dans le mont Pilat; c’est la France Décathlon, la France Parc Astérix, la France qui  »imagine demain » avec des sorties au Futuroscope. Alors, même si tout cela appartient à ce qui fait les charmes de ce pays, avouons que devant Dilma Roussef ou Obama…

En fait Hollande c’est avant tout l’héritier de Lecanuet, quand on y pense. Lecanuet c’était ce mec sans aspérité et sans épaisseur qui a eu quelques voix en 1965 parce que les Français étaient fatigués d’être glorieux et abrutis par le vent de l’Histoire, et qu’ils voulaient profiter tranquillement de la croissance pour s’acheter des micro-ondes Seb, les Vinyls de Salvatore Adamo, un appartement à la Grande Motte voire une DS d’occasion. Ces gens-là ils aimaient Lecanuet, « Colgate » comme on l’appelait, parce qu’il leur susurrait des choses gentilles à l’oreille et qu’avec lui ils pouvaient envisager  des vies calmes et centristes, bien calés dans des canapés en cuir vegan, un verre de mauvais cognac à portée de main en regardant passer les heures sur une belle montre Lip, avec fierté et contentement, les heures d’une vie de futur préretraité à 55 ans, vidée de sens par le consumérisme et aveuglée par le principe voltairien de « petit chez soi », version moderne de « il faut cultiver notre jardin ».

Mon Dieu, s’il vous plaît, préservez nous de François Hollande, préservez nous de la flanisation vanille de notre pays, préservez nous du règne de la petite phrase et de la mesquinerie de bureau, préservez nous de la VRPisation de la fonction Présidentielle, préservez nous du mec qui fera réécrire l’hymne national par Zaz. Un tonneau à bière si vous voulez, la grande zaza ou l’antiquaire, va encore, mais pas, non, pas l’épicier corrèzien qui vous vante une ristourne sur les Knackis ou sur la Flamenküche Sodebo. Dans votre infinie mansuétude, vous nous avez déjà évités son ex compagne, vous pouvez refaire ça avec le compagnon, non? Amen

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Hollande, empêcheur de solfériner en rond…

Posté par gramier le 25 avril 2011

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« Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? on rêve ! »

Encore une jolie sortie de Laurent Fabius l’antiquaire de la rue de Solferino. Solférino, on l’oublie trop souvent, n’est pas seulement un lieu de commémoration pour nostalgiques du 10 mai 1981, c’est aussi une belle victoire de Napoléon le Petit contre les vilains Austro-Hongrois. Napoléon-Martine, en dictateuse cheap, cherche donc faire raccorder son parti avec la grande Histoire : sans victoire à Solférino, puis tout ce qui s’est passé entre le 25 juin 1859 et le 9 mai 1981, pas de 10 mai 1981! On l’oublie trop souvent. Le raccourci peut sembler rapide, mais il n’est pas si insensé qu’il en a l’air.

Solférino, c’est la campagne d’Italie. Louis-Napoléon, repris de justice, neveu de et accessoirement empereur, a promis diplomatiquement à Victor-Emmanuel de Savoie de virer les Austro-Hongrois – tiens, tiens, hongrois… ça me rappelle quelqu’un… – pour lui permettre de prendre le contrôle de la Péninsule italienne restée éclatée depuis Romulus Augustule, pour en faire enfin une nation. De là à faire un parallèle douteux avec l’unité du PS, lui-même éclaté depuis… 2008 – Reims –, euh, non, 2006 – royales primaires –, euh non, 2005 – Constitution pour l’Europe –, euh, non, 2002 – 21 avril – euh… le PS n’est pas une nation ! Non, un seul objectif aujourd’hui, faire de 2012 le nouveau Solférino pour reconquérir la France morcelée et la République abîmée de Sarkozy.

Mais cela demande de former les rangs avec des combattants prêts à mourir sur le champs d’une bataille qui, bien qu’elle s’annonce facile aujourd’hui, connaîtra une issue serrée.  L’enjeu des préparatifs est de mater les aspirations régaliennes d’un quarteron d’officiers loin de l’âge de la retraite…

Le maréchal Fabius de Mac-Mahon – député conservateur de Seine-Maritime aux accents mélenchonistes « cachemire et burberry » du 6ème arrondissement, de toutes les cuisines, et, comme son ancêtre, de tous les régimes (sans malheureusement devoir jamais présider dans aucun), qui se positionne selon son instinct, comme certains, en sentant le sens du vent après avoir sucer leur doigt, sauf que lui, il suce son doigt après l’avoir trempé dans la sauce – aidé du général Le Guen-Niel, sont au front et ne laisseront sûrement pas le soldat Hollande mettre en péril les chances du Grand-Duc de Savoie, de descendre de ses montagnes pour enfin, règner comme il se doit sur ce pays qui lui revient.

Car on ne détourne pas deux fois le sens de l’Histoire . Déjà en 2007, une cantinière avait osé se prendre pour Jeanne d’Arc mâtinée d’Indira Ghandi, se jouant de la faiblesse des troupes de grognards bien moustachus du sémillant général Jack, persuadant tout le monde qu’elle entendait et était portée par la voix des Sages. En fin de comptes, on s’apercevait que cette voix était en fait celle de Yannick Noah et non celle de l’Esprit Absolu hégélien sans pouvoir faire quoique ce fût. Elle les menait tous au casse-pipe, comme une seule femme. Le 7 mai au soir, un petit groupe jurait, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. Quelques urnes bourrées plus tard, ce même petit groupe rancunier, recommence à s’énerver face à la manie des rejetons de la Promotion Voltaire de préférer s’immoler par le feu plutôt que d’accepter qu’ils ne sont pas fait pour les grandes responsabilités – de Villepin à Ségolène en englobant celui qui se verrait bien, c’est un comble, en Monsieur Royal du cirque politique des années à venir présentant spectacles et numéros de ses amis clowneries et haut-voltigeurs… Le leitmotiv intraitable est désormais: place à la vieille garde, à l’expérience, celle qui vient des responsabilités ministérielles, les revanchards du jospinisme déçu qui engendra, bien malgré lui, le hollandisme local, désespérément municipal, cantonal et régional.

Aujourd’hui l’armée socialiste doit faire tomber coûte que coûte l’empereur Sarkozy de Nagy-Bocsa pour redonner à la France son unité perdue et pour cela, la coordination des troupes doit être parfaite. Une primaire ? Oui mais de confirmation de ce que tout le monde pense : DSK sera notre vainqueur. Alors, pas de grabuge, pas d’essai en solitaire, ce sera de toute manière chose vaine et ne fera que mettre en péril la fraternité qui lie les membres de cette famille qui manquait jusqu’alors de discipline.
C’est tout le paradoxe : Le Guen menace Hollande, Hollande rit d’Aubry, Fabius rit d’Hollande, Hollande méprise Montebourg, Montebourg ignore Ségolène… dans le seul et unique but de rester UNIS! Et DSK prie pour tout le monde, du haut de son Olympe.

Nous en sommes aux manœuvres du 23 juin. Napoléon-Martine rencontre Victor-Emmanuel-Dominique pour jauger les forces et rien ne doit venir contrecarrer cette rencontre de Lonato. Solférino c’est un pacte entre vainqueurs qui ne laisse pas de place pour les saillies impudentes et délirantes des cantinières, caporaux et autres sous-officiers illégitimes, question de naissance! A Solférino, on fait l’Histoire, les Grands Hommes parlent aux Grosses Femmes. Martine rendra son royaume à Dominique! Et s’il faut, pour cela, qu’à côté du sceptre et de la couronne, la tête du Saint François de Tulles face office de globe, eh bien la Sainte Inquisition Strauss-Kahnienne ne manquera pas de se la procurer.

Hollande, Petit Poucet rêveur à côté de l’élite formée par le Secrétaire Général du FMI, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre du Travail… Le Guen, en second couteau trempé dans l’acier le lui rappelle vigoureusement : au PS on croit au pouvoir des fleurs pour changer le monde, mais si le Sécrétaire des années de disettes et de portefeuilles vides du PS se veut David contre Goliath, il risque la déconvenue et il est fort probable qu’on lui facture sa fronde au prix fort, voire qu’on la lui piège – oui car on peut exécuter Manuel Valls en place publique, sans autre forme de procès, Hollande, c’est plus délicat, mieux vqut faire ça discrètement et charger une La Voisin de la cour de François Ier le Corrèzien, de faire son office, ou un des Robert Ford qui entourent notre Jesse James de la Région Centre d’une belle trahison de dernière minute pour un ralliement à l’Oncle d’Amérique.
Car, Le Guen le sait : l’Histoire ne se répète jamais, non?…

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Le printemps hollandais et la notion de désert

Posté par gramier le 14 avril 2011

Comme le printemps est doux en ce début avril… La morale populaire qui n’est pas née de la dernière pluie met pourtant en garde : en avril ne te découvre pas d’un fil. Le PS se découvre peu à peu par ses candidats sérieux et un programme flambant neuf, et lui emboîtant le pas, ce bon vieux Jean-Louis le Gentil – Borloo, ndlr – qui se découvre pas si gentil-gentil et voudrait virer Sarko chez une Chabot virée par Sarko… Il y a aussi Frédéric Lefèvre et Nadine Morano nous permettent de mettre en lumière l’impudence des média qui, comme à l’époque de la « fellation » de Mme Dati, font leurs choux gras d’un lapsus et d’une bourde… et qui plus est d’un lapsus « de Frédéric Lefèvre » et d’une bourde « de Nadine Morano » : le niveau de tout cela atteint des hauteurs armoricaines.
Bref, un mois d’avril qui commence sous les meilleurs auspices. Ca fleure le premier mai. Bientôt le « retour du social », bientôt les slogans indignés mêlant les mots « retraites » et « impôts sur la fortune » sur des banderoles enduites de « bon sens » et de vraie colère justifiée par « Papy Compote », plus connu en dehors de la maison de retraite sous le nom de « Hessel Stéphane, sommité morale ». Ne dit-on pas qu’il faut « battre le pavé pendant qu’il est chaud » ? D’aucuns ne manqueront pas de le faire au nom de la liberté de dénoncer l’oppression d’un Président des riches qui a plus de casseroles au pare-choc que Chirac de faux électeurs, et qui, faute de bons sondages, devrait être démis de ses fonctions pour l’empêcher d’ « abîmer » la France et de contrer Marine Le Pen, l’impudent ! On annonce de partout, la chute en torche de la Sarkozie, le nouveau crépuscule des nouveaux oppresseurs, profiteurs et autres Patrick de Maistre et Florence Woerth, la fermeture définitive de la grande braderie de la barrette rouge. Sont lancés les appels au retour de la dignité perdue, et à la pharmacie de l’alternance l’administrera telle une pilule du lendemain démocratique. Marianne sacre les hérauts de l’irréprochabilité des lauriers Fred Perry qui ornent les polos de Joseph Masset-Scaron – qui porte bien mal le nom du vrai pamphlétaire qu’était le brillant trousseur de la Maintenon –, panthéonise ses nouveaux gavroches tombés sur les barricades du « vivrensemble » sous l’(horte)feu(x) des colonnes infernales de Guéant et autres Copé à la solde de l’horrible imprécateur et asservisseur des peuples : Nicolas Ier star de toutes les Roueries. Les indignés de la République – 45 % de votants des cantonales – se prennent à rêver de la chasse d’eau de l’Histoire, qui aspire les déjections politiciennes telle l’urne leur dernier bulletin de vote… On respire un parfum Air Wick-Printemps des Peuples dont la France au bord de la Révolution passive s’étourdit. La lumière douce et chaleureuse est au bout du tunnel et les hormones présidentielles de beaucoup s’éveillent. Attention pourtant à l’éjaculation précoce.
Prime au premier annoncé ? A voir.
Hollande a le vent en poupe. Se peignant en nouveau GO d’une jeunesse dépitée et blasée par la vacance du pouvoir à la table de ses intérêts, il s’impose comme ayant le monopole du sérieux, du calme, de la respectabilité, en rassembleur, en assureur – dont il a la monture de lunettes et les cravates. Il s’indigne lui aussi, cherche un peu ses mots comme pour toujours réprimer la petite phrase, art dans lequel il a toujours excellé, qui se profile au détour de chacune de ses envolées lyriques sur l’état du pays. Homme d’une rare intelligence, il aura su concocter en deux ans une sorte de mythe – à bas coût certes, mais mythe tout de même – de la traversée du désert, depuis son départ du PS, qu’il laissait plus en ruine que Dresde après Thunderclap, à Martine Aubry-Tibéri. Homme de toutes les convictions, il offre un discours de sérénité à une France qui est entrée en dépression depuis… la fin des Trente Glorieuses. Il a cette volonté qui caractérise les vainqueurs, il s’est réinventé après n’avoir jamais spécialement existé d’ailleurs, il apparaît comme une figure neuve dans un cénacle politique auquel il appartient depuis avant même sa sortie de l’ENA. Et le voilà caracolant seul, plein de cette liberté grave qu’il arbore, celle de n’être lié par aucun pacte, aucun calendrier international. Avantage certain… là encore, à voir. Ancien commandant, il domine les rouages du Panzer PS aujourd’hui avec la dextérité d’un Nikita Khroutechev, assurément plus léger et agile, surtout après son régime sidérant, que sa probable et seule crédible future-concurrente, à laquelle il a laissé les manettes. Alors que la plupart des cadres ne prennent que le temps de faire mine d’ignorer celui qui ne sut faire gagner le parti en 2007 et encore moins en 2002, la base socialiste, quant à elle, et plus largement les Français sociaux démocrates qui iront à la primaire, voient d’un œil docile ce DSK rassurant, proches d’eux et plein de bons sentiments, réaliste et sincère et ont délaissé son ex-compagne dans ses muettes campagnes chimériques et délirantes.
Naturellement, rien n’est fait, tout est encore possible, mais il semble que, même si selon moi c’est une coquette et risible imposture, Hollande, s’étant découvert de plus d’un fil, prenne de distance ses camarades qui rêvaient d’une « primaire de confirmation » tel que ne cesse de le demander à cor de pied et à cri d’orfraie Monsieur de Saint-Denis-Bartolone, l’éternel lieutenant, le premier couteau à beurre. Que craint-il donc d’ailleurs, ce même député aubryo-fabiusien à la sauce strauss-khanienne ? Une victoire du gentil petit président du Conseil général de Corrèze, qui comme Borloo épanoui à la rosée du printemps? Un caillou de petit Poucet venant déranger la course au fond de la botte cinq lieux. On n’en donnait pas deux liards le pot de cette candidature et puis…
Les roses écloront bien vite, et avec elles, les épines… On peut tout de même remarquer que dans la lignée des chefs des chefs d’Etat, le Président Hollande, si la prophétie auto réalisatrice, faite par celui qui aujourd’hui n’est encore que simple candidat à la candidature, se réalisait, … Merci bien ! Le Président Borloo ?… Enfin en même temps, la Présidente Aubry… De la communauté urbaine de Lille, c’est ça ?…
A trop vouloir éclorent tous d’un même élan, on ne risque de retenir de tous ces gens que le terme de bouton… et un bouton, le plus souvent ne devient pas une rose, souvenez vous de ce que sont devenus ceux du printemps de votre vie… sur le miroir de vos vanités. Observés, regardés, trituré, oubliés. C’est dégoûtant certes mais c’est ça aussi le printemps. L’excès de sève peut nuire à la santé politique.
Comparer la traversée de la Corrèze par Hollande le Kalahari qui vit mûrir De Gaulle, Mitterrand, Chirac et Sarkozy serait grotesque à mon humble avis, légèrement partisan, je vous l’accorde.
On pourra croire à juste titre qu’il y a désert et Désert, destin et Destin. Le « d » n’en est pourtant pas jeté et le sort… moins encore, on élit bien Giscard en 1974, alors Hollande en 2012…

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