Brice Hortefeux de Paille de Tout Bois… un sacré comte!

Posté par gramier le 5 mai 2011

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Alors voilà, une seconde d’inattention et hop, en deux temps, trois mouvements, c’est la curée : DSK, Porsche, Photo = Buzz obligé.

Assurément, le directeur du FMI vit sur une autre planète : cela ne vient, néamoins, en rien remettre en cause sa compétence, que d’aucuns disent remarquable – je ne saurais l’affirmer, je ne l’ai pas eu comme professeur, ni comme patron et encore moins comme amant. En revanche, en temps de crise et connaissant le précédent sarkozyste, désormais institutionnalisé : Fouquet’s et Cie, l’erreur relève de la maternelle de la communication.

Les Français, frustrés, geignards et revanchards, n’apprécient pas en temps normal – si tant est qu’il y ait une fois eu un « temps normal » – ces « signes extérieurs de richesse ». Alors, en ce temps de pouvoir d’achat en berne – si tant est qu’il y ait jamais eu une époque, dans l’histoire, de pouvoir d’achat satisfaisant –, ce manque flagrant de maîtrise de son image, surtout quand on se veut socialiste, peut être rapidement dommageable à une campagne, même balbutiante.

Regardons cette enquête sur lePost.fr qui demande aux lecteurs – d’une neutralité équivalente à la virginité de Madame Claude – ce qu’ils retiendront de ces quatre années de présidence Sarkozy : rien ne dispute sa prmière place au côté bling-bling, Rolex, Aviator, Fouquet’s, Paloma. On peut donc dire que si ce qui n’était pas en soit si reprochable, mais qui relevait tout de même du symbole fort, peut assombrir l’entièreté d’un bilan de quatre années de présidence, il faut se le tenir pour dit : l’ostentation de la richesse est une tumeur mortelle pour les présidents, maligne, presque « sarko-mateuse ». C’est ce qui, déjà, coûtait liberté et carrière au surintendent… Fouquet. 

Mais pour ma part, je m’en fous. J’aime la franchise et me contre-fous de l’argent, je n’en ai pas. Si Dominique Sinclair-Kahn roule en Panamera S, je n’y vois rien d’insoutenable. Cette bagnole est plutôt stylée. L’idée d’une Porsche cinq portes était osée et le résultat fut relativement fin et bien vu, bien plus qu’un Cayenne ou même qu’un coupé lambda de la célèbre marque. N’oublions pas non plus que
la Porsche c’est
la Ferrari du pauvre, alors relativisons! 

Sans ironie, aucun souci avec cela. Il est pervers que d’attaquer DSK sur ce point. Cela reviendrait à reprocher à un chamoniard d’aller au ski tous les hivers.

 De cette histoire, nous retiendrons deux choses : l’une étonne, l’autre, désole.  La première, c’est la réaction pacifique de Nadine Morano. On avait l’habitude de la trouver snippeuse gouailleuse au stand poissonnerie et fruits de mer, on la retrouve pour une fois, au point pâtisserie fine, on reste en grande surface malgré tout. Certes, elle applique en bon toutou – pour ne pas dire… – qu’elle est, les directives de la rue de la Boétie, personne n’est dupe, on ne fait pas d’un âne un cheval de course. La ton est malgré tout trop rare chez la nancéienne pour ne pas être souligné : « Dominique Strauss-Kahn a le droit d’avoir des amis qui ont une Porsche ». Et la ministre de l’Apprentissage d’insister : « Ca ne me dérange pas figurez-vous ». Comme le bon vin, avec le temps…, de la verdeur du jus de la treille au Listel Gris. 

Pour la seconde, il s’agit de relever la sortie d’Hortefeux sur le même sujet : « En 1981, c’était le poing et la rose, aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 ».

La médiocrité de l’ensemble est entendu et on n’en espérait pas bien plus de la part de Brice le fringuant incapable, l’ami de 30 ans du Président, le ministre blond au visage poupin et impassible, le fidèle serviteur qui jamais ne fit défaut faute de pouvoir faire mieux : en politique, la fidélité c’est pour les imbéciles, pour les sauceurs passifs, ceux qui refusent de saucer en faisant l’histoire, qui préfère attendre patiemment que l’on serve la soupe et la rouille pour y tremper le croûton. Mais le plus affligeant, dans le commentaire sans talent de ce non-événement automobile, est le non sens dans lequel il se noie : comment comprendre le « aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 » ? Cela signifie-t-il que, à un moment, 
la Porsche se personnifie, avec deux bras et deux mains au bout de ceux-ci, et prend elle-même le volant de… on ne sait, d’un Fiat Multiplat ? d’une Aston-Martin Vantage ? D’un camion Playschool ? Ou bien doit on comprendre, dans la perspective du début de la phrase faisant référence à Mai 1981 et l’élection de F. Mitterrand, le « aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 » comme : « la révélation majeure que nous fait cette photo volée de Dominique et Anne en train de rupiner, c’est que les Porsches, en tant que véhicule à plusieurs roues, ont désormais un volant qui permettrait de les diriger dans la direction voulue, choisie et non plus subie, par celui qui y entre. Oui, parce qu’alors avant, en règle général, on entrait dans une Porsche soit pour y passer un moment dans l’habitacle spacieux, entre amis ou en famille, pour profiter de la sono, de la clim en été, de la finition des sièges baquets en cuir, soit pour se suicider, c’est-à-dire, mettre le moteur en marche, puis, foncer tout droit dans le premier obstacle venu » ? Mystère… car français niveau côte de la R5 à l’Argus..

Morano sauve un peu l’honneur du débat politique, une fois n’est pas coutume et l’ironie rentrée de sa réflexion frappe fort. J’apprécie.

Brice Hortefeux, unique tireur l’ayant joué offensif à l’abord de ce sujet passionnant, aurait au moins pu faire preuve d’un peu d’humour. Là il nous sert une stupidité, insensée qui plus est… le manque d’à-propos, d’esprit… encore un ministre haut dignitaire de l’état qui nous donne la preuve magistrale de l’imparable déliquescence et du lamentable effondrement culturels des élites. 

« Le problème avec les élites sans talent ni verve, Monsieur le Conseiller Spécial, ce n’est pas quand il y en a un, c’est quand il y en a des files entières ».

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Hollande, empêcheur de solfériner en rond…

Posté par gramier le 25 avril 2011

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« Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? on rêve ! »

Encore une jolie sortie de Laurent Fabius l’antiquaire de la rue de Solferino. Solférino, on l’oublie trop souvent, n’est pas seulement un lieu de commémoration pour nostalgiques du 10 mai 1981, c’est aussi une belle victoire de Napoléon le Petit contre les vilains Austro-Hongrois. Napoléon-Martine, en dictateuse cheap, cherche donc faire raccorder son parti avec la grande Histoire : sans victoire à Solférino, puis tout ce qui s’est passé entre le 25 juin 1859 et le 9 mai 1981, pas de 10 mai 1981! On l’oublie trop souvent. Le raccourci peut sembler rapide, mais il n’est pas si insensé qu’il en a l’air.

Solférino, c’est la campagne d’Italie. Louis-Napoléon, repris de justice, neveu de et accessoirement empereur, a promis diplomatiquement à Victor-Emmanuel de Savoie de virer les Austro-Hongrois – tiens, tiens, hongrois… ça me rappelle quelqu’un… – pour lui permettre de prendre le contrôle de la Péninsule italienne restée éclatée depuis Romulus Augustule, pour en faire enfin une nation. De là à faire un parallèle douteux avec l’unité du PS, lui-même éclaté depuis… 2008 – Reims –, euh, non, 2006 – royales primaires –, euh non, 2005 – Constitution pour l’Europe –, euh, non, 2002 – 21 avril – euh… le PS n’est pas une nation ! Non, un seul objectif aujourd’hui, faire de 2012 le nouveau Solférino pour reconquérir la France morcelée et la République abîmée de Sarkozy.

Mais cela demande de former les rangs avec des combattants prêts à mourir sur le champs d’une bataille qui, bien qu’elle s’annonce facile aujourd’hui, connaîtra une issue serrée.  L’enjeu des préparatifs est de mater les aspirations régaliennes d’un quarteron d’officiers loin de l’âge de la retraite…

Le maréchal Fabius de Mac-Mahon – député conservateur de Seine-Maritime aux accents mélenchonistes « cachemire et burberry » du 6ème arrondissement, de toutes les cuisines, et, comme son ancêtre, de tous les régimes (sans malheureusement devoir jamais présider dans aucun), qui se positionne selon son instinct, comme certains, en sentant le sens du vent après avoir sucer leur doigt, sauf que lui, il suce son doigt après l’avoir trempé dans la sauce – aidé du général Le Guen-Niel, sont au front et ne laisseront sûrement pas le soldat Hollande mettre en péril les chances du Grand-Duc de Savoie, de descendre de ses montagnes pour enfin, règner comme il se doit sur ce pays qui lui revient.

Car on ne détourne pas deux fois le sens de l’Histoire . Déjà en 2007, une cantinière avait osé se prendre pour Jeanne d’Arc mâtinée d’Indira Ghandi, se jouant de la faiblesse des troupes de grognards bien moustachus du sémillant général Jack, persuadant tout le monde qu’elle entendait et était portée par la voix des Sages. En fin de comptes, on s’apercevait que cette voix était en fait celle de Yannick Noah et non celle de l’Esprit Absolu hégélien sans pouvoir faire quoique ce fût. Elle les menait tous au casse-pipe, comme une seule femme. Le 7 mai au soir, un petit groupe jurait, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. Quelques urnes bourrées plus tard, ce même petit groupe rancunier, recommence à s’énerver face à la manie des rejetons de la Promotion Voltaire de préférer s’immoler par le feu plutôt que d’accepter qu’ils ne sont pas fait pour les grandes responsabilités – de Villepin à Ségolène en englobant celui qui se verrait bien, c’est un comble, en Monsieur Royal du cirque politique des années à venir présentant spectacles et numéros de ses amis clowneries et haut-voltigeurs… Le leitmotiv intraitable est désormais: place à la vieille garde, à l’expérience, celle qui vient des responsabilités ministérielles, les revanchards du jospinisme déçu qui engendra, bien malgré lui, le hollandisme local, désespérément municipal, cantonal et régional.

Aujourd’hui l’armée socialiste doit faire tomber coûte que coûte l’empereur Sarkozy de Nagy-Bocsa pour redonner à la France son unité perdue et pour cela, la coordination des troupes doit être parfaite. Une primaire ? Oui mais de confirmation de ce que tout le monde pense : DSK sera notre vainqueur. Alors, pas de grabuge, pas d’essai en solitaire, ce sera de toute manière chose vaine et ne fera que mettre en péril la fraternité qui lie les membres de cette famille qui manquait jusqu’alors de discipline.
C’est tout le paradoxe : Le Guen menace Hollande, Hollande rit d’Aubry, Fabius rit d’Hollande, Hollande méprise Montebourg, Montebourg ignore Ségolène… dans le seul et unique but de rester UNIS! Et DSK prie pour tout le monde, du haut de son Olympe.

Nous en sommes aux manœuvres du 23 juin. Napoléon-Martine rencontre Victor-Emmanuel-Dominique pour jauger les forces et rien ne doit venir contrecarrer cette rencontre de Lonato. Solférino c’est un pacte entre vainqueurs qui ne laisse pas de place pour les saillies impudentes et délirantes des cantinières, caporaux et autres sous-officiers illégitimes, question de naissance! A Solférino, on fait l’Histoire, les Grands Hommes parlent aux Grosses Femmes. Martine rendra son royaume à Dominique! Et s’il faut, pour cela, qu’à côté du sceptre et de la couronne, la tête du Saint François de Tulles face office de globe, eh bien la Sainte Inquisition Strauss-Kahnienne ne manquera pas de se la procurer.

Hollande, Petit Poucet rêveur à côté de l’élite formée par le Secrétaire Général du FMI, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre du Travail… Le Guen, en second couteau trempé dans l’acier le lui rappelle vigoureusement : au PS on croit au pouvoir des fleurs pour changer le monde, mais si le Sécrétaire des années de disettes et de portefeuilles vides du PS se veut David contre Goliath, il risque la déconvenue et il est fort probable qu’on lui facture sa fronde au prix fort, voire qu’on la lui piège – oui car on peut exécuter Manuel Valls en place publique, sans autre forme de procès, Hollande, c’est plus délicat, mieux vqut faire ça discrètement et charger une La Voisin de la cour de François Ier le Corrèzien, de faire son office, ou un des Robert Ford qui entourent notre Jesse James de la Région Centre d’une belle trahison de dernière minute pour un ralliement à l’Oncle d’Amérique.
Car, Le Guen le sait : l’Histoire ne se répète jamais, non?…

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Il est temps de savoir raison… retrouver

Posté par gramier le 21 avril 2011

La dette, la dette et encore et toujours la dette. Oui ! Quand FOG fait ses éditos sur la dette, quand Apathie ressasse à longueur d’interviews que le problème crucial de la France, c’est son endettement, on finit par se retrouver avec cette petite musique profondément imprimée dans la tête. Petite musique comparable à ces crescendos de bande originale des films à suspens de Carpenter à Hitchcock en passant par De Palma.

Au travers des années, la dette était devenue une question d’habitude. Le système social français fort avantageux est maintenu sous perfusion de dette, les cotisations ne servant plus qu’à rembourser les intérêts de ce que nous devons déjà, mais ne couvrant en rien les dépenses réelles. Notre système scolaire est, en rapport qualité/prix, un des meilleurs qui soit sur terre. Ce système coûte une fortune chaque année et ce ne sont pas les rentrées d’impôts sensibles à tous les revirements économiques qui permettent de le financer. Et la liste est longue.

La dette ce n’est pas très complexe : l’Etat n’a pas assez de rentrées financières pour maintenir le train de vie des Français. Alors l’Etat demande à la Chine, au Brésil, au Mexique, au Japon, et à quelques institutions qui ont les moyens d’acheter des obligations et qui désirent des placements sans risque de lui prêter de quoi vivre. Et ces prêteurs ne rechignent pas à acheter ces promesses de gains faibles mais assurés. En tout cas, ils ne rechignaient pas jusqu’à ce qu’ils commencent à prendre la mesure de la taille de l’endettement rapporté aux capacités réelles de rembourser ces mêmes prêts généreux et inconsidérés. Les gains ont commencé à sembler un peu faible, le risque de défaut de payement augmentant avec le gonflement de cette même dette. Ce fut la Grèce, puis l’Islande, l’Irlande ne passant pas loin de la faillite en essayant de sauver son système bancaire – solution la plus simple et, de fait, unique, alors que tout menaçait de s’écrouler.

Vivre à crédit, c’est ce que font beaucoup de ménages pauvres avec les crédits à la consommation, qui sont la proie facile des prêteurs usuriers tels que Cofidis, Sofinco,… Ces ménages sont souvent regardés comme inconscients par beaucoup d’entre ceux qui ont les rentrées d’argent nécessaires pour pouvoir faire face à leurs dépenses quotidiennes basiques en terme de nourriture, logement, électricité, … mais aussi de vacances, de sorties, le superficiel en somme, considéré aujourd’hui comme essentiel malgré tout. Ces ménages surendettés devraient donc mettre un peu plus de rigueur dans la gestion de leurs revenus quels qu’ils soient, savoir se serrer la ceinture, accepter que l’on ne peut indéfiniment vivre au dessus de ses moyens… Mais ce n’est pas facile quand cet endettement sert, justement à financer, avant même le Mac Do du dimanche, luxe tout relatif, l’école du petit, la carte de bus, le loyer, les impôts, etc, etc. En somme, ces inconséquents ne sont autres que les Français dans leur entièreté. Nous sommes tous ces inconséquents qui vivons au dessus de nos moyens, qui, à chaque fois qu’une réforme rigoureuse veut être discutée par un gouvernement faible, refusons de coopérer et manifestons à corps et à cris pour défendre notre droit à vivre selon un modèle en passe de disparaître.

Nos hommes politiques sont pris à la gorge par leur incapacité intrinsèque à ne pas penser à leur réélection. Conséquence directe : ils naissent faibles, méprisés et s’empêchent d’être visionnaires. Mais est-ce à nous, citoyens, de leur reprocher cette couardise ? C’est très mal venu.

Certes, ils profitent, ils se goinfrent, s’empiffrent, saucent à qui mieux mieux et vendraient leur mère, leur femme et leurs enfants pour garder un accès aux quignons. N’oublions pas pourtant que n’est pas homme politique qui veut. Un homme politique a besoin de temps pour se former, pour devenir un législateur. C’est un véritable travail que de faire de la politique. On est certes appuyé par ses multiples conseillers et autres spécialistes, mais il faut savoir prendre de la hauteur, comprendre le système… On ne défend pas un amendement comme on commente un match de foot.

Donc, si l’on résume : Endettement énorme, donc exigence de réalisme – le système ne peut pas continuer, il faut trancher dans le vif et assainir la situation financière du pays qui est industriellement assez mal en point et dont les perspectives de croissance comme on la considérait jusqu’alors, restent faibles. Réalisme, donc réforme radicale – notamment de notre manière de concevoir le rôle de l’Etat. Réforme radicale donc fermeté. Fermeté donc mécontentement. Mécontentement donc réélection impossible. Réélection impossible donc peur de la part des élus de perdre leur gagne pain. Peur donc recherche de protection. Recherche de protection donc démagogie  on joue à « je te tiens, tu me tiens par le gagne pain… ». Démagogie donc augmentation des dépenses. Augmentation des dépenses et baisse d’impôts – car impôt égal impopularité – donc recours à l’endettement. La boucle est bouclée au contraire de la fin de mois.

Les hommes politiques sont coupables de leur incompétence et de leur attachement aux privilèges auxquels donne droit le fait de servir la République. Mais on a les hommes politiques que l’on mérite et les premiers responsables ne sont autres que nos petites personnes françaises infatuées que les ont élus.

La vie au Mexique, au Brésil, en Chine est un combat beaucoup plus dur qu’ici. La vie en Angleterre aujourd’hui, en Grèce, au Portugal est devenue une lutte. Protection sociale réduite à minima, études hors de prix, etc. Continuons à fermer les yeux et à se réfugier derrière : « les riches doivent être taxés, payer pour les pauvres et les système pourra continuer » et alors, la vie deviendra réellement dure et ce ne sera pas le résultat d’une prise de conscience propre et responsable mais bien un diktat nécessaire et grave imposé par l’Europe ou, pire, le FMI. Ce jour là, le rayonnement de la France que beaucoup trouvent, à tort, réduit à néant, ce jour là, on se rendra compte qu’ils auront été des Cassandres aux prophéties… auto-réalisées.

Auto-réalisées car auto-réalisatrices. Un pays morne est un pays qui s’enfonce. Notre siège au Conseil de Sécurité à l’ONU est déjà très contesté car le pouvoir qu’il donne est disproportionné par rapport à notre poids réel au sein du concert des nations, alors, au moins, sachons en rester au moins digne en montrant notre maturité et notre conscience. Les Français ont le moral en berne car ils se complaisent dans leur complainte et dans leur peur de devoir à nouveau se battre pour l’essentiel. Mais il est urgent de retrouver un peu de force joyeuse et volontaire. La mondialisation, inexorable, ne fait pas dans la dentelle et elle s’impose à nous, nous dépendons d’elle. Or, comme tout mouvement de l’Histoire, elle ne peut rendre chaque individu heureux et celui qui promet cela, est un simplificateur… et un menteur visant sa réélection. Ceux qui y croient sont ses complices.

On peut lutter pour l’humaniser, il le faut, mais c’est très long processus – près de 200 nations à accorder… Pendant ce temps, elle s’ancre et les nations travaillent sans relâche à son développement, car elles, les nations, y sont gagnantes macro-économiquement. C’est à la rédaction et la promotion d’une sorte de « contrat social mondial » plus juste et plus équilibré qu’il nous faut instamment prendre part si l’on ne veut rater le train de l’Histoire, bien plus qu’au « recroquevillement », naturel et systématique en période de transition complexe, sur notre petit modèle douillet, certes, mais déphasé. Ecoutons la sage Europe supra nationale au lieu de lui cracher constamment à la figure. Aujourd’hui c’est en coopérant, non en la dénonçant et la prenant de haut, que l’on sauvera ce qui est à sauver d’un modèle suranné bien que partant d’idées généreuses, cela va sans dire. L’enfer est pavé de généreuses intentions électoralistes.

Je n’appelle pas à céder au libéralisme, mais à céder à la raison et aimerais fort que les Français choisissent pour prochain Président, un homme d’Etat… pourquoi pas un spécialiste du désendettement d’ailleurs exilé aux Etats-Unis par exemple ?

Publié dans DSK, Elements de reflexion, FOG | Pas de Commentaire »

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