Hollande c’est l’histoire d’un mec qui…

Posté par gramier le 17 mai 2011

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Mauvaise langue, par Albénitz et Gramier

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui aurait du vendre des cadres de photos chez Conforama et qui va devenir président de la République Française, chef des armées, premier chanoine de la basilique de saint Jean de Latran, et garant de la Constitution.

Hollande c’est l’histoire d’un mec qui aurait du faire du porte-à-porte pour vendre des contrats Cofinoga à des ménages surendettés dans le Doubs, et qui va avoir le code de l’arme nucléaire.

Hollande c’est l’absence de vision, de hauteur, de courage, de sens de l’Histoire, de charisme. Il va installer du lineau dans le salon doré de l’élysée, il va rendre obligatoire le port de méphistos dans son cabinet, et il va nommer Manuel Valls Premier Ministre et il se fera le chantre d’une République modeste, qui porte des cravates en acrylique et des chemises violettes. Avec lui, c’est surtout une vague d’ignobles suffragettes portant des permanentes rouges et des tailleurs façon Cresson qui vont envahir les lieux de pouvoir.

Hollande c’est la défaite du destin, c’est la victoire de la Citroën ZX et des agences Laforêt Immobilier. Hollande Président et la France devra concourir dans la catégorie des pays moyens et gentils pour la production de mobilier néo-Louis XV en aggloméré . Hollande c’est l’homme du contrat de gouvernement avec les Verts et avec Jean-Pierre Chevènement, en somme qui rêverait que la promo Tchin-Tchin d’Afflelou fonctionne aussi au Swiss Vision du Centre Commercial de l’Intermarché d’Argenton-sur-Creuse; c’est le futur Président que même le Haut Commissaire aux Solidarités Actives du Kosovo n’aura pas le temps de rencontrer.

Hollande c’est la victoire du « euh » ponctuant toutes les fins de phrases, c’est l’homme qui est à la politique ce que Cyrielle Claire est à l’Histoire du cinéma, c’est le disciple cheap de Stéphane Hessel, philosophe sénescent et gâteux, c’est l’apogée de la génération Mégane Scénic qui décide de faire sa révolution et de rouler en Logan 3 portes.

Associer les noms « Président » et  »Hollande » revient à publier dans une même édition le Journal Officiel et Télé7 Jeux, Hollande c’est le genre de président à découvrir les ultimes soubresauts de la politique internationale dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Avec Hollande comme premier représentant de la nation, la France  croira qu’elle a une partition énorme dans le concert des nations, alors qu’elle sera à l’ONU ce que le triangle est à un orchestre wagnérien. Au lieu de rapporter des contrats d’EPR de ses visites en Chine, il reviendra les bras chargés de promesses chinoises de respect des droits de l’homme avec en contre partie, pour la France, des engagements d’achat de milliers de tonnes de bas de contention Sigvaris de contrefaçon, de baisenvilles en simili cuir vachette ainsi que des milliers de paires de baskets de la marque Noël dépareillées, pour les clubs de balle-au-prisionnier qu’il aura développés sur tout le territoire dans le cadre de son plan « Jeunesse, Espoir et Sport ».

Hollande c’est la France du tricot de corps Damart et le règne des femmes « belles, belles, belles en Afibel » parfumés par Gloria Vanderbilt; c’est la France de la ballade en VTT dans le mont Pilat; c’est la France Décathlon, la France Parc Astérix, la France qui  »imagine demain » avec des sorties au Futuroscope. Alors, même si tout cela appartient à ce qui fait les charmes de ce pays, avouons que devant Dilma Roussef ou Obama…

En fait Hollande c’est avant tout l’héritier de Lecanuet, quand on y pense. Lecanuet c’était ce mec sans aspérité et sans épaisseur qui a eu quelques voix en 1965 parce que les Français étaient fatigués d’être glorieux et abrutis par le vent de l’Histoire, et qu’ils voulaient profiter tranquillement de la croissance pour s’acheter des micro-ondes Seb, les Vinyls de Salvatore Adamo, un appartement à la Grande Motte voire une DS d’occasion. Ces gens-là ils aimaient Lecanuet, « Colgate » comme on l’appelait, parce qu’il leur susurrait des choses gentilles à l’oreille et qu’avec lui ils pouvaient envisager  des vies calmes et centristes, bien calés dans des canapés en cuir vegan, un verre de mauvais cognac à portée de main en regardant passer les heures sur une belle montre Lip, avec fierté et contentement, les heures d’une vie de futur préretraité à 55 ans, vidée de sens par le consumérisme et aveuglée par le principe voltairien de « petit chez soi », version moderne de « il faut cultiver notre jardin ».

Mon Dieu, s’il vous plaît, préservez nous de François Hollande, préservez nous de la flanisation vanille de notre pays, préservez nous du règne de la petite phrase et de la mesquinerie de bureau, préservez nous de la VRPisation de la fonction Présidentielle, préservez nous du mec qui fera réécrire l’hymne national par Zaz. Un tonneau à bière si vous voulez, la grande zaza ou l’antiquaire, va encore, mais pas, non, pas l’épicier corrèzien qui vous vante une ristourne sur les Knackis ou sur la Flamenküche Sodebo. Dans votre infinie mansuétude, vous nous avez déjà évités son ex compagne, vous pouvez refaire ça avec le compagnon, non? Amen

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Le sauveur est mort, vive le sauceur ?…

Posté par gramier le 16 mai 2011

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Par Chybroc, plume amie…

Maintenant que l’action DSK se révèle être, sans grande surprise il faut l’admettre, un junk bond, une  mauvaise intuition de plus du landerneau politico-médiatique, orphelin d’une longue lignée de timoniers en mousse tels que Pierre Mendès-France, Jean Lecanuet, Jean-Jacques Servan-Schreiber, Raymond Barre, Michel Rocard ou François Bayrou…  La question est désormais sur toutes les lèvres dans les bonnes saucières : à qui profite le crime ?

Car il s’agit bien d’un crime, n’ayons pas peur des mots, ou plutôt pour être exact d’un sacrifice rendu au dieu ithyphallique Priape, dont ce brave Dominique était le grand prêtre incontesté. Hélas pour lui, il n’a jamais vraiment su cacher ses penchants, il en paie aujourd’hui le prix, qu’il soit innocent ou coupable d’ailleurs n’a aucune importance. Le roi est mort, donc vive ? Vive le roi pardi ! Qui sera le prochain souverain du royaume PS, le prétendant au trône présidentiel ? C’est évidemment le seul sujet, tout l’intérêt de cette tempête est de rabattre les cartes, d’offrir un terrain de jeu inespéré à tous les sauceurs sachant saucer.  Et comme on le sait, le PS ne manque vraiment pas de prétendants sur ce genre de problématiques…

A commencer par les candidats déclarés, comme les inénarrables Manuel Valls et Arnaud Montebourg, hémisphères droite et gauche d’un cerveau PS au bord du burn out, sans oublier nos Clinton made in France, Ségolène et François. Alors pour éviter que la primaire tant attendue ne tourne en mauvaise parodie du film la Guerre des Rose, il faut trouver un challenger crédible à François, afin que celui-ci gagne honorablement ses galons de probable général en chef.

Tout le monde a évidemment sa petite idée, et le nom de la Première secrétaire revient avec insistance. Il semble néanmoins qu’elle en avait fait son deuil, et même si les évènements d’hier changent considérablement la donne, il est peu probable qu’elle ait le véritable désir dans découdre. Tel père, telle fille après tout… Alors qui ? Quel larron en foire serait prêt à saisir une telle occasion ? Qui parmi les brillants hauts dirigeants de la gauche ? En ces temps de commémoration mitterrandienne, il n’est pas nécessaire d’aller bien loin, la réponse devrait même sauter aux yeux et il est étrange que le nom du prétendant n’émerge pas plus rapidement. Le grand homme avait encore une fois tout prévu et la parenthèse ouverte au PS avec le « droit d’inventaire » semble s’être refermée hier. Le parti d’Epinay, on le sait, a peu évolué depuis que les lignes se sont figées au congrès de Rennes en 1990. Et les spasmes qui le ramènent artificiellement à la vie depuis cette date s’expliquent en grande partie par cette fracture entre Fafa et Yoyo, les Caïn et Abel du jardin d’Eden socialiste. Et allors ? On ne voit pas le rapport ?

Pourtant, DSK doit son ascension à l’un d’eux, il était même, jusqu’à hier, héritier de la ligne rocardo-jospinienne qui prît le pouvoir en écartant le canal Tonton historique, en premier lieu le trop (ou pas assez) talentueux Laurent FABIUS. La vraie surprise n’est donc pas la chute programmée du directeur général du FMI, mais plutôt sa conséquence : en faisant hara kiki à son destin présidentiel, il met aussi fin à plus de vingt années de domination du Tout Sauf Fabius (TSF), longtemps seul ferment d’unité au sein d’un parti qui a épuisé toutes les combinaisons les plus improbables, y compris une alliance avec les fabiusiens eux-mêmes depuis 2008…  

La recette de la sauce TSF a tourné depuis longtemps, en s’alliant avec Martine et Dominique, le camarade Laurent a réintégré la majorité du parti contre la promesse de soutenir l’un d’eux dans la perspective de 2012. Tirant discrètement les ficelles, caché derrière un tonneau de bière lilloise avariée, qui peut penser que notre antiquaire préféré se contenterait du poste de grand Vizir, dont il fut en son temps le plus jeune titulaire, quand il a enfin l’occasion de devenir calife à la place du calife ?

Ne nous y trompons pas, en véritable sauceur de carrière, digne héritier de ses pères et pairs, Laurent sortira bientôt du bois. Il a la chance inespérée à son âge avancé de réaliser ce pour quoi il était programmé, et vu sa piètre opinion, qu’il ne cherche pas à cacher, de Ségolène et François, on ne voit vraiment pas ce qui pourrait aujourd’hui l’en dissuader. Son réseau est depuis longtemps entré en résistance, certains sont même bien infiltrés à l’image de cette vieille anguille de Claude. La belle écurie ne demande qu’à se remettre au service de son champion. Certes, le bolide n’est pas de la première jeunesse, mais il n’a jamais vraiment cessé de courir et reste diablement efficace (la TVA sociale a gâché le triomphe annoncé des dernières législatives). S’il est peu probable qu’il remporte la course finale, le PS se doterait là d’un candidat sérieux, parfait reflet de son état léthargique, de ses errements et de ses renoncements, l’idéal pour saborder ce qu’il est devenu : un bateau ivre de sondages et de victoires en trompe l’œil, qui n’en demeure pas moins à la dérive, sans capitaine et sans boussole. 

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Un homme, une rose à la main… et le quignon dans l’autre!

Posté par gramier le 11 mai 2011

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Hier, Paris n’était que fête, lumière, débordement de joie, d’allégresse, de fantaisie, vent de liberté, de fraternité, d’égalité. On aurait pu se penser atterri dans un immense Stade Charlety tant l’amour empreignait l’air de ce Printemps populaire et chaleureux. A certains moments, près de Bastille, on pensait voir débarquer des soldats juchés sur des chars et embrassant, des roses entre les dents, des jeunes filles vaporeuses, le tout porté par la liesse populaire : une nouvelle Libération de Paris ? Pour le fun, le Général de Gaulle était-il sorti de sa tombe pour recommencer l’exercice ? Dans quel but ? L’idée semblait absurde. Il devait y avoir une explication beaucoup plus rationnelle à tout cela… 

On se prenait alors le menton dans la main et se prêtait à plonger dans sa mémoire, à rechercher une résonance de l’évocation de cette date dans les tréfonds de notre « ça » de citoyen français… Et d’un coup : Eurêka ! 10 mai 1981 ! Ces neuf syllabes prenaient un tour magique et merveilleux : trente années s’étaient exactement écoulées depuis l’élection, pour la première fois depuis la création de la Vème République, d’un socialiste à la tête de l’Etat Français, comme Président de la République et de tous les Français. Hier était, vous le comprendrez bien, un jour d’exercice du « devoir de mémoire sélective ».  Oui, car la vie avait changé en 1981.

Tout comme il y eut il Rinascimento qui fit passer l’Europe de la nuit du Moyen Age à la lumière des fresques de Raphaël, comme il y a eut l’invention de l’imprimerie, comme il y eut la prise de la Bastille et la fin de la soumission du peuple de France à l’arbitraire divino-régalien, il y eut, un avant et un après l’élection de François Mitterrand. On est sorti de l’obscurantisme giscardien qui verrouillait la société et opprimait les pauvres, pour aller à la lumière des lendemains qui chantent. Une rose à la main… et les épines de cette même rose enfoncés bien profondément dans la pulpe. Mitterrand n’a strictement rien changé à la face de la France. Les quatorze années de règne qui suivirent ne furent en rien différentes pour les Français de ce qu’elles auraient été avec Giscard : la même crise, les mêmes affaires, sauf, peut-être une jolie photo main dans la main avec Helmut Kohl. Non, ce qui restera de Mitterrand c’est d’abord et avant tout Jack ! le reste… tombera vite dans l’oubli. 

Alors, revenons à notre question principale maintenant que nous avons trouvé une partie de la réponse : pourquoi tant d’exultation et de délire extatique à commémorer cette élection ? Nous aurons tous compris qu’hier n’était qu’un tour de chauffe. Dans le camp socialiste, on est tellement assuré que 2012 sera l’année du grand retour aux affaires, qu’il fallait trouver une manière de faire baisser la pression. Ce mode de réaction est semblable à celui de ces jeunes adolescentes soudainement prises d’hystérie alors qu’on vient de leur annoncer qu’elles allaient pouvoir rencontrer Justin Bieber en backstage après son concert à Paris. Ce délire apparent ferait presque parfois nous questionner sur la nécessité ou non d’appeler un exorciste. Eh bien c’est un peu pareil chez les socialistes. Tout comme dans l’autre camp d’ailleurs, changer la vie est bien le cadet de leur souci. Et même s’ils essayent de contenir leur joie, en sortant des bouquins d’appel au vote utile – cf Moscovici et « Défaite Interdite » – en se passant la tête sous l’eau froide… mais ils le savent, en 2012, ils gagneront. Et qui dit gagner la présidentielle, dit gagner les législatives et alors là : SAUCE qui peut ! Le Sénat sera à eux en octobre et donc le Parlement dans son ensemble. Quelle perspective ! Car il faut se rendre comptes : dix années qu’ils l’attendent l’accès à la marmite. Guigou en a des crampes au croûton.

C’est comme dans un gracieux épisode de Chapeau Melon et Bottes de Cuir dans lesquels un méchant terrorise l’Angleterre avec un aimant géant : il l’active et alors tout ce qui est en métal se met à frémir et vous avez un gros plan sur une petite cuiller à côté de la main de John Steed qui s’aperçoit qu’elle tremble avant que, l’aimant ayant atteint toute sa puissance d’attraction, la petite cuiller n’aille heurter violemment et se coller contre le mur manquant de blesser le héros au passage. Pour les quignons, croûtons et mouillettes au PS, c’est pareil. Marylise Lebranchu pense déjà à quelle commission elle présidera à l’Assemblée, Jack se verrait bien au Conseil Constitutionnel, Valls à l’Intérieur, Montebourg à la Justice, Gérard Filoche, Secrétaire d’Etat aux anciens communistes, Ayraud en haut du perchoir, Catherine Trautman au piano et Patrick Menucci à la guimbarde etc. 

Ils rêvent tous de ces milliers de litres de sauce qui vont se répandre sur eux. Ce sera l’orgie absolue. Marie-Noël Lienenmann mènera une farandole en chantant « I’m singing in the sauce ». Cette farandole ira jusqu’au grand chaudron au milieu du haut duquel Anne Sinclair fera pleuvoir un mousson de gribiche. Aubry épongera le sol tant elle n’en peut plus que de se voir exilée à Lille depuis 2002. Martine Billard skippera un bateau mouche qui tirera un gigantesque pain Poilâne en plastique sur lequel seront assis comme des guirlande de saucisses Cahuzac, Cambadélis, Moscovici, Montebourg, Belckacem et Assouline, hurlant leur bonheur, pendant que Neri, Désir, Hamon, Queyranne et Glavani se rueront comme un seul homme, comme une foule de furies aux Galerie Lafayette le jour de l’ouverture des soldes, sur les seaux débordant du liquide tant convoité. Delanoë fera faire une arche pour faire voguer tout ce petit monde sur les torrents de Grand Veneur qui déferleront depuis la rue de Solférino, ramant à l’aide de grandes louches.  

Enfin, quand il n’y aura plus de quignons, plus de mouillettes, plus de croûtons, ils prendront alors les roses laissées de côté comme autant d’espoirs déçus, espoirs de ces Français qui les auront élus comme ils « élysaient » Sarkozy en 2007, et comme lui, n’en ayant cure, dans l’aveuglement de l’hystérie collective, croiront que les tiges sont des manches de fourchette et les fleurs, des bouts de pain : ce sera alors une grande savoyarde de pétales au beaufort fondu. Et des milliers et des milliers de sauceurs socialistes débarqueront de toute la France, l’œil humide et le visage émacié par tant de privations et d’humiliation. Les anciens sortiront même de leur tombe, Edouard Herriot, Jean Jaurès, Paul Faure, Pierre Mendes-France, Pierre Mauroy, Jacques Attali, Edith Cresson, ce sera une déferlante de zombies qui se dirigera vers l’Assemblée, l’Elysée, le Sénat, pour un petit poste, rien qu’une petite présidence de groupe d’amitié, une infime place dans une commission, ce sera la curée car tout sera bon à prendre. Même les transfuges de l’ouverture reviendrons dans une grande amnistie de la sainte Sauce. Quel moment !!! 

Et puis, comme il y eut un 10 mai, il y eu aussi un 11 mai puis de nouveau le 10 mai, 1982 cette fois ci, puis 1983 avec en cadeau la rigueur… lendemains qui déchantent… Pour notre part, de droite, de gauche, de toute manière, ce sera la même démagogie et la même course au saucier, croûton au vent. Mais si seulement, contrairement à Mitterrand, sa Majesté des Mousselines Chaudes, le plus grand sauceur que la France ait connu après Giscard et avant Chirac, quelqu’un pouvait, tout en sauçant, prendre les décisions qui s’imposent et faire preuve d’audace ! 

Hier on humait dans les rues de ce Paris participatif, des odeurs de « Ah ça ira » et son coulis d’oignons et groseilles et le fumet de quelques « Sous les pavez la plage » et ses pécans aux truffes gingembrées. Dix longues, très longues années d’attente et d’opposition… on peut les comprendre. Mais était-il bien raisonnable et cohérent que mettre de cette façon en vente le pain avant même d’avoir acheté le pétrin ? 

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Sauce Blédina…

Posté par gramier le 4 mai 2011

Non mais franchement ! Encore plus navrant que Stéphane « Ushaïa » Hessel, le Papy Gâteux dont la sénilité absolue atteint des sommets en ce moment avec son soutient apporté à Nicolas Hulot, ce post lu par votre serviteur sur le blog de droite : Atlantico. L’article est intitulé : Les confessions du stagiaire de l’Elysée

Je cite : « Il n’est pas donné à tout le monde d’effectuer son stage d’observation en milieu professionnel dans les couloirs de l’Elysée. Le privilège a été accordé à Guillaume Anglars, 17 ans, élève de 1ère ES dans la région de Toulouse, qui a certes profité de l’entremise de son père, vice-président du conseil général de l’Aveyron. » 

Cela appelle-t-il plus de commentaires ? Certes non. Pourtant, ce serait omettre un élément de ponctuation plutôt téléphoné  que de ne pas retranscrire la fin du court article au niveau d’intérêt équivalent à celui de la Mer Morte : « Guillaume Anglars cite Laurent Fabius et Alain Juppé en exemples. Il explique ne pas avoir de vision partisane de la politique et envisage de poursuivre ses études à Sciences-Po. Un profil à suivre, sans doute… » 

Nous avons affaire à une histoire prototypique de comment sont élevés les « Babysauceurs », comment on apprend à saucer de père en fils. L’article ramasse les éléments de manière assez magistrale et nous laisse suspendus au dessus du vide qui s’ouvre, béant, sous nos esprits dépités. 

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Touchez pas à la Gribiche…

Posté par gramier le 28 avril 2011

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A la cour socialiste, faute de tête couronnée, ce sont les intrigues qui sont reines. Tout le monde le savait. C’est loin d’être le seul parti au monde qui connaisse ce genre de faiblesse. Mais, tout comme à l’UMP, force est de constater qu’on a beau obliger les sourires d’unité à rester en place, on ne peut empêcher les visages d’apparaître crispés. C’est le moins que l’on puisse dire. Tel le dôme gonflant d’un volcan, on entend sans besoin de tendre beaucoup l’oreille, le clapotis du magma en fusion. Le bouillon  de poule est encore liquide mais à l’approche de l’été – qui commence le 28 mai – l’eau s’évapore et les oligo-éléments se cristallisent.

C’est plutôt cocasse de voir que la princesse Martine, diplomate, a dû se flanquer d’un fougueux porte parole bien trépident. De la lignée de la Maison de la défaite aux élections nationales, Le Grand Duc Hamon, fieffé guerrier récompensé pour la mise à disposition de ses troupes lors de la bataille de Reims, a hérité du poste de mégaphone du parti. En guise de rendu, c’est pourtant assez criard et on frise souvent la cacophonie. Je m’explique. Il est censé être l’écuyer de la régente, l’épauler dans la préparation de cette grande bataille imperdable qu’est 2012 et malgré tout, il commence –  travers d’une jeunesse frustrée –  à ruer, hennir avec les chevaux… avant de crier avec les loups ? Mais contre qui ? Contre quoi ? 

La réponse est obvie : contre son obsession de Prince de Sang de la III Internationale, sang des révolutions qui coule dans ses veines comme un violent torrent alpin à la fonte des glaces, contre le Grand Capital, contre l’ennemi des pauvres et des tous petits, contre la main armée de la famine et de l’iniquité, que l’actuel, et aussi messianique que médiatique, directeur du FMI personnifie à merveille.

Avant-hier, Razzy Hamadi et d’autres compagnons d’infortune du chef de guerre Hamon, se réunissaient pour commencer à construire une alternative pour que leurs idées soient représentées lors des primaires, au cas où leur légitime championne, la Princesse de Lille s’y soit soustraite au profit de l’incarnation des idées qu’ils combattent, Lord of Washington. La Princesse régente semblait ne pas y prêter plus d’attention que cela et l’histoire en serait restée là si le baron Cambadelis n’avait pas fait feu contre François de Tulles, menaçant et grinçant.
La Princesse de Lille a alors dû reprendre ses affidés de circonstance pour leur rappeler que la sauce a une recette qu’il s’agit de garder en cuisine. En gros, « soit on sauce comme des vrais socialistes, un pour tous, tous pour un.  Soit on essaye de saucer « à la socialiste » et à ce moment là, mieux vaut laisser les présidentielles pour préparer tout de suite les municipales de 2014 ! »

Naturellement, tout le monde le sait, 2012 sera socialiste ou ne sera pas. Moscovici l’a redit hier, les jeux sont faits, le divorce est consommé entre les Français et Sarkozy. La France, harassée de niches fiscales subventionnées par des impôts qui ne rentrent plus – crise oblige – a besoin d’air frais ! D’air socialiste? L’air ambiant dans la maison de Solférino est pour le moins quelque peu vicié en ce moment malgré les pshits d’Air Wick de la Tibéri lilloise – bourreuse d’urne. Alors? « There is something rotten in the socialist kingdom », un fumet de division larvée et putréfiée… espérons pour eux que l’odeur de la sauce saura couvrir tout cela et que les divisions, même les plus programmatiques et fondamentales – la vision de l’impôt, de l’Europe, de la dette et de la redistribution étant intrinsèquement différente d’un bout à l’autre du parti –, sauront disparaître. Les hirondelles volent bas, comme les coups… Le ciel s’obscurcit… L’orage s’annonce et l’été avec…  Les primaires seront chaudes.

Camarade, entends l’appel de la Sauce… mais retiens toi!

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Hollande, empêcheur de solfériner en rond…

Posté par gramier le 25 avril 2011

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« Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? on rêve ! »

Encore une jolie sortie de Laurent Fabius l’antiquaire de la rue de Solferino. Solférino, on l’oublie trop souvent, n’est pas seulement un lieu de commémoration pour nostalgiques du 10 mai 1981, c’est aussi une belle victoire de Napoléon le Petit contre les vilains Austro-Hongrois. Napoléon-Martine, en dictateuse cheap, cherche donc faire raccorder son parti avec la grande Histoire : sans victoire à Solférino, puis tout ce qui s’est passé entre le 25 juin 1859 et le 9 mai 1981, pas de 10 mai 1981! On l’oublie trop souvent. Le raccourci peut sembler rapide, mais il n’est pas si insensé qu’il en a l’air.

Solférino, c’est la campagne d’Italie. Louis-Napoléon, repris de justice, neveu de et accessoirement empereur, a promis diplomatiquement à Victor-Emmanuel de Savoie de virer les Austro-Hongrois – tiens, tiens, hongrois… ça me rappelle quelqu’un… – pour lui permettre de prendre le contrôle de la Péninsule italienne restée éclatée depuis Romulus Augustule, pour en faire enfin une nation. De là à faire un parallèle douteux avec l’unité du PS, lui-même éclaté depuis… 2008 – Reims –, euh, non, 2006 – royales primaires –, euh non, 2005 – Constitution pour l’Europe –, euh, non, 2002 – 21 avril – euh… le PS n’est pas une nation ! Non, un seul objectif aujourd’hui, faire de 2012 le nouveau Solférino pour reconquérir la France morcelée et la République abîmée de Sarkozy.

Mais cela demande de former les rangs avec des combattants prêts à mourir sur le champs d’une bataille qui, bien qu’elle s’annonce facile aujourd’hui, connaîtra une issue serrée.  L’enjeu des préparatifs est de mater les aspirations régaliennes d’un quarteron d’officiers loin de l’âge de la retraite…

Le maréchal Fabius de Mac-Mahon – député conservateur de Seine-Maritime aux accents mélenchonistes « cachemire et burberry » du 6ème arrondissement, de toutes les cuisines, et, comme son ancêtre, de tous les régimes (sans malheureusement devoir jamais présider dans aucun), qui se positionne selon son instinct, comme certains, en sentant le sens du vent après avoir sucer leur doigt, sauf que lui, il suce son doigt après l’avoir trempé dans la sauce – aidé du général Le Guen-Niel, sont au front et ne laisseront sûrement pas le soldat Hollande mettre en péril les chances du Grand-Duc de Savoie, de descendre de ses montagnes pour enfin, règner comme il se doit sur ce pays qui lui revient.

Car on ne détourne pas deux fois le sens de l’Histoire . Déjà en 2007, une cantinière avait osé se prendre pour Jeanne d’Arc mâtinée d’Indira Ghandi, se jouant de la faiblesse des troupes de grognards bien moustachus du sémillant général Jack, persuadant tout le monde qu’elle entendait et était portée par la voix des Sages. En fin de comptes, on s’apercevait que cette voix était en fait celle de Yannick Noah et non celle de l’Esprit Absolu hégélien sans pouvoir faire quoique ce fût. Elle les menait tous au casse-pipe, comme une seule femme. Le 7 mai au soir, un petit groupe jurait, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. Quelques urnes bourrées plus tard, ce même petit groupe rancunier, recommence à s’énerver face à la manie des rejetons de la Promotion Voltaire de préférer s’immoler par le feu plutôt que d’accepter qu’ils ne sont pas fait pour les grandes responsabilités – de Villepin à Ségolène en englobant celui qui se verrait bien, c’est un comble, en Monsieur Royal du cirque politique des années à venir présentant spectacles et numéros de ses amis clowneries et haut-voltigeurs… Le leitmotiv intraitable est désormais: place à la vieille garde, à l’expérience, celle qui vient des responsabilités ministérielles, les revanchards du jospinisme déçu qui engendra, bien malgré lui, le hollandisme local, désespérément municipal, cantonal et régional.

Aujourd’hui l’armée socialiste doit faire tomber coûte que coûte l’empereur Sarkozy de Nagy-Bocsa pour redonner à la France son unité perdue et pour cela, la coordination des troupes doit être parfaite. Une primaire ? Oui mais de confirmation de ce que tout le monde pense : DSK sera notre vainqueur. Alors, pas de grabuge, pas d’essai en solitaire, ce sera de toute manière chose vaine et ne fera que mettre en péril la fraternité qui lie les membres de cette famille qui manquait jusqu’alors de discipline.
C’est tout le paradoxe : Le Guen menace Hollande, Hollande rit d’Aubry, Fabius rit d’Hollande, Hollande méprise Montebourg, Montebourg ignore Ségolène… dans le seul et unique but de rester UNIS! Et DSK prie pour tout le monde, du haut de son Olympe.

Nous en sommes aux manœuvres du 23 juin. Napoléon-Martine rencontre Victor-Emmanuel-Dominique pour jauger les forces et rien ne doit venir contrecarrer cette rencontre de Lonato. Solférino c’est un pacte entre vainqueurs qui ne laisse pas de place pour les saillies impudentes et délirantes des cantinières, caporaux et autres sous-officiers illégitimes, question de naissance! A Solférino, on fait l’Histoire, les Grands Hommes parlent aux Grosses Femmes. Martine rendra son royaume à Dominique! Et s’il faut, pour cela, qu’à côté du sceptre et de la couronne, la tête du Saint François de Tulles face office de globe, eh bien la Sainte Inquisition Strauss-Kahnienne ne manquera pas de se la procurer.

Hollande, Petit Poucet rêveur à côté de l’élite formée par le Secrétaire Général du FMI, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre du Travail… Le Guen, en second couteau trempé dans l’acier le lui rappelle vigoureusement : au PS on croit au pouvoir des fleurs pour changer le monde, mais si le Sécrétaire des années de disettes et de portefeuilles vides du PS se veut David contre Goliath, il risque la déconvenue et il est fort probable qu’on lui facture sa fronde au prix fort, voire qu’on la lui piège – oui car on peut exécuter Manuel Valls en place publique, sans autre forme de procès, Hollande, c’est plus délicat, mieux vqut faire ça discrètement et charger une La Voisin de la cour de François Ier le Corrèzien, de faire son office, ou un des Robert Ford qui entourent notre Jesse James de la Région Centre d’une belle trahison de dernière minute pour un ralliement à l’Oncle d’Amérique.
Car, Le Guen le sait : l’Histoire ne se répète jamais, non?…

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2012 avant Jean-Claude ou la bataille des Fourches Gaudines

Posté par gramier le 23 avril 2011

Je ne voudrais pas être grossier mais… qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !?!

Hier, si vous étiez en panne de bonne humeur, que votre sourire était en berne, que le lait dont vous aimez observer, le matin, en rêvassant, le cumulonimbus qu’il crée en se mêlant à votre café Selecta – adoucissant aux réminiscences œdipiennes que vous gardez jalousement, maniacodépressivement  et même « de façon mesquine » , selon votre collègue Martine de la compta, sur le troisième étage du réfrigérateur de la salle de pause, sans jamais oublier d’écrire consciencieusement votre prénom au Stabilo sur le carton du petit pack, en dessous de la mention : lait de chèvre corse 0% riche en vitamines B9 – que ce lait, donc , était caillé, vous pouviez toujours, avec la chance de celui qui s’emmerde et qui en vient à écumer les pages Politiques du Figaro.fr, tomber sur la dernière sortie d’un des Grands Commandeurs de l’Ordre du Quignon en Sauce, Jean-Claude Gaudin. Le Secrétaire Général Adjoint de l’UMP, Président d’Honneur, Chef de la commission nationale des Investitures, Président du groupe UMP au Sénat, Sénateur des Bouches du Rhône, Maire de Marseille, Vice-Président du Sénat, Vice-Président de la Communauté Urbaine de Marseille-Provence-Métropole, en résumé : un sage, a décidé d’être plus royaliste que le roitelet et de « remettre à leur place » les outrecuidants qui, au sein de son parti, avaient, en rêve, osé penser qu’un jour ils pourraient émettre l’idée éventuelle d’une espèce de primaire avant le début de la campagne présidentielle déjà commencée. Car à l’UMP, eh oui, si besoin était encore de la prouver, il est très mal venu de tenter d’oser penser qu’un jour on pourra émettre une idée en rêve. C’est ainsi ! Et qui a donc eu l’audace inouïe et intolérable de s’adonner à ce genre d’exercice qui, naturellement, présente un risque inconsidéré qui « pourrait » faire perdre la présidentielle –  comme s’il y avait encore besoin d’une autre cause à cette défaite annoncée du parti majoritaire que son candidat naturel ? Qui donc alors ? Tenez-vous bien, c’est « exceptionnel » – comme le crierait avec sa tête de chef des extra-terrestres dans Mars Attacks – Fabrice Lucchini : je vous le donne dans le mimille, Alain Lamassoure, le réputé député… européen !

Eh oui, je suis comme vous, quand je lis cela, et quand j’entends ce que je lis, je pense même exactement comme vous, une seule image m’assaille soudainement : Le choc des Titans… légèrement revisité par Robuchon avec sa vinaigrette de poireaux roussis aux baies d’automne, son coulis faisandé de truffes blanches périgourdines, servi sur son lit de pétales de bourrache braisées et sa daube de figues au gingembre marinées au Rémi Martin cuvée Louis XIII. En un mot comme en cent : Attention, ça risque de faire hyper mal ! Ca s’annonce comme une sorte de nouveau Fukushima, mais cette fois-ci, ce ne sera pas l’iode sur laquelle il faudra se ruer en pharmacie, mais bien sur la roquette Bonduelle du Simply Market, c’est le seul moyen de se préparer convenablement à la tornade de croûtons qui risque de ne pas s’arrêter aux frontières du Sénat ni du Parlement Européen.

Je précise. Voilà quel fut le communiqué de Gaudin : « Ceux qui, à l’UMP, demandent des primaires pour l’élection présidentielle seraient bien inspirés de défendre au quotidien l’action que conduit courageusement le président de la République et son gouvernement » .  Et là, menaces parce qu’il est dit : « si vis pacem, etc »,  mais aussi « casus belli, y’a d’l’eau dans l’ailoli . Et aux menaces se mêlent très vite sous-entendus lourds, très lourds de sens pour sauceur aguerri – parce que Jean-Claude, derrière ses airs placide de Raimu doublé de Papy Paic Citron de l’arrière-pays niçois qui voudrait nous faire croire que chez lui, « ce sont les homme qui font la vaisselle », c’est un taré, c’est le roi Lear, l’Héraclès furieux, l’Hydre de Lerne en Cerruti-Weston: avec Jean-Claude, ça twiste, c’est Attila et Chubby Checker en même temps, mieux vaut encore avoir répudié Médée ou piqué la place de parking de Gremetz que de proposer des primaires UMP à Gaudin, dans ce cas, il réagit un peu comme Hulk à qui on viendrait de faire une queue de poisson sur le périph’ Nord, jugez par vous-même : « J’observe également, que ceux qui demandent ces primaires, continuent à bénéficier de mandats prestigieux à l’Europe ou ailleurs, tout en ayant complètement abandonné le terrain ». C’est sans appel!

Jean-Claude est tout le contraire de ces profiteurs donneurs de leçon jamais sortis de leur tour d’ivoire. Lui, le terrain ça le connaît. Il se frotte aux loubards… les journalistes de Libération. Il va au contact de ceux qui attendent des vraies réponses de la part des responsables politiques… les greffiers du Sénat, vous savez, , sorte de petits pingouins qui font office de maître d’hôtel dans la Haute Assemblée et qui jouent les Hermès aux pieds ailés volant de rang en rang pour transmettre les messages secrets de sénateur mafflu à sénateur joufflu et sénateur ventru, ceux-ci même qui, éreintés d’interminables séances, l’estomac criant famine mais ne sachant toujours pas qu’on peut aujourd’hui envoyer des textos – étant entrés au Palais du Luxembourg avant leur invention – font porter par ces domestiques républicains (les greffiers) des « on bouffe ensemble, y’a une promo sur l’Instant Gourmand au Lutétia, 110 euros !!! » griffonnés au Mont-Blanc de manière toute sagouine sur un bristol, comme on jette une bouteille à la mer. Et j’en passe. Jean-Claude est à la politique ce que Van-Damme est à la Légion : un martyre et un héros. Jean-Claude, en fustigeant ceux qui saucent à Bruxelles, écrit un nouveau J’accuse façon AFP. Il n’est plus le Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, il est Jean-Claude « Zola-Lalanne » Gaudin.

-        Bruxelles, Bruxelles, ici Paris, vous me recevez ?

-        Cinq sur cinq mon cher Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, à vous !

-        Bon, alors comme ça mon pote tu veux jouer au plus fin ?

-        Je ne comprends pas mon Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur

-        Joue pas au con, pas avec moi ! T’as jamais servi à rien en politique, il se trouve que t’es pote avec le crâne d’œuf à lunette et tête de croque-mort Juppé alors t’as quand même droit à ta part de la sauce à Bruxelles, t’es aux frais fixes de la Princesse, t’es tranquilou et tu trouves le moyen de venir nous les  briser quand c’est nous qu’on protège ta planque ? Tu te fous d’ma gueule ?

-        Mais, mon Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, j’ai juste pensé que…

-        Ben on te demande pas de penser mon p’tit ami, ou sinon tu t’encartes chez Bayrou et la sauce tu pourras toujours essayer d’en retrouver le goût en lisant les fiches cuisines de Elle-A-table ! Ok ? L’patron il est pas content du tout du bordel que toi et Mariani la grande gueule vous avez foutu. Alors tu peux mettre les pieds dans tous les plats que tu veux, mais pas dans celui de la République, ce s’rait gâcher, tu comprends ? Et tiens le toi pour dit, la prochaine fois on te rate pas, au prochain Bureau Politique on t’fais un deuxième trou d’balle façon rue des Martyres et j’t’annonce que tu pourras garder ton Lamassoure comme nom de scène chez Michou, j’ai déjà l’titre du show : La Massoure revisite « Gang-Bang » de Dalida ! Pigé Monsieur je veux une primaire à l’UMP ? Et pourquoi pas une turlutte de Marie-Anne Monchamps, la nouvelle MAM, pendant que t’y es ? Fermez l’ban, j’veux plus entendre parler de toi, tu t’fais discret !

 Jean-Claude vs. Alain… Ca va saucer !

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Roger au Pays de Merveilles

Posté par gramier le 20 avril 2011

Avant lapéro
 

Sauvés ! Ils sont sauvés ! Alors qu’une odeur de sapin commence à chatouiller les narines de Charles « Bad-Droopy » Pasqua, que Fourcade commence à sentir le poids des ans sur ses épaules et celui de la sauce au beurre sur son pancréas, que le département se pacifie ou plutôt, se dé-Balkanyse, les Hauts-de-Seine – fief du diable de Tasmanie qui nous fait office de Président – se réveillent ce matin sou-la-gés ! L’horizon est clair, la vie est rose, on suce des sucres d’orge et on a envie d’écouter Mika : eh oui, tenez vous bien : Karoutchi’s back ! Tout comme le Real Slim Shaddy d’Eminem, Roger l’ambassadeur Ferrero de ces dames prépare un retour triomphal : on l’imaginerait sans peine, tel Jésus en son temps, faire son entrée juché sur une ânesse au milieu d’une foule neuilléenne exaltée abaissant des palmes sous les sabots de la bête. Il est l’homme providentiel, le Sauveur que tout altoséquanais n’osait plus attendre tant cela relevait du miracle.

Tel Candide arpentant les rues d’Eldorado, Roger devra réhabituer ses yeux à tant de merveilles. Car il ne faut pas oublier qu’il est certes un être magnifié, renforcé, mais quel n’en fut pas le prix ? Des souffrances qu’il endura des années durant, il tira grande Sagesse. Entre torture de ses ennemis, trahisons de ces amis, ce martyre de la cause sarkozyste, n’ayons pas peur de le dire, revient de l’Enfer. La métaphore cache une atroce réalité : il en avait presque oublier la saveur de la sauce !!! Et oui, après s’être vu salement évincé de la tête de liste de la désastreuse campagne UMP des régionales de 2010, après s’être vu remplacer par Raincourt – l’Hérodote de l’Assemblée comparant tout en finesse Sarkozy à Louis XIV – au très stratégique Ministère de la Sauce et des Relations avec le Parlement, Nicolas Bruni-Sarkozy l’avait puni et il se voyait contraint de survivre avec les maigres rentes d’une charge d’ambassadeur de France auprès de l’OCDE, sorte de Princesse Sara docile, masochiste et inoffensive se contentant, pour seule nourriture, de pain sec et d’eau, et avec pour seule bijou, la silice, sans jamais cesser de déborder d’amour ! Alors qu’il était l’Innocence même, le Ran-Tan-Plan du far-west de la démagogie était puni par Joe Dalton au nom d’intérêts qui le dépassaient… ceux de la France, la question ne se pose pas… Le soldat Ryan en costume trois pièces et à la teinture Schwartzkopf n’a pourtant pas manqué d’être sauvé au détour d’une autre punition dont il était le dommage collatéral : celle de la belle Rama, notre Salomé nationale, à qui l’amphitryon des visiteurs du soir, a quitté sans contrepartie son même poste d’ambassadrice. C’est d’ailleurs dans le Saint des Saints du quignon, ce Yellowstone de Sauce républicaine qu’est le Sénat, que l’un verra se tresser sur sa tête les lauriers-sauce de la fidélité, quand l’autre y retrouvera la grise et morne administration de l’ineffable et honorable maison et de ses occupants au foie lourd.

Épilogue radieux, Roger retrouvera, sans doute dès Septembre, le satin pourpre qui recouvre les fauteuils de la Chambre Haute, aussi rembourrés et bedonnants que ceux qui s’y enfoncent. C’est au sein de ce concile permanent réunissant les prélats et cardinaux de notre République, que Roger pourra de nouveau s’adonner à sa passion jamais éteinte : la mouillette beurrée qu’on appelle plus communément, la politique. Il défendra, tel Cerbère, les intérêts de ceux qui ont élu les élus qui vont l’élire. Oui, car Roger est homme de conviction, Roger ne se lasse pas de retourner à la marmite, il ne craint la crise de foie ni l’indigestion. Si l’une ou l’autre venait à l’affecter, jamais si grand malheur, sa traversée du désert l’a mithridatisé. En grand prêtre maîtrisant sans conteste la gnose politicienne, il a dérobé aux dieux la recette de leur ambroisie, nectar d’immortalité : le jus de citron, excellent contre les aigreurs d’estomac !

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Jumping Jack Flash

Posté par gramier le 20 avril 2011

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Jack est notre maître à tous. Il est de tous les temps, de tous les vents, de toutes les révolutions, de toutes les missions et les compromissions. Il a, depuis bien longtemps, uni dans un même combat ses intérêts particuliers et ceux de la France. Tel un jeune scout, Jack est toujours prêt à remplacer un ami, un frère dans ses fonctions: star de l’adaptation, de l’imitation. Dans la République des copains/coquins de la Place des Vosges, n’a-t-on pas entendu que l’irremplaçable Ministre de la Culture  pourrait même remplacer le King of Pop au pied levé: « A l’heure où s’en va Mickael, Jack sonne ».  Jack le Sauceur (« sauceur » = ce qui sauce, qui profite du système, ndlr) n’a pour seul maître et pour unique source de soumission: sa liberté. Libre patriote prêt à mourir le quignon à la main sous l’étendard de la justice façon gribbiche. Concurrencé aujourd’hui par le passé et le présent – Malraux l’oppresse et Frédéric le Magnifique lui fait de l’ombre - il lui faut continuer coûte que coûte à incarner le Ministère de la Culture pour les siècles des siècles. Alors Jack l’Immarcescible s’évertue à rester en lice, il lui faut toujours une nouvelle cause pour laquelle se sacrifier. Aujourd’hui Jack l’Insatiable n’a plus qu’un but au dessus de tout but: Défendre les Droits. Formidable, ça, les Droits! Lui le docteur en droit se veut médecin/masseur sans frontière des Droits blessés et bafoués. Fils spirituel de Francis Drake, figure de proue et tête de pont de la lutte contre les boucaniers des eaux internationales de la corne érythréenne, Jack sent le sens du vent, et d’ailleurs en marin roué que le défi exalte, ce qu’il aime par-dessus tout ce sont les bonnes grosses rafales qui déchaînent la houle, mmmh! Jack ne navigue pas à vue, non, Jack le mitterrando-fabiusio-rocardo-jospino-sarkozyste sait pertinemment quelle est la route qui le mènera au Panthéon de ceux qui ont servit (et se sont souvent resservit d’un peu de) la République.

Jack, notre humble blog veut, avec ces piètres mots, rendre un hommage brillant à l’Immanence de ton être au monde, à l’Immensité ton dévouement pour la France et à la Transcendence de ta dévotion aux reliques Tétra-Pak de la Sainte Sauce Barbecue. Ô toi, le Brialy de la politique, de toutes les loges, de toutes les chapelles, de toutes les tendances – un homme inverti en vaut deux, non? – tu es Jack dyonisiaque autant qu’apollinien et espérons que Frédéric sera là, comme André Malraux l’était pour Jean Moulin, en hérault louangeur de tes divins exploits, le jour de la translation de tes cendres auprès d’Aimé Césaire et de Jean-Baptiste Baudin – mort sur les barricades républicaines, comme toi , lui  s’opposant au coup d’Etat de Louis Napoléon, neveu de Bonaparte, et toi au parachutage de Luc Bondy en remplacement d’Olivier Py à l’Odéon, insupportable fait du prince Frédéric, neveu de Mitterrand. Cet hommage tu l’auras, nous te le promettons, toi notre Prométhée, parce que tu le vaux bien, dixit ce qui est écrit sur la fiole d’auto-bronzant qui ne te quitte jamais!

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Commentaires de Français…

Posté par gramier le 19 avril 2011

Lu sur le Nouvel Obs, commentaire (les multiples fautes d’orthographe en moins) d’un lecteur à propos du boycott de la visite de Nicolas Sarkozy par l’association des maires des Ardennes:

« Elections anticipées
Vue son incompétence notoire , pourrait-on commencer à parler d’élections anticipées . Il serait temps d’ arréter la casse , de sauver les meubles . Un président peut il encore être chef de l’Etat avec à peine 27% d’opinions positives , et cela depuis des mois et des mois….
Aux Etats-Unis , pays tant vénéré par notre cher président , il y a des élections à mi-mandat !!! »

Et toc! Ca c’est dit!

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