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Présidence Hollande ou le syndrome du Gouda

Posté par gramier le 14 juillet 2011

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Une seule chose doit désormais préoccuper les Français : leur avenir ainsi que celui de leurs rares enfants. Et qui dit avenir, dit 2012.

2012 nous prépare soit un changement de cap politique, soit une continuité. Dans les deux cas, il faudra prendre les mesures qui s’imposent et qui ont été évitées depuis trop longtemps. La fin des cadeaux fiscaux sera une chose, l’augmentation des impôts en sera une autre, mais aussi la réduction des services publiques financés par la dette, qui sont un luxe qu’aujourd’hui, la France ne peut plus se payer face à la Chine et les agences de notation.

Naturellement, on sent bien dans mon discours, un fond de libéralisme lancinant qui doit en révulser plus d’un. J’en profiterai donc pour rajouter que, selon mon humble avis, si l’on se trouve dans cette situation, c’est certes en partie dû à la faiblesse de nos hommes politiques, mais cette partie est congrue… Les principaux fautifs dans ce cas, restent tous ces gens qui se font un malin plaisir à imposer leur point de vue par la paralysie du pays, par les violences de rue, par les manifestations monstres de défense des avantages sociaux acquis qui sont désormais un poids insoutenable pour notre société vieillie et sans enfants ni croissance. Les mêmes qui n’ont comme unique et éternelle solution que de faire payer les riches au nom d’une soi-disant « justice sociale ». Et ce, en dépit du simple bon sens qui veut que les riches soient infiniment moins nombreux que les moyens et que, de ce fait, les réformes ne servent à presque rien si elles s’appliquent qu’à ces salauds.

Bref, même en désaccord avec le fond, personne ne pourra nier que les Français forment un peuple à toujours affronter. C’est traditionnel. Cela vaut pour la droite comme pour la gauche. Elu, populaire le matin, vous serez haï et voué aux Gémonies le soir par vos compatriotes versatiles et mal dans leur peau, qui vous faisaient confiance sans pour autant vous faire un chèque en blanc, ce qui se conçoit d’ailleurs aisément.

Dis moi de quel régime politique démocratique s’est doté ton pays, je te dirai quel peuple il abrite ! La question se pose alors sérieusement : un candidat en position éligible à la fonction suprême de notre pays, peut-il être un faible, un ventre mou, un peureux, un gentillet, un consensuel, une gélatine saveur fraise des bois, un simple démagogue éternellement offusqué par ce qui est « un peu fort de café, tout de même » ?

Pour parler clairement, il me semble qu’une candidature comme celle de François Hollande est en elle-même une insulte, un outrage à la fonction que cet imposteur aspire à habiter. Une telle avanie dans le processus pourrait coûter fort cher à notre pays. Un président faible et sans leadership est un danger absolu dans un régime comme le nôtre.

Les Belges n’ont pas de gouvernement mais, au-delà de la navrante crise institutionnelle que cela représente, ils se sentiront bénis dans le cas où, par le plus grand des hasards, Hollande devenait Président. Son costume d’homme responsable, raisonnable, n’arrivera heureusement pas à masquer très longtemps son incapacité à incarner quoique ce soit d’autre qu’un témoin de la défense dans un procès contre le nutritionniste Dukan. C’est pour cela que, même en tant qu’homme plutôt marqué à droite, je peux dire que j’irai voter pour Martine Aubry aux primaires socialistes pour éviter que la France monte dans la machine à remonter le temps et se retrouve à nouveau sous une sorte de IIIème République mourante d’immobilisme, bouffée par les chèvres, dévorée par les choux que le tenant du pouvoir aura voulu préserver. En fait, je crains moins une Martine Aubry, mère fouettarde des 35 heures et appuyée par une aile gauche passablement fantaisiste et économiquement sous extasie, qu’un sous leader mou et dénué de tout charisme, un mec marrant et sympa considéré comme près des gens et accessible, un président qui roule en scooter, qui a un sourire béat respirant une joie stupide parce qu’il se rappelle une bonne blague d’un copain, hier soir au zinc, pour la petite mousse à la sortie du bureau de l’Elysée.

Hollande élu Président s’apparenterait à avoir recruté un expert comptable avec tous ses diplômes en bonne et due forme, aimable et serviable mais qui vient de se faire licencié pour raison économique – et comme on ne gardait que les meilleurs… L’homme serait le Président salarié des Français. On aurait l’impression d’avoir pour chef des armées, un type qui fait consciencieusement son travail de Président de la République de 8 heures 30 à midi et de 13 heures à 19 heures.

Et cette mascarade d’une réincarnation de René Coty, la France ne peut pas se la permettre. Défenseur des cumulards – le tsunami de ralliement des sénateurs à sa cause est un signe qui ne trompe pas –, du consensus ramolli, homme de la petite phrase, de la bonne blague, leader des maires de villes de Province, de ceux qui ne veulent pas prendre de risques, de ceux qui ne jurent que par la normalité médiocre, ultra provincial au sens balzacien du terme, bien qu’adoubé par le roi fainéant Jacques Chirac, et se croyant supérieur intellectuellement à beaucoup, à commencer par l’actuel locataire de l’Elysée, Hollande incarne un poison qui serait mortifère pour la place et l’image de la France dans le monde.

Hollande, son programme, tout comme ceux qui le soutiennent, ont la saveur d’un jeune Gouda, d’un Babybel. Sous l’offuscation toute rouge bien que très lisse et industrielle, on trouve une pâte molle et sans saveur, sans goût ni grâce…un comble au pays du Munster et de Camembert.

Hollande, par son impudence, sa mollesse et son mépris de la fonction présidentielle, est une menace pour la France. Tous aux primaires ! Aubry Présidente ! Ce sera le message d’aujourd’hui, qui n’engage que moi.

PS: il existe, il est vrai, de délicieux Goudas, vieillis et savoureux, mais ce n’est pas du domaine de la « normalité »

Publié dans Elements de reflexion, Gros temps, Hollande, Parti Socialiste | 3 Commentaires »

Papa, buveur, Martine, rumeurs, pleurs pas, Sarko bonheur…

Posté par gramier le 12 juillet 2011

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Les rumeurs vont bon train dans le tout Châlons-sur-Marne, le tout Béziers, le tout Argenton-sur-Creuse, le tout Béthune, le tout Charleville-Mézières, le tout Lorient chic et huppé. Des rumeurs infâmantes sur Martine Aubry de Lille courent comme le furet du bois. Elles sont, comme toutes les rumeurs, complètement infondées et donnent une fois encore la preuve qu’il peut y avoir de la fumée sans feu, aussi inconcevable que cela puisse paraître.

Martine Aubry de Lille, voyant sa campagne occultée par la résurgence de l’Affaire de la chambre 2806 – une histoire, elle aussi, empreinte de rumeurs et on-dits, d’enquêteurs cheaps commentant aussi savamment que judicieusement les conclusions hâtives et vides de sens des journalistes de France-Soir concernant la semence de DSK et le viol collectif évoqué par Nafissatou – s’est décidée à faire d’une pierre deux coups : donner de la rumeur aux média, ce dont ils rafolent, et en profiter pour tordre le cou à ces mêmes rumeurs, ce qui était sûrement une bonne chose. La rumeur gangrène et salit, un bon coup de Kärcher sera salutaire à la victime tout autant qu’au débat national.

Mais dans le cas présent, il y a un gros problème: même si ces rumeurs sont fausses, archi fausses, elles sont extrêmement drôles !

En effet, lorsque l’on lit que certains ont pu faire croire que Martine Aubry de Lille était à la fois « alcoolo, lesbienne, musulmane et avait un cancer au cerveau », on ne peut que s’esbaudir et essayer de savoir qui sont les facétieux qui ont pu répandre un truc aussi gros.  Car quand on y pense, comment peut-on être numéro 1 d’une des deux plus importantes formations politiques d’un pays en se saoulant la gueule au Schnaps H24, en gougnottant tranquilou dès qu’on a cinq minutes, entre deux visites chez le cancérologue et un essayage du dernier niqab à la mode en Arabie Saoudite, en promo chez MegaBurqaShop, le leader du niqab d’import 100% coton bio ? Ce qui est encore plus colossale, c’est d’imaginer que des personnes qui ont un boulot, une famille, qui remplissent leur feuille d’impôts, comprennent quand Laurence Ferrari parle, enfin des gens normaux, aient pu se laisser convaincre de la chose et devenir suspicieux envers Martine. Une preuve encore, s’il en était besoin, que la rumeur à une extraordinaire force de fascination sur les foules, qui annihile en toute faculté de penser, de prendre la moindre seconde de recul, et que, de ce fait, une élection présidentielle, d’une seule personne face à un peuple, se joue beaucoup plus sur les images, les perceptions, les messages subliminaux, en somme, la communication, que sur le fond. En cela réside le cœur de la bataille, le poumon de la victoire.

Mais rendons à César son dû, le plus beau vient tout de même du Président de la République et de son « Martine et Martin » qui, en guise de finesse et d’humour sibyllin s’impose tel un morceau de bravoure scintillant, mitterrandien – découvrir l’énigme ici.

On imagine tout à fait une officine dédiée aux rumeurs contre Martine de Lille dans les sous-sols de la place Beauvau, avec Jean-François Probst, Pierre Léthier, Robert Bougri dit « Scipion le Françafricain», Jacques Foccart, le général Rondot et Yves Bertrand qui ont tous repris de l’activité pour l’occasion. Ils rapportent directement au couple Balkany, à Hortefeux, et transmettent des notes à Morano et Lefèvre. Ils ont mis tous les PMU de France sur écoute. Malgré tout, JFP et ses copains écument les rades et les troquets lugubres avec des lunettes de soleil sporty Décath sur le nez, même quand il pleut, prenant la température et faisant de la veille rumoristique de terrain, en tant que spécialistes. Ils sont tout imbibés de mauvais pastis, ont le trench tout taché de coulures de mayo du bagnat thon-crudités qu’ils se sont envoyés au goûter, avec trois quarts de vin de table.

Bien qu’ils parlent hyper fort des rétrocommissions qui financèrent la campagne de Tonton l’Arménien, des safaris chez Bongo au temps de la France-Afrique de Mitterrand-Chirac – héritage qu’ils disent terni par des petits joueurs comme MAM et Ollier –, de l’Angolagate – pour lequel ils se disent à qui veut l’entendre qu’ils auraient pu faire un peu plus cracher au bassinet Pépé Saint-Amour aka Bloody Droopy aka Carlos de Neuilly –, se tapent la timbale avec les saucisses-frites en notes de frais, ricanent comme des bossus en se rappelant les bonnes années Elf-Aquitaine, ils n’en ont pas moins les oreilles en mode sonar. Aucune conversation ne leur échappe, du comptoir aux chiottes, même si elles se mélangent, dans leurs cerveaux éthylisés jusqu’à la moelle, avec le résultat des courses, le journal de Jean-Pierre Pernaud-Ricard, le tirage du Bingo, les Grosses Têtes et « Vos Idées Prennent Vie du Côté de Chez Vous avec Leroy Merlin ». Après le douzième petit noir de la journée, le troisième paquet de Gitanes maïs, la quinzième Jupiler, le dix-neuvième ballon de blanc et des tas d’interviews de leurs indics locaux : Robert, Francis, Roger, Michel, Yvon, Didier, Bernard, Guy, José, Abdel, Corinne, Mme Gisèle, Suzie, Cynthia, Mame le Maire, le p’tit Lucas, Mémé la Flute, la femme à Jackie, Dédé, Mirotslav, Amadou, Tania et même Bouillie, le Bichon Maltais de la patronne du Balto de Poussy-la-Campagne dans le Calvados, ils peuvent enfin prendre un taxi et rentrer au rapport. Et pas question de partir sans avoir terminer Ici Paris, le Nouveau Détective, Minute et Ooops ! et acheté le pain pour le souper si ils veulent pas se faire engueuler par bobonne.

Arrivés aux bureaux, naturellement, ils en tiennent une bonne. Mais ce n’est pas aux spécialistes des missions sans filet et sans couverture que sont nos Hannibal, Futé, Louping et Barracuda nationaux, des pros des opérations « caniveau et bennes à ordures » qu’on va apprendre ce que c’est que le travail bien fait. Ils sont de mille ressources. Même incapables d’aligner deux mots, qu’importe, ils ont tout consigné sur leur calepin, qui souvent se réduit au revers d’un sous boc Heineken, à des bas de blancs estampillés Secret Défense tous tâchés – qu’ils signent quand même avec des noms de dictateurs africains ou du dessin d’une bite – à une grille de Loto raturée ou une serviette en papier maculée de ketchups.

Depuis deux ans que cette mission a commencé, ils ont très vite découvert que, contre Martine de Lille, adversaire désignée du grand patron en 2012, la faire passer pour un puit sans fond, une intégriste et un colleuse de timbre était ce qui courrait et prendrait le plus. Logique quand on connaît la genèse de ces racontars, le berceau de ces on-dits, la vinification lente et savoureuse de ces bruits, qui restent, bien qu’affreux, hilarants de bêtise et d’imagination. Et si, plus que de simples rumeurs, mieux qu’un sondage, ce n’était en fin de compte que le creuset des principales préoccupations des Français ! Héhéhé…

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Ouf!

Posté par gramier le 11 juillet 2011

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A la suite de l’adoption des amendements du député Dozière, par l’Assemblée Nationale, sur la fin de l’écrêtement, nous avions dénoncé cette atteinte innommable aux droits fondamentaux à saucer des élus de la République. Cette révision des avantages acquis, pourtant considérés comme inaliénables  comme celui de partager son surplus de salaire avec les copains, nous avait choqué et nous ne nous étions gênés pour le dire

Il faut croire que nous avons été entendus. Revenus à la raison. Les sénateurs ont en effet rejeté ces amendements et les députés devraient suivre très bientôt. 

Cette raison recouvrée nous rassure, notre République voit s’éloigner le danger de l’indigence et de la maigreur des représentants du peuple !  Comme le titre l’indique, c’est le soulagement qui l’emporte après ce temps de craintes et de tremblement. Le Sénat veille au grain sur les intérêts de nos élus, comme il l’a toujours fait. En espérant qu’ils fêtèrent cela par un bon gueuleton aux frais de Jean-Marc Pastor ou tout simplement attendront-ils l’apéro saucisson-vin rouge de la Droite Populaire: entre gourmets, on s’entend…

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Avec Bel, fini le fromage…

Posté par gramier le 8 juillet 2011

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Les manœuvres populistes ont commencé. La bataille pour le renouvellement du tiers du Sénat est déjà depuis longtemps lancée… Et oui Madame, c’est pour octobre.

Il est difficile de dire aujourd’hui ce que donnera le résultat, mais, du fait de la majorité de gauche des « grands électeurs » – conseillers municipaux, généraux et régionaux –, le Parti Socialiste peut rêver sans prendre un risque énorme, obtenir la majorité à la Chambre Haute, ce qui serait la toute première fois dans l’Histoire de la Cinquième République.

On comprendra que ces mêmes socialistes veuillent à tout prix cette victoire. Elle laisserait présager de l’issue des deux élections – présidentielle et législative – de 2012, même si pour l’instant, avec ou sans Sénat à gauche, la défaite de Sarkozy semble inéluctable… Mais la messe n’étant pas encore dite, ce serait assurément une victoire retentissante. Elle permettrait notamment d’accentuer un peu plus encore le mouvement de « démocratisation » du pays – la droite étant antidémocratique, cela va de soi, on ne peut donc opposer à « droitisation » que le terme « démocratisation » – et surtout, en cas de victoire de Hollande et d’Assemblée Nationale à gauche – mouvement mécanique désormais avec le quinquennat – ce Sénat complaisant apporterait une plus grande efficacité au travail législatif, les textes de lois éviteraient de faire des navettes assez contingentantes entre les deux Assemblées avant d’être adoptés en dernière lecture par les députés.

Le Sénat était, à l’origine, un garde-fou de la droite conservatrice qui pensait que les campagnes seraient toujours de leur côté et de ce fait, le poids des élus des plus petites comme des plus grandes communes, des moins comme des plus peuplés des départements, ayant le même poids, la balance pencherait toujours du côté bleu.

Sentant un vent de changement souffler sur l’avenir proche, Jean-Pierre Bel et Nicole Bricq, socialistes, Jean Arthuis et  François Zocchetto, centristes du centre, ont sauté sur une nouvelle occasion qui s’offrait à eux, pour montrer combien il était temps que change le vénérable Sénat.

Haro sur les privilèges, encore et toujours. Il s’agit cette fois-ci d’une prime d’un peu plus de trois milles petits euros correspondant à « un rattrapage exceptionnel sur un complément d’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin« . Amen.

Bel, en bon socialiste, eut tôt fait de se faire le « Ayrault » du renoncement à cette prime odieuse, alors que les Français souffrent, que la crise gagne, que l’Etat s’endette chaque jour un peu plus, que la vie coûte chaque jour un peu plus. Les trois autres révolutionnaires lui ont naturellement emboîté le pas, au nom de l’éthique sénatoriale.

Vous comprendrez que les arguments sont plus que recevables. Surtout lorsque l’on a eu vent, pour celui que cela intéresse, des mensonges du sénateur et grand gourmet Jean-Marc Pastor, questeur, dont les notes de frais étaient peu recevables et qui fit tout, jusqu’à un faux, pour essayer de ne pas avoir à rembourser les deux milles euros litigieux. Mais ce qui est détestable dans l’histoire qui nous occupe, c’est, comme toujours, cette fausse « irréprochabilité » que la gauche et les centristes brandissent en message à une France mal dans sa peau, voulant ainsi faire passer les adversaires pour « malhonnêtes » comme si besoin était… face à eux, les garants incorruptibles de l’Honnêteté républicaine. De Bayrou à Hollande, on assiste à une vraie bataille de camelots de marché marseillais, pour convaincre le chaland incrédule et revenu de tout, qu’avec eux, au moins, les couverts ne seront plus en argent ni les verres en cristal, comme c’est le cas avec la droite, mais, respectivement, en Inox et en Duralex : plus « peuple », inoxydables et incassables.

Mais en fin de comptes, la sauce sera la même. Croient-ils réellement que leurs numéros d’oies blanches soient crédibles une seule seconde ? Car, pour filer la métaphore, quelque soit la couleur de la cuisine, les casseroles, en étain comme en cuivre, s’y trouvent en batteries. On peut affirmer sans peur de se tromper, qu’elles sont tout aussi encalminées et tâchées de restes du grand festin éternel des tables de la République, les plats à gratin et les sauciers n’ont pas chômé d’un côté comme de l’autre. En cherchant bien, on peut même retrouver des denrées légèrement à la date de péremption légèrement dépassée, voire moisies, des plats sales cachés sous l’évier et des cafards bien gras.

Le plus grand problème que tout cela soulève, c’est que, malgré l’honnêteté qui devrait certes primer, ce genre de discours et arguments de campagnes stupides donnent de l’eau au moulin du principe partagé par beaucoup de nos concitoyens du « tous pourris et profiteurs » – auquel nous participons, par ce blog, mais comme personne ne le lit, nous nous sentons dédouanés de tout devoir de retenue. Ce qui est faux. Le métier d’homme politique demande des compétences exceptionnelles, le plus souvent. Ça ne servira, surtout, qu’à dissuader un peu plus les prochains talents qui préfèreront, plutôt que de se lancer en politique, avec les sacrifices que cela demande, comme le suggère Barbier ce matin, et comme nous le disions quelques articles auparavant (voir ici), aller vers le privé, pour des postes bien mieux rémunérés et beaucoup moins exposés.

Le risque est donc, à terme, que la chute des revenus des élus, se double de celle de la qualité même de ces élus, n’en déplaise aux tenants de l’immarcescible « Regardez-moi ce incapables, moi si j’étais à leur place, …» qui vient faire écho à « Picasso c’est moche, même mon fils de trois ans ferait mieux » et au « J’adore la dernière ballade de Raphaël ».

Trois mille euros, multipliés par 343 sénatrices et sénateurs, ça ne va pas bien au-delà du million… Cette position courageuse sera naturellement, pour Jean-Pierre Bel, futur président de ce Sénat, une marche de plus vers le perchoir, mais tout comme les footballeurs renonçant à leurs primes… on sait qu’entre aujourd’hui et demain, d’autres arrangements moins voyants, moins médiatisés, seront tout aussi vite trouvés, et, sans que cela soit normal ou anormal, nous conclurons en disant, benoîtement, ce que c’est tout simplement « comme ça » .

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La prime écrêtée, la crête supprimée…

Posté par gramier le 6 juillet 2011

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D’après le Figaro-Pravda.fr

Décidement, les nouvelles anti-sauces s’accumulent et cela n’augure rien de bon pour notre démocratie. Après les frais du sénateur Pastor, ce sont les arrangements entre cumulards et clientèle qui sont dénoncés et démontés. Jusqu’où ira-t-on ?

Comme il y eu Torquemada, Bernard Guy, Pierre François Réal, Fouquier-Tinville ou encore, plus récemment, Eva Joly, nous assistons à l’installation, aussi incontestable que prégnante, des thèses du pugnace député Dozière, socialiste, dans le « débat politique », fameux pour ses dénonciations populistes et injurieuses du mode de vie dispendieux de l’Elysée. Cet homme est le premier ennemi de la Sauce, il est le ver dans le fruit, le Mr Smith de la Matrice administrative française, un virus jouant les « anticor », une sorte d’apôtre fanatique de la Sainte République Irréprochable, un calvino-robespierriste et supra commissaire aux comptes doublé d’un inspecteur de la Brigade Financière, qui a débuté il y a longtemps déjà, un travail de sape systématique de la pratique de la mouillette et de la sauce de fond de plat. 

Nous apprenons aujourd’hui même que l’Assemblée Nationale a accouchée dans la douleur d’une abrogation de la pratique absolument géniale de « l’écrêtement ». Derrière se terme se cache une jolie recette telle que nos gastrolâtres d’élus ont si bien su en concocter depuis des lustres. Permettez nous de vous la faire partager : un élu cumulant plusieurs mandats ne peut percevoir plus de 8 500 euros par mois, dommage, mais c’est ainsi. Cumuler un mandat local et national par exemple n’a plus beaucoup d’intérêt pourrait on penser. Certes, même si l’on sait que l’implantation locale est une condition sine qua non à toute élection en tant que sénateur ou député. Mais à cet argument valable s’en ajoutait jusqu’à aujourd’hui un autre : si l’élu cumulait, il pouvait « partager » le montant des indemnités qu’il ne pouvait percevoir légalement. Un élu gagnant, avec son mandat de maire, de conseiller régional, de président de communauté de communes et de sénateur, la somme de 15 000 euros pouvait donc partager, avec les élus clients et friands de son choix, les 6 500 euros restant. Quand on parle de solidarité, on en trouve ici un exemple émouvant.

Or chacun sait que, comme le veut l’adage, « Gentil n’avait qu’un œil »… Beaucoup d’élus « cumulards » – aux multiples mandats locaux le plus souvent – semblent encore avoir les deux leurs… Prenons un élu au hasard : Patrick Balkany en 2008. Sa générosité allait jusqu’à reverser ses indemnités de député-maire qui dépassaient le plafond légal des 8 500 euros à une autre élue… de son cœur cette fois-ci, en la personne de la belle et fraîche Chevalière des Arts et des Lettres : Isabelle, son épouse.

On imagine la sagacité avec laquelle les députés ont adopté ce texte, proposé par le député Dozière et caché au milieu d’une série d’autres textes sur l’Outre-Mer, dans le but de ne pas trop exposer médiatiquement cette correction des us de nos représentants à qui l’on imposait alors presque de faire la charité. Ce qui ne manqua pas d’en faire réagir certains, qui sans doute votèrent ce texte (réclamé à corps et à cris par non moins que l’association Anticor elle-même), soulevant l’épineux problème que posait le fait de mêler ce texte anticorruption à des dispositions concernant les départements insulaires pourraient porter préjudice à leur image : en somme, « ces pauvres feignants et allocataires du RSA des îles, vous voulez aussi les faire passer pour des profiteurs du système par cet amalgame odieux, salauds ! » L’argument est exceptionnellement fallacieux et sibyllin, il faut avouer que la fin justifie qu’on sorte l’artillerie lourde de la mauvaise foi quitte à ce qu’il apparaissent disproportionnés. Il s’agit de l’avenir même des vocations politiques qui sont en jeu ici.

Si un cumulard, qui n’a déjà plus le loisir de profiter de l’entièreté de ses indemnités, se voit enfin dans l’impossibilité d’en faire profiter les copains contre de menus services, alors que restera-t-il de l’envie de sacrifier son dimanche matin pour aller se « prosélyter » sur les marchés du dimanche matin, vendre son beurre à la crémière, dans le froid, cherchant à convaincre des électeurs potentiels qui vous méprisent ou s’en tamponnent, toujours plus suspicieux et aussi inintéressants que leurs problèmes ? Entre justification des justificatifs de notes de frais, fin des fonds spéciaux dans les ministères, publicité des comptes de l’Elysée, plafonnement des dons aux partis politiques, ce n’est pas la République Irréprochable que l’on érige, mais bien la République à poils ! L’élu écrasé, observé, suivi, devant montrer patte blanche et s’expliquer sur ce qui constitue sa génétique même : celle de saucer sans vergogne, sans limite, sans peur et sans reproche, de profiter des rares privilèges qui lui reviennent en rétribution de ce grand sacrifice que c’est que de devoir représenter le vulgum pecum, s’habiller comme lui, parler comme lui… cela mérite bien de manger mieux que lui, non ? Cet argent restera désormais dans les coffres des collectivités… remarquez, si c’est pour financer des garderies et pérenniser la source des revenus, même presque tarie, de l’élu, c’est une maigre consolation…

En cédant aux sirènes de la gestion honnête des deniers publics on ne fait qu’assombrir un peu plus l’avenir, déjà bien grisâtre, de l’homme politique heureux, même si l’on voit émerger des petits soldats de plus en plus nombreux, nouveaux élus pleins d’illusions et de rêves imbéciles qui auront tôt fait de regretter la sagesse du ventre de leurs aînés en prélature républicaine. Cela dit, on se passe aisément de ce que l’on ne connaît pas, non ? Un épitaphe de plus à la Sainte Sauce…

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Père Pastor, raconte nous un mensonge…

Posté par gramier le 6 juillet 2011

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Jouissif. L’affaire de frais de bouche délictueux au Sénat est assez croustillante pour que l’on en fasse le savoureux écho.

Le sénateur Jean-Marc Pastor, questeur du Sénat – un des trois élus désignés par leurs pairs, pour gérer, aux plus près des intérêts de la République, les 360 millions d’euros de frais de fonctionnement de la vénérable Institution – nous a donné une belle démonstration de gourmandise coupable, comme on les aime.

Ce qui nous vient tout d’abord à l’esprit, c’est vraiment l’image d’Epinal du garçonnet replet et courtaud, hissé sur la pointe de ses pieds plats, perché sur un tabouret en équilibre instable, pris en flagrant délit de goinfrerie intempestive, le doigt dans le pot de confiture, les commissures poisseuses, les lèvres laquées par le fructose, les joues toutes mâchurées de la divine gelée de fruits que bonne Maman a confectionnée avec patience et amour et dont il souille, de ses doigts boudinés, l’harmonie glacée du fruit, magnifié en son essence, qui régnait sous la fine couche de paraffine. Et le même enfant, confus et contrarié de s’être fait ainsi découvrir en état de péché véniel, de nier en bloc l’évidence même, invoquant avec une mauvaise foi éhontée, une permission imaginaire de cette même bonne Maman, sachant celle-ci assez faible et aimante pour accréditer, lors des interrogatoires d’usage, la thèse mystificatrice de ce rejeton poupin et littéralement obsédé par tout ce qui lui permet de repaître son insatiable appétit d’enfant gros.

Mais cette image passe assez vite, pour laisser place à celle de la corruption.

Cela dit, respectueux qu’il faut être, comme, en l’occurrence, nous le sommes, de la présomption d’innocence, nous choisissons de filer la métaphore pour essayer d’imaginer ce qui poussa le fieffé sénateur à ainsi prêter le flanc à la critique concernant l’utilisation très personnelle qu’il fit des deniers publiques – entendez par là, de l’enveloppe d’une bonne dizaine de milliers d’euros annuellement allouée auxdits questeurs en raison des frais de représentation conséquents que leur position élevée leur impose. L’objet de la controverse : deux repas, d’un peu plus d’un millier d’euros chacun, rassemblant une trentaine puis une cinquantaine de joyeux convives, furent remboursés par la République. Frais de représention dans le cadre de sa mission de questeur ? En plein Tarn et Garonne natal… insolite. Mais qu’importe, ces repas auraient été donnés, puis, leurs factures, avancées puis passées en note de frais avec force justificatifs par l’hôte généreux et soucieux de faire découvrir l’attention qu’un sénateur porte à ces concitoyens. Après remboursement, le site Mediapart, atteint d’une envie malsaine de fouiller les poubelles républicaines, eut un vent délateur du fait que le restaurant dans lequel ces réunions de gouailleurs et fines-gueules avaient eu onéreusement lieu, n’était autre que celui que gère la propre fille de notre gastronome, établissement dans lequel, celui-là aurait des parts. Ce qui naturellement pousse à la suspicion d’un petit arrangement familial en embuscade fleurant bon le « border » et le « limite-limite ».

Ayant ouï ce que le journal lui reprochait, le facétieux glouton, a cherché à couper l’herbe sous le pied de ses détracteurs en leur opposant un communiqué sans appel et en bonne et due forme du Grand Prince de la Table, du Grand Duc de la Sauce, du Gargantua de la Chambre Haute, de l’Outremangeur du Luxembourg, du Grand Gousier du Palais, de Docteur Civet à la Sainte Bernarde en croûte mignardée aux morilles, de Maître Jarret de Porc à la Crème Gourmandine sauce Gros Lard, l’intouchable, l’indétrônable, l’immuable, l’importable, l’immarcescible Gérard Larcher, Président du Sénat, deuxième personnage de l’Etat et potentiel président par intérim en cas de défection de celui élu par le peuple.

La réplique était imparable. L’homme avait la bénédiction de qui de droit, il n’y avait plus qu’à fermer le ban après avoir fait toutefois amende honorable et reconnu honnêtement que si l’on peut douter de tout, une chose est indubitable entre toutes, une seule : le droit inaliénable du sénateur à faire bombance et à profiter sans retenue du grand banquet auquel la République l’a convié dans sa grande bienfaisance. Nous touchons là à l’essence même du sénateur, celle de ronchier dans une gastrolâtrie débridée, de ripailler, de se faire Lucullus. Qui l’en empêche remet en cause des siècles de profit légal et nécessaire au bon fonctionnement des Institutions, à la pérennité même de la France.

Or, bien mal l’en prit. Il se trouve que le communiqué envoyé à l’AFP a attiré l’attention directement. Normalement, émanent du bureau-saloir du Président Larcher, on s’attendait à devoir lire au travers des multiples taches de gras et de sauce maculant le feuillet. Mais, à l’étonnement de tous, celui transmis était propre ! Pas de trace de miette de chocolat fondu. Confondant ! Après vérification auprès des services du bon Gérard « Dagobert » Larcher, place n’était plus faite au doute : notre vorace élu avait émis un faux. Stupéfaction ! Eh oui ! C’est le sentiment qui nous prend en premier.

Pourtant rapidement, on comprend que, derrière cette réaction répréhensible et délictueuse de faux et usage de faux, se cache quelque chose de beaucoup plus grand et noble que nous appellerons le « réflexe de la Raison d’Etat ». La goinfrerie sénatoriale est un des fondements de notre démocratie. Qu’un questeur, en plus de ses sept milles euros par mois, ait droit à ses presque six milles petits euros, s’ajoutant à l’indemnité mensuelle, et à son enveloppe de onze mille euros de frais de représentation à l’année, c’est ce qui est essentiel. On comprend qu’aux yeux d’une Justice ou d’une morale aveugles, cela puisse éventuellement sembler légèrement plus que ce que dicterait la nécessité, mais n’oublions pas qu’un sénateur a comme mission supérieure celle de perpétuer un art de vivre en passe de disparaître à l’heure des nouvelles technologies, de la mondialisation et des la rigueur budgétaire. En somme, c’est pour ses confrères en pâté croûte et autres nobles briffauds que Jean-Marc Pastor a fait cela. D’ailleurs, comme le rappelle le Monde d’aujourd’hui « Les notes de frais de Jean-Marc Pastor empoisonnent l’atmosphère au Sénat » car tout cela revient à révéler à une société qui n’est pas encore assez mûre pour comprendre la vérité brute, le sésame de l’éternelle Confrérie de la Fine Bouche et de la Friandise.

L’histoire nous dira la tournure que prendront les événements. Le dilemme cornélien commence à poindre : sacrifieront-ils, comme semble avoir décidé de le faire le mafflu Président, notre embabouineur imprudent sur l’autel de cette Tradition de celebratio ad libitum qui nous permet, à nous citoyens, et sans qu’on le voit toujours, de profiter, indirectement, de l’entière Sagesse gastrique de nos Pairs, de façon aussi occulte qu’essentielle à notre Patrie, ou bien primera la Solidarité qui fonde la Fraternité sénatoriale elle-même ? Affaire à suivre.

Mais franchement, à coup d’argumentus ad judicium aux relents nauséabonds de démocratie avariée et populiste, n’est ce pas le savoir-vivre que l’on tue ? Santé !

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DSK détroussé par la bonne? Y’aurait pu avoir mort d’homme…

Posté par gramier le 1 juillet 2011

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« Je te trousse, tu m’détrousses, je te tiens, on m’détient, je te prends, on m’surprend, mais ouvre ma braguette, le premier de nous deux qui flanchera prendra pour perpette... » Contine

Dominique est innocent, victime d’une machination ! Nous le savions tous, ou presque.

Il se trouve que la femme de chambre aurait des liens avec le milieu de Montmartre et aurait menti sur ses origines. Elle ne serait pas « noire » de peau, mais sa couleur de sa peau serait le bleu. Ce qui a mis tout de suite la puce à l’oreille de l’inspecteur Harry de la République, le très célèbre Jean-François Probst, du Bureau d’investigation des Hauts de Seine: « Service de Probst ». Persuadé dès le départ de l’innocence de DominiX, comme on l’appelle dans le milieu, il s’est rapidement mis à enquêter sur cette mystérieuse femme, Mme Diallo. En fouillant dans son passé, il aurait découvert que ses camarades de classe l’appelait du sobriquet de « Michou » – c’est ce que révèle un certain Elton J., frère d’un des camarades de classe de ce fameux Michou, confirmé ensuite par les deux enseignantes du petit Michou, Mmes Choukhroun et Chopard-Sain, anciennes maîtresses de l’école communale Charles Trenet à Amiens.

Demandant à son vieux camarade Yves Bertrand de le seconder, Jean-François a tout d’abord pratiqué les vérifications d’usage en revisionnant la cassette Méry dont il a une copie Blu-Ray et en relisant  attentivement les carnets du Général Rondot, dont il possède une édition PUF, deux réflexes de base essentiels pour débuter toute enquête sérieuse. Il y a découvert que Mme Diallo avait travaillé dans un cabaret parisien avant de partir pour les Etats-Unis, demandant sa nationalisation pour persécution politique en France – elle se disait menacée par la police politique du Klub Gay Bi ou KGB et par son chef l’intraitable Orlando. Les Etats-Unis, ravis de pouvoir accueillir une jeune artiste pormetteuse sur leur sol, n’ont donc pas hésité une seconde à la naturaliser, malgré son pagne… Or, il se trouve que Mme Diallo était transformiste dans le fameux cabaret et interprétait le rôle de Joséphine Baker, de laquelle elle prenait l’apparence chaque soir. Arrivée telle quelle sur cette terre de liberté avec son costume toujours sur le dos, elle aurait trouvé plus simple de ne pas se changer et de troquer son nom pour un autre, à consonance d’Afrique Equatoriale et d’entrer définitivement dans la peau de son personnage.

C’est après de multiples essais non concluant pour intégrer les troupes de comédies musicales de Broadway, qu’elle dû trouver un emploi alimentaire en attendant des jours meilleurs. Elle se fit embaucher en tant que femme de chambre dans un luxueux hôtel de Manhattan… (pour rencontrer le Prince Charmant ?)

Jean-François, en bon barbouze ayant fait les quatre cent coups dans les Hauts de Seine avec ses amis Bonnie et Clyde Balkany et son copain Pépé le Corse aka Titi la Bavure aka Charles Pasqua, n’a pas hésité à creuser cette piste, malgré les dangers multiples. En cherchant plus à fond, il devait trouver dans des photos de la boîte le « Youpi-Super », club branché de Big Apple, une photo de Nafissatou déguisée en Schtroumpfette avec une perruque blonde et des énormes lunettes bleues, le visage débordant de lumière et de bonheur, déambulant dans un Youpala turquoise tiré par des chimpanzés déguisés en Dalida. C’est la légende de la photo qui a attiré l’attention de notre privé madré : « Nafissatou yelling loudly and all night long : ‘What a lovely party’ », littéralement : « Nafissatou en train de hurler hyper fort et toute la nuit : « Quelle belle soirée ».

En effet, Quelle belle soirée, était le cri de guerre des « Martyres de la Rue », organisation syndicale des artistes du cabaret dans lequel travaillait Mme Diallo avant son exil forcé. Ne s’arrêtant pas là, il découvrit que la patronne de ce syndicat n’était autre qu’un certain Michou dit « La belle bleue » ou encore « la belle du 18 juin », date correspondant à celle de la naissance de Nafissatou comme de Michou. Le doute n’était plus permis.  Les deux personnages ne pouvaient être qu’une seule et même personne : Nafimichou ou Michossatou, selon ce qui sonnera le mieux.

Malgré ces mensonges qui discréditent totalement la plaignante, Jean-François « Gadget » Probst et son fidèle Yves « Watson » Bertrand sont pour l’instant dans l’incapacité de nous expliquer le mobile de cette gâterie maléfique et machiavéliquement offerte à l’ancien Directeur du FMI, qui n’a pas dit non à la petite Joséphine « Michossatou » Baker déguisée en soubrette. Comment DSK n’a-t-il pu se rendre compte de la supercherie ? Rien ne l’a alerté, ni l’indéfrisable aux racines blondes, ni les traces noires sur le col du chemisier  – venant la suie de bouchon de champagne brûlé dont la manipulatrice se servait pour se grimer et s’obscurcir la peau –, rien. Pourquoi avoir quitté la France et monter un coup aussi pourri ? Quelle menace représentait Orlando et son KGB ? A-t-elle fait cela sous pression ? Pour l’argent ? L’amour du risque ? Pour faire l’expérience de la force très mâle de DominiX ? Le voile devrait peu à peu être levé sur ce mystère, en attendant, c’est belle et bien une des histoires les plus tarées qui aient jamais été contées.

Une seule chose est sûre : la réalité dépasse toujours la fiction… les dégâts collatéraux des vrais mensonges aussi… d’où la Justice, combat quotidien.

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