Profession : amateur… de sauce, bien sûr !

Posté par gramier le 7 mai 2011

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Pauvre DSK. Le buzz n’en finit pas. Que ce doit être long ! C’est une sorte de Fukushima de la communication. J’imagine déjà les innombrables coups de IPhone qu’ont dû s’échanger Khiroun, l’homme par qui le scandale…, Cambadélis le stratège façon Game Boy, le Brigadier chef Moscovisci, etc, et leur teneur. 

Situation de crise oblige. Bien que la jubilation de la droite et des adversaires de DSK ait vite été réprimée, que les commentaires fussent rapidement redevenus laconiques et sobres, et même si tous les sondages continuent à être plus que d’excellents augures pour le futur candidat à la candidature socialiste, on peut déjà penser que la campagne aura un fumet de fausse sceptique. Comme nous le soulignions dans un article précédant, la classe politique a essayé de garder au maximum son sang froid, une fois n’est pas coutume. Chapeau ! 

En revanche, l’affolement n’en est pas moins à son comble au sein de la mosaïque des sauceurs qui entourent DSK. Chacun faisant monstre de plus de valeur et bravoure que les autres face aux accusations portées contre le futur hôte de l’Elysée, dans le cas présent, plus par les faits eux-mêmes que par les adversaires de leur champion – celui qui placera à sa table, fera pleuvoir abondamment la soupe et la sauce dans le fond des assiettes des plus méritants, dans quelques mois. Les arguments pour la défense de leur chevalier blanc attaqué injustement – lui, l’espoir, la promesse incarnée qu’un jour, le beurre et la gousse d’ail imprégneront de nouveau le jus du gigot ruisselant devant lequel il bavent et frissonnent, pauvres sauceurs au quignon désespérément sec – sont aussi dérisoires et risibles que l’argumentaire d’Anne Sinclair venu défendre le fait que son mari soit « de gauche » sur Canal+ en début d’année. 

(Je suis persuadé que, pour certains l’évocation des trois lettres « DSK », doit déclencher, dans leur imagination, la vision éloquente image non plus d’un homme mais d’une énorme pintade rôtie avec ses marrons et ses cèpes et, à côté, une baguette encore chaude et croustillante… avant qu’un camarade, les voyant bien bien loin, les commissures salivant à grandes eaux, les rappelle brutalement à la réalité.) 

On a envie de dire : pourquoi se débattre comme un diable dans l’eau bénite, se défendre d’un chien qui ne veut pas vous mordre ? Tout simplement parce qu’ils l’ont compris : cette erreur le marquera du sceau indélébile de la « richesse » que les Français exècrent. Et il lui sera fort compliqué de sortir de l’ornière. Estampillé un jour, estampillé toujours.

Certes, en guise de capital « bling-bling » dans le cœur des Français, Sarkozy le dépasse haut la main mais simplement parce que Sarkozy rolexe, là où DSK patekphilippe.

Et c’est sur cela que joue la cour de « maQuignons » qui viennent tous au secours de FMan. « Les amis de Sarkozy ce sont les riches, les amis de DSK ce sont les socialistes ! » lançait Moscovisci. L’ancien ministre des Relations Européennes de Jospin et collègue de DSK à Sciences-Po a d’aillleurs, comme leur ennemi Hollande, une réelle offuscation constante qui s’affiche sur son front plissé d’indignation. Il semble estimer tellement dément, impudent de la part des autres que de ne pas reconnaître que DSK mérite infiniment mieux que ces reproches bons pour le Président français mais indignes en revanche du Banquier du monde en crise : on n’a pas le droit de faire cela à celui qui prend tout de même le temps de venir s’occuper de la France alors qu’il lui serait si simple de rester saucer à Washington. Vous rendez vous comptes ? Soit… Mais alors, nous pondre un argumentaire pareil, c’est du niveau de pertinence de MAM à l’heure où elle devait rendre comptes à l’opinion de son incompétence et de son scandaleux voyage d’affaires en Tunisie. Pire, vous pouviez écouter le sauceur Urvoas nous dire qu’il était « convaincu » que le sauveur de Washington allait revenir – moi j’en suis convaincu aussi, ça nous fait une belle jambe de bois. Et d’ajouter au sujet de la Panamera qui passionne la France: « Je trouve ça incroyable. En gros il se promène dans une rue où il y a une Porsche, Strauss-Kahn a une Porsche (…) le fait est, c’est pas sa Porsche, je ne sais pas d’ailleurs ce qu’il a comme voiture, je ne suis pas certain qu’il en ait une. » Merci ! 

Puis en lisant d’autres articles sur la question, on apprend notamment que Patriat, Président de la Région Bourgogne, trouve les prophètes et grands prêtes du culte de FMan, dont il fait partie « balkanisés. (…) Il faudrait que ceux qui ont un contact avec lui n’aient pas que des messages négatifs vis-à-vis de nous. » Les sauceurs parlent au sauveur.

Cet appel a des accents semblables à ceux du Baron de Guéret qui, joué par l’abbé de Villecourt que Louis XVI daigne recevoir, dans « Ridicule », lançait : « Louis de France, souviens toi que c’est la noblesse qui t’a fait Roi, la vielle noblesse que tu humilies et qui s’entasse au poulailler. » Les nobliaux de province attendent les charges avec une avidité de famine – dix années à se contenter de ketchup et de mayonnaise dans les mairies, les conseils généraux et régionaux – on récuse le cordon sanitaire de la grande noblesse autour Prince qui l’éloigne du petit peuple, des relais populaires, des territoires, de ceux qui le feront roi ! A la seule différence c’est que leur verve est beaucoup moins brillante aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque.

Je ne sais comment tout cela terminera. J’espère, pour eux, le sort plus clément qu’il ne le fut pour la cour de Louis XVI… Une guerre larvée entre porte-étendards et porte-voix  du chef, des groupes qui naissent dans toutes les villes de France pour apporter leurs idées fulgurantes à FMan qui, en tant que super héros, sait déjà tout, un mépris des conseillers du premier cercle parisiens, de la rancœur en Région, une insoutenable attente depuis presque un an et demi… ajoutez à cela une faute de carre aussi lamentable que coûteuse et vous avez tout les ingrédients pour faire de la mosaïque des courtisans assoiffés de gribiche, une belle pétaudière.

Pauvre Dominique… Mais que diable, allait-il faire dans cette galère ? L’aventure, se sentir vivant, le sel de la conquête, ça vaut toutes les nominations au poste de Directeur du FMI au monde… pour ceux qui l’ont été.

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Morin, pour quoi Thuram? (1)

Posté par gramier le 6 mai 2011

Désolé mais je suis pris d’une sévère et irrépressible envie d’aligner gratuitement… c’est tout de même mérité.

Avant toute chose, je dois vous faire partager une idée qui se précise et prend forme en mon esprit torturé : la sauce est injustifiable mais elle peut se défendre parfois. En gros, la sauce, ok mais si elle est méritée. Il sera toujours nécessaire de la dénoncer mais dans la société du spectacle, de l’image et des slogans, la dénoncer, fait partie du jeu. Dénoncer pour mieux saucer. Mais cela implique des règles.

Dénoncer est une fonction par elle-même essentielle en ce qu’elle permet – avant de servir la vérité ou la jubilation d’un sénile tel que Papy l’Indignation – de notamment renouveler les stratégies de trempette du quignon. Le procureur médiatique dénonçant les sauceurs, qui peut être, et est d’ailleurs souvent, un sauceur lui-même, selon les règles établies de trahison et de veulerie, dénonce les pratiques que nous fustigeons à longueur de blog et, par-là, crée l’événement, se refait une santé médiatique sous couvert de son attachement, soudain ou profond, à la morale provoque le rire ou bien, dans les cas d’abus répréhensibles par la loi, permet que l’excès de sauce ne perde pas le peu de dignité qu’il lui reste – Mediapart est là pour ça.

Dénoncer la sauce est un exercice au demeurant accessible à tous, si tant est que « tous » aient au préalable, pour fondement éthique à leurs propos, le respect absolu du public à qui il dévoile ses atermoiements . Cette « éthique » de la dénonciation se définirait simplement par « la capacité à parler la langue du pays convenablement, à avoir un poil de décence, d’esprit et un minimum de talent justifiant la publicité de vos propos » sachant que tout cela, je le redis, participe de la grande société du spectacle – je sauce, tu me vois, tu me dénonces dans les média, je dis que j’ai rien fait, entre temps on t’a dénoncé, puis comme tout le monde a oublié de quoi tu m’accusais, ben tu me repasses le quignon que je t’avais filé en sous-main et que tu as trempé pour moi dans le fond du plat vide du gigot ; bilan, on s’en fout, c’était pas facile – c’est un métier – mais l’important c’est qu’on ait fait de l’audience, officiellement on se déteste toujours, mais rappelle-toi que, demain, on se voit au brunch de Véro.

 Je ne sais si vous aurez saisi le sens de cette tortueuse explication, mais permettez moi de ne pas en douter, sinon relisez ou retournez sur Facebook.

Cela étant dit, j’aimerais non pas m’indigner, mais bien m’insurger contre le spectacle lamentable que nous donnait à contempler Canal+ en ce jeudi 5 mai sur le plateau du célèbre Grand Journal.

Je ne parlerai pas de Clovis Cornillac qui me laisse sans mot tant il est Clovis Cornillac, vous m’aurez compris. Tout du moins reconnaissons lui, et ce n’est pas une justification, la qualité de ne pas se prendre au sérieux. On ne peut lui enlever son côté bon enfant. Si les réalisateurs continuent à l’embaucher, c’est sûrement que le public doit l’apprécier, c’est une raison. Je suis un faible, je sais.

En revanche, avant lui, apparaissaient successivement sur le plateau Thuram l’homme politique et Hervé Morin l’ancien ministre de la Défense qui est aussi homme politique et pas auditeur chez KPMG – les apparences sont parfois trompeuses – mais pas n’importe quel homme politique, sinon, le moins brillant et le plus insignifiant de tous les hommes politiques de sa génération.

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Morin, pour quoi Thuram? (2)

Posté par gramier le 6 mai 2011

Thuram d’abord. Monsieur 1998 traite conjointement de deux sujets, je vous le donne dans le mimile, le foot et le racisme. Treize ans après I will survive et la France Black-Blanc-Beur… ça sent l’échec. Que Lilian parle de foot, cela s’entend. De racisme, c’est beaucoup moins clair.

Cela n’a échappé à personne: notre champion s’est illustré, depuis sa retraite des terrains, par son activisme contre l’odieux sentiment par trop répandu encore. Il a créé une association du nom éloquent d’Education contre le Racisme. C’est très bien-pensant mais limpide et c’est assurément un combat essentiel pour notre société et quotidien. Il est bon, pensera-t-on d’abord qu’il puisse mettre sa notoriété de prodige du ballon rond au service de cette noble cause. Elle lui a ouvert grand l’accès aux journaux et télévisions… pour notre plus grand malheur!

Thuram semble parfait dans son rôle de porte parole de la lutte contre le racisme. Le problème c’est que quand il l’ouvre, on se dit qu’il y mal-donne et il paraîtrait peut-être moins invraisemblable d’entendre Brigitte Fontaine s’exprimer sur la Réforme des collectivités territoriales que de l’écouter batailler de la sorte avec les idées, les mots et leur sens. Thuram ne sait pas s’exprimer, Thuram ne comprend pas les questions qu’on lui pose, Thuram répond à côté de tout, Thuram vient s’indigner comme j’achète mon pain (Génération Hessel), de manière tellement faible, fade et sans envergure qu’on en oublierait presque le sujet de son indignation. On est en proie à une sorte d’abattement quand on l’écoute,  maelstrom informe que sont ces phrases, aux conjugaisons ratées, aux termes mal employés, à la syntaxe ignorante et tâtonnante, tout en son discours donne envie de se taper la tête contre le mur le plus proche et de mater un DVD des meilleurs moments de télé de Christine Bravo pour essayer de se rappeler quelle était notre conception, avant son intervention, du ridicule à la télévision. Sa prestation de porte-parole des victimes du racisme est tellement mauvaise que l’histoire abjecte et effrayante des quotas en devient secondaire et ne reste à la fin qu’une certitude : un footballer peut jouer magnifiquement ou signer des autographes, mais surtout, ne jamais penser l’interviewer, même s’il s’agit de football et encore moins de sujets dépassant le seul football, sinon c’est… catastrophique.

Thuram a bien saucé en son temps, qu’il milite, c’est louable, mais qu’il le fasse en silence  surtout si c’est pour fourrer son nez dans les pratiques nauséabondes de la lie de l’humanité : les responsables de la FFF, dont il faisait un temps partie… fonction fort bien rémunérée ! N’est pas Thuram qui veut, loin de là, mais dans le même sens, n’est pas Zola qui veut. Un mauvais joueur n’a pas sa place sur un terrain, un mauvais tribun n’a sa place en politique. La notoriété donne beaucoup de droit, et en premier, celui de se taire… qui est plutôt un devoir pour beaucoup.

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Morin, pour quoi Thuram? (3)

Posté par gramier le 6 mai 2011

Ensuite, voilà t’y pas qu’ils nous ramènent Morin la chique molle, Morin le sauceur, le plus invisible ministre des Armées qu’un gouvernement ait jamais eu et qui connaîtra une postérité dans l’Histoire de ce ministère, après trois années et demi en fonctions, égale voire moindre que Camille Krantz, je vous laisse vous renseigner.

 

Aujourd’hui, le centriste, rêve d’offrir une glorieuse revanche à ses ambitions déçues. Il fait donc un groupe de loosers incapables et déçus avec Borloo, Amara et Yade, dont le but est, après avoir bien fait tous les recoins du saucier, celui-ci s’était tari, de faire perdre le Président Sarkozy aux présidentielles de 2012. L’impudent président a eu l’audace de se rendre compte que les Français n’avaient cure des ventres mous et des bienpensants socio-sauceurs, qu’ils ne lui servaient à rien et n’apportaient au débat que bêtises et idées éculées. Quoi de plus normal que de lâcher du lest quand on perd de l’altitude, et commencer par sacrifier les poids les plus encombrants et les moins efficaces ? Ce qui appellerait l’humilité, chez Morin appelle un livre, insulte à la littérature, au titre affligeant : « Arrêtez de mépriser les Français » suivi d’un obscure sous-titre pseudo explicatif qui ne fait que souligner la pauvreté navrante du titre. Le contenu de ce bouquin que je n’ai pas lu ? Un diatribe anti-sarkozyste avec des idées absolument révolutionnaires, adjectif utilisé ici dans sa définition centriste, telles que : le retour à l’équilibre budgétaire, la « reconnaissance » du mérite des Français et un retour à une véritable méritocratie – non à la suprématie des grandes écoles dans les conseils d’administration, etc. Bref ! En plus il s’exprime avec la verve et la clarté de Véronique Sanson, le sens de l’à-propos de Loana et la tête d’une présentateur de « C’est pas sorcier ». Venir sur un plateau pour dénoncer avec autant de bassesse, la manière de gouverner de celui qui l’a nourri grassement pendant près de quatre ans, – contraint et forcé – parce qu’il avait été un bon traitre à Bayrou – l’autocrate délirant, le Thomas Münzer du Centre – comme bon sauceur qu’il est, lui l’homme du hasard, lui l’homme sorti du néant, né politiquement par défaut, nous présenter ses idées stupides et vides, essayer de continuer à exister par le traîtrise, quand on a aucun autre talent… c’est désespérant, proprement désespérant.
Morin, l’homme au charisme d’un rideau de douche, qui est à la politique ce que Thuram est à la grammaire…

 

Le plateau du Grand Journal, dicté par l’actualité était, ce soir, bien petit, une démonstration de plus, comme si besoin était, de la pauvreté intellectuelle de nos élites, de la banalisation de leur impudence, et du cynisme de rase campagne dont beaucoup de nos médiocres sous-élites font preuve ! Leur stupéfiant amateurisme fait le lit des tribuns qui, nous prenant tout autant pour des imbéciles, savent au moins s’exprimer, de ceux qui ont fait de la  force du verbe, de la maîtrise du signifiant et du signifié, de la harangue…et de la haine, leur fond de commerce: les extrêmes.

 

C’est en ce sens que tout cela est grave.

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« Cent ans après, coquin de sort, il manquait encore… »

Posté par gramier le 5 mai 2011

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Les enterrements sont la chambre noire de la Sauce. Ils permettent, de manière triste, mais non sans réel pouvoir, de révéler combien la Sauce réunit une belle bande de copains. Et comme tout le monde le sait: « Les Copains d’abord ».

Le jour: ils se font des coups bas, ils se tapent dessus dans les média, tournent des reportages sur leur vie, commentent la voiture dans laquelle untel monte alors qu’il est socialiste, accusent l’autre d’avoir appelé à la pédophilie en mai 68, se font des procès pour des banques au Luxembourg, se dénoncent auprès des instances du parti pour intimidations et pratiques mafieuses, s’insultent, se tirent la bourre, participent à des débats télévisés auxquels ils s’entre-invitent, se chamaillent, se mettent des couteaux dans le dos, invoque la morale et les principes républicains, ils s’entretuent symboliquement, nous amusent en somme… le jour. 

La nuit: ils baisouillent, trinquent, guinchent, s’aiment, couchent ensemble, se prêtent leurs femmes et leurs maris, fêtent l’anniversaire de l’un, dînent chez l’autre, prennent l’apéro chez un troisième, partent en vacance, ricannent, michetonnent, se la collent, en somme SAUCENT et SAUCENT encore.

Un enterrement n’a rien de drôle – nos sincères condoléances à la famille de Marie-France Pisier – mais malheureusement, fait partie de la société du spéctacle – Pisier = Funck Brentano son époux travaillant chez Lagardère, pour qui travaille Ramzi Khiroun qui a prêté sa Porsche à DSK, mais Lagardère = Europe 1 = Elkabach, Kiejman, ex mari de l’actrice = mitterandie = Lang, Aubry, Jospin, Mitterrand, etc. On peut dérouler le fil: tout le monde a des liens de parenté de sauce avec tout monde, liens semblables aux fils de fromage qui relient entre eux les petits morceaux de pains plongés en même temps dans la chaleureuse marmitte de fondue savoyarde, l’hiver, entre amis, à Courchevel…

C’est populiste, extrêmement populiste comme propos, mais c’est cela qui est TELLEMENT DRÔLE!!! A notre décharge, pour du respect et de l’intimité, il y a d’autres lieux plus appropriés que Saint-Roch, en plein quartier des artistes fauchés et underground…

La grande famille de la Sauce et l’Ordre du Quignon. C’est formidable. Admirez par vous même :

http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/culture/cinema/dernier-hommage-a-marie-france-pisier_989667.html?p=2 

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Brice Hortefeux de Paille de Tout Bois… un sacré comte!

Posté par gramier le 5 mai 2011

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Alors voilà, une seconde d’inattention et hop, en deux temps, trois mouvements, c’est la curée : DSK, Porsche, Photo = Buzz obligé.

Assurément, le directeur du FMI vit sur une autre planète : cela ne vient, néamoins, en rien remettre en cause sa compétence, que d’aucuns disent remarquable – je ne saurais l’affirmer, je ne l’ai pas eu comme professeur, ni comme patron et encore moins comme amant. En revanche, en temps de crise et connaissant le précédent sarkozyste, désormais institutionnalisé : Fouquet’s et Cie, l’erreur relève de la maternelle de la communication.

Les Français, frustrés, geignards et revanchards, n’apprécient pas en temps normal – si tant est qu’il y ait une fois eu un « temps normal » – ces « signes extérieurs de richesse ». Alors, en ce temps de pouvoir d’achat en berne – si tant est qu’il y ait jamais eu une époque, dans l’histoire, de pouvoir d’achat satisfaisant –, ce manque flagrant de maîtrise de son image, surtout quand on se veut socialiste, peut être rapidement dommageable à une campagne, même balbutiante.

Regardons cette enquête sur lePost.fr qui demande aux lecteurs – d’une neutralité équivalente à la virginité de Madame Claude – ce qu’ils retiendront de ces quatre années de présidence Sarkozy : rien ne dispute sa prmière place au côté bling-bling, Rolex, Aviator, Fouquet’s, Paloma. On peut donc dire que si ce qui n’était pas en soit si reprochable, mais qui relevait tout de même du symbole fort, peut assombrir l’entièreté d’un bilan de quatre années de présidence, il faut se le tenir pour dit : l’ostentation de la richesse est une tumeur mortelle pour les présidents, maligne, presque « sarko-mateuse ». C’est ce qui, déjà, coûtait liberté et carrière au surintendent… Fouquet. 

Mais pour ma part, je m’en fous. J’aime la franchise et me contre-fous de l’argent, je n’en ai pas. Si Dominique Sinclair-Kahn roule en Panamera S, je n’y vois rien d’insoutenable. Cette bagnole est plutôt stylée. L’idée d’une Porsche cinq portes était osée et le résultat fut relativement fin et bien vu, bien plus qu’un Cayenne ou même qu’un coupé lambda de la célèbre marque. N’oublions pas non plus que
la Porsche c’est
la Ferrari du pauvre, alors relativisons! 

Sans ironie, aucun souci avec cela. Il est pervers que d’attaquer DSK sur ce point. Cela reviendrait à reprocher à un chamoniard d’aller au ski tous les hivers.

 De cette histoire, nous retiendrons deux choses : l’une étonne, l’autre, désole.  La première, c’est la réaction pacifique de Nadine Morano. On avait l’habitude de la trouver snippeuse gouailleuse au stand poissonnerie et fruits de mer, on la retrouve pour une fois, au point pâtisserie fine, on reste en grande surface malgré tout. Certes, elle applique en bon toutou – pour ne pas dire… – qu’elle est, les directives de la rue de la Boétie, personne n’est dupe, on ne fait pas d’un âne un cheval de course. La ton est malgré tout trop rare chez la nancéienne pour ne pas être souligné : « Dominique Strauss-Kahn a le droit d’avoir des amis qui ont une Porsche ». Et la ministre de l’Apprentissage d’insister : « Ca ne me dérange pas figurez-vous ». Comme le bon vin, avec le temps…, de la verdeur du jus de la treille au Listel Gris. 

Pour la seconde, il s’agit de relever la sortie d’Hortefeux sur le même sujet : « En 1981, c’était le poing et la rose, aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 ».

La médiocrité de l’ensemble est entendu et on n’en espérait pas bien plus de la part de Brice le fringuant incapable, l’ami de 30 ans du Président, le ministre blond au visage poupin et impassible, le fidèle serviteur qui jamais ne fit défaut faute de pouvoir faire mieux : en politique, la fidélité c’est pour les imbéciles, pour les sauceurs passifs, ceux qui refusent de saucer en faisant l’histoire, qui préfère attendre patiemment que l’on serve la soupe et la rouille pour y tremper le croûton. Mais le plus affligeant, dans le commentaire sans talent de ce non-événement automobile, est le non sens dans lequel il se noie : comment comprendre le « aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 » ? Cela signifie-t-il que, à un moment, 
la Porsche se personnifie, avec deux bras et deux mains au bout de ceux-ci, et prend elle-même le volant de… on ne sait, d’un Fiat Multiplat ? d’une Aston-Martin Vantage ? D’un camion Playschool ? Ou bien doit on comprendre, dans la perspective du début de la phrase faisant référence à Mai 1981 et l’élection de F. Mitterrand, le « aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 » comme : « la révélation majeure que nous fait cette photo volée de Dominique et Anne en train de rupiner, c’est que les Porsches, en tant que véhicule à plusieurs roues, ont désormais un volant qui permettrait de les diriger dans la direction voulue, choisie et non plus subie, par celui qui y entre. Oui, parce qu’alors avant, en règle général, on entrait dans une Porsche soit pour y passer un moment dans l’habitacle spacieux, entre amis ou en famille, pour profiter de la sono, de la clim en été, de la finition des sièges baquets en cuir, soit pour se suicider, c’est-à-dire, mettre le moteur en marche, puis, foncer tout droit dans le premier obstacle venu » ? Mystère… car français niveau côte de la R5 à l’Argus..

Morano sauve un peu l’honneur du débat politique, une fois n’est pas coutume et l’ironie rentrée de sa réflexion frappe fort. J’apprécie.

Brice Hortefeux, unique tireur l’ayant joué offensif à l’abord de ce sujet passionnant, aurait au moins pu faire preuve d’un peu d’humour. Là il nous sert une stupidité, insensée qui plus est… le manque d’à-propos, d’esprit… encore un ministre haut dignitaire de l’état qui nous donne la preuve magistrale de l’imparable déliquescence et du lamentable effondrement culturels des élites. 

« Le problème avec les élites sans talent ni verve, Monsieur le Conseiller Spécial, ce n’est pas quand il y en a un, c’est quand il y en a des files entières ».

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Sauce Blédina…

Posté par gramier le 4 mai 2011

Non mais franchement ! Encore plus navrant que Stéphane « Ushaïa » Hessel, le Papy Gâteux dont la sénilité absolue atteint des sommets en ce moment avec son soutient apporté à Nicolas Hulot, ce post lu par votre serviteur sur le blog de droite : Atlantico. L’article est intitulé : Les confessions du stagiaire de l’Elysée

Je cite : « Il n’est pas donné à tout le monde d’effectuer son stage d’observation en milieu professionnel dans les couloirs de l’Elysée. Le privilège a été accordé à Guillaume Anglars, 17 ans, élève de 1ère ES dans la région de Toulouse, qui a certes profité de l’entremise de son père, vice-président du conseil général de l’Aveyron. » 

Cela appelle-t-il plus de commentaires ? Certes non. Pourtant, ce serait omettre un élément de ponctuation plutôt téléphoné  que de ne pas retranscrire la fin du court article au niveau d’intérêt équivalent à celui de la Mer Morte : « Guillaume Anglars cite Laurent Fabius et Alain Juppé en exemples. Il explique ne pas avoir de vision partisane de la politique et envisage de poursuivre ses études à Sciences-Po. Un profil à suivre, sans doute… » 

Nous avons affaire à une histoire prototypique de comment sont élevés les « Babysauceurs », comment on apprend à saucer de père en fils. L’article ramasse les éléments de manière assez magistrale et nous laisse suspendus au dessus du vide qui s’ouvre, béant, sous nos esprits dépités. 

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Le vivrensemble… pour mieux saucer

Posté par gramier le 2 mai 2011

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Non mais que ne faut-il pas lire, encore, encore et toujours ! Que l’on se perde sur ce repaire de profs de géo frustrés qui se croient encore capables de faire de la politique internationale du fond de leur collège alors qu’ils n’arrivent même pas à maîtriser leur classe de 6ème – d’aucuns plus futés que les autres, auront reconnus tout de suite le site Agoravox – ou que l’on épluche les pages de l’Express, du Point, de Marianne ou qu’enfin on regarde religieusement le Grand Journal des faux-culs sur Canal, on n’aura l’impression réelle que ce qu’il faut aujourd’hui à la France, c’est du « vivrensemble » et du « lien social » et autre bombon au miel.   

Quel stupidité, quel slogan de sauceurs relayé par des aigris, des rancuniers, Cassandres cheap à deux liards le pot ! Alors voilà, priorité de la France, selon eux, pour pouvoir rester en tête dans la compétition mondiale: la fête des voisins, l’immigration, des postures droit-de-l-hommistes, une « vraie réponse au profond mal-être » des classes populaires et au « pessimisme » ? Laissez moi rire de toutes mes dents jaunes à force de sauce-curry. Les Français ont jusqu’alors été abusés par ce genre de discours de faibles qui les ont rendus encore plus faibles qu’ils n’étaient déjà. Et c’est ainsi que l’on retrouve une Marine hurlant, harangant la cantonade perdue, à la façon d’une Pasionaria de marché gare qui voudrait vous refiler sa morue qui sent fort, ce 1er Mai.

Ce qu’à compris Marine Le Pen c’est que les Français, et notamment les ouvriers, attendent un discours de guerre et pas un discours de « pacification » débile qui ne fera que ramollir un peu plus encore la volonté déjà éteinte d’un peuple français à la dérive… c’est en tout ce que l’on s’emploie à lui faire croire. Ce discours est tout aussi dangereux que celui de Marine et ses amis!

Oui, c’est extrêmement dangereux de vouloir convaincre à des fins électoralistes et saucières que les principes fondamentaux de la France ont été sapés par Sarkozy. C’est une réaction de parisien delanoïste qui pense Vélib’ et Agnès b et Ligne 7 bis. Le monde entier se bat pour affirmer des nouvelles idées, pour conquérir des marchés, pour des nouvelles technologies, pour faire plus d’efforts en faveur d’un développement durable, et à nous, ce que la plupart de nos hommes politiques nous servent c’est la soupe au misérabilisme – et sans sauce rouille - de l’horreur vécue par les « Pauvres petits français touchés bien durement, victimes du grand capital et de leur vilain Président ». Toute épithète accolée à la situation de la France n’est qu’expression souffreteuse d’un pays de geignards.  Les Français sont d’abord victimes de leur manque de courage.

Mais que les bien-penseurs républicains se le tiennent pour dit, ce n’est sûrement pas le discours du cocon et du « t’as bobo, vient maman va faire bisou magique à son sucre d’orge » qui fonctionnera. Les Français chougnent mais ils ne sont, normalement, pas dupes. La chose est arrêtée: ils attendent un combattant, un nouvel Alexandre. Et celui-ci pourra être aussi bien DSK que Sarkozy mais sûrement pas les faibles: Hollande, Borloo ni Bayrou avec leur monde de Minimoys et deMaximonstres.

Ensuite, le problème de l’actuel directeur du FMI vient de ce qu’en Grèce, il n’était pas en campagne, ce n’était pas sa mission que de dorloter les Hellènes. En France, en campagne, avec les sur diplômés en médecine sociale dont il sera flanqué, ce sera complexe… il terminera comme toute bonne baudruche qu’il est.

Les Français veulent des emplois, les Français veulent un pays qui compte et fasse entendre sa voix dans le concert de hard des nations. Alors qu’il y ait un discours vrai, un discours fort, et qu’on nous lâche la grappe avec le « vivrensemble » : tout le monde s’en cogne si c’est pour toucher le RSA ! Le lien social viendra mais avec la bataille, pas en éructant comme en temps de gastro, les principes fondateurs de « liberté, égalité, fraternité » comme s’ils étaient « en panne» dans notre pays. On n’oblige pas les gens à être solidaires et à s’aimer les uns les autres avec des discours dans lesquels on célèbre sans discontinuer  le côté « pluriel » de tout, même de la soupe de navets, mais avec des actes et des résultats! 

Pas un président gentillet, pas un président calme, pas un président consensuel, pas un président pur de tout péché, non : un chef, un général, un leader, un meneur, un vrai, pas un épouvantaille. 

J’ajouterai, pour terminer, que ce n’est pas en pleine sortie de crise qu’il serait le plus judicieux de changer d’administration, de gouvernement, d’institutions, etc… Cela apporterait le chaos. Non, faut serrer les dents, on est sur la bonne voie, et quand les choses se seront un peu calmées, oui, on pourra penser de nouveau aux fioritures. Pour l’instant, la priorité n’est pas là ! 

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