Morin, pour quoi Thuram? (2)

Posté par gramier le 6 mai 2011

Thuram d’abord. Monsieur 1998 traite conjointement de deux sujets, je vous le donne dans le mimile, le foot et le racisme. Treize ans après I will survive et la France Black-Blanc-Beur… ça sent l’échec. Que Lilian parle de foot, cela s’entend. De racisme, c’est beaucoup moins clair.

Cela n’a échappé à personne: notre champion s’est illustré, depuis sa retraite des terrains, par son activisme contre l’odieux sentiment par trop répandu encore. Il a créé une association du nom éloquent d’Education contre le Racisme. C’est très bien-pensant mais limpide et c’est assurément un combat essentiel pour notre société et quotidien. Il est bon, pensera-t-on d’abord qu’il puisse mettre sa notoriété de prodige du ballon rond au service de cette noble cause. Elle lui a ouvert grand l’accès aux journaux et télévisions… pour notre plus grand malheur!

Thuram semble parfait dans son rôle de porte parole de la lutte contre le racisme. Le problème c’est que quand il l’ouvre, on se dit qu’il y mal-donne et il paraîtrait peut-être moins invraisemblable d’entendre Brigitte Fontaine s’exprimer sur la Réforme des collectivités territoriales que de l’écouter batailler de la sorte avec les idées, les mots et leur sens. Thuram ne sait pas s’exprimer, Thuram ne comprend pas les questions qu’on lui pose, Thuram répond à côté de tout, Thuram vient s’indigner comme j’achète mon pain (Génération Hessel), de manière tellement faible, fade et sans envergure qu’on en oublierait presque le sujet de son indignation. On est en proie à une sorte d’abattement quand on l’écoute,  maelstrom informe que sont ces phrases, aux conjugaisons ratées, aux termes mal employés, à la syntaxe ignorante et tâtonnante, tout en son discours donne envie de se taper la tête contre le mur le plus proche et de mater un DVD des meilleurs moments de télé de Christine Bravo pour essayer de se rappeler quelle était notre conception, avant son intervention, du ridicule à la télévision. Sa prestation de porte-parole des victimes du racisme est tellement mauvaise que l’histoire abjecte et effrayante des quotas en devient secondaire et ne reste à la fin qu’une certitude : un footballer peut jouer magnifiquement ou signer des autographes, mais surtout, ne jamais penser l’interviewer, même s’il s’agit de football et encore moins de sujets dépassant le seul football, sinon c’est… catastrophique.

Thuram a bien saucé en son temps, qu’il milite, c’est louable, mais qu’il le fasse en silence  surtout si c’est pour fourrer son nez dans les pratiques nauséabondes de la lie de l’humanité : les responsables de la FFF, dont il faisait un temps partie… fonction fort bien rémunérée ! N’est pas Thuram qui veut, loin de là, mais dans le même sens, n’est pas Zola qui veut. Un mauvais joueur n’a pas sa place sur un terrain, un mauvais tribun n’a sa place en politique. La notoriété donne beaucoup de droit, et en premier, celui de se taire… qui est plutôt un devoir pour beaucoup.

2 Réponses à “Morin, pour quoi Thuram? (2)”

  1. camafilou dit :

    Et un piètre rhéteur, a-t-il le droit de citer sur internet? Et de pérorer pour in fine écrire, fautes d’orthographe en plus, ce qu’il reproche à celui qu’il pourfend?

  2. gramier dit :

    Droit de citER, si vous permettez que je vous cite… ou droit de cité. Votre critique aurait pu faire mouche… tant pis! Il me reste de nombreuses autres fautes d’orthographe ailleurs par-ci par-là! C’est comme les oeufs de Pâques, je les cache pour dans la jungle de mes « péroraisons »…

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