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« Cent ans après, coquin de sort, il manquait encore… »

Posté par gramier le 5 mai 2011

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Les enterrements sont la chambre noire de la Sauce. Ils permettent, de manière triste, mais non sans réel pouvoir, de révéler combien la Sauce réunit une belle bande de copains. Et comme tout le monde le sait: « Les Copains d’abord ».

Le jour: ils se font des coups bas, ils se tapent dessus dans les média, tournent des reportages sur leur vie, commentent la voiture dans laquelle untel monte alors qu’il est socialiste, accusent l’autre d’avoir appelé à la pédophilie en mai 68, se font des procès pour des banques au Luxembourg, se dénoncent auprès des instances du parti pour intimidations et pratiques mafieuses, s’insultent, se tirent la bourre, participent à des débats télévisés auxquels ils s’entre-invitent, se chamaillent, se mettent des couteaux dans le dos, invoque la morale et les principes républicains, ils s’entretuent symboliquement, nous amusent en somme… le jour. 

La nuit: ils baisouillent, trinquent, guinchent, s’aiment, couchent ensemble, se prêtent leurs femmes et leurs maris, fêtent l’anniversaire de l’un, dînent chez l’autre, prennent l’apéro chez un troisième, partent en vacance, ricannent, michetonnent, se la collent, en somme SAUCENT et SAUCENT encore.

Un enterrement n’a rien de drôle – nos sincères condoléances à la famille de Marie-France Pisier – mais malheureusement, fait partie de la société du spéctacle – Pisier = Funck Brentano son époux travaillant chez Lagardère, pour qui travaille Ramzi Khiroun qui a prêté sa Porsche à DSK, mais Lagardère = Europe 1 = Elkabach, Kiejman, ex mari de l’actrice = mitterandie = Lang, Aubry, Jospin, Mitterrand, etc. On peut dérouler le fil: tout le monde a des liens de parenté de sauce avec tout monde, liens semblables aux fils de fromage qui relient entre eux les petits morceaux de pains plongés en même temps dans la chaleureuse marmitte de fondue savoyarde, l’hiver, entre amis, à Courchevel…

C’est populiste, extrêmement populiste comme propos, mais c’est cela qui est TELLEMENT DRÔLE!!! A notre décharge, pour du respect et de l’intimité, il y a d’autres lieux plus appropriés que Saint-Roch, en plein quartier des artistes fauchés et underground…

La grande famille de la Sauce et l’Ordre du Quignon. C’est formidable. Admirez par vous même :

http://www.lexpress.fr/diaporama/diapo-photo/culture/cinema/dernier-hommage-a-marie-france-pisier_989667.html?p=2 

Publié dans Les copains d'abord | 1 Commentaire »

Brice Hortefeux de Paille de Tout Bois… un sacré comte!

Posté par gramier le 5 mai 2011

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Alors voilà, une seconde d’inattention et hop, en deux temps, trois mouvements, c’est la curée : DSK, Porsche, Photo = Buzz obligé.

Assurément, le directeur du FMI vit sur une autre planète : cela ne vient, néamoins, en rien remettre en cause sa compétence, que d’aucuns disent remarquable – je ne saurais l’affirmer, je ne l’ai pas eu comme professeur, ni comme patron et encore moins comme amant. En revanche, en temps de crise et connaissant le précédent sarkozyste, désormais institutionnalisé : Fouquet’s et Cie, l’erreur relève de la maternelle de la communication.

Les Français, frustrés, geignards et revanchards, n’apprécient pas en temps normal – si tant est qu’il y ait une fois eu un « temps normal » – ces « signes extérieurs de richesse ». Alors, en ce temps de pouvoir d’achat en berne – si tant est qu’il y ait jamais eu une époque, dans l’histoire, de pouvoir d’achat satisfaisant –, ce manque flagrant de maîtrise de son image, surtout quand on se veut socialiste, peut être rapidement dommageable à une campagne, même balbutiante.

Regardons cette enquête sur lePost.fr qui demande aux lecteurs – d’une neutralité équivalente à la virginité de Madame Claude – ce qu’ils retiendront de ces quatre années de présidence Sarkozy : rien ne dispute sa prmière place au côté bling-bling, Rolex, Aviator, Fouquet’s, Paloma. On peut donc dire que si ce qui n’était pas en soit si reprochable, mais qui relevait tout de même du symbole fort, peut assombrir l’entièreté d’un bilan de quatre années de présidence, il faut se le tenir pour dit : l’ostentation de la richesse est une tumeur mortelle pour les présidents, maligne, presque « sarko-mateuse ». C’est ce qui, déjà, coûtait liberté et carrière au surintendent… Fouquet. 

Mais pour ma part, je m’en fous. J’aime la franchise et me contre-fous de l’argent, je n’en ai pas. Si Dominique Sinclair-Kahn roule en Panamera S, je n’y vois rien d’insoutenable. Cette bagnole est plutôt stylée. L’idée d’une Porsche cinq portes était osée et le résultat fut relativement fin et bien vu, bien plus qu’un Cayenne ou même qu’un coupé lambda de la célèbre marque. N’oublions pas non plus que
la Porsche c’est
la Ferrari du pauvre, alors relativisons! 

Sans ironie, aucun souci avec cela. Il est pervers que d’attaquer DSK sur ce point. Cela reviendrait à reprocher à un chamoniard d’aller au ski tous les hivers.

 De cette histoire, nous retiendrons deux choses : l’une étonne, l’autre, désole.  La première, c’est la réaction pacifique de Nadine Morano. On avait l’habitude de la trouver snippeuse gouailleuse au stand poissonnerie et fruits de mer, on la retrouve pour une fois, au point pâtisserie fine, on reste en grande surface malgré tout. Certes, elle applique en bon toutou – pour ne pas dire… – qu’elle est, les directives de la rue de la Boétie, personne n’est dupe, on ne fait pas d’un âne un cheval de course. La ton est malgré tout trop rare chez la nancéienne pour ne pas être souligné : « Dominique Strauss-Kahn a le droit d’avoir des amis qui ont une Porsche ». Et la ministre de l’Apprentissage d’insister : « Ca ne me dérange pas figurez-vous ». Comme le bon vin, avec le temps…, de la verdeur du jus de la treille au Listel Gris. 

Pour la seconde, il s’agit de relever la sortie d’Hortefeux sur le même sujet : « En 1981, c’était le poing et la rose, aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 ».

La médiocrité de l’ensemble est entendu et on n’en espérait pas bien plus de la part de Brice le fringuant incapable, l’ami de 30 ans du Président, le ministre blond au visage poupin et impassible, le fidèle serviteur qui jamais ne fit défaut faute de pouvoir faire mieux : en politique, la fidélité c’est pour les imbéciles, pour les sauceurs passifs, ceux qui refusent de saucer en faisant l’histoire, qui préfère attendre patiemment que l’on serve la soupe et la rouille pour y tremper le croûton. Mais le plus affligeant, dans le commentaire sans talent de ce non-événement automobile, est le non sens dans lequel il se noie : comment comprendre le « aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 » ? Cela signifie-t-il que, à un moment, 
la Porsche se personnifie, avec deux bras et deux mains au bout de ceux-ci, et prend elle-même le volant de… on ne sait, d’un Fiat Multiplat ? d’une Aston-Martin Vantage ? D’un camion Playschool ? Ou bien doit on comprendre, dans la perspective du début de la phrase faisant référence à Mai 1981 et l’élection de F. Mitterrand, le « aujourd’hui, c’est
la Porsche au volant
 » comme : « la révélation majeure que nous fait cette photo volée de Dominique et Anne en train de rupiner, c’est que les Porsches, en tant que véhicule à plusieurs roues, ont désormais un volant qui permettrait de les diriger dans la direction voulue, choisie et non plus subie, par celui qui y entre. Oui, parce qu’alors avant, en règle général, on entrait dans une Porsche soit pour y passer un moment dans l’habitacle spacieux, entre amis ou en famille, pour profiter de la sono, de la clim en été, de la finition des sièges baquets en cuir, soit pour se suicider, c’est-à-dire, mettre le moteur en marche, puis, foncer tout droit dans le premier obstacle venu » ? Mystère… car français niveau côte de la R5 à l’Argus..

Morano sauve un peu l’honneur du débat politique, une fois n’est pas coutume et l’ironie rentrée de sa réflexion frappe fort. J’apprécie.

Brice Hortefeux, unique tireur l’ayant joué offensif à l’abord de ce sujet passionnant, aurait au moins pu faire preuve d’un peu d’humour. Là il nous sert une stupidité, insensée qui plus est… le manque d’à-propos, d’esprit… encore un ministre haut dignitaire de l’état qui nous donne la preuve magistrale de l’imparable déliquescence et du lamentable effondrement culturels des élites. 

« Le problème avec les élites sans talent ni verve, Monsieur le Conseiller Spécial, ce n’est pas quand il y en a un, c’est quand il y en a des files entières ».

Publié dans DSK, Elements de reflexion, UMP | Pas de Commentaire »

 

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