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Populisme et ascension sauciale…

Posté par gramier le 26 avril 2011

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Avis avant lecture : cet article est méchant. En décidant malgré cette mise en garde, de le lire, sachez que vous vous rendez complice moralement des propos injustes et diffamatoires qui y sont contenus. Cet article vous donnera la preuve que ce blog est bel et bien d’un populisme abject et que ses auteurs sont à embastiller ou simplement à mépriser.

« C’est une fonction qui nécessite tact et mesure. Donc je pense qu’a priori elle est passée au-delà du tact et de la mesure ; aujourd’hui, la meilleure solution serait peut-être qu’elle démissionne », reprit calmement Valérie, ce matin là sur RTL. Elle fit le tour de sa tasse de café avec son index, comme pour s’échapper un instant du monde. Elle avait un peu chaud. Puis elle se reprit, se redressa et asséna le coup de grâce : « Si son seul moteur est l’aigreur, sa vie ne va pas être très agréable! »

Voilà ! L’effondrement des élites selon Eric Zemmour-Naulleau est en marche : avec le Crépuscule des Idoles, Nietzsche cherchait à nous faire retrouver le chemin de la belle humeur, avec l’effondrement des élites, c’est aujourd’hui plutôt une démarche kantienne qu’il nous faudrait adopter et pratiquer une critique en règle de notre faculté de juger certains de nos politicien(nes).
D’aucuns, aficionados de l’insignifiance politico-médiatico-médiocrito-procto-mélodramatique, auront naturellement reconnu les propos pour le moins acerbes de Mme la députée de la troisième circonscription de Meurthe-et-Moselle, Valérie Rosso-Debord (VRD) à l’encontre de celle qui est à la politique française ce que le gingembre est à la testostérone : l’envoûtante et sensuelle Rama Yade – récente fondatrice du mouvement « Allons Enfants ! », transfuge de l’UMP pour un parti Radical (qui en a déjà pris pour son grade sur ce blog:
la preuve) et snippeuse sans états d’âme de la politique du Président de la République, bien qu’elle s’applique, à chacune de ses interviews, à nous faire prendre des vessies pour des lanternes et à nous redire qu’elle n’a vraiment aucune rancune envers un Sarkozy qui est prêt à lui faire payer un prix certain sa forfaiture.
Ce n’est pas étonnant, de la part de Copé, que de le voir envoyer au front sa grande copine, l’influente VRD, pour pilonner Rama la traître qui a pourtant bien saucé en son temps. Et c’est drôle aussi de voir combien ces jolies et jeunes députées blondes de l’Est de la France prennent un pied dément à s’exécuter. VRD n’y va pas de main morte. Il est vrai qu’elles ne sont jamais spécialement apprécié avec Rama mais, « OMG », comme l’écriraient les ricains, que c’est LAMENTABLE.
Le jugement qui est porté ici est naturellement ad hominem et aisément qualifiable de « salaud, vache, chien, fourbe, mesquin, sans épaisseur, appelant à l’indifférence ». Mais VRD, après Morano, Lefèvre, Apparu, Lancar, il faut savoir dire STOP ! Albénitz, auteur associé à ce blog, inspiré par le δάίμον de la médisance sibylline, qualifiait Estrosi de « motodidacte ». Justement, qu’est donc en train devenir l’UMP ? Non que son sort, en tant que parti-même, nous émeuve outre mesure – si ce n’est toi ce sera donc ton frère –, c’est plutôt le niveau et l’avenir du débat politique qui semble compromis si l’on continue à ce rythme.

L’effondrement des élites vient du fait qu’aujourd’hui, la société civile revendique de plus en plus son droit à l’exercice de la responsabilité politique. Cette aspiration serait louable, si l’on ne savait pas que le moteur premier de ceux qui y arrivent, comme de coutume, est plus de savoir dans quoi tremper le croûton qu’autre chose. Mais malgré tout, on se dit : c’est vrai, pourquoi les élites dirigeantes de notre pays seraient-elles exclusivement du sérail des grandes écoles, que l’on sait être des photocopieurs sociaux plus que de véritables « ascenseurs », selon la formule consacrée par notre linguiste de la Sauce, notre Ferdinand de Sauceur : Chirac. Mais on voit bien que cela ne fait qu’abaisser le niveau. L’UMP a été un formidable « kärcher à vilains ». En moins de temps qu’il n’en faut à un micro onde pour faire tripler le volume d’un paquet de grains de maïs, alors transformé en pop corn goûteux, l’ »ascensauceur » social de l’UMP a élevé au rang de ministres de nombreuses personnes qu’on verrait plus entretenir des ragots sur un marché de morue à la criée qu’en donneurs d’ordres sous les ors de la vénérable République.
Pas de ségrégation sociale, d’accord, mais le volontarisme politique a, malheureusement, quelque chose de souvent très vulgaire. La louange de l’action, faite, à raison, par notre cher Président, a du bon tant qu’elle ne se paye pas de mots. Si c’est le cas, c’est dangereux. Et pour notre part, il nous semble que, malgré leurs nombreux collaborateurs, beaucoup de ces nouveaux promus n’ont pas le niveau de leurs fonctions. Il ne leur reste, pour exister, que ce qu’ils savent faire le mieux: ronchier dans le marigot en bouffonnant de manière ostensible tels des nouveaux riches à l’esprit emporté par l’odeur enivrante de l’abondante sauce. Ces édiles qui ne savent écrire, ni parler, à peine exécuter sans talent les partitions, les circulaires, les argumentaires, que le bureau central de la rue de la Boétie leur a envoyé favorisent l’abaissement de la considération du politique par les votants et abstentionnistes. Qui a-t-on envie de suivre qui n’aura pour tout talent que la force gueularde et périoxydée de la volonté ?

C’est là que la droitisation de l’UMP est la plus forte : ce populisme qui consiste à se mettre à niveau, à s’abaisser pour se rendre artificiellement plus proche. Mais c’est une gageure que de penser ainsi, car à force de ne plus avoir à écouter que des propos de comptoir et des discours brutaux sans piquant ni esprit, c’est le vide qui s’installe, le désintérêt, la lassitude. Et alors, éclate en plein jour la vanité de ce populisme haïssable. La petite phrase demande du talent, sinon elle mérite d’être avortée.
Valérie Rosso-Debord aujourd’hui, mais comme bien d’autres, issus des mouvements copéistes, « droite populaire » et autres avilissent, réduisent le débat en simplifiant, en s’exprimant mal, en mettant en avant des querelles de personnes qui n’ont pas plus leur place sur les ondes pas plus que, ceux qui les profèrent n’ont leur place sur les bancs des Assemblées et des Ministères. Une politique spéctacle? Si seulement! Mais même pas, il s’agit d’une politique « carré-VIIIP ».

On rigole de Berlusconi qui fait élire des miss… au moins l’image est agréable, même sans le son !

Publié dans Gros temps | 2 Commentaires »

 

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