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Hollande, empêcheur de solfériner en rond…

Posté par gramier le 25 avril 2011

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« Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? on rêve ! »

Encore une jolie sortie de Laurent Fabius l’antiquaire de la rue de Solferino. Solférino, on l’oublie trop souvent, n’est pas seulement un lieu de commémoration pour nostalgiques du 10 mai 1981, c’est aussi une belle victoire de Napoléon le Petit contre les vilains Austro-Hongrois. Napoléon-Martine, en dictateuse cheap, cherche donc faire raccorder son parti avec la grande Histoire : sans victoire à Solférino, puis tout ce qui s’est passé entre le 25 juin 1859 et le 9 mai 1981, pas de 10 mai 1981! On l’oublie trop souvent. Le raccourci peut sembler rapide, mais il n’est pas si insensé qu’il en a l’air.

Solférino, c’est la campagne d’Italie. Louis-Napoléon, repris de justice, neveu de et accessoirement empereur, a promis diplomatiquement à Victor-Emmanuel de Savoie de virer les Austro-Hongrois – tiens, tiens, hongrois… ça me rappelle quelqu’un… – pour lui permettre de prendre le contrôle de la Péninsule italienne restée éclatée depuis Romulus Augustule, pour en faire enfin une nation. De là à faire un parallèle douteux avec l’unité du PS, lui-même éclaté depuis… 2008 – Reims –, euh, non, 2006 – royales primaires –, euh non, 2005 – Constitution pour l’Europe –, euh, non, 2002 – 21 avril – euh… le PS n’est pas une nation ! Non, un seul objectif aujourd’hui, faire de 2012 le nouveau Solférino pour reconquérir la France morcelée et la République abîmée de Sarkozy.

Mais cela demande de former les rangs avec des combattants prêts à mourir sur le champs d’une bataille qui, bien qu’elle s’annonce facile aujourd’hui, connaîtra une issue serrée.  L’enjeu des préparatifs est de mater les aspirations régaliennes d’un quarteron d’officiers loin de l’âge de la retraite…

Le maréchal Fabius de Mac-Mahon – député conservateur de Seine-Maritime aux accents mélenchonistes « cachemire et burberry » du 6ème arrondissement, de toutes les cuisines, et, comme son ancêtre, de tous les régimes (sans malheureusement devoir jamais présider dans aucun), qui se positionne selon son instinct, comme certains, en sentant le sens du vent après avoir sucer leur doigt, sauf que lui, il suce son doigt après l’avoir trempé dans la sauce – aidé du général Le Guen-Niel, sont au front et ne laisseront sûrement pas le soldat Hollande mettre en péril les chances du Grand-Duc de Savoie, de descendre de ses montagnes pour enfin, règner comme il se doit sur ce pays qui lui revient.

Car on ne détourne pas deux fois le sens de l’Histoire . Déjà en 2007, une cantinière avait osé se prendre pour Jeanne d’Arc mâtinée d’Indira Ghandi, se jouant de la faiblesse des troupes de grognards bien moustachus du sémillant général Jack, persuadant tout le monde qu’elle entendait et était portée par la voix des Sages. En fin de comptes, on s’apercevait que cette voix était en fait celle de Yannick Noah et non celle de l’Esprit Absolu hégélien sans pouvoir faire quoique ce fût. Elle les menait tous au casse-pipe, comme une seule femme. Le 7 mai au soir, un petit groupe jurait, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. Quelques urnes bourrées plus tard, ce même petit groupe rancunier, recommence à s’énerver face à la manie des rejetons de la Promotion Voltaire de préférer s’immoler par le feu plutôt que d’accepter qu’ils ne sont pas fait pour les grandes responsabilités – de Villepin à Ségolène en englobant celui qui se verrait bien, c’est un comble, en Monsieur Royal du cirque politique des années à venir présentant spectacles et numéros de ses amis clowneries et haut-voltigeurs… Le leitmotiv intraitable est désormais: place à la vieille garde, à l’expérience, celle qui vient des responsabilités ministérielles, les revanchards du jospinisme déçu qui engendra, bien malgré lui, le hollandisme local, désespérément municipal, cantonal et régional.

Aujourd’hui l’armée socialiste doit faire tomber coûte que coûte l’empereur Sarkozy de Nagy-Bocsa pour redonner à la France son unité perdue et pour cela, la coordination des troupes doit être parfaite. Une primaire ? Oui mais de confirmation de ce que tout le monde pense : DSK sera notre vainqueur. Alors, pas de grabuge, pas d’essai en solitaire, ce sera de toute manière chose vaine et ne fera que mettre en péril la fraternité qui lie les membres de cette famille qui manquait jusqu’alors de discipline.
C’est tout le paradoxe : Le Guen menace Hollande, Hollande rit d’Aubry, Fabius rit d’Hollande, Hollande méprise Montebourg, Montebourg ignore Ségolène… dans le seul et unique but de rester UNIS! Et DSK prie pour tout le monde, du haut de son Olympe.

Nous en sommes aux manœuvres du 23 juin. Napoléon-Martine rencontre Victor-Emmanuel-Dominique pour jauger les forces et rien ne doit venir contrecarrer cette rencontre de Lonato. Solférino c’est un pacte entre vainqueurs qui ne laisse pas de place pour les saillies impudentes et délirantes des cantinières, caporaux et autres sous-officiers illégitimes, question de naissance! A Solférino, on fait l’Histoire, les Grands Hommes parlent aux Grosses Femmes. Martine rendra son royaume à Dominique! Et s’il faut, pour cela, qu’à côté du sceptre et de la couronne, la tête du Saint François de Tulles face office de globe, eh bien la Sainte Inquisition Strauss-Kahnienne ne manquera pas de se la procurer.

Hollande, Petit Poucet rêveur à côté de l’élite formée par le Secrétaire Général du FMI, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre du Travail… Le Guen, en second couteau trempé dans l’acier le lui rappelle vigoureusement : au PS on croit au pouvoir des fleurs pour changer le monde, mais si le Sécrétaire des années de disettes et de portefeuilles vides du PS se veut David contre Goliath, il risque la déconvenue et il est fort probable qu’on lui facture sa fronde au prix fort, voire qu’on la lui piège – oui car on peut exécuter Manuel Valls en place publique, sans autre forme de procès, Hollande, c’est plus délicat, mieux vqut faire ça discrètement et charger une La Voisin de la cour de François Ier le Corrèzien, de faire son office, ou un des Robert Ford qui entourent notre Jesse James de la Région Centre d’une belle trahison de dernière minute pour un ralliement à l’Oncle d’Amérique.
Car, Le Guen le sait : l’Histoire ne se répète jamais, non?…

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Au FN: sauce au vinaigre de père en fille

Posté par gramier le 25 avril 2011

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Décidément Jean-Marie Le Pen n’a plus de tribun que la force de la voix. Ses interventions publiques, ces derniers temps nous ont montré un homme pour qui, le débat national sur la dépendance tombe à pic. Le Pen, faute de ne jamais avoir été d’une fraîcheur absolue – son obsession du passé et son fétichisme langagier quand à tout ce qui faisait référence à la période du IIIème Reich, en était une preuve – vit une Présidence d’honneur du FN en pente douce. D’aucun pourrait aisément dire que le Teddy Riner des confins de la droite – celui qui n’hésitait pas lors d’un déplacement à Mantes-la-Jolie en 1997, à aller glorieusement bousculer Annette Peulvast-Bergeal, alors candidate à la députation et qui ravit d’ailleurs le saucier pour cinq ans à Bédier – devient sénile. Il y a une ou deux semaines, il métaphorisait de manière plutôt poétique les conséquences de la politique d’immigration de l’actuel Président par l’image d’un homme se faisant « sodomiser » par les immigrés. Quelle fougue dans les termes ! Et aujourd’hui il vient tancer la chair de sa chair, la sémillante Marine qui doit avoir le même dentiste que Mélenchon d’ailleurs, M. Café-Crème, – plus ça va, plus on a l’impression, quand elle sourit, de se trouver dans un cimetière profané – car à trop vouloir « dédiaboliser le FN », elle en menace l’essence même et risque de le transformer en produit politique light. Le problème du Light c’est que c’est rarement savoureux. L’aspartame de la critique acerbe ne remplacera jamais le bon sucre bien franc de l’insulte. On entend Jean-Marie: il est difficile de comprendre que les électeurs soient plus attirés par un gentil labrador un peu fou-fou que par un rottweiler de combat enragé affublé d’une mèche et d’une moustache postiches.

La petite Marine a été prise par l’idée saugrenue de virer du parti désormais beatnik qu’elle dirige, les membres les moins présentables. Une sorte de Procès de 36 mâtinée nuit des longs couteaux pour délit de sale gueule, quelle honte ! Elle pense qu’avoir en son sein des membres qui se font prendre en photo le bras gauche en érection ne fait pas très présentable pour un parti aujourd’hui « comme les autres ». Alors Jean-Marie, qui n’est pas homme à s’arrêter au physique de ceux qu’il rencontre – même si, on peut le reconnaître, son étude approfondie et sa maîtrise des lois hautement scientifiques sur les races édictées par Vacher de Lapouge ou Gobineau ont pu parfois lui donner deux trois trucs simples et faciles pour savoir qui, parmi ses frères les hommes, devait être digne de confiance ou non – , Jean-Marie, donc, s’insurge, et parle naturellement de complot certain de malfaisants qui auraient pratiqué une intense campagne de désinformation auprès de sa jeune enfant encore dupe et malléable, arrivée bien trop jeune aux affaires malgré sa force, son talent, sa vivacité et le sang royal qui coule dans ses veines. Il est du devoir de Jean-Marie le Sage que de prévenir sa fille contre les malintentionnés qui voudraient la décrédibiliser, ceux qui lui susurrent l’idée de passer aux actes : si le FN est diabolisé c’est peut-être qu’il a quelque chose de diabolique alors « si ta main est occasion de chute, coupe là ! » surtout si c’est la gauche et qu’elle est au bout d’un bras tendu vers le ciel. Jean-Marie n’a jamais cessé de dire que son parti était injustement le fruit d’une ignoble campagne de diabolisation fomentée par « l’internationale communiste, cosmopolite, juive et maçonnique » unie dans ce but unique et obsessionnel, alors, si le parti est moins diabolique, de quoi se plaint-il ?

C’est que les méthodes ne sont pas les mêmes. Marine met en application les principes christiques : séparer le bon grain de l’ivraie, couper le membre qui est cause de chute, voir la poutre dans son œil avant la paille… etc. Jean-Marie c’est plutôt : si on te frappe la joue droite, explose la gueule au fils de p… qui a fait ça, heureux êtes vous si l’on vous insulte car vous allez pouvoir donner libre court à tous vos plus bas instincts et aurez une raison valable de ressortir les chaînes de vélo et les bats de baseball, les yeux pour œil de verre, mâchoire pour couronne en céramique…

C’est assez drôle cette situation : Papy Gâteau Le Pen, rangé des bagnoles délire toujours, fait de la rabatte du côté de l’aile dure du parti canal historique – 1933/1945 avec une petite préférence pour la période Papon, Bousquet, Laval et autres livreurs zélés d’enfants juifs français – en lançant ce message : ma fille fait le grand ménage de printemps, mais vous, mes jeunes cadres, mes nazillons chéris, soyez assurés que tout cela n’est que façade, dans le fond, nous restons bien les kamikazes de la bêtise que nous avons toujours été, bien racistes, bien anti-sémites, bien bornés, bien simplistes, bien démagos, qui se foutent royalement du pouvoir si ce n’est celui de nuisance.

Marine Le Pen elle, de l’autre côté, dédiabolise comme Tepco assainit Fukushima, par des communiqués et des annonces choc.
En charge de la com’ externe quand Papa est en charge de la com’ interne, vous l’aurez compris. Bref, le FN n’a donc en rien changé ses fondamentaux, c’est simplement une campagne de style « Pimp my car » cheap : on prend un vieux Panzer et on essaye de le repeindre en rose, de transformer les svastikas en signe Peace & Love, mais le moteur en revanche est encore celui d’origine, la haine de l’autre, de l’étranger et de la différence, et l’élément principale de l’engin reste le joli canon, dressé comme les bras de certains de ses conducteurs. Si Marine était vraiment aussi inspirée par le Christ que ses actions pourraient le laisser augurer, elle saurait qu’un arbre pourri ne peut donner de bons fruits et que la solution n’est pas de l’émonder mais bien de l’arracher, le couper et en faire un feu de joie.

Un FN Light reste un FN comme une cigarette Light, Light n’est qu’un argument marketing qui n’empêchera pas le cancer.
Pour terminer, n’oublions pas de mentionner qu’il est vraiment touchant de voir le père et la fille attablés ensemble à Bruxelles… Chez les Le Pen, la sauce a quelque chose de la tradition dynastique. C’est une vinaigrette bien aigre mais vous savez bien que peut importe le saucier tant qu’on a la sauce… Au FN : sauce qui peut !

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