• Accueil
  • > Archives pour le Mercredi 20 avril 2011

Roger au Pays de Merveilles

Posté par gramier le 20 avril 2011

Avant lapéro
 

Sauvés ! Ils sont sauvés ! Alors qu’une odeur de sapin commence à chatouiller les narines de Charles « Bad-Droopy » Pasqua, que Fourcade commence à sentir le poids des ans sur ses épaules et celui de la sauce au beurre sur son pancréas, que le département se pacifie ou plutôt, se dé-Balkanyse, les Hauts-de-Seine – fief du diable de Tasmanie qui nous fait office de Président – se réveillent ce matin sou-la-gés ! L’horizon est clair, la vie est rose, on suce des sucres d’orge et on a envie d’écouter Mika : eh oui, tenez vous bien : Karoutchi’s back ! Tout comme le Real Slim Shaddy d’Eminem, Roger l’ambassadeur Ferrero de ces dames prépare un retour triomphal : on l’imaginerait sans peine, tel Jésus en son temps, faire son entrée juché sur une ânesse au milieu d’une foule neuilléenne exaltée abaissant des palmes sous les sabots de la bête. Il est l’homme providentiel, le Sauveur que tout altoséquanais n’osait plus attendre tant cela relevait du miracle.

Tel Candide arpentant les rues d’Eldorado, Roger devra réhabituer ses yeux à tant de merveilles. Car il ne faut pas oublier qu’il est certes un être magnifié, renforcé, mais quel n’en fut pas le prix ? Des souffrances qu’il endura des années durant, il tira grande Sagesse. Entre torture de ses ennemis, trahisons de ces amis, ce martyre de la cause sarkozyste, n’ayons pas peur de le dire, revient de l’Enfer. La métaphore cache une atroce réalité : il en avait presque oublier la saveur de la sauce !!! Et oui, après s’être vu salement évincé de la tête de liste de la désastreuse campagne UMP des régionales de 2010, après s’être vu remplacer par Raincourt – l’Hérodote de l’Assemblée comparant tout en finesse Sarkozy à Louis XIV – au très stratégique Ministère de la Sauce et des Relations avec le Parlement, Nicolas Bruni-Sarkozy l’avait puni et il se voyait contraint de survivre avec les maigres rentes d’une charge d’ambassadeur de France auprès de l’OCDE, sorte de Princesse Sara docile, masochiste et inoffensive se contentant, pour seule nourriture, de pain sec et d’eau, et avec pour seule bijou, la silice, sans jamais cesser de déborder d’amour ! Alors qu’il était l’Innocence même, le Ran-Tan-Plan du far-west de la démagogie était puni par Joe Dalton au nom d’intérêts qui le dépassaient… ceux de la France, la question ne se pose pas… Le soldat Ryan en costume trois pièces et à la teinture Schwartzkopf n’a pourtant pas manqué d’être sauvé au détour d’une autre punition dont il était le dommage collatéral : celle de la belle Rama, notre Salomé nationale, à qui l’amphitryon des visiteurs du soir, a quitté sans contrepartie son même poste d’ambassadrice. C’est d’ailleurs dans le Saint des Saints du quignon, ce Yellowstone de Sauce républicaine qu’est le Sénat, que l’un verra se tresser sur sa tête les lauriers-sauce de la fidélité, quand l’autre y retrouvera la grise et morne administration de l’ineffable et honorable maison et de ses occupants au foie lourd.

Épilogue radieux, Roger retrouvera, sans doute dès Septembre, le satin pourpre qui recouvre les fauteuils de la Chambre Haute, aussi rembourrés et bedonnants que ceux qui s’y enfoncent. C’est au sein de ce concile permanent réunissant les prélats et cardinaux de notre République, que Roger pourra de nouveau s’adonner à sa passion jamais éteinte : la mouillette beurrée qu’on appelle plus communément, la politique. Il défendra, tel Cerbère, les intérêts de ceux qui ont élu les élus qui vont l’élire. Oui, car Roger est homme de conviction, Roger ne se lasse pas de retourner à la marmite, il ne craint la crise de foie ni l’indigestion. Si l’une ou l’autre venait à l’affecter, jamais si grand malheur, sa traversée du désert l’a mithridatisé. En grand prêtre maîtrisant sans conteste la gnose politicienne, il a dérobé aux dieux la recette de leur ambroisie, nectar d’immortalité : le jus de citron, excellent contre les aigreurs d’estomac !

Publié dans Badinerie, UMP | Pas de Commentaire »

Jumping Jack Flash

Posté par gramier le 20 avril 2011

langjack1.jpg

Jack est notre maître à tous. Il est de tous les temps, de tous les vents, de toutes les révolutions, de toutes les missions et les compromissions. Il a, depuis bien longtemps, uni dans un même combat ses intérêts particuliers et ceux de la France. Tel un jeune scout, Jack est toujours prêt à remplacer un ami, un frère dans ses fonctions: star de l’adaptation, de l’imitation. Dans la République des copains/coquins de la Place des Vosges, n’a-t-on pas entendu que l’irremplaçable Ministre de la Culture  pourrait même remplacer le King of Pop au pied levé: « A l’heure où s’en va Mickael, Jack sonne ».  Jack le Sauceur (« sauceur » = ce qui sauce, qui profite du système, ndlr) n’a pour seul maître et pour unique source de soumission: sa liberté. Libre patriote prêt à mourir le quignon à la main sous l’étendard de la justice façon gribbiche. Concurrencé aujourd’hui par le passé et le présent – Malraux l’oppresse et Frédéric le Magnifique lui fait de l’ombre - il lui faut continuer coûte que coûte à incarner le Ministère de la Culture pour les siècles des siècles. Alors Jack l’Immarcescible s’évertue à rester en lice, il lui faut toujours une nouvelle cause pour laquelle se sacrifier. Aujourd’hui Jack l’Insatiable n’a plus qu’un but au dessus de tout but: Défendre les Droits. Formidable, ça, les Droits! Lui le docteur en droit se veut médecin/masseur sans frontière des Droits blessés et bafoués. Fils spirituel de Francis Drake, figure de proue et tête de pont de la lutte contre les boucaniers des eaux internationales de la corne érythréenne, Jack sent le sens du vent, et d’ailleurs en marin roué que le défi exalte, ce qu’il aime par-dessus tout ce sont les bonnes grosses rafales qui déchaînent la houle, mmmh! Jack ne navigue pas à vue, non, Jack le mitterrando-fabiusio-rocardo-jospino-sarkozyste sait pertinemment quelle est la route qui le mènera au Panthéon de ceux qui ont servit (et se sont souvent resservit d’un peu de) la République.

Jack, notre humble blog veut, avec ces piètres mots, rendre un hommage brillant à l’Immanence de ton être au monde, à l’Immensité ton dévouement pour la France et à la Transcendence de ta dévotion aux reliques Tétra-Pak de la Sainte Sauce Barbecue. Ô toi, le Brialy de la politique, de toutes les loges, de toutes les chapelles, de toutes les tendances – un homme inverti en vaut deux, non? – tu es Jack dyonisiaque autant qu’apollinien et espérons que Frédéric sera là, comme André Malraux l’était pour Jean Moulin, en hérault louangeur de tes divins exploits, le jour de la translation de tes cendres auprès d’Aimé Césaire et de Jean-Baptiste Baudin – mort sur les barricades républicaines, comme toi , lui  s’opposant au coup d’Etat de Louis Napoléon, neveu de Bonaparte, et toi au parachutage de Luc Bondy en remplacement d’Olivier Py à l’Odéon, insupportable fait du prince Frédéric, neveu de Mitterrand. Cet hommage tu l’auras, nous te le promettons, toi notre Prométhée, parce que tu le vaux bien, dixit ce qui est écrit sur la fiole d’auto-bronzant qui ne te quitte jamais!

Publié dans Badinerie, Jack Lang, Mauvaise langue, Parti Socialiste | Pas de Commentaire »

 

bucephal77500 |
Séjour solidaire entre géné... |
vivre autrement |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Constitution Marocaine
| RCD game over
| Les bonnes manières .