Touchez pas à la Gribiche…

Posté par gramier le 28 avril 2011

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A la cour socialiste, faute de tête couronnée, ce sont les intrigues qui sont reines. Tout le monde le savait. C’est loin d’être le seul parti au monde qui connaisse ce genre de faiblesse. Mais, tout comme à l’UMP, force est de constater qu’on a beau obliger les sourires d’unité à rester en place, on ne peut empêcher les visages d’apparaître crispés. C’est le moins que l’on puisse dire. Tel le dôme gonflant d’un volcan, on entend sans besoin de tendre beaucoup l’oreille, le clapotis du magma en fusion. Le bouillon  de poule est encore liquide mais à l’approche de l’été – qui commence le 28 mai – l’eau s’évapore et les oligo-éléments se cristallisent.

C’est plutôt cocasse de voir que la princesse Martine, diplomate, a dû se flanquer d’un fougueux porte parole bien trépident. De la lignée de la Maison de la défaite aux élections nationales, Le Grand Duc Hamon, fieffé guerrier récompensé pour la mise à disposition de ses troupes lors de la bataille de Reims, a hérité du poste de mégaphone du parti. En guise de rendu, c’est pourtant assez criard et on frise souvent la cacophonie. Je m’explique. Il est censé être l’écuyer de la régente, l’épauler dans la préparation de cette grande bataille imperdable qu’est 2012 et malgré tout, il commence –  travers d’une jeunesse frustrée –  à ruer, hennir avec les chevaux… avant de crier avec les loups ? Mais contre qui ? Contre quoi ? 

La réponse est obvie : contre son obsession de Prince de Sang de la III Internationale, sang des révolutions qui coule dans ses veines comme un violent torrent alpin à la fonte des glaces, contre le Grand Capital, contre l’ennemi des pauvres et des tous petits, contre la main armée de la famine et de l’iniquité, que l’actuel, et aussi messianique que médiatique, directeur du FMI personnifie à merveille.

Avant-hier, Razzy Hamadi et d’autres compagnons d’infortune du chef de guerre Hamon, se réunissaient pour commencer à construire une alternative pour que leurs idées soient représentées lors des primaires, au cas où leur légitime championne, la Princesse de Lille s’y soit soustraite au profit de l’incarnation des idées qu’ils combattent, Lord of Washington. La Princesse régente semblait ne pas y prêter plus d’attention que cela et l’histoire en serait restée là si le baron Cambadelis n’avait pas fait feu contre François de Tulles, menaçant et grinçant.
La Princesse de Lille a alors dû reprendre ses affidés de circonstance pour leur rappeler que la sauce a une recette qu’il s’agit de garder en cuisine. En gros, « soit on sauce comme des vrais socialistes, un pour tous, tous pour un.  Soit on essaye de saucer « à la socialiste » et à ce moment là, mieux vaut laisser les présidentielles pour préparer tout de suite les municipales de 2014 ! »

Naturellement, tout le monde le sait, 2012 sera socialiste ou ne sera pas. Moscovici l’a redit hier, les jeux sont faits, le divorce est consommé entre les Français et Sarkozy. La France, harassée de niches fiscales subventionnées par des impôts qui ne rentrent plus – crise oblige – a besoin d’air frais ! D’air socialiste? L’air ambiant dans la maison de Solférino est pour le moins quelque peu vicié en ce moment malgré les pshits d’Air Wick de la Tibéri lilloise – bourreuse d’urne. Alors? « There is something rotten in the socialist kingdom », un fumet de division larvée et putréfiée… espérons pour eux que l’odeur de la sauce saura couvrir tout cela et que les divisions, même les plus programmatiques et fondamentales – la vision de l’impôt, de l’Europe, de la dette et de la redistribution étant intrinsèquement différente d’un bout à l’autre du parti –, sauront disparaître. Les hirondelles volent bas, comme les coups… Le ciel s’obscurcit… L’orage s’annonce et l’été avec…  Les primaires seront chaudes.

Camarade, entends l’appel de la Sauce… mais retiens toi!

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Populisme et ascension sauciale…

Posté par gramier le 26 avril 2011

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Avis avant lecture : cet article est méchant. En décidant malgré cette mise en garde, de le lire, sachez que vous vous rendez complice moralement des propos injustes et diffamatoires qui y sont contenus. Cet article vous donnera la preuve que ce blog est bel et bien d’un populisme abject et que ses auteurs sont à embastiller ou simplement à mépriser.

« C’est une fonction qui nécessite tact et mesure. Donc je pense qu’a priori elle est passée au-delà du tact et de la mesure ; aujourd’hui, la meilleure solution serait peut-être qu’elle démissionne », reprit calmement Valérie, ce matin là sur RTL. Elle fit le tour de sa tasse de café avec son index, comme pour s’échapper un instant du monde. Elle avait un peu chaud. Puis elle se reprit, se redressa et asséna le coup de grâce : « Si son seul moteur est l’aigreur, sa vie ne va pas être très agréable! »

Voilà ! L’effondrement des élites selon Eric Zemmour-Naulleau est en marche : avec le Crépuscule des Idoles, Nietzsche cherchait à nous faire retrouver le chemin de la belle humeur, avec l’effondrement des élites, c’est aujourd’hui plutôt une démarche kantienne qu’il nous faudrait adopter et pratiquer une critique en règle de notre faculté de juger certains de nos politicien(nes).
D’aucuns, aficionados de l’insignifiance politico-médiatico-médiocrito-procto-mélodramatique, auront naturellement reconnu les propos pour le moins acerbes de Mme la députée de la troisième circonscription de Meurthe-et-Moselle, Valérie Rosso-Debord (VRD) à l’encontre de celle qui est à la politique française ce que le gingembre est à la testostérone : l’envoûtante et sensuelle Rama Yade – récente fondatrice du mouvement « Allons Enfants ! », transfuge de l’UMP pour un parti Radical (qui en a déjà pris pour son grade sur ce blog:
la preuve) et snippeuse sans états d’âme de la politique du Président de la République, bien qu’elle s’applique, à chacune de ses interviews, à nous faire prendre des vessies pour des lanternes et à nous redire qu’elle n’a vraiment aucune rancune envers un Sarkozy qui est prêt à lui faire payer un prix certain sa forfaiture.
Ce n’est pas étonnant, de la part de Copé, que de le voir envoyer au front sa grande copine, l’influente VRD, pour pilonner Rama la traître qui a pourtant bien saucé en son temps. Et c’est drôle aussi de voir combien ces jolies et jeunes députées blondes de l’Est de la France prennent un pied dément à s’exécuter. VRD n’y va pas de main morte. Il est vrai qu’elles ne sont jamais spécialement apprécié avec Rama mais, « OMG », comme l’écriraient les ricains, que c’est LAMENTABLE.
Le jugement qui est porté ici est naturellement ad hominem et aisément qualifiable de « salaud, vache, chien, fourbe, mesquin, sans épaisseur, appelant à l’indifférence ». Mais VRD, après Morano, Lefèvre, Apparu, Lancar, il faut savoir dire STOP ! Albénitz, auteur associé à ce blog, inspiré par le δάίμον de la médisance sibylline, qualifiait Estrosi de « motodidacte ». Justement, qu’est donc en train devenir l’UMP ? Non que son sort, en tant que parti-même, nous émeuve outre mesure – si ce n’est toi ce sera donc ton frère –, c’est plutôt le niveau et l’avenir du débat politique qui semble compromis si l’on continue à ce rythme.

L’effondrement des élites vient du fait qu’aujourd’hui, la société civile revendique de plus en plus son droit à l’exercice de la responsabilité politique. Cette aspiration serait louable, si l’on ne savait pas que le moteur premier de ceux qui y arrivent, comme de coutume, est plus de savoir dans quoi tremper le croûton qu’autre chose. Mais malgré tout, on se dit : c’est vrai, pourquoi les élites dirigeantes de notre pays seraient-elles exclusivement du sérail des grandes écoles, que l’on sait être des photocopieurs sociaux plus que de véritables « ascenseurs », selon la formule consacrée par notre linguiste de la Sauce, notre Ferdinand de Sauceur : Chirac. Mais on voit bien que cela ne fait qu’abaisser le niveau. L’UMP a été un formidable « kärcher à vilains ». En moins de temps qu’il n’en faut à un micro onde pour faire tripler le volume d’un paquet de grains de maïs, alors transformé en pop corn goûteux, l’ »ascensauceur » social de l’UMP a élevé au rang de ministres de nombreuses personnes qu’on verrait plus entretenir des ragots sur un marché de morue à la criée qu’en donneurs d’ordres sous les ors de la vénérable République.
Pas de ségrégation sociale, d’accord, mais le volontarisme politique a, malheureusement, quelque chose de souvent très vulgaire. La louange de l’action, faite, à raison, par notre cher Président, a du bon tant qu’elle ne se paye pas de mots. Si c’est le cas, c’est dangereux. Et pour notre part, il nous semble que, malgré leurs nombreux collaborateurs, beaucoup de ces nouveaux promus n’ont pas le niveau de leurs fonctions. Il ne leur reste, pour exister, que ce qu’ils savent faire le mieux: ronchier dans le marigot en bouffonnant de manière ostensible tels des nouveaux riches à l’esprit emporté par l’odeur enivrante de l’abondante sauce. Ces édiles qui ne savent écrire, ni parler, à peine exécuter sans talent les partitions, les circulaires, les argumentaires, que le bureau central de la rue de la Boétie leur a envoyé favorisent l’abaissement de la considération du politique par les votants et abstentionnistes. Qui a-t-on envie de suivre qui n’aura pour tout talent que la force gueularde et périoxydée de la volonté ?

C’est là que la droitisation de l’UMP est la plus forte : ce populisme qui consiste à se mettre à niveau, à s’abaisser pour se rendre artificiellement plus proche. Mais c’est une gageure que de penser ainsi, car à force de ne plus avoir à écouter que des propos de comptoir et des discours brutaux sans piquant ni esprit, c’est le vide qui s’installe, le désintérêt, la lassitude. Et alors, éclate en plein jour la vanité de ce populisme haïssable. La petite phrase demande du talent, sinon elle mérite d’être avortée.
Valérie Rosso-Debord aujourd’hui, mais comme bien d’autres, issus des mouvements copéistes, « droite populaire » et autres avilissent, réduisent le débat en simplifiant, en s’exprimant mal, en mettant en avant des querelles de personnes qui n’ont pas plus leur place sur les ondes pas plus que, ceux qui les profèrent n’ont leur place sur les bancs des Assemblées et des Ministères. Une politique spéctacle? Si seulement! Mais même pas, il s’agit d’une politique « carré-VIIIP ».

On rigole de Berlusconi qui fait élire des miss… au moins l’image est agréable, même sans le son !

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Hollande, empêcheur de solfériner en rond…

Posté par gramier le 25 avril 2011

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« Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? on rêve ! »

Encore une jolie sortie de Laurent Fabius l’antiquaire de la rue de Solferino. Solférino, on l’oublie trop souvent, n’est pas seulement un lieu de commémoration pour nostalgiques du 10 mai 1981, c’est aussi une belle victoire de Napoléon le Petit contre les vilains Austro-Hongrois. Napoléon-Martine, en dictateuse cheap, cherche donc faire raccorder son parti avec la grande Histoire : sans victoire à Solférino, puis tout ce qui s’est passé entre le 25 juin 1859 et le 9 mai 1981, pas de 10 mai 1981! On l’oublie trop souvent. Le raccourci peut sembler rapide, mais il n’est pas si insensé qu’il en a l’air.

Solférino, c’est la campagne d’Italie. Louis-Napoléon, repris de justice, neveu de et accessoirement empereur, a promis diplomatiquement à Victor-Emmanuel de Savoie de virer les Austro-Hongrois – tiens, tiens, hongrois… ça me rappelle quelqu’un… – pour lui permettre de prendre le contrôle de la Péninsule italienne restée éclatée depuis Romulus Augustule, pour en faire enfin une nation. De là à faire un parallèle douteux avec l’unité du PS, lui-même éclaté depuis… 2008 – Reims –, euh, non, 2006 – royales primaires –, euh non, 2005 – Constitution pour l’Europe –, euh, non, 2002 – 21 avril – euh… le PS n’est pas une nation ! Non, un seul objectif aujourd’hui, faire de 2012 le nouveau Solférino pour reconquérir la France morcelée et la République abîmée de Sarkozy.

Mais cela demande de former les rangs avec des combattants prêts à mourir sur le champs d’une bataille qui, bien qu’elle s’annonce facile aujourd’hui, connaîtra une issue serrée.  L’enjeu des préparatifs est de mater les aspirations régaliennes d’un quarteron d’officiers loin de l’âge de la retraite…

Le maréchal Fabius de Mac-Mahon – député conservateur de Seine-Maritime aux accents mélenchonistes « cachemire et burberry » du 6ème arrondissement, de toutes les cuisines, et, comme son ancêtre, de tous les régimes (sans malheureusement devoir jamais présider dans aucun), qui se positionne selon son instinct, comme certains, en sentant le sens du vent après avoir sucer leur doigt, sauf que lui, il suce son doigt après l’avoir trempé dans la sauce – aidé du général Le Guen-Niel, sont au front et ne laisseront sûrement pas le soldat Hollande mettre en péril les chances du Grand-Duc de Savoie, de descendre de ses montagnes pour enfin, règner comme il se doit sur ce pays qui lui revient.

Car on ne détourne pas deux fois le sens de l’Histoire . Déjà en 2007, une cantinière avait osé se prendre pour Jeanne d’Arc mâtinée d’Indira Ghandi, se jouant de la faiblesse des troupes de grognards bien moustachus du sémillant général Jack, persuadant tout le monde qu’elle entendait et était portée par la voix des Sages. En fin de comptes, on s’apercevait que cette voix était en fait celle de Yannick Noah et non celle de l’Esprit Absolu hégélien sans pouvoir faire quoique ce fût. Elle les menait tous au casse-pipe, comme une seule femme. Le 7 mai au soir, un petit groupe jurait, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. Quelques urnes bourrées plus tard, ce même petit groupe rancunier, recommence à s’énerver face à la manie des rejetons de la Promotion Voltaire de préférer s’immoler par le feu plutôt que d’accepter qu’ils ne sont pas fait pour les grandes responsabilités – de Villepin à Ségolène en englobant celui qui se verrait bien, c’est un comble, en Monsieur Royal du cirque politique des années à venir présentant spectacles et numéros de ses amis clowneries et haut-voltigeurs… Le leitmotiv intraitable est désormais: place à la vieille garde, à l’expérience, celle qui vient des responsabilités ministérielles, les revanchards du jospinisme déçu qui engendra, bien malgré lui, le hollandisme local, désespérément municipal, cantonal et régional.

Aujourd’hui l’armée socialiste doit faire tomber coûte que coûte l’empereur Sarkozy de Nagy-Bocsa pour redonner à la France son unité perdue et pour cela, la coordination des troupes doit être parfaite. Une primaire ? Oui mais de confirmation de ce que tout le monde pense : DSK sera notre vainqueur. Alors, pas de grabuge, pas d’essai en solitaire, ce sera de toute manière chose vaine et ne fera que mettre en péril la fraternité qui lie les membres de cette famille qui manquait jusqu’alors de discipline.
C’est tout le paradoxe : Le Guen menace Hollande, Hollande rit d’Aubry, Fabius rit d’Hollande, Hollande méprise Montebourg, Montebourg ignore Ségolène… dans le seul et unique but de rester UNIS! Et DSK prie pour tout le monde, du haut de son Olympe.

Nous en sommes aux manœuvres du 23 juin. Napoléon-Martine rencontre Victor-Emmanuel-Dominique pour jauger les forces et rien ne doit venir contrecarrer cette rencontre de Lonato. Solférino c’est un pacte entre vainqueurs qui ne laisse pas de place pour les saillies impudentes et délirantes des cantinières, caporaux et autres sous-officiers illégitimes, question de naissance! A Solférino, on fait l’Histoire, les Grands Hommes parlent aux Grosses Femmes. Martine rendra son royaume à Dominique! Et s’il faut, pour cela, qu’à côté du sceptre et de la couronne, la tête du Saint François de Tulles face office de globe, eh bien la Sainte Inquisition Strauss-Kahnienne ne manquera pas de se la procurer.

Hollande, Petit Poucet rêveur à côté de l’élite formée par le Secrétaire Général du FMI, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre du Travail… Le Guen, en second couteau trempé dans l’acier le lui rappelle vigoureusement : au PS on croit au pouvoir des fleurs pour changer le monde, mais si le Sécrétaire des années de disettes et de portefeuilles vides du PS se veut David contre Goliath, il risque la déconvenue et il est fort probable qu’on lui facture sa fronde au prix fort, voire qu’on la lui piège – oui car on peut exécuter Manuel Valls en place publique, sans autre forme de procès, Hollande, c’est plus délicat, mieux vqut faire ça discrètement et charger une La Voisin de la cour de François Ier le Corrèzien, de faire son office, ou un des Robert Ford qui entourent notre Jesse James de la Région Centre d’une belle trahison de dernière minute pour un ralliement à l’Oncle d’Amérique.
Car, Le Guen le sait : l’Histoire ne se répète jamais, non?…

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Au FN: sauce au vinaigre de père en fille

Posté par gramier le 25 avril 2011

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Décidément Jean-Marie Le Pen n’a plus de tribun que la force de la voix. Ses interventions publiques, ces derniers temps nous ont montré un homme pour qui, le débat national sur la dépendance tombe à pic. Le Pen, faute de ne jamais avoir été d’une fraîcheur absolue – son obsession du passé et son fétichisme langagier quand à tout ce qui faisait référence à la période du IIIème Reich, en était une preuve – vit une Présidence d’honneur du FN en pente douce. D’aucun pourrait aisément dire que le Teddy Riner des confins de la droite – celui qui n’hésitait pas lors d’un déplacement à Mantes-la-Jolie en 1997, à aller glorieusement bousculer Annette Peulvast-Bergeal, alors candidate à la députation et qui ravit d’ailleurs le saucier pour cinq ans à Bédier – devient sénile. Il y a une ou deux semaines, il métaphorisait de manière plutôt poétique les conséquences de la politique d’immigration de l’actuel Président par l’image d’un homme se faisant « sodomiser » par les immigrés. Quelle fougue dans les termes ! Et aujourd’hui il vient tancer la chair de sa chair, la sémillante Marine qui doit avoir le même dentiste que Mélenchon d’ailleurs, M. Café-Crème, – plus ça va, plus on a l’impression, quand elle sourit, de se trouver dans un cimetière profané – car à trop vouloir « dédiaboliser le FN », elle en menace l’essence même et risque de le transformer en produit politique light. Le problème du Light c’est que c’est rarement savoureux. L’aspartame de la critique acerbe ne remplacera jamais le bon sucre bien franc de l’insulte. On entend Jean-Marie: il est difficile de comprendre que les électeurs soient plus attirés par un gentil labrador un peu fou-fou que par un rottweiler de combat enragé affublé d’une mèche et d’une moustache postiches.

La petite Marine a été prise par l’idée saugrenue de virer du parti désormais beatnik qu’elle dirige, les membres les moins présentables. Une sorte de Procès de 36 mâtinée nuit des longs couteaux pour délit de sale gueule, quelle honte ! Elle pense qu’avoir en son sein des membres qui se font prendre en photo le bras gauche en érection ne fait pas très présentable pour un parti aujourd’hui « comme les autres ». Alors Jean-Marie, qui n’est pas homme à s’arrêter au physique de ceux qu’il rencontre – même si, on peut le reconnaître, son étude approfondie et sa maîtrise des lois hautement scientifiques sur les races édictées par Vacher de Lapouge ou Gobineau ont pu parfois lui donner deux trois trucs simples et faciles pour savoir qui, parmi ses frères les hommes, devait être digne de confiance ou non – , Jean-Marie, donc, s’insurge, et parle naturellement de complot certain de malfaisants qui auraient pratiqué une intense campagne de désinformation auprès de sa jeune enfant encore dupe et malléable, arrivée bien trop jeune aux affaires malgré sa force, son talent, sa vivacité et le sang royal qui coule dans ses veines. Il est du devoir de Jean-Marie le Sage que de prévenir sa fille contre les malintentionnés qui voudraient la décrédibiliser, ceux qui lui susurrent l’idée de passer aux actes : si le FN est diabolisé c’est peut-être qu’il a quelque chose de diabolique alors « si ta main est occasion de chute, coupe là ! » surtout si c’est la gauche et qu’elle est au bout d’un bras tendu vers le ciel. Jean-Marie n’a jamais cessé de dire que son parti était injustement le fruit d’une ignoble campagne de diabolisation fomentée par « l’internationale communiste, cosmopolite, juive et maçonnique » unie dans ce but unique et obsessionnel, alors, si le parti est moins diabolique, de quoi se plaint-il ?

C’est que les méthodes ne sont pas les mêmes. Marine met en application les principes christiques : séparer le bon grain de l’ivraie, couper le membre qui est cause de chute, voir la poutre dans son œil avant la paille… etc. Jean-Marie c’est plutôt : si on te frappe la joue droite, explose la gueule au fils de p… qui a fait ça, heureux êtes vous si l’on vous insulte car vous allez pouvoir donner libre court à tous vos plus bas instincts et aurez une raison valable de ressortir les chaînes de vélo et les bats de baseball, les yeux pour œil de verre, mâchoire pour couronne en céramique…

C’est assez drôle cette situation : Papy Gâteau Le Pen, rangé des bagnoles délire toujours, fait de la rabatte du côté de l’aile dure du parti canal historique – 1933/1945 avec une petite préférence pour la période Papon, Bousquet, Laval et autres livreurs zélés d’enfants juifs français – en lançant ce message : ma fille fait le grand ménage de printemps, mais vous, mes jeunes cadres, mes nazillons chéris, soyez assurés que tout cela n’est que façade, dans le fond, nous restons bien les kamikazes de la bêtise que nous avons toujours été, bien racistes, bien anti-sémites, bien bornés, bien simplistes, bien démagos, qui se foutent royalement du pouvoir si ce n’est celui de nuisance.

Marine Le Pen elle, de l’autre côté, dédiabolise comme Tepco assainit Fukushima, par des communiqués et des annonces choc.
En charge de la com’ externe quand Papa est en charge de la com’ interne, vous l’aurez compris. Bref, le FN n’a donc en rien changé ses fondamentaux, c’est simplement une campagne de style « Pimp my car » cheap : on prend un vieux Panzer et on essaye de le repeindre en rose, de transformer les svastikas en signe Peace & Love, mais le moteur en revanche est encore celui d’origine, la haine de l’autre, de l’étranger et de la différence, et l’élément principale de l’engin reste le joli canon, dressé comme les bras de certains de ses conducteurs. Si Marine était vraiment aussi inspirée par le Christ que ses actions pourraient le laisser augurer, elle saurait qu’un arbre pourri ne peut donner de bons fruits et que la solution n’est pas de l’émonder mais bien de l’arracher, le couper et en faire un feu de joie.

Un FN Light reste un FN comme une cigarette Light, Light n’est qu’un argument marketing qui n’empêchera pas le cancer.
Pour terminer, n’oublions pas de mentionner qu’il est vraiment touchant de voir le père et la fille attablés ensemble à Bruxelles… Chez les Le Pen, la sauce a quelque chose de la tradition dynastique. C’est une vinaigrette bien aigre mais vous savez bien que peut importe le saucier tant qu’on a la sauce… Au FN : sauce qui peut !

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2012 avant Jean-Claude ou la bataille des Fourches Gaudines

Posté par gramier le 23 avril 2011

Je ne voudrais pas être grossier mais… qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !?!

Hier, si vous étiez en panne de bonne humeur, que votre sourire était en berne, que le lait dont vous aimez observer, le matin, en rêvassant, le cumulonimbus qu’il crée en se mêlant à votre café Selecta – adoucissant aux réminiscences œdipiennes que vous gardez jalousement, maniacodépressivement  et même « de façon mesquine » , selon votre collègue Martine de la compta, sur le troisième étage du réfrigérateur de la salle de pause, sans jamais oublier d’écrire consciencieusement votre prénom au Stabilo sur le carton du petit pack, en dessous de la mention : lait de chèvre corse 0% riche en vitamines B9 – que ce lait, donc , était caillé, vous pouviez toujours, avec la chance de celui qui s’emmerde et qui en vient à écumer les pages Politiques du Figaro.fr, tomber sur la dernière sortie d’un des Grands Commandeurs de l’Ordre du Quignon en Sauce, Jean-Claude Gaudin. Le Secrétaire Général Adjoint de l’UMP, Président d’Honneur, Chef de la commission nationale des Investitures, Président du groupe UMP au Sénat, Sénateur des Bouches du Rhône, Maire de Marseille, Vice-Président du Sénat, Vice-Président de la Communauté Urbaine de Marseille-Provence-Métropole, en résumé : un sage, a décidé d’être plus royaliste que le roitelet et de « remettre à leur place » les outrecuidants qui, au sein de son parti, avaient, en rêve, osé penser qu’un jour ils pourraient émettre l’idée éventuelle d’une espèce de primaire avant le début de la campagne présidentielle déjà commencée. Car à l’UMP, eh oui, si besoin était encore de la prouver, il est très mal venu de tenter d’oser penser qu’un jour on pourra émettre une idée en rêve. C’est ainsi ! Et qui a donc eu l’audace inouïe et intolérable de s’adonner à ce genre d’exercice qui, naturellement, présente un risque inconsidéré qui « pourrait » faire perdre la présidentielle –  comme s’il y avait encore besoin d’une autre cause à cette défaite annoncée du parti majoritaire que son candidat naturel ? Qui donc alors ? Tenez-vous bien, c’est « exceptionnel » – comme le crierait avec sa tête de chef des extra-terrestres dans Mars Attacks – Fabrice Lucchini : je vous le donne dans le mimille, Alain Lamassoure, le réputé député… européen !

Eh oui, je suis comme vous, quand je lis cela, et quand j’entends ce que je lis, je pense même exactement comme vous, une seule image m’assaille soudainement : Le choc des Titans… légèrement revisité par Robuchon avec sa vinaigrette de poireaux roussis aux baies d’automne, son coulis faisandé de truffes blanches périgourdines, servi sur son lit de pétales de bourrache braisées et sa daube de figues au gingembre marinées au Rémi Martin cuvée Louis XIII. En un mot comme en cent : Attention, ça risque de faire hyper mal ! Ca s’annonce comme une sorte de nouveau Fukushima, mais cette fois-ci, ce ne sera pas l’iode sur laquelle il faudra se ruer en pharmacie, mais bien sur la roquette Bonduelle du Simply Market, c’est le seul moyen de se préparer convenablement à la tornade de croûtons qui risque de ne pas s’arrêter aux frontières du Sénat ni du Parlement Européen.

Je précise. Voilà quel fut le communiqué de Gaudin : « Ceux qui, à l’UMP, demandent des primaires pour l’élection présidentielle seraient bien inspirés de défendre au quotidien l’action que conduit courageusement le président de la République et son gouvernement » .  Et là, menaces parce qu’il est dit : « si vis pacem, etc »,  mais aussi « casus belli, y’a d’l’eau dans l’ailoli . Et aux menaces se mêlent très vite sous-entendus lourds, très lourds de sens pour sauceur aguerri – parce que Jean-Claude, derrière ses airs placide de Raimu doublé de Papy Paic Citron de l’arrière-pays niçois qui voudrait nous faire croire que chez lui, « ce sont les homme qui font la vaisselle », c’est un taré, c’est le roi Lear, l’Héraclès furieux, l’Hydre de Lerne en Cerruti-Weston: avec Jean-Claude, ça twiste, c’est Attila et Chubby Checker en même temps, mieux vaut encore avoir répudié Médée ou piqué la place de parking de Gremetz que de proposer des primaires UMP à Gaudin, dans ce cas, il réagit un peu comme Hulk à qui on viendrait de faire une queue de poisson sur le périph’ Nord, jugez par vous-même : « J’observe également, que ceux qui demandent ces primaires, continuent à bénéficier de mandats prestigieux à l’Europe ou ailleurs, tout en ayant complètement abandonné le terrain ». C’est sans appel!

Jean-Claude est tout le contraire de ces profiteurs donneurs de leçon jamais sortis de leur tour d’ivoire. Lui, le terrain ça le connaît. Il se frotte aux loubards… les journalistes de Libération. Il va au contact de ceux qui attendent des vraies réponses de la part des responsables politiques… les greffiers du Sénat, vous savez, , sorte de petits pingouins qui font office de maître d’hôtel dans la Haute Assemblée et qui jouent les Hermès aux pieds ailés volant de rang en rang pour transmettre les messages secrets de sénateur mafflu à sénateur joufflu et sénateur ventru, ceux-ci même qui, éreintés d’interminables séances, l’estomac criant famine mais ne sachant toujours pas qu’on peut aujourd’hui envoyer des textos – étant entrés au Palais du Luxembourg avant leur invention – font porter par ces domestiques républicains (les greffiers) des « on bouffe ensemble, y’a une promo sur l’Instant Gourmand au Lutétia, 110 euros !!! » griffonnés au Mont-Blanc de manière toute sagouine sur un bristol, comme on jette une bouteille à la mer. Et j’en passe. Jean-Claude est à la politique ce que Van-Damme est à la Légion : un martyre et un héros. Jean-Claude, en fustigeant ceux qui saucent à Bruxelles, écrit un nouveau J’accuse façon AFP. Il n’est plus le Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, il est Jean-Claude « Zola-Lalanne » Gaudin.

-        Bruxelles, Bruxelles, ici Paris, vous me recevez ?

-        Cinq sur cinq mon cher Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, à vous !

-        Bon, alors comme ça mon pote tu veux jouer au plus fin ?

-        Je ne comprends pas mon Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur

-        Joue pas au con, pas avec moi ! T’as jamais servi à rien en politique, il se trouve que t’es pote avec le crâne d’œuf à lunette et tête de croque-mort Juppé alors t’as quand même droit à ta part de la sauce à Bruxelles, t’es aux frais fixes de la Princesse, t’es tranquilou et tu trouves le moyen de venir nous les  briser quand c’est nous qu’on protège ta planque ? Tu te fous d’ma gueule ?

-        Mais, mon Collègue-Sénateur-Maire-Président-Vice-Président-Délégué-d’Honneur, j’ai juste pensé que…

-        Ben on te demande pas de penser mon p’tit ami, ou sinon tu t’encartes chez Bayrou et la sauce tu pourras toujours essayer d’en retrouver le goût en lisant les fiches cuisines de Elle-A-table ! Ok ? L’patron il est pas content du tout du bordel que toi et Mariani la grande gueule vous avez foutu. Alors tu peux mettre les pieds dans tous les plats que tu veux, mais pas dans celui de la République, ce s’rait gâcher, tu comprends ? Et tiens le toi pour dit, la prochaine fois on te rate pas, au prochain Bureau Politique on t’fais un deuxième trou d’balle façon rue des Martyres et j’t’annonce que tu pourras garder ton Lamassoure comme nom de scène chez Michou, j’ai déjà l’titre du show : La Massoure revisite « Gang-Bang » de Dalida ! Pigé Monsieur je veux une primaire à l’UMP ? Et pourquoi pas une turlutte de Marie-Anne Monchamps, la nouvelle MAM, pendant que t’y es ? Fermez l’ban, j’veux plus entendre parler de toi, tu t’fais discret !

 Jean-Claude vs. Alain… Ca va saucer !

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Il est temps de savoir raison… retrouver

Posté par gramier le 21 avril 2011

La dette, la dette et encore et toujours la dette. Oui ! Quand FOG fait ses éditos sur la dette, quand Apathie ressasse à longueur d’interviews que le problème crucial de la France, c’est son endettement, on finit par se retrouver avec cette petite musique profondément imprimée dans la tête. Petite musique comparable à ces crescendos de bande originale des films à suspens de Carpenter à Hitchcock en passant par De Palma.

Au travers des années, la dette était devenue une question d’habitude. Le système social français fort avantageux est maintenu sous perfusion de dette, les cotisations ne servant plus qu’à rembourser les intérêts de ce que nous devons déjà, mais ne couvrant en rien les dépenses réelles. Notre système scolaire est, en rapport qualité/prix, un des meilleurs qui soit sur terre. Ce système coûte une fortune chaque année et ce ne sont pas les rentrées d’impôts sensibles à tous les revirements économiques qui permettent de le financer. Et la liste est longue.

La dette ce n’est pas très complexe : l’Etat n’a pas assez de rentrées financières pour maintenir le train de vie des Français. Alors l’Etat demande à la Chine, au Brésil, au Mexique, au Japon, et à quelques institutions qui ont les moyens d’acheter des obligations et qui désirent des placements sans risque de lui prêter de quoi vivre. Et ces prêteurs ne rechignent pas à acheter ces promesses de gains faibles mais assurés. En tout cas, ils ne rechignaient pas jusqu’à ce qu’ils commencent à prendre la mesure de la taille de l’endettement rapporté aux capacités réelles de rembourser ces mêmes prêts généreux et inconsidérés. Les gains ont commencé à sembler un peu faible, le risque de défaut de payement augmentant avec le gonflement de cette même dette. Ce fut la Grèce, puis l’Islande, l’Irlande ne passant pas loin de la faillite en essayant de sauver son système bancaire – solution la plus simple et, de fait, unique, alors que tout menaçait de s’écrouler.

Vivre à crédit, c’est ce que font beaucoup de ménages pauvres avec les crédits à la consommation, qui sont la proie facile des prêteurs usuriers tels que Cofidis, Sofinco,… Ces ménages sont souvent regardés comme inconscients par beaucoup d’entre ceux qui ont les rentrées d’argent nécessaires pour pouvoir faire face à leurs dépenses quotidiennes basiques en terme de nourriture, logement, électricité, … mais aussi de vacances, de sorties, le superficiel en somme, considéré aujourd’hui comme essentiel malgré tout. Ces ménages surendettés devraient donc mettre un peu plus de rigueur dans la gestion de leurs revenus quels qu’ils soient, savoir se serrer la ceinture, accepter que l’on ne peut indéfiniment vivre au dessus de ses moyens… Mais ce n’est pas facile quand cet endettement sert, justement à financer, avant même le Mac Do du dimanche, luxe tout relatif, l’école du petit, la carte de bus, le loyer, les impôts, etc, etc. En somme, ces inconséquents ne sont autres que les Français dans leur entièreté. Nous sommes tous ces inconséquents qui vivons au dessus de nos moyens, qui, à chaque fois qu’une réforme rigoureuse veut être discutée par un gouvernement faible, refusons de coopérer et manifestons à corps et à cris pour défendre notre droit à vivre selon un modèle en passe de disparaître.

Nos hommes politiques sont pris à la gorge par leur incapacité intrinsèque à ne pas penser à leur réélection. Conséquence directe : ils naissent faibles, méprisés et s’empêchent d’être visionnaires. Mais est-ce à nous, citoyens, de leur reprocher cette couardise ? C’est très mal venu.

Certes, ils profitent, ils se goinfrent, s’empiffrent, saucent à qui mieux mieux et vendraient leur mère, leur femme et leurs enfants pour garder un accès aux quignons. N’oublions pas pourtant que n’est pas homme politique qui veut. Un homme politique a besoin de temps pour se former, pour devenir un législateur. C’est un véritable travail que de faire de la politique. On est certes appuyé par ses multiples conseillers et autres spécialistes, mais il faut savoir prendre de la hauteur, comprendre le système… On ne défend pas un amendement comme on commente un match de foot.

Donc, si l’on résume : Endettement énorme, donc exigence de réalisme – le système ne peut pas continuer, il faut trancher dans le vif et assainir la situation financière du pays qui est industriellement assez mal en point et dont les perspectives de croissance comme on la considérait jusqu’alors, restent faibles. Réalisme, donc réforme radicale – notamment de notre manière de concevoir le rôle de l’Etat. Réforme radicale donc fermeté. Fermeté donc mécontentement. Mécontentement donc réélection impossible. Réélection impossible donc peur de la part des élus de perdre leur gagne pain. Peur donc recherche de protection. Recherche de protection donc démagogie  on joue à « je te tiens, tu me tiens par le gagne pain… ». Démagogie donc augmentation des dépenses. Augmentation des dépenses et baisse d’impôts – car impôt égal impopularité – donc recours à l’endettement. La boucle est bouclée au contraire de la fin de mois.

Les hommes politiques sont coupables de leur incompétence et de leur attachement aux privilèges auxquels donne droit le fait de servir la République. Mais on a les hommes politiques que l’on mérite et les premiers responsables ne sont autres que nos petites personnes françaises infatuées que les ont élus.

La vie au Mexique, au Brésil, en Chine est un combat beaucoup plus dur qu’ici. La vie en Angleterre aujourd’hui, en Grèce, au Portugal est devenue une lutte. Protection sociale réduite à minima, études hors de prix, etc. Continuons à fermer les yeux et à se réfugier derrière : « les riches doivent être taxés, payer pour les pauvres et les système pourra continuer » et alors, la vie deviendra réellement dure et ce ne sera pas le résultat d’une prise de conscience propre et responsable mais bien un diktat nécessaire et grave imposé par l’Europe ou, pire, le FMI. Ce jour là, le rayonnement de la France que beaucoup trouvent, à tort, réduit à néant, ce jour là, on se rendra compte qu’ils auront été des Cassandres aux prophéties… auto-réalisées.

Auto-réalisées car auto-réalisatrices. Un pays morne est un pays qui s’enfonce. Notre siège au Conseil de Sécurité à l’ONU est déjà très contesté car le pouvoir qu’il donne est disproportionné par rapport à notre poids réel au sein du concert des nations, alors, au moins, sachons en rester au moins digne en montrant notre maturité et notre conscience. Les Français ont le moral en berne car ils se complaisent dans leur complainte et dans leur peur de devoir à nouveau se battre pour l’essentiel. Mais il est urgent de retrouver un peu de force joyeuse et volontaire. La mondialisation, inexorable, ne fait pas dans la dentelle et elle s’impose à nous, nous dépendons d’elle. Or, comme tout mouvement de l’Histoire, elle ne peut rendre chaque individu heureux et celui qui promet cela, est un simplificateur… et un menteur visant sa réélection. Ceux qui y croient sont ses complices.

On peut lutter pour l’humaniser, il le faut, mais c’est très long processus – près de 200 nations à accorder… Pendant ce temps, elle s’ancre et les nations travaillent sans relâche à son développement, car elles, les nations, y sont gagnantes macro-économiquement. C’est à la rédaction et la promotion d’une sorte de « contrat social mondial » plus juste et plus équilibré qu’il nous faut instamment prendre part si l’on ne veut rater le train de l’Histoire, bien plus qu’au « recroquevillement », naturel et systématique en période de transition complexe, sur notre petit modèle douillet, certes, mais déphasé. Ecoutons la sage Europe supra nationale au lieu de lui cracher constamment à la figure. Aujourd’hui c’est en coopérant, non en la dénonçant et la prenant de haut, que l’on sauvera ce qui est à sauver d’un modèle suranné bien que partant d’idées généreuses, cela va sans dire. L’enfer est pavé de généreuses intentions électoralistes.

Je n’appelle pas à céder au libéralisme, mais à céder à la raison et aimerais fort que les Français choisissent pour prochain Président, un homme d’Etat… pourquoi pas un spécialiste du désendettement d’ailleurs exilé aux Etats-Unis par exemple ?

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Roger au Pays de Merveilles

Posté par gramier le 20 avril 2011

Avant lapéro
 

Sauvés ! Ils sont sauvés ! Alors qu’une odeur de sapin commence à chatouiller les narines de Charles « Bad-Droopy » Pasqua, que Fourcade commence à sentir le poids des ans sur ses épaules et celui de la sauce au beurre sur son pancréas, que le département se pacifie ou plutôt, se dé-Balkanyse, les Hauts-de-Seine – fief du diable de Tasmanie qui nous fait office de Président – se réveillent ce matin sou-la-gés ! L’horizon est clair, la vie est rose, on suce des sucres d’orge et on a envie d’écouter Mika : eh oui, tenez vous bien : Karoutchi’s back ! Tout comme le Real Slim Shaddy d’Eminem, Roger l’ambassadeur Ferrero de ces dames prépare un retour triomphal : on l’imaginerait sans peine, tel Jésus en son temps, faire son entrée juché sur une ânesse au milieu d’une foule neuilléenne exaltée abaissant des palmes sous les sabots de la bête. Il est l’homme providentiel, le Sauveur que tout altoséquanais n’osait plus attendre tant cela relevait du miracle.

Tel Candide arpentant les rues d’Eldorado, Roger devra réhabituer ses yeux à tant de merveilles. Car il ne faut pas oublier qu’il est certes un être magnifié, renforcé, mais quel n’en fut pas le prix ? Des souffrances qu’il endura des années durant, il tira grande Sagesse. Entre torture de ses ennemis, trahisons de ces amis, ce martyre de la cause sarkozyste, n’ayons pas peur de le dire, revient de l’Enfer. La métaphore cache une atroce réalité : il en avait presque oublier la saveur de la sauce !!! Et oui, après s’être vu salement évincé de la tête de liste de la désastreuse campagne UMP des régionales de 2010, après s’être vu remplacer par Raincourt – l’Hérodote de l’Assemblée comparant tout en finesse Sarkozy à Louis XIV – au très stratégique Ministère de la Sauce et des Relations avec le Parlement, Nicolas Bruni-Sarkozy l’avait puni et il se voyait contraint de survivre avec les maigres rentes d’une charge d’ambassadeur de France auprès de l’OCDE, sorte de Princesse Sara docile, masochiste et inoffensive se contentant, pour seule nourriture, de pain sec et d’eau, et avec pour seule bijou, la silice, sans jamais cesser de déborder d’amour ! Alors qu’il était l’Innocence même, le Ran-Tan-Plan du far-west de la démagogie était puni par Joe Dalton au nom d’intérêts qui le dépassaient… ceux de la France, la question ne se pose pas… Le soldat Ryan en costume trois pièces et à la teinture Schwartzkopf n’a pourtant pas manqué d’être sauvé au détour d’une autre punition dont il était le dommage collatéral : celle de la belle Rama, notre Salomé nationale, à qui l’amphitryon des visiteurs du soir, a quitté sans contrepartie son même poste d’ambassadrice. C’est d’ailleurs dans le Saint des Saints du quignon, ce Yellowstone de Sauce républicaine qu’est le Sénat, que l’un verra se tresser sur sa tête les lauriers-sauce de la fidélité, quand l’autre y retrouvera la grise et morne administration de l’ineffable et honorable maison et de ses occupants au foie lourd.

Épilogue radieux, Roger retrouvera, sans doute dès Septembre, le satin pourpre qui recouvre les fauteuils de la Chambre Haute, aussi rembourrés et bedonnants que ceux qui s’y enfoncent. C’est au sein de ce concile permanent réunissant les prélats et cardinaux de notre République, que Roger pourra de nouveau s’adonner à sa passion jamais éteinte : la mouillette beurrée qu’on appelle plus communément, la politique. Il défendra, tel Cerbère, les intérêts de ceux qui ont élu les élus qui vont l’élire. Oui, car Roger est homme de conviction, Roger ne se lasse pas de retourner à la marmite, il ne craint la crise de foie ni l’indigestion. Si l’une ou l’autre venait à l’affecter, jamais si grand malheur, sa traversée du désert l’a mithridatisé. En grand prêtre maîtrisant sans conteste la gnose politicienne, il a dérobé aux dieux la recette de leur ambroisie, nectar d’immortalité : le jus de citron, excellent contre les aigreurs d’estomac !

Publié dans Badinerie, UMP | Pas de Commentaire »

Jumping Jack Flash

Posté par gramier le 20 avril 2011

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Jack est notre maître à tous. Il est de tous les temps, de tous les vents, de toutes les révolutions, de toutes les missions et les compromissions. Il a, depuis bien longtemps, uni dans un même combat ses intérêts particuliers et ceux de la France. Tel un jeune scout, Jack est toujours prêt à remplacer un ami, un frère dans ses fonctions: star de l’adaptation, de l’imitation. Dans la République des copains/coquins de la Place des Vosges, n’a-t-on pas entendu que l’irremplaçable Ministre de la Culture  pourrait même remplacer le King of Pop au pied levé: « A l’heure où s’en va Mickael, Jack sonne ».  Jack le Sauceur (« sauceur » = ce qui sauce, qui profite du système, ndlr) n’a pour seul maître et pour unique source de soumission: sa liberté. Libre patriote prêt à mourir le quignon à la main sous l’étendard de la justice façon gribbiche. Concurrencé aujourd’hui par le passé et le présent – Malraux l’oppresse et Frédéric le Magnifique lui fait de l’ombre - il lui faut continuer coûte que coûte à incarner le Ministère de la Culture pour les siècles des siècles. Alors Jack l’Immarcescible s’évertue à rester en lice, il lui faut toujours une nouvelle cause pour laquelle se sacrifier. Aujourd’hui Jack l’Insatiable n’a plus qu’un but au dessus de tout but: Défendre les Droits. Formidable, ça, les Droits! Lui le docteur en droit se veut médecin/masseur sans frontière des Droits blessés et bafoués. Fils spirituel de Francis Drake, figure de proue et tête de pont de la lutte contre les boucaniers des eaux internationales de la corne érythréenne, Jack sent le sens du vent, et d’ailleurs en marin roué que le défi exalte, ce qu’il aime par-dessus tout ce sont les bonnes grosses rafales qui déchaînent la houle, mmmh! Jack ne navigue pas à vue, non, Jack le mitterrando-fabiusio-rocardo-jospino-sarkozyste sait pertinemment quelle est la route qui le mènera au Panthéon de ceux qui ont servit (et se sont souvent resservit d’un peu de) la République.

Jack, notre humble blog veut, avec ces piètres mots, rendre un hommage brillant à l’Immanence de ton être au monde, à l’Immensité ton dévouement pour la France et à la Transcendence de ta dévotion aux reliques Tétra-Pak de la Sainte Sauce Barbecue. Ô toi, le Brialy de la politique, de toutes les loges, de toutes les chapelles, de toutes les tendances – un homme inverti en vaut deux, non? – tu es Jack dyonisiaque autant qu’apollinien et espérons que Frédéric sera là, comme André Malraux l’était pour Jean Moulin, en hérault louangeur de tes divins exploits, le jour de la translation de tes cendres auprès d’Aimé Césaire et de Jean-Baptiste Baudin – mort sur les barricades républicaines, comme toi , lui  s’opposant au coup d’Etat de Louis Napoléon, neveu de Bonaparte, et toi au parachutage de Luc Bondy en remplacement d’Olivier Py à l’Odéon, insupportable fait du prince Frédéric, neveu de Mitterrand. Cet hommage tu l’auras, nous te le promettons, toi notre Prométhée, parce que tu le vaux bien, dixit ce qui est écrit sur la fiole d’auto-bronzant qui ne te quitte jamais!

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Commentaires de Français…

Posté par gramier le 19 avril 2011

Lu sur le Nouvel Obs, commentaire (les multiples fautes d’orthographe en moins) d’un lecteur à propos du boycott de la visite de Nicolas Sarkozy par l’association des maires des Ardennes:

« Elections anticipées
Vue son incompétence notoire , pourrait-on commencer à parler d’élections anticipées . Il serait temps d’ arréter la casse , de sauver les meubles . Un président peut il encore être chef de l’Etat avec à peine 27% d’opinions positives , et cela depuis des mois et des mois….
Aux Etats-Unis , pays tant vénéré par notre cher président , il y a des élections à mi-mandat !!! »

Et toc! Ca c’est dit!

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Borloo, radical…

Posté par gramier le 19 avril 2011

Borloo le social veut exister apprend-on ! C’est vrai qu’après avoir saucé – profité du système – comme une éponge durant ses dix années à arpenter les ministères et à charpenter les jolies journalistes ne résistant pas à son charme et à ses euros ravageurs, on comprend qu’il veuille dire merde. Ce n’est pas sans rappeler les crises d’ado des jeunes pubères de l’Ouest parisien qui, pour dire « fuck » décident de partir faire le tour du monde en catamaran ou d’organiser un rallye Chatou-Phnom Penh durant 8 mois, … c’est vrai que c’est plus salutaire que se mettre au crack ou d’organiser des tournantes…

Loin de moi l’idée de saper les saines envies de changement, de « break » de ces jeunes dont le surmoi cherche, de façon tout à fait honorable,  à orienter le vent de la révolte vers une prison de voiles blanches, poussant la barque de l’émancipation nécessaire vers de nouveaux rivages d’indépendance, plutôt que de le laisser souffler sur le brasier dévorant des passions insoumises de ces années ingrates. C’est que Borloo est objectivement un tiède, un point lâche, comme toutes les personnes qui pensent au centre. Dénué intrinsèquement et depuis l’origine de charisme – mis à part auprès de Valérie Létard et Laurent Hénard –, c’est au sein du centre l’ultra conservatisme, l’anti-révolution, la quintessence bourgeoise et philistine de l’immobilisme réactionnaire dont la caractéristique première est d’être en retard sur tout, à commencer par son temps, que Jean-Louis réside.

Royaume du clientélisme et de la chapelle, ceux qui se disent du centre sont comparables à des antiquaires/brocanteurs provinciaux qui, après avoir racheter aux bandes locales le butin de leurs dernières incursions dans les gentilhommières avoisinantes, sans goût ni panache, recèlent ces vieilleries qu’ils revendent ensuite à prix d’or à des ignorants. Leur magasin est un gourbi rangé façon déchetterie, selon l’ordre d’arrivée des breloques poussiéreuses, et dans lequel on retrouve de bonnes vieilles recettes, ces bonnes idées pleines de « bon sens » tel que Descartes l’entendait, c’est-à-dire des sortes d’opinions qui sont celles des nostalgiques de la République parlementaire dont l’idéal politique n’a jamais cessé d’être Antoine Pinay, le Obama de la IVème, Pinay l’animal politique, sentant autant le musc et la testostérone que Douste-Blazy. Borloo laissera une trace dans l’historie équivalente à celle que  grenouille a dû laisser dans le fond de sa culotte après avoir poussé pour se faire plus grosse que le boeuf et politiquement, il connaîtra le même destin.

Etre radical du centre c’est avoir un sens aigu des antinomies, et simplement aucune vision autre que celle de la sauce et du pouvoir. A trop bon, trop…

J’ai appris avec stupéfaction d’ailleurs que les « 2000 » jeunes radicaux suivaient Borloo dans sa fugue du bateau amiral UMP, comme d’un seul homme. Que Borloo quitte l’UMP, je laisse libre chacun d’en penser ce qu’il voudra, si tant est que cela vaille réellement le coût de perdre quelques secondes à se forger un point de vue sur une telle question à l’intérêt équivalent au taux du livret A ; mais que 2 000 jeunes voient dans cet acte un signe de bravoure totale, le retour d’un Magnin victorieux comme revient le Jedi, sentent le fameux « wind that shakes the barley » souffler et donc se disent « il est temps de s’armer, ou est la Bastille la plus proche s’il vous plaît ? » Laissez moi rire. L’adolescent attarder Borloo attend 60 pour faire sa crisette et entraîne avec lui des jeunes… déjà vieux.

Nous parlions du Livret A, voilà le symbole même de ce que représente le centre : gestion sûre, sans risque, patrimoniale, le centre est à la politique ce que le Livret A est à la Finance, ce que Johnny Haliday est au rock, Frédéric Lefèvre et Christine Boutin à la littérature politique.

Quand on se dit qu’on a le choix pour leader entre Hervé Morin – sauceur et traître –, François Bayrou – pas besoin d’épithète, la simple évocation de ce nom se suffit à elle-même, la personnalisation de l’idée même de Défaite, de Déroute, de Casse Pipe – et enfin Jean-Louis, on doit sûrement reprendre de ce délicieux whisky, non ?

Ce bon Jean-Louis, fort intelligent, courtois, n’est tout simplement pas content de n’avoir pu augmenter la ration de sauce fin 2010 en devenant Premier Ministre. Alors Jean-Louis boude, menace, sans perdre son sourire et son élocution de comptoir. Il s’entoure de tout ce que le monde politique a de stars : Fadela la Pasionaria inspectrice générale des affaires sociales au TE – jamais loin de l’assiette au beurre – et Rama – elle-même adolescente rebelle, notre Marianne d’ébène, qui s’exprime avec cet air frondeur et calme, empreinte de cette liberté qui s’assume contre tout ce qui est méchant et pas bien… elle reste un faire-valoir politique caractérisé d’abord et avant tout par son amateurisme et son autosuffisance – bref, que du beau monde, le cocktail parfait pour gagner une élection. Si l’on résume, Sarkozy a le vent en poupe, on vient se resservir d’un peu de langouste sauce truffée, Sarkozy dérive, on refuse de payer l’addition… les rats quittent le navire, et crache dans la soupe qui les a engraissés. C’est de la vraie politique en somme. « Moi y’en a plus saucer de cette réduction de beurre au calvados et au fenouil là ! Moi y’en a préparer ma propre casserole… »

Avec ARES – Alliance Républicaine Ecologique et Sociale, en résumé, ma poubelle – les Radicaux, les Centristes ne dérogent pas une fois de plus à leur éternelle ligne de conduite : ils sont les phoenix de ce cénacle politique, qui se pare avec eux de ses habits de veulerie, de fourberie, d’embourgeoisement, de petitesse d’esprit, et s’y drape comme une prostituée de luxe prise de pudeur se vêt après l’amour du drap souillé, linceul de ses dernières simulations orgasmiques monnayées au prix fort. Plutôt mourir avec Ségolène Royal qu’avec Bayrou et surtout Borloo, au moins on se sera battu pour des idées connes, mais nouvelles… je n’ai rien contre l’ancien, mais en politique, franchement, ça me fout le cafard !

Mais bon… saucera bien qui saucera le dernier…

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